Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 14 juillet 2020
Source:https://lepetitvendomois.fr/2020/05/

Rentrée sans encombre

Cette semaine, au niveau national, les écoles élémentaires ont rouvert leurs portes aux élèves volontaires de CP et CM2. Ce fut le cas des écoles vendômoises. Pour chaque établissement, des protocoles sanitaires stricts, adaptés à leurs infrastructures, ont été établis avec la Mairie et l’inspection académique pour répondre aux consignes ministérielles. Les élèves de CE1-CE2 et CM1 patienteront jusqu’à la semaine prochaine. Cependant, les deux directeurs d’école contactés, Monsieur Bouguereau pour la Cormegeaie, et Madame Tasteyre pour Louis Pergaud sont unanimes : la rentrée s’est bien passée !

 

Certes pour l’école de la Cormegeaie, il ne s’agissait pas d’une réelle rentrée. L’école est en effet restée ouverte pendant toute la période de confinement puisqu’elle accueillait déjà, depuis le 19 mars dernier, les enfants des personnels prioritaires dont les enfants de soignants. Ces semaines passées avaient donc permis de mettre d’ores et déjà en place des mesures de protection sanitaires strictes qui répondaient aux différentes directives — maintenir la distanciation physique, appliquer les gestes barrières et éviter le brassage des élèves — et de les adapter au fur et à mesure des besoins. Un protocole d’accueil des élèves a donc été rédigé et diffusé aux parents permettant à chacun de répondre au choix de remettre son enfant en cours « présentiel » ou « distanciel », puisque la continuité pédagogique est toujours assurée pour les enfants non présents à l’école. Ainsi, c’est près d’un tiers de l’effectif qui va reprendre progressivement le chemin de l’école avec un seuil de 13 élèves maximum par classe, soit un total de 65 élèves au maximum de la capacité de l’établissement. Seule la classe de CM1 dépasse ce seuil, le groupe sera donc dédoublé avec des cours une semaine sur deux. La distanciation physique est la priorité et la fluidité privilégiée. A cet effet, un système de « sas » est mis en place au sein de l’école avec des points matérialisés au sol qui servent d’emplacement pour les élèves dans la cour afin d’éviter toute proximité ou brassage. Dans le même objectif, un marquage au sol a été fait devant l’entrée de l’école pour les parents. Par ailleurs, la cour de récréation est divisée en deux, entre autres pour faciliter l’accès aux sanitaires. Les courses et jeux de pierre/feuille/ciseaux étaient en vogue le jour de cette rentrée. Enfin en classe, chaque place est attribuée avec une distanciation obligée et exit les porte-manteaux, les dossiers de chaise les remplacent.

 

A l’école Louis Pergaud, le seuil maximal d’enfants par classe est de 10, les élèves ont donc cours en alternance une semaine sur deux, à l’exception des enfants de personnel prioritaire accueillis chaque semaine. C’est près de 50% de l’effectif qui sera présent avec un engagement des parents jusqu’à fin juin, soit une soixantaine d’élèves au total mais seulement 30 élèves chaque semaine. L’arrivée à l’école se fait à deux horaires différents avec un système de circulation interne. La difficulté majeure réside dans le passage aux toilettes qui nécessite toute une organisation. Pendant la récréation, la marelle garde un franc succès et les enfants ont la possibilité de rapporter un livre ou petit jouet de chez eux pour s’occuper individuellement, à condition, bien entendu, de ne pas le prêter !

 

Pour ces deux écoles et  la plupart d’entre elles, les récréations sont décalées en fonction des classes, les déplacements en classe interdits, le prêt de matériel totalement prohibé, les horaires de sorties décalés en fonction des classes, les parents non autorisés à pénétrer dans l’enceinte de l’école et le lavage de mains très fréquent ! Pour tous, la récréation risque d’être le moment le plus délicat à gérer car les contacts physiques sont plus tentants pour les enfants. Souhaitons que les journées restent ensoleillées car dans beaucoup d’établissements, en cas d’intempéries, les récréations se feront en classe. Une chose est certaine, lors de cette rentrée, les élèves avaient plaisir à se retrouver et les enseignants d’accueillir à nouveau leurs élèves, avec toujours en tête le respect des règles de sécurité, comptant sur le bon sens de chacun et la responsabilité de tous !


Feu vert pour tous les déchets chez Syvalorm !

Le Syndicat de valorisation des ordures ménagères, Syvalorm, accepte à partir du lundi 18 mai tous les déchets. La réouverture partielle le 4 mai des sites de Droué, Montoire sur Loir, Savigny/Braye et Mondoubleau avait été effective mais pas pour l’ensemble des déchets. En effet les entreprises et  éco-organismes qui procèdent aux enlèvements des bennes et conteneurs ne pouvaient pas assurer leur service en période de  confinement. Une nouvelle étape est franchie aujourd’hui pour les déchèteries du Syvalorm qui dorénavant accepteront à partir de la semaine prochaine tous les déchets. Cependant les sites procèdent encore par prise de rendez-vous (www.syvalorm.fr) pour les usagers qui désirent  déposer ses déchets afin de maîtriser le nombre de personnes sur les sites et réduire leur attente.

 

Les déchetteries de Couture sur Loir, de Prunay-Cassereau et du plessis-Dorin restent fermées jusqu’à nouvel ordre.

 

www.syvalorm.fr


Un clafoutis de thon

Qui n’a pas dans son placard 1 boîte de thon au naturel !

Granny vous propose cette semaine une délicieuse recette très facile pour un dîner léger et savoureux : un clafoutis de thon

 

Ingrédients :

320 gr de thon naturel en boîte , une quinzaine de tomates cerises, une dizaine d’olives vertes dénoyautées,1 c. à café de paprika,2 c. à café de basilic ciselé,3 ou 4 œufs ,2 c. à soupe de maïzena,100 ml de lait,20 gr de gruyère râpé .Sel, poivre une noisette de beurre pour le moule.

 

Recette :

1  Préchauffez le four à 200°C .Egouttez et émiettez le thon .Coupez les tomates en 2.

2  Chemisez de beurre un plat allant au four. Répartir harmonieusement le thon et les morceaux de tomates .Saupoudrez de paprika. Parsemez de basilic et répartir les olives vertes.

3 Dans un saladier, battre les œufs avec la fécule de maïs et le lait. Salez, poivrez, et mélangez. Versez la préparation dans le plat sur la garniture, parsemez de gruyère râpé. Enfournez 30 mn.

 

Conseils de Granny : excellent avec du riz et une salade verte.


Editorial Janvier 2017

Edito de mai 2020 : Et après le 11 mai ?…

Cette période trouble que nous vivons tous laissera des traces pour sûr. On le sent, on le pressent, « le monde d’après » comme aiment le souligner les chroniqueurs s’obscurcit.

 

D’abord socialement ces gestes barrières et cette sécurité sanitaire qu’il nous faut absolument respecter, nous poussent à nous éloigner d’au moins un mètre des personnes sans oublier le lavage des mains fréquent et ce fameux kleenex à usage unique. Avec l’illustre masque qui a fait couler beaucoup d’encre et qui va devenir obligatoire en public dès le début du dé-confinement, nous devrons être attentifs au regard de nos interlocuteurs, nous ne verrons plus les mimiques des lèvres qui nous permettaient de rajouter du social à nos paroles. Malgré le tissu devant la bouche et le nez, rien ne nous empêchera de sourire car cette expression se voit dans les yeux, un nouveau mode d’expression en somme est en route.

 

Economiquement ensuite, le gouvernement nous l’annonce malgré les mesures qu’il a dû prendre en catastrophe. Les entreprises comme les commerces, qu’elles soient petites ou grandes souffrent ou vont souffrir avant de retrouver la vie d’avant le 17 mars, il y a à peine 2 mois, avant l’arrêt complet du pays. Bruno Lemaire a même invité les Français à reprendre massivement le travail, invitant chaque chef d’entreprise à suivre un protocole sanitaire strict parfois irréalisable. Précipitant les enfants à l’école, le gouvernement se repose sur les décisions des maires, leur assurant la responsabilité de cette reprise. Certes beaucoup d’incertitudes dans toutes ces décisions mais l’Etat fait face à une pandémie sans aucune référence même si l’exemple de certains pays aurait pu l’éclairer sur d’autres conclusions. Le temps des explications viendra.

 

Puis culturellement, tous les spectacles, festivals, concerts, théâtres, … tout est à l’arrêt entraînant des milliers d’emplois, du comédien au machiniste, toutes ces personnes ou ces associations qui œuvrent pour la culture se sentent abandonnées, comme le souligne la lettre du 2 mai dans le quotidien Le Monde signée par un collectif  d’artistes. La crainte d’un retour à la normale pour 2021 laissant sur le carreau un grand nombre d’entre eux sans qu’aucune mesure n’ait été prise. Le tourisme, restaurateurs et hôteliers compris, est également très inquiet, cette saison 2020 sera sûrement une épreuve compliquée.

 

En ces temps, rien ne pourrait donner à sourire, le pessimisme remporte la partie. Les géants du web se gavent, ne payent pas d’impôts, assoient leur hégémonie mais on s’aperçoit bien qu’il ont joué un rôle essentiel dans ces temps de confinement. Ils nous agacent, nous effraient mais on les utilise tous avec un certain plaisir et c’est paradoxal. Chacun a pu s’exprimer grâce à eux, de nouvelles façons de communiquer ont vu le jour et l’art, grâce notamment à des amateurs éclairés, s’est exposé avec création et beauté. La solidarité entre les hommes a joué beaucoup aussi, certains se sont trouvés ou retrouvés en visio, le temps était à la communion. Nous vivions tous et en même temps ces moments violents du « restez chez vous » indispensable au milieu hospitalier qui malgré les coupes budgétaires dont il fut victime a tenu et tient le coup. Cet épisode impitoyable et tortueux restera gravé en nous pour le pire ou le meilleur mais il ne sera pas anodin dans notre vie. Nous pourrons dire que nous y étions, en espérant que « les jours d’après » ne seront plus comme ceux d’avant ne serait-ce qu’en termes d’écologie ou du vivre ensemble.


Ne pas ajouter l’isolement au confinement

Depuis le début du confinement, Hervé Guillois, président de la SAS Audilab Val-de-France, assure, avec ses associés, la gestion des urgences auditives sur le territoire. “Pour ma part, j’assure les permanences sur les deux centres de Vendôme et sur celui de la Chaussée-Saint-Victor (pôle Santé de Blois). Nous traitons les urgences reconnues que sont les enfants et les sourds profonds mais, nous accompagnons également les malentendants car nous sommes bien placés pour savoir l’isolement que représente la perte auditive.

 

Ainsi, tous les messages laissés sur les différents sites sont basculés sur le portable de l’audio prothésiste qui rappelle systématiquement que ses interlocuteurs soient ou non clients. “Certains sont très démunis, ne sachant pas à qui s’adresser même pour un simple souci de piles. Nous les envoyons par la poste et cela suffit à améliorer grandement le confort de vie des intéressés.”

 

Mais, il y a également des problèmes plus techniques, nécessitant une intervention. C’est pourquoi, deux à trois fois par semaine, Hervé Villois organise des “permanences”. Grille baissée, prothèses données ou reprises sur un plateau désinfecté, masque de protection… toutes les précautions sont prises conformément aux consignes en vigueur mais les clients repartent avec une solution pérenne ou en attente du déconfinement. “Normalement, dès le 11 mai, nous pourrons reprendre les rendez-vous, les interventions de contrôle… Il faudra quelque temps pour remettre notre administratif à jour car cela n’a pas été notre priorité ces dernières semaines mais nous avons été heureux d’accompagner nos patients dans cette période difficile. C’est ce que je considère être de notre responsabilité !


La Région Centre Val de Loire prépare le territoire au déconfinement

En visio-conférence hier, le président de la Région Centre Val de Loire, François Bonneau avec ses vice-présidents présentaient après le discours mardi du Premier Ministre, les mesures en vigueur dès le 11 mai prochain pour sortir le territoire du confinement. Les volets abordés précisaient le travail effectué autour des lycées dont il a la charge, du transport scolaire et interurbain et des enjeux économiques qui en découleront.

 

Malgré l’incertitude et l’imprécision de certaines mesures prises par l’Etat pour le déconfinement, la charge des collectivités territoriales sera un élément déterminant pour la sortie de crise. « Un travail étroit avec l’Etat dès le début du confinement, notamment avec les services de la Préfecture de Région nous permet d’articuler les interventions de la Région en lien permanent avec les collectivités, agglos,  intercommunalités et même les communes avec leur maire. Depuis maintenant 6 semaines, nous nous entretenons également très régulièrement avec chaque président de département pour répondre à un certain nombre de problématiques comme les équipements de protection, la défense des filières agricoles, le milieu scolaire ou la problématique des activités touristiques » souligne le Président de Région. Relever en somme les défis auxquels les territoires et les citoyens sont et vont être confrontés.

 

Le cas de la reprise des Lycées

Les lycées qui n’ont réellement pas de date de sortie, le télé- travail effectué depuis le 16 mars a plutôt bien fonctionné dans l’ensemble. « Il faut souligner le travail remarquable des enseignants où il a fallu que les élèves comme les professeurs  s’adaptent en très peu de temps, transformer des pratiques d’enseignement physique à des pratiques pédagogiques distanciées » se félicite Cathie Munsch-Masset, vice-présidente de la Région Centre Val-de-Loire en charge de la partie scolaire. La Région va proposer dans les jours qui viennent aux lycées et à l’Education Nationale des lieux en toute sécurité sanitaire pour des lycéens qui n’auraient pas assez accès à du matériel informatique ou à une connexion internet suffisante pour un télé-travail dans de bonnes conditions. Reste la problématique de cette période des orientations scolaires ou professionnelles qui ne se feront pas mais comme le précisait la vice-présidente il existe déjà des outils numériques ou des applications comme www.yeps.fr pour que le jeune ou la famille soit accompagné et que ses choix d’orientation ne se fassent pas dans la précipitation.

 

Le Transport scolaire et interurbain

Sur le volet des transports, deux grands axes : Le transport scolaire d’abord dont la Région assure la gratuité, il se fera avec des règles sanitaires à appliquer, d’un siège sur deux par exemple « La rentrée étant très progressive, nous allons pouvoir nous adapter. Nous sommes là aussi en train de travailler avec les élus de tous les territoires, les entreprises de transport, les établissements scolaires et les associations de parents d’élèves. On s’adaptera à chaque spécificité. Nous sommes devant un chantier énorme » détaille Philippe Fournier, vice-président de la Région en charge des transports. Dès le 11 mai l’ensemble des lignes ferroviaires dont la Région à la charge  devrait également rouvrir avec le renforcement de trains supplémentaires aux heures de pointes (6h30-9h30 et 16h30-19h) pour maintenir la consigne d’un siège sur deux. « Nous souhaitons aussi que cette reprise continue la lancée que nous avions amorcée, plus de transports communs et moins de voitures individuelles. Cette crise doit renforcer le réflexe du transport collectif car c’est l’avenir » expose en finalité Philippe Fournier.

 

L’économie au centre des préoccupations

L’autre enjeu de taille est la reprise économique et l’intervention de la Région qui se fera sur 3 axes. D’abord l’hyper mobilisation pour que les secteurs économiques aient tous les équipements individuels de protection avec la plateforme mise en ligne récemment où 130 entreprises  proposent ce matériel equipements-protection-centre-valdeloire.fr. Une commande de 2 millions de masques a été effectuée également pour 1700 entreprises. Un autre axe concerne l’aide financière faite aux entreprises en lien avec l’Etat et les banques, près de 60 millions d’euros sont engagés pour aider le secteur économique fort impacté. Un fond dénommé « Renaissance » doté de 10 millions d’euros pour le redémarrage des entreprises. « En prenant l’exemple d’un fleuriste ou d’un restaurateur. Après deux mois d’inactivité et avec une trésorerie qui a fondu comme neige au soleil, l’établissement aura besoin de se réapprovisionner et donc d’investir dans du stock, ce fond Renaissance servira à les accompagner » souligne Harold Huwart, vice-président de la Région en charge de l’économie. Le 3e axe de travail de la Région  vise plutôt « le monde d’après » qui finalement se prépare dès maintenant avec la volonté de relocaliser les activités économiques dans notre Région. « C’est fondamental en Centre Val-de-Loire pour une région où 20% du PIB proviennent de l’industrie, principalement des secteurs pharmaceutiques, cosmétiques, et de la sous-traitance automobile. Bousculées ces dernières années par le processus de délocalisation, c’est un enjeu majeur pour nos emplois  et notre protection sociale. La volonté de la Région est d’accompagner ces grandes filières » explique le vice-président.

 

Quant à l’activité touristique, la Région se mobilise et François Bonneau interpelle les services de l’Etat correspondant  pour une réouverture rapide des lieux avec toutes les mesures de sécurité. « Le tourisme dans notre région est un secteur également primordial. Le Zoo de Beauval, les Châteaux de la Loire, les circuits de la Loire à vélo et ses plus d’un millions d’utilisateurs en 2019, nous avons un tourisme de nature et de plein air. Nous avons demandé à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat en charge du tourisme que chaque situation soit examinée de manière particulière avec l’autorité des préfets, au plus près des territoires pour un redémarrage le plus rapidement possible. La saison a débuté. Notre action est engagée également pour nos restaurateurs et hôteliers. Si toutes les conditions sont remplies, ils doivent être au centre des décisions. Nous plaidons pour que le Gouvernement puisse avoir très vite une appréciation très locale et particulière » concluait François Bonneau.

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