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Liberté, sexualités, égalité

Liberté, sexualités, égalité

Pour la première fois, un appel unitaire à la grève est lancé pour que le 8 mars, journée de la femme, redevienne une journée de lutte pour leurs droits. Cette année, ce jour ne se fêtera pas par un cadeau ou une distribution de fleurs, ce ne sera pas la journée de « la femme » mais une journée internationale de lutte pour ses droits ! On résume souvent les inégalités salariales à un chiffre, celui qui tournerait autour de 20%, correspondant à l’écart mensuel moyen entre les salaires nets des hommes et celui des femmes, à responsabilités et formations équivalentes, nombre mesuré par l’INSEE. Mais alors, en 2017, une réelle question demeure : Pourquoi ces inégalités persistent elles encore ?

Quand on regarde notre histoire, qui n’est pas toujours glorieuse, le droit de vote des femmes en France était déjà venu bien tardivement aux regards de ce qu’elles avaient pu apporter à notre nation. Alors on imagine bien que pour les salaires, ça va mettre encore un siècle avant l’égalité homme-femme. D’abord elles ne sont pas logées à la même enseigne en terme d’accès à l’emploi puisqu’elles occupent 80% des emplois précaires avec en outre les inégalités qui subsistent même lorsque les hommes et les femmes ont un emploi équivalent. Par une conséquence logique, ces inégalités persistent également lorsqu’elles sont à la retraite.

Face à ces inégalités, l’une des raisons avancée des machistes de base c’est que les femmes auraient moins de temps que les hommes à consacrer à leur travail.  Ecoutez bien, car ça vaut son pesant de cacahuètes au zoo des phallocrates. Avec en moyenne un travail domestique qui reste à la charge des femmes à hauteur de 72%, elles sont 30% à travailler à temps partiel. C’est étonnant comme le temps domestique en plus et le temps de travail en moins pour les femmes coïncident ! Pour beaucoup, elles n’ont pas de déroulé de carrière, gagnent moins de primes et d’heures supplémentaires. Le syndrome de l’imposteur leur colle à la peau également, le fait de ne pas se sentir légitime dans sa fonction. C’est typiquement féminin comme réaction. La banalisation aussi des idées d’extrême droite, la montée des conservateurs dans les élections au niveau international, le droit à l’avortement remis en cause sont des signes inquiétants pour les droits des femmes.

Comme le souligne Anthony Lake, Directeur général de l’Unicef, « des pays peuvent atteindre une parité des sexes élevée dans le domaine de l’éducation mais que cela ne réussit pas toujours à se traduire en une participation plus significative des femmes à chaque échelon de la société ».  Si Aragon écrivait joliment que l’avenir de l’homme c’est la femme, hélas hier comme aujourd’hui  le sexisme ordinaire est de mise, et surtout bien ancré  dans les mentalités… Quand est ce que l’égalité des sexes sera bien réelle ?

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