Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 26 février 2021
Source:https://lepetitvendomois.fr/2020/03/

Manger frais, manger local

Une plate-forme régionale pour savoir où les retrouver juste à côté de chez vous.

 

Vendredi, Pierre Pouëssel, préfet de la Région avec François Bonneau, Président de la Région Centre Val de Loire et Philippe Noyau, Président de la Chambre Régionale d’Agriculture présentaient un dispositif pour venir en aide aux producteurs locaux, maraîchers et horticulteurs, en grande difficulté en ces moments de confinements. Lancement aujourd’hui même !

 

« Notre objectif aujourd’hui est de tout faire pour favoriser l’écoulement de la production locale à travers la grande distribution ou dans de petits marchés qui respecteront les règles sanitaires mises en place » martèle le préfet.  L’idée est également que les producteurs se regroupent par trois maximum sur les parkings des grandes surfaces afin d’écouler leur marchandise. Car au-delà de ce stock, toute la filière peut se trouver en danger de faillite si cette période primordiale  pour le chiffre d’affaire en ce début de saison ne trouve ses acheteurs comme, par exemple, pour les asperges. « Nous sommes une région de grandes et belles productions de produits frais. Beaucoup déjà se sont organisés dans des circuits courts que ce soit pour les particuliers mais également pour la restauration collective, cette dernière est problématique et perturbée en ce moment » détaille François Bonneau. Dans la précipitation de ces quinze jours, les producteurs de fruits, légumes et fromages ainsi que les éleveurs doivent trouver de nouveaux marchés. « Nous avons à l’échelle de la Région lancé une nouvelle plate-forme opérationnelle qui va rassembler et mettre en lumière ce qui s’organise au niveau de la Chambre Régionale de l’Agriculture et fédèrera tous les produits mais également les producteurs qui doivent s’inscrire directement sur le site. Ainsi, les concitoyens pourront connaitre les productions à côté de chez eux et surtout où les acheter » poursuit le Président de Région.

 

Un site qui réunira donc plusieurs plates-formes existantes (saveurs 41, réseau bienvenue à la ferme,…) au moment où tout le monde désire manger des produits de saison. Avec une réflexion qui se met en place grâce notamment aux grandes surfaces pour qu’elles puissent vendre les produits des producteurs à côté de chez eux. « Il est important que les citoyens mangent des fruits et légumes frais. Le confinement a poussé les gens vers des produits secs comme les pâtes mais on sait tous que ce n’est pas suffisant. Nous avons au niveau de notre région de bons produits, il nous faut aider toute la filière » insiste Philippe Noyau. Pour les producteurs horticoles en pleine saison des plantes, c’est aussi un enjeu vital. « Trouver une solution avec les collectivités pour qu’ils puissent écouler leurs fleurs et réfléchir aussi à la solution des supermarchés, côté jardinerie, qui pourraient vendre leurs plantes » s’alarme le Préfet de Région.

 

 

Acheter local est encore plus vrai dans ce moment de crise, avoir le réflexe des produits de saison pour sauver nos producteurs et se faire plaisir. Le site produits-frais-locaux-centre-valdeloire.fr vous indiquera où les trouver, tout simplement. Tous les jours de nouveaux produits et producteurs…

(Les producteurs doivent s’inscrire au fur et à mesure et le site va s’enrichir d’ici la fin de la semaine)

 

https://www.produits-frais-locaux-centre-valdeloire.fr/


Retour au travail après confinement

Le gouvernement l’avait annoncé malgré l’appel en premier lieu d’un confinement généralisé. Les entreprises et notamment le BTP en France comme dans le Vendômois étaient invitées en début de semaine à continuer le travail en appliquant strictement les mesures demandées de sécurité sanitaire. Un non-sens pour certains entrepreneurs mais qui sous peine de non éligibilité au chômage partiel, ont repris les chantiers en arrêt depuis 10 jours.

 

Ce jeudi 26 mars, l’entreprise de BTP et maçonnerie Barbosa est sur le qui-vive. Avec 2/3 des salariés présents, il a fallu tout mettre en place en peu de temps pour reprendre le travail, là où on l’avait laissé à midi le 17 mars dernier. « Certains chantiers sont totalement à l’arrêt car les maîtres d’œuvre estiment qu’il n’est pas possible de les mettre en sécurité par rapport aux préconisations demandées » détaille Guillaume Barbosa, directeur de la société Barbosa. Des chantiers rouverts ce matin car ce chef d’entreprise a pu équiper tous ses salariés, une vingtaine, de protections réglementaires, masques, gants, gel ou savon et lingettes pour nettoyer les outils. « Nous avons pu remplir toutes les conditions d’un point de vue sanitaire et en même temps, nous travaillons seuls sur ces chantiers sans autres corps d’état et souvent en extérieur » poursuit-il.

 

L’entreprise Barbosa a, dès ce matin, remis un livret à chaque ouvrier  dans lequel est inscrite la charte de bonne conduite conçue la veille avec des consignes claires qui ont été rappelées à tous les salariés avant de partir sur les chantiers. « Nous comptons également sur leur bon sens. Qu’ils essayent de respecter au maximum les consignes et si une tâche est trop compliquée à réaliser dans de bonnes conditions, ils sont censés nous contacter pour nous en avertir. En ce qui concerne les véhicules, comme nous avons 1/3 de nos effectifs en arrêt pour cause de garde d’enfant à domicile ou simplement avec prescription médicale, nous avons pu les répartir par deux au maximum dans les camionnettes, avec masques et gants obligatoires ».

 

Entres chefs d’entreprises du BTP, ils se sont consultés régulièrement ces jours derniers. « Nous sommes tous unanimes, nous préfèrerions ne pas travailler vu la complexité des mesures à prendre pour que nous puissions exercer notre profession dans de bonnes conditions. Mais au vu des sens et des non-sens du gouvernement, nous reprenons l’activité. L’Etat nous a bien signalé que le chômage partiel ne fonctionnerait pas pour nos entreprises si nous ne pouvions pas fournir de preuves comme des justificatifs d’arrêts de chantiers par les maîtres d’œuvres ou par la volonté des particuliers qui ne veulent pas de toi chez eux ou bien encore que l’entreprise ne puisse mettre en œuvre toute la sécurité sanitaire pour son personnel. Nous essayons de limiter la casse au niveau de notre trésorerie qui de toutes façons sera mise à mal » explique Guillaume Barbosa. L’entreprise Barbosa a pu trouver et acheter tous les produits pour protéger ses collaborateurs et donc faire repartir les chantiers en cours mais pour combien de temps ? En effet, il n’est pas exclu qu’elle soit à nouveau arrêtée si un confinement plus drastique survenait ces jours prochains. Chaque journée est incertaine, et le gouvernement a bien conscience que cette guerre risque de coûter cher pour l’économie de la France.


ValDem sur le front

Même si l’ouverture des déchetteries et le ramassage des conteneurs à verre sont suspendus, le ramassage des ordures ménagères est toujours assuré aux jours convenus.

 

« Comme nous avons communiqué sur la fermeture de certaines activités du syndicat ValDem, certaines personnes ont pensé que le ramassage des poubelles ne se faisait pas non plus. Nous avons donc décidé avec les salariés de communiquer seulement sur ce que nous assurions encore comme services en cette période de crise sanitaire » explique Thierry Boulay, Président du syndicat de ramassage des ordures ménagères ValDem. Dénonçant l’incivisme de certains qui n’hésitent pas à laisser en dehors des colonnes de ramassage des quantités de verre dans des cartons ou à même le sol. « Je comprends qu’il y ait des difficultés dans un appartement en centre-ville de conserver ses bouteilles en verre chez soi quand elles s’accumulent, autant dans les villages, les habitants peuvent les stocker à l’extérieur de chez eux et les apporter lorsque la crise sera passée. Dans la situation que nous vivons tous, où l’on demande le confinement, il faut que les gens soient un peu plus responsable. Les autorisations de sorties ne sont pas faites pour aller déposer son verre, ce n’est pas essentiel  » poursuit-il.

 

Le Syndicat maintient un maximum de services et les ordures ménagères sont un véritable problème pour qu’elles soient évacuées. « On s’astreint à mobiliser les équipes pour la collecte mais pour le reste, c’est moins urgent. Toutes nos équipes ont répondu présent et nous n’avons eu aucun droit de retrait. Nos salariés restent motivés et engagés et je tiens à leur rendre hommage. Nous allons essayer de collecter le verre à partir d’aujourd’hui sur les communes de Vendôme, Saint-Ouen et Naveil. On s’aperçoit quand même que quoiqu’en disent certains, heureusement qu’il existe un service public, que ce soit au sein de notre syndicat ou mieux dans le milieu hospitalier. Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs l’ont sûrement trop sacrifié pour un retour sur investissement immédiat. Je ne tape pas sur le gouvernement actuel, il est sûrement très compliqué de prendre la bonne décision et donc de trouver la bonne solution dans cette crise sanitaire. Mais si seulement cette situation pouvait leur rappeler les priorités à prendre à l’avenir, ce serait déjà un grand pas » conclut Thierry Boulay.

 

Le Syndicat ValDem est fermé au public mais reste joignable au 02 54 89 41 17 – www.valdem.fr


Ces métiers indispensables

Malgré le confinement imposé à tous et qui s’est renforcé hier soir avec l’intervention du Premier ministre à la télévision, certains doivent travailler afin que chacun puisse vivre. Outre le milieu médical, infirmières, médecins, urgentistes ou ambulanciers qui continuent leur travail remarquable, les métiers de bouche et la grande distribution maintiennent sans relâche depuis une semaine leur ouverture malgré la peur de la contamination du Covid-19.

 

Pour ceux interrogés par téléphone hier, l’approvisionnement est maintenu grâce notamment aux producteurs et industriels qui exercent encore leur activité. «Nous avons chaque jour des camions qui ravitaillent notre magasin. Tous les produits sont à peu près en rayon sauf ceux qui en début de semaine dernière ont été dévalisés avec ce vent de panique. Cela a désorganisé nos approvisionnements comme pour les pâtes ou les rouleaux de papier toilette » déclare le directeur d’une grande chaîne de magasin vendômois. Aucun problème donc côté alimentation, même pour les fruits et légumes avec peut être une baisse pour le rayon poissonnerie dû à un manque d’activité des bateaux de pêche.

 

Du côté du personnel, peu manque à l’appel malgré des conditions de travail compliquées. « Nous avons moins de 10% de nos collaborateurs qui se sont mis à l’arrêt, principalement dû à la fermeture des écoles ce qui les oblige à rester à la maison pour garder leurs enfants. Pour la protection des hôtesses de caisse, nous avons dû nous adapter en permanence. Cela n’a pas été simple, nous avons essayé d’être le plus réactif possible pour rester ouvert en équipant nos caisses de protections en plexiglass. On nous reproche de faire travailler nos collaborateurs sans protection comme le manque de masques. Mais si nous en avions à leur donner, nous leur donnerions, les masques sont réquisitionnés pour l’instant pour le milieu médical, ce qui est normal, nous ne subissons que le manque de préparation de l’Etat » poursuit le directeur.  Pour certaines grandes surfaces, il a fallu mettre en place des vigiles à l’entrée pour limiter l’affluence afin d’éviter un nombre trop important de clients en même temps dans le magasin. « Nous ne sommes pas là pour faire la police, ce n’est pas notre rôle, mais l’on essaye de faire passer le message. Et puis souvent nous avons moins de monde l’après-midi et donc dire simplement à nos clients d’étaler leur course tout au long de la journée »

 

Le succès du Drive en ces temps de confinement n’est plus à démontrer. Un grand nombre de clients supplémentaires, des commandes internet plus importantes font qu’une commande se prépare dorénavant avec une semaine d’attente. « Cet afflux implique une réorganisation. J’ai limité le nombre de commande par jour de façon à préserver mes salariés » détaille un autre directeur d’enseigne. Mais tous les supermarchés ont la même demande quant à la discipline de leurs clients et l’élargissement des créneaux pour éviter l’affluence. Tous remercient également leurs collaborateurs exemplaires qui savent garder leur sang-froid et rester à leur poste de travail dans ces moments compliqués pour tous.

 

Reste la question des marchés qui semble se diriger vers une interdiction. En effet un texte signé la nuit dernière par Edouard Philippe interdirait la tenue de ceux-ci, y compris couverts. Une différence avec ses propos d’hier soir à la télévision… Quid des petits producteurs locaux ?


«J’ai testé pour vous….,» La musculation !

Idéale pour casser tous les préjugés, non, la musculation n’est pas réservée aux personnes souhaitant développer uniquement leur masse musculaire. Plusieurs activités sont dispensées, cours collectifs, entraînements en salle…

 

Bien-sûr, nous imaginons tous des personnes ultra musclées appelées culturistes, quand il s’agit de musculation. Or, l’USV musculation propose avant tout une pratique dans un objectif d’entretien et de bien-être, certains peuvent néanmoins souhaiter réaliser des performances. 

 

Pour ma part, j’ai assisté à un cours collectif nommé «HIIT» pour Haute Intensité où l’on joue sur des intervalles d’intensité cardio différents pour mêler efforts intenses et phases de récupération. Le ton était donné, j’allais en baver. Lilian, le coach, m’a tout de suite rassurée «ne t’inquiète pas, si tu n’arrives pas à suivre, tu peux faire des pauses plus souvent». Bon, cette remarque a touché un peu mon égo et je voulais voir de quoi je pouvais être capable. Autant de femmes que d’hommes participaient à ce cours pour une moyenne d’âge d’une quarantaine d’années, mais tous étaient aguerris de cette pratique. 

 

La séance d’une heure et demie s’est déroulée avec une multitude de petits exercices dans le but de travailler les différentes parties du corps, épaules, bras, abdos, cuisses… tout en développant le cardio ! L’exercice le plus difficile ? Tenir un poids (en forme de volant) de cinq kilos à bout de bras et le tourner à gauche puis à droite pendant trente secondes, en alternant avec un autre exercice. Les différents muscles des bras ont vraiment été sollicités. 

 

Dans un second temps, j’ai essayé la salle de musculation avec les «machines» qui aident à travailler les parties du corps. Lilian cible les besoins et apporte un coaching personnalisé. J’ai focalisé mes exercices sur les bras et les cuisses tout en faisant du gainage pour adopter une bonne position et ainsi ne pas me blesser. Une matinée pendant laquelle je n’ai pas vu le temps défiler. Une bonne dizaine de personnes pratiquait en fonction de leurs objectifs, sportifs, d’entretien ou de bien-être. Ces deux pratiques m’ont procuré des courbatures, certes, mais aussi un sentiment de quiétude et du plaisir, la musculation est idéale pour renforcer et raffermir la formidable machine qu’est notre corps.

 

USV Musculation
usv-musculation@orange.fr
vendome-musculation.jimdo.com
Facebook : Union Sportive Vendôme Musculation

 

Associations et clubs sportifs cette rubrique «j’ai testé pour vous…» est idéale pour vous !
Si vous souhaitez que j’essaie une activité afin de la mettre en valeur et de susciter de l’intérêt chez nos lecteurs, contactez la rédaction au 02 54 72 91 33, lepetitvendomois@gmail.com.


«Mieux comprendre pour protéger tous ensemble»

L’association Perche Nature dont l’Assemblée Générale s’est tenue en février, fêtera ses 40 ans cette année. 

 

Précurseur, créée en 1980 sur le combat des haies percheronnes que l’on arrachait et que l’on arrache encore, Perche Nature œuvre quarante ans après sur des dizaines de thématiques, de l’eau à la qualité de l’air, de la géologie à la permaculture, de l’éducation à l’environnement aux études écologiques, de la richesse de la biodiversité en général en somme de notre territoire. Plusieurs manifestations prévues en 2020 mettront à l’honneur toutes ces actions. (voir en encadré ci-dessous)

 

La première mission dès la création de Perche Nature fut de réaliser un état des lieux de l’existant qui n’avait pas été effectué depuis la fin du XIXe siècle. Puis au fil des années l’association s’est diversifiée, se tournant vers des animations scolaires et grand public, de l’expertise environnementale auprès des élus et des particuliers, participation au débat public, accompagnement dans le développement rural des collectivités et entreprises, proposant des animations et conseils pratiques aux citoyens sur les grands enjeux du développement durable… Une multitude d’activités, animées par une trentaine de bénévoles actifs et une équipe de quatre permanents ainsi que des jeunes en service civique. Son siège social, basé à Mondoubleau avec une antenne à Naveil, Perche Nature rayonne sur 100 communes du Vendômois. 

 

«Depuis quarante ans, Perche Nature a mené maints combats pour défendre les pratiques de gestion de l’espace respectueuses des cycles naturels. Depuis 40 ans, l’association veille, alerte, informe et explique que c’est un privilège de vivre sur notre planète. Perche Nature éduque les plus jeunes en étudiant la faune, la flore et l’environnement pour qu’ils aient conscience que l’écologie est incontournable» martelait Gérard Sauvé, Président de Perche Nature lors de l’assemblée générale de l’association. 

 

C’est ainsi qu’en 2019, l’association a battu un record en termes d’animations réalisées avec un total de 183 demi-journées ayant sensibilisé environ 4 300 personnes toutes thématiques et tous publics confondus. Des partenariats de longue date continuent comme avec la Région Centre-Val de Loire ou le Conseil départemental de Loir-et-Cher mais également avec le Parc Naturel régional du Perche. Des collaborations ciblées avec les Syndicats d’ordures ménagères Val Dem ou le SMIRGEOMES pour des animations sur la thématique des déchets, du tri et recyclage ainsi que le compostage. 

 

«En 2020, les écoliers, le grand public et les entreprises qui le souhaitent pourront réaliser des défis dont les fiches seront présentées régulièrement sur notre site internet et à l’occasion des divers événements de l’association» détaille Thibault Bourget, directeur de Perche Nature. Des défis pour s’engager un peu plus aux côtés de l’association pour découvrir et protéger la biodiversité et ainsi préserver bien au-delà de notre territoire, la planète. «Un court descriptif et la méthode, pour un défi simple comme reconnaître 10 oiseaux par exemple ou une liste de défis plus poussés seront proposés avec remise de prix en fin d’année» souligne le directeur. Et si, en 2020, chacun s’engageait enfin réellement pour notre environnement ?


Situation du Covid-19 en Vendômois au 21 mars

Pour vous tenir informer des évolutions du virus Covid-19 qui actuellement nous fait vivre en France des moments totalement inédits de mémoire d’homme, Le Petit Vendômois est sur le pont, virtuellement bien sûr. Nous avons pu avoir, au téléphone à 22h le 20 mars, un médecin du Vendômois pour faire un point sur la situation du virus dans notre région.

 

Le Petit Vendômois (LPV) : Des cas avérés dans le Vendômois ?

Le Médecin : Je n’ai pas eu de cas dans ceux que j’ai testés mais par contre les patients que je n’ai pas pu tester, il s’en trouve deux avec des symptômes très évocateurs qui travaillent en dehors du Loir et Cher. Je viens également en téléconsultation de recevoir une jeune patiente à Tours que j’ai mise en confinement. Ces trois cas suspects, je vais les suivre de près et les consulter régulièrement pour les accompagner dans leur évolution.

 

LPV : Une situation grave dans le Vendômois et en France ?

Le Médecin : Oui la situation s’aggrave de jour en jour. Sans rentrer dans le catastrophisme, ça commence à chauffer dans l’Orléanais. J’ai pu faire le point avec mes collègues de Chartres, Orléans, Tours et Paris régulièrement ces jours-ci. Toute la semaine au cabinet nous avons traité énormément d’appels téléphoniques. Le secrétariat a fait un travail exemplaire, nos collègues de professions para-médicales en arrêt en ces temps de crise ont prêté main forte également à l’accueil. Actuellement les patients attendent dans leur voiture et nous venons les chercher pour la consultation en blouse blanche, masque et gants. Il me semble que le confinement va être bien plus long que nous le pensions,  tous les médecins qui ont travaillé à Wuhan pendant la crise l’ont répété, il faut mettre le paquet sur le respect des instructions comme la distance d’1 m, se laver les mains tous les ¼ d’heure et respecter le confinement au maximum. J’interroge tous mes patients et je vois bien que certains détournent les yeux. Je leur rappelle ces règles simples. Certaines personnes vont au supermarché en famille comme si c’était leur sortie, ce n’est pas sérieux.

 

LPV : les mesures prises sont-elles suffisantes ?

Le Médecin : J’ai un patient en campagne vendômoise qui pratique le VTT et a un énorme besoin de se dépenser. J’ai donc appelé le commissariat afin de connaître ce qui était autorisé ou pas. Le policier m’a dit hier que les mesures venaient de changer et étaient plus contraignantes encore avec un déplacement de 1 à 2km autour de son domicile. Fini les footings ou le VTT même seul en pleine campagne. Les mesures se sont durcies. Il me semble que nous allons plutôt vers 8 à 10 semaines de confinement avec une sévérité qui va s’accentuer. Il sera temps de voir après la crise comment elle a été gérée mais pour l’instant il faut respecter les consignes. En France 80 morts supplémentaires liés au Covid- 19 entre le 19 et le 20 mars, à mettre en perspective avec les 1600 morts en moyenne par jour en France en temps normal. Mais n’oublions pas également que plus de 80% des cas confirmés vont s’en sortir, ne tombons pas dans la psychose non plus.

 

LPV : Que nous manque – t ’il ?

Le Médecin : Des tests actuels pour un anti-virus mais ça va prendre du temps. Je suis septique même si l’espoir thérapeutique doit être de mise. Il y a deux jours un antiviral a été testé sans résultat. La course est lancée. Pour nous aujourd’hui le problème est simple il nous faudrait plus de tests de dépistage, et un nombre plus important de respirateurs disponibles ou en fabrication sans oublier évidemment plus de soignants. C’est pourquoi tout ne doit pas s’arrêter. Dans un monde idéal, il faudrait que la vie cesse pendant 15 jours, tout le monde chez soi sans interférences avec le monde extérieur. Le souci c’est que nous n’aurons plus les moyens de fabriquer nos besoins essentiels. La vague est dans 15 jours, 8-10 jours pour le Vendômois. Hier nous avons fait le point avec des collègues hospitaliers du département pour protéger au mieux nos aînés. Je m’inquiète beaucoup pour mes personnes âgées en tant que médecin coordinateur d’un EHPAD.

 

Dans tous les cas, je le répète, gardez votre distance de sécurité d’un mètre, lavez-vous les mains régulièrement et RESTEZ CHEZ VOUS !


Une journée de plessage

Organisée par la Maison Botanique à Boursay en février, j’ai participé à une originale formation au plessage, ouverte à tous, et à une passionnante visite-conférence du chemin des trognes…

 

Accueillis chaleureusement par l’équipe de la Maison Botanique, la dizaine de participants, issus pour la moitié du milieu professionnel – jardiniers, paysagistes, intervenants au muséum d’histoire naturelle – et de particuliers, locaux ou originaires de régions diverses, avions à cœur de découvrir ou approfondir cette technique bien particulière qu’est le plessage. 

 

Cette technique ancestrale, datant de plus de 2000 ans, permet l’entretien des haies champêtres et prévaut une clôture en assurant, outre le côté esthétique, une biodiversité, une régénération des haies dégradées, une meilleure filtration des eaux et la limitation de l’érosion des sols. Pratiqué de novembre à mars sur les arbres et arbustes vivants des haies, les rameaux plessés de différentes essences forment une vannerie vivante nécessitant un entretien simple et peu onéreux.

 

La formation débute par une présentation de la Maison Botanique par l’un de ses fondateurs, Dominique Mansion : sa création en 2000, l’aménagement du chemin des trognes deux années plus tard, le premier plessage réalisé en 2001 par André Potin et les premières rencontres nationales du plessage en 2011 à Boursay. Puis après une brève explication du déroulement de la journée par Etienne Monclus, animateur de ce stage, nous nous rendons dans un pré aux abords de Boursay dont deux parties de haies ont commencé à être plessées. Dès lors, il est étonnant de voir l’avant/après plessage. 

 

Tous les outils nous sont exposés : serpe, scie, sécateur, barre à mine, mailloche… Le groupe se divise en deux et interviendra sur chacune des haies, l’une beaucoup plus dense et végétalisée que l’autre. La phase de préparation débute, l’objectif étant de débroussailler au maximum la haie en gardant les végétaux, rémanents, arbres et arbustes les plus adaptés au plessage. Pendant ce temps, certains taillent sur des billots des piquets en bois vert qui serviront de support à la haie, tache pas toujours facile pour les amateurs que nous étions. Une fois la haie nettoyée, nous plantons les piquets toutes les coudées, soit environ tous les 40cm, avec une mailloche. Le plessage peut alors commencer : chaque pied d’arbres ou d’arbustes est fendu au 3/4 à sa base de façon à lui donner la souplesse nécessaire pour être courbé et passer devant derrière chaque piquet. Cette étape fut pour moi la plus difficile à outrepasser. Je n’imaginais pas qu’en entaillant autant un arbuste il puisse à la fois «cicatriser» et continuer sa croissance voire se densifier. Restait à mettre des liens en osier pour maintenir quelques branchages, à élaguer des gaulettes de noisetier pour la parure et assurer la solidité puis à ajouter, aux endroits les plus dépourvus, du plessage de bois mort pour combler les trous. En fin de matinée, une vingtaine de mètres de haie était plessée !

 

Après une pause déjeuner appréciée de tous dans le charmant café brocante vintage de Boursay, la journée se poursuivait avec la visite-conférence de Dominique Mansion sur le chemin des trognes et autour de la maison botanique. Nous avons ainsi pu découvrir l’évolution des premiers plessages dont certains ont près de vingt ans d’existence et les différents usages de ces haies (dans les jardins, espaces verts, autour de mare, en habitat rural ou urbain). Même si l’époque hivernale ne permet pas de voir toute la richesse botanique, on imagine facilement l’évolution des feuillages, des couleurs au fil des saisons, la fructification en fonction des essences et toutes les qualités paysagères, écologiques et protectrices que peuvent apporter ces haies. 

 

Une formation, proposée annuellement par la Maison Botanique qui, assurément, est une journée de plaisir, riche en enseignement et ouverte à tous quelles que soient ses compétences. 

 

Emmanuelle C.

 

La Maison Botanique – rue des Ecoles 41270 Boursay
Tel 02 54 80 92 01 contact@maisonbotanique.com
www.maisonbotanique.com


Le Vendômois, centre névralgique du SNU

Le Service National Universel ou SNU va, après treize autres départements en France l’an dernier, être lancé en Loir-et-Cher, à la fin juin, avec en centre névralgique le lycée agricole d’Areines-Vendôme…

 

Le préfet de Loir-et-Cher, Yves Rousset, entouré de Léa Poplin, sous-préfète de Vendôme, nommée responsable du SNU dans notre département ; Sandrine Lair, inspectrice d’académie, et Jean-Marie Lapierre, chef de service jeunesse, sports, vie associative et citoyenneté à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), a précisé que 200 filles et garçons, de 15-16 ans, seront encadrés dans chaque département de France et d’Outremer, pour réfléchir sur un engagement humain, citoyen, altruiste et général. 

 

Quatre objectifs animeront ce SNU, à savoir transmettre aux jeunes un socle républicain ; renforcer la cohésion  nationale ; développer une culture de l’engagement et accompagner une insertion sociale et professionnelle possible, et ce, dès la 3ème. 

 

La vie en collectivité, bien que moins dure que le service national supprimé par Jacques Chirac dans les années 70-80, débutera chaque matin par le lever des couleurs et La Marseillaise, et ce, sur deux semaines de cohésion collective.  L’année suivante, une mission d’intérêt général complétera cette première immersion citoyenne et il sera alors possible, pour les volontaires, d’effectuer un engagement volontaire d’un trimestre dans le département de son choix et selon les possibilités.

 

200 jeunes de Loir-et-Cher partiront hors de nos frontières pour cette première édition du SNU.

 

Du 22 juin au 3 juillet, le lycée agricole d’Areines accueillera les 200 jeunes sélectionnés pour le Loir-et-Cher où ils pourront se frotter aux qualités de la ruralité, de l’agriculture, du développement durable, de la protection de l’environnement tant naturel que patrimonial et architectural, avec visite de Chambord, notamment, son parc, ses jardins, son vignoble, …sans oublier la Loire et ses richesses.

 

34 personnes placées sous la responsabilité de Sandrine Lair et Jean-Marc Lapierre, précités, avec un jeune retraité de l’Éducation nationale en directeur, veilleront au bon encadrement de cette troupe citoyenne qui aura beaucoup d’autres sujets à méditer que les visites simplement touristiques, à savoir l’engagement citoyen avec les sapeurs-pompiers, l’accueil des handicapés, et bien d’autres thèmes citoyens qui ne manqueront pas de fleurir au fil des jours et de l’avancement du «casernement»…

 

Il sera possible, ensuite, de voir, comme le souhaitent certains, le retour d’un vrai service national équivalent à une année scolaire. Mais, demain sera un autre jour! Rompez les rangs.


Nouveau bâtiment pour Isoscop

La coopérative Isoscop, spécialiste de l’isolation avec des matériaux écologiques, vient d’intégrer ses nouveaux locaux dans la Zone d’Activité des Coutis, à 100 mètres de son ancienne implantation.

 

Grâce à ce transfert, Isoscop a quintuplé sa surface. «Avec 750 m2 de stockage dorénavant, nous allons enfin pouvoir entreposer tous nos matériaux. Une petite année pour la construction, entre la dalle coulée en mars dernier et le déménagement en ce mois de février» détaille Yann Fromager, responsable d’Isoscop. Spécialisé dans la charpente et la couverture, de l’isolation par l’extérieur comme par l’intérieur, Isoscop n’utilise que des matériaux bio-sourcés et écologiques, une évidence pour ce jeune dirigeant, spécialiste de l’isolation grâce à son père, lui-même dirigeant, en son temps, une entreprise dans le même secteur d’activité. « Nous avons évolué et avons besoin d’espace pour stocker des volumes, ce qui va permettre de bénéficier de tarifs intéressants pour en faire profiter nos clients et être réactif. De plus, notre espace accueil et nos bureaux devenaient bien trop petits. Dorénavant, nous pouvons travailler le projet de nos clients avec eux dans un espace plus grand » poursuit Yann Fromager.

 

Dans l’éthique de la coopérative, au sein de laquelle chacun est égal en termes de salaire comme de parts dans l’entreprise, et de l’utilisation sur les chantiers de matériaux écologiques, ce nouveau bâtiment de 1.000 m2 demandait à être équipé de panneaux voltaïques qui devraient être installés prochainement. «Avec une toiture neuve, autant utiliser toute sa surface disponible avec une production de 100 kw, ce qui n’est pas négligeable» conclut-il. Une inauguration en juin ou septembre, il ne reste plus que les extérieurs à aménager.

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