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Editorial d’avril 2016 : La joie de rouler en mobylette

Editorial d’avril 2016 : La joie de rouler en mobylette

Dimanche 20 mars, le couperet tombe. Un homme, pas très grand mais impressionnant dans son habit bleu marine me fait signe. J’étais en voiture au lieu-dit «Galette» sur la route du Mans entre Vendôme et Epuisay. Ayant bien sûr reconnu l’habit si caractéristique de notre Gendarmerie Nationale, j’obéis, n’ayant pas l’habitude de me défiler devant les forces de l’ordre. Sûrement un contrôle imaginais-je.

Rassuré tout d’abord, je sortais de l’Ekiden, pas une goutte d’alcool ne coulait dans mes veines, plutôt une envie pressante d’uriner, vu la quantité d’eau ingurgitée pendant l’effort. Il était 17h, ma vie d’automobiliste allait s’arrêter pour un moment. Bien sûr je ne le savais pas encore.

«Bonjour Gendarmerie Nationale». Là, on ne peut s’empêcher de penser qu’on les remercie et qu’on ne les avait pas reconnus. J’avouerai également qu’on est un peu mal à l’aise, et que cette blague très connue, on la garde généralement pour soi.

«Veuillez me présenter votre permis et les papiers du véhicule, s’il vous plaît».

On ne pourra pas leur reprocher la politesse, c’est déjà ça de gagné. Je fouille dans ma boîte à gants et lui tend mes papiers, carte verte en règle et permis avec presque ses 12 points. Il jette un coup d’oeil dessus et me demande de me garer sur un parking, un peu plus loin. Tout en gardant mes papiers, il me dit, alors que je commence à manoeuvrer «Grosse vitesse, rejoignez moi à la camionnette».

Un instant, on se dit que ce n’est pas grave, que l’on va passer à travers les mailles du filet, qu’il a l’air sympathique ce représentant de la loi, on va peut être même pouvoir discuter et pourquoi pas simplement se faire sermonner. Comment vous dire, on redescend très vite et cette impression qui dure un court instant, s’efface face à la réalité des faits. Non finalement, tu n’y échapperas pas Alexandre. Pas de sermon mais un retrait de permis tout en douceur de 4 mois et 4 points. On engage une discussion, moi lui posant un maximum de questions, où étaient-ils «planqués», et si j’avais tourné avant le barrage, etc. Lui me répond très gentiment, je me surprends même à la fin de notre conversation à avoir de l’affinité pour lui, en d’autre circonstance nous aurions presque pu prendre un verre ensemble. Me voilà à pied, mon véhicule est immobilisé sur ce parking.

Sans haine, j’ai donc ressorti avec plaisir ma mobylette qui dort à côté de mon 800cm3, une belle 103 Peugeot noire de mes 15 ans, juste un peu ridicule à l’heure des scooters et petites motos actuels. Je la dépoussière, la bricole un peu également et la voilà prête à repartir pour de nouvelles aventures. Un retour à ma jeunesse qui ne me déplait pas mais j’avais juste oublié que ça roulait si lentement! 4 mois, ça va être très très long, même si certains vous confortent dans l’idée qu’ «heureusement on va vers les beaux jours». Allez plus que 14 semaines à 50km/h pour apprécier la campagne vendômoise.
La mobylette c’est chouette !

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