Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 27 octobre 2020
Source:https://lepetitvendomois.fr/2020/02/page/4/

Editorial Janvier 2017

Edito de février 2020 : Démocratie en danger

Il y a 70 ans, l’intellectuel britannique, Georges Orwell disparaissait. Des livres devenus des classiques qui décryptent aussi bien le totalitarisme et sa mécanique que la surveillance numérique mondialisée et les «fake news», un écho finalement aux conditions de la démocratie d’aujourd’hui. On croit à ce grand concept politique hérité de la Grèce antique en le définissant comme sacré, presque intouchable. Car, si étymologiquement, la démocratie c’est le pouvoir par le peuple (demos : peuple, kratos : pouvoir), on peut s’inquiéter de certains courants qui nous en éloignent de plus en plus comme les GAFA, hors de contrôle, qui siphonnent la souveraineté des États. Le nombre d’utilisateurs les met en effet à la dimension de véritables nations, puissances économiques sans redistribution. L’utilisation sans contrôle réel des données privées, l’enfermement dans des réseaux où tout le monde pense pareil et la capacité de ces monstres économiques à s’exempter de la contribution par l’impôt fait de ses entreprises surpuissantes le Big Brother d’aujourd’hui.

 

Il suffirait de se couper de tout cela mais, à titre individuel, il est quasi impossible de s’en passer, une absence d’alternatives en somme. Ils se sont rendus indispensables et accentuent les dérives. Dernier exemple en date, il y a un an, pour les «Gilets Jaunes» les pages facebook où ils retrouvent leurs amis grâce à des algorithmes qui favorisent les échanges amicaux est le seul instrument crédible d’information à leurs yeux par rapport à l’information fournie par les médias professionnels. Ainsi, chaque jour, des flots de messages de haine et d’images truquées circulent sur les plates-formes numériques, le débat démocratique est pris au piège des GAFA en somme. Autre technologie qui se développe à grande échelle et qui demanderait également un encadrement : la reconnaissance faciale. La généralisation de ces technologies pourrait être préjudiciable à nos libertés, quels usages acceptables ou non pour demain ? Plaidons là aussi pour un large débat public…

 

Car la politique et plus particulièrement la démocratie, est un acte de parole, le temps du débat puis de la décision qui s’ensuit. Elle est cet ordre politique qui n’est fondé sur aucun ordre naturel, ni religieux, ni idéologique, ni philosophique, elle n’est qu’une réflexion ouverte pour vivre en commun et pour le bien de tous. Et pour avoir cette concertation, ce discernement, cette observation, ces avancées technologiques et économiques pour tous, il faut un peuple éclairé, éduqué, formé. Il y a dans la démocratie une exigence : le peuple doit être instruit. C’est bien là le nœud du problème. La domination économique des GAFA en contournant les règles fiscales habituelles à toutes les entreprises, privent les différents pays démocratiques de recettes. Des sommes qui manquent pour mettre en œuvre des projets d’intérêt collectif, l’enseignement entre autres. Le citoyen démocrate s’opposerait alors, à tout ce qui pourrait fragiliser la possibilité de continuer la vie commune. Car, finalement, la démocratie c’est le pouvoir de vivre ensemble, tout simplement en donnant les moyens à tous de débattre.


L’année 2020 s’annonce riche en animations

Tout au long de l’année, la Fédération de Pêche du Loir-et-Cher propose à toutes et tous, des animations diverses et variées, pour apprendre, créer, partager…sur les thématiques de la Pêche et de la Nature. A vos agendas !

 

Premier rendez-vous des animations, samedi 7 mars, avec une journée «J’aime la Loire… propre !», une opération organisée au niveau national. Plusieurs points de rendez-vous sont mis en place sur le département. Pour la troisième année consécutive, la Fédération de Pêche sera présente sur Blois. Rendez-vous samedi 7 Mars à 8h au port de la Creusille, afin de rendre hommage à cette belle Loire. Pas de réservation.

 

Les animations Truites (tout public)

Dimanche 22 mars : Animation à la carte «Pêche de la Truite au Toc», de 9h à 15h.
Le matin : Conseils et techniques pour apprendre à bien pêcher la truite aux appâts. Comment pêcher au toc, en dérive naturelle…
Après-midi : comment aborder un poste aux leurres, quel type de canne, montage, leurres utilisés…
Tarifs : 20€. Lieu : le Boële à Lunay. 12 personnes maximum, réservation obligatoire avant le 12 mars.

 

Week-end spécial mouche,

les 4 et 5 avril : Animation à la carte Pêche de la Truite à la Mouche de 9h à 15h
Samedi «spécial débutant»
Le matin : Découverte du matériel, apprentissage du lancer de base, cibler et poser sa mouche
Après-midi : Présentations des mouches de base. Approche au bord de l’eau et pêche…
Tarif : 20€/personnes – Réservation obligatoire avant le 30 mars. 12 personnes maximum
Dimanche «spécial confirmé»
Le matin : Montage de mouche, + perfectionnement de la technique, le montage du bas de ligne, les noeuds de raccords…
Après-midi : Pêche avec les mouches montées le matin…
Tarifs : 20€/jour – Lieu : Tréhet -12 personnes maximum/jour, réservation obligatoire avant le 23 mars.

 

Animation Pêche et Nature samedi 28 mars :

Au pôle associatif et culturel de la Mouline à St Firmin des Prés de 14h à 17h. Plusieurs acteurs de l’environnement seront présents. La Fédération de Pêche, accompagnée des associations de Pêche locales, vous propose diverses animations !

 

Animations jeunes de 8 à 16 ans du 14 au 17 avril

Animations Pêche Nature (en partenariat avec la Fédération de Chasse 41) à la Maison de la Pêche et de la Nature à Blois de 8h30 à 16h30
Matin : Animation en salle, découverte du milieu, simulateur de pêche, visite et découverte de la maison de la pêche et de la nature, montage de ligne, fabrication d’amorce, activités nature…
Après-midi : activités Pêche et Nature au bord de l’eau, application des thématiques vues le matin en salle… Lieu, plan d’eau + rivière (Herbault, Pinconniére, Marais des Rinceaux, le Boële….)
Tarif : 20€/personne/jour. Bon CAF accepté.- Réservation obligatoire avant le 6 avril. 14 personnes maximum

 

Animation pêche urbaine samedi 25 avril (tout public) à Blois

Dans le cadre de la semaine «Rêve urbain» mise en place par la Ville de Blois, la Fédération de Pêche accompagnée de l’AAPPMA de Blois sera présente samedi 25 avril (jour de l’ouverture de la Pêche du Brochet). Au niveau du port de la Creusille pour une initiation et découverte de la pêche urbaine. Divers ateliers seront mis en place !
La Fédération de Pêche fournit le matériel de pêche pour toutes les animations ainsi que les pass pêche (hors animations des vacances d’avril).
Pass pêche gratuit pour les mineurs – 1€ pour les majeurs – Pique-nique à votre charge

 

Pour toutes réservations et/ou renseignements :
Fédération de pêche au 02.54.90.25.60 ou
Rémi CARBON, animateur,
au 07.71.28.16.42 mail : remi.carbon@gmail.com.


La pianiste américaine Sandra Wright Shen en récital

Sur son livre d’or, un commentaire résume à lui seul les qualités artistiques de Sandra Wright Shen : «Nous l’associons à la maîtrise si raffinée de géants tels que Clara Haskil, Annie Fischer ou Wilhelm Kempff.»

 

C’est cette pianiste américaine de haute volée que s’apprêtent à accueillir Les Amis de la Musique en Vendômois (AMV) dimanche 9 février à 17h, en l’auditorium Monceau Assurances de Vendôme. L’interprète est déjà accomplie ; elle se produit en récital, en formation de chambre et avec orchestre.

 

«Ensemble, nous avons donné un concerto de Mozart aux Rencontres Musicales de Chaon, en Sologne, qui a été applaudi à tout rompre. Son jeu pianistique vous comble d’émotions», témoigne le chef d’orchestre Amaury du Closel qui l’a dirigée et qui est aussi président des Amis de la Musique en Vendômois (AMV).

 

Le programme qu’elle proposera s’intéressera à trois compositeurs dont celui de musique baroque, l’italien Domenico Scarlatti (1685-1757) claveciniste virtuose et organiste. Connu pour ses 522 sonates flamboyantes, les mélomanes auront un aperçu du grand art du napolitain à travers deux d’entre elles choisies par Sandra Shen qui montrera ensuite son osmose avec les romantiques : Franz Schubert et sa sonate publiée de son vivant sous le nom de fantaisie et qualifiée de «poème virgilien» par Franz Liszt ; Beethoven ensuite, dont elle proposera les «Variations Éroica», composées en 1801 sur un thème issu de son ballet «Les Créatures de Prométhée» avant d’en faire le Final de sa 3ème Symphonie dite Héroïque l’année suivante, d’où leur nom. Cochez vite sur votre agenda la date de ce récital à ne pas manquer !

 

Programme du récital de Sandra Wright SHEN :

Domenico Scarlatti (1685-1757) : Deux sonates
Franz Schubert (1797-1828) : Sonate en sol mineur 894
Ludwig van Beethoven (1770-1827): Variations Éroica op.35

 

Dimanche 9 février à 17h Auditorium Monceau Assurances de Vendôme
(1 avenue des cités unies d’Europe, entrée de la gare TGV)
Tarifs : 18€ (adultes), 14€ (adhérents), 5€ (enfants, élèves des écoles de musique)
Réservations : 06 67 37 39 33 et info@musique-vendomois.org /
Site internet : https://musique-vendomois.org


Conférence : Un lieu oublié mais une histoire redécouverte

Depuis plus de 100 ans, en forêt domaniale de Blois, côté vallée de la Cisse, existe un lieu unique en France par sa conservation : Les Sablonnières. En conférence, le 8 février, à la Porte St Georges à Vendôme, ce bout d’histoire militaire local est lié directement à la première guerre mondiale qui pourtant se déroulait bien loin du Loir-et-Cher : des tranchées d’entraînement, site historique méconnu pour l’instruction militaire du 113e et du 313e Régiment d’Infanterie de Blois et de Romorantin.

 

 

Une découverte un peu par hasard pour Alain Gauthier, ce lieu se trouve pourtant à 300 mètres de chez lui sur la commune de Chambon-sur-Cisse. Plus intéressé par le Gallo-Romain et la période médiévale, cet historien local, géomètre du cadastre de métier a plongé dans cette aventure qui débute dès 1974 lorsqu’il s’installe dans sa maison nouvellement achetée dans la vallée de la Cisse. «A l’observation d’abord, il n’a pas été très compliqué de reconnaître cette cartographie particulière. Instructeur pendant 16 mois lors de mon service militaire, nous faisions des exercices à l’époque avec les jeunes appelés pour nous protéger, les tranchées faisaient partie de l’instruction. Cela ne ressemblait pas à un ruisseau comme l’avait cartographié l’IGN mais à un réseau de tranchées» explique Alain Gauthier. A partir de cette découverte, il s’y intéresse fortement, militant à l’époque en parallèle pour la création du Comité Départemental du Patrimoine et de l’Archéologie et secrétaire, depuis de nombreuses années de l’association culturelle «Vallée de la Cisse».

 

Un camp d’entraînement militaire unique en France

«A l’époque j’avais bien perçu l’importance de ce lieu mais je ne comprenais pas le fonctionnement global de la zone. J’avais pris des clichés, fait un plan à main levée mais le site fait 600 m de long sur 250 m de large. C’est à partir de 1999 jusqu’en 2010 que j’ai pu en faire un plan plus détaillé et j’ai présenté ce travail aux Rendez-Vous de l’Histoire à Blois à Nicolas Offenstadt, historien qui avait travaillé sur les fusillés de 1917» poursuit-il. Cet érudit le pousse à valoriser le site car si des camps d’entraînement comme celui des Sablonnières, existaient partout dans l’hexagone à partir de 1915, seul celui du Loir-et-Cher est resté dans sa totalité, sans bouleversement majeur, unique en France.

 

Inscription à l’Inventaire des Monuments historiques

Un temps en conflit avec l’Office Nationale des Forêts qui désirait tout simplement reboucher les tranchées et qui ne voyait pas l’intérêt d’un patrimoine historique à sauver, Alain Gauthier attaquait le côté économique de l’ONF. «Coupé un arbre ce n’est pas grave en soi, c’est surtout les engins forestiers qui détruisent le sol et donc les vestiges» souligne-t-il. Avec l’Inscription à l’Inventaire général des Monuments Historiques en avril 2015 pour le centenaire de sa création, grâce notamment à l’intervention de Gilles Lagarde, préfet à l’époque du département, le site est dorénavant protégé, même si comme le souligne l’historien, il faut rester attentif. Une pancarte prône devant le site permettant ainsi à chaque visiteur d’avoir un minimum d’historique sur ce lieu unique. Depuis 2018, la communauté Blésoise Agglopolys avec, à sa tête, Christophe Degruelle accompagne les acteurs du site vers une réflexion de mise en valeur du lieu. Hélas, peu d’éléments écrits sur les Sablonnières, les archives du 113e régiment ne sont pas fichées aux Archives départementales ou pire, auraient disparu. «Cela pourrait être un futur travail de maîtrise en intéressant un étudiant pour peut-être creuser davantage l’histoire de ce camp au ministère des Armées» détaille Alain Gauthier qui viendra, fortement documenté, en février, expliquer cette histoire extraordinaire à l’invitation de la Société Archéologique de Vendôme.

 

Conférence par Alain Gauthier «Histoire d’une redécouverte : les tranchées d’entraînement des Sablonnières»
organisée par la Société archéologique,
scientifique et littéraire

 

Samedi 8 Février à 16h /
Porte Saint-Georges à Vendôme /
entrée libre

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