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Edito d’avril 2019 : Un héritage lourd de conséquence

Photo Alex EditoLe 22 avril sera le jour le plus important de la terre. Comme chaque année, cette date est la Journée Mondiale de la terre nourricière, célébrée pour ne pas oublier qu’elle nous soutient et nous nourrit, nous, pauvres humains durant toute notre existence ici-bas. Un moment également pour nous rendre sensible aux défis qui nous attendent. C’est tous les jours et on le voit lors des manifestations qui se multiplient, ce combat contre l’égoïsme et la surconsommation ! Car l’avenir de notre planète, disons de notre espèce, ne dépend que de nous, de nos comportements individuels et collectifs. Peut-être même pourrions-nous envisager qu’elle soit une opportunité historique plutôt qu’une fatalité, une destinée pleine de désir et de plaisir, d’inventions et d’imaginations.

 

Laissons tomber les politiques, cette question les dépasse, ce n’est pas être démagogique de le dire, les décisions sont bien trop lentes. Des années pour savoir si l’on doit interdire le plastique des cotons-tiges ou les couverts jetables que l’on retrouve parmi les plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques qui flottent sur les océans. Parce que le voisin le fait, je me donne le droit de polluer aussi. Chacun est redevable de ce qu’il laissera en héritage aux générations futures, commencer déjà à prendre conscience de notre dépendance aux énergies fossiles qui n’a rien de fatal puisqu’elle relève tout simplement de choix politiques visant à privilégier un certain type de société. Captation du carbone, photovoltaïque, énergie hydrolienne,… les technologies existent et doivent partir à la conquête du monde.

 

La chasse aux déchets est ouverte également. Individuellement, nous en sommes tous responsables, cette face sombre de notre société de consommation depuis la fin de la seconde guerre mondiale, prolifération de produits à usage unique emballés de plastique bien sûr. Achetons moins et mieux. Pour plus de 9 milliards d’êtres humains en 2050, c’est-à-dire demain, comment répondre au défi d’une agriculture suffisamment productive et respectueuse de l’environnement ? Un modèle agricole durable tel que l’agro-écologie et l’agriculture de précision qui tenterait de combiner production et respect des contraintes environnementales et sanitaires. Privilégier aussi le local et la saisonnalité des fruits et légumes, et ne pas s’habituer à tout manger toute l’année ! On voit bien également que les chocs climatiques aggravent la faim dans le monde. Ses dérèglements, sécheresse, inondations ou tempêtes ne permettront pas d’atteindre en 2030 le fameux «Faim Zéro» adopté par les Nations Unies en septembre 2015.

 

Les défis écologiques bousculent tout, de nos habitudes et comportements les plus ancrés jusqu’à la gouvernance internationale. Nous avons tous notre rôle à jouer mais sans changement politique, nous ne pouvons pas faire évoluer les règles, tout doit changer et en même temps, un défi social et naturel sans précédent. L’ingéniosité humaine est une ressource illimitée, l’espoir est là. Reste simplement à écrire l’histoire pour nos enfants, nos petits-enfants, nos arrières petits-enfants… Un projet commun en somme avec une opportunité historique, une nouvelle société plus collaborative et économe en ressources. «Quand le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors seulement tu découvriras que l’argent ne se mange pas»*.

*Proverbe Indien

Alexandre Fleury

Il est partout ! Assemblées générales, événements sportifs et culturels, reportages, interviews, portraits… à lui seul, il rédige la moitié des articles du journal. C’est la figure tutélaire de la rédaction et il répond toujours avec le sourire aux très nombreuses sollicitations. Une valeur sûre, qui écume le Vendômois par monts et par vaux et connaît le territoire par cœur.

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