Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 12 juin 2021
Source:https://lepetitvendomois.fr/actualites/page/3/

Protéger les sapeurs-pompiers en intervention, in situ

Outre les insultes verbales de haut vol, les sapeurs-pompiers, lors de leurs interventions, peuvent subir bon nombre d’agressions plus physiques ou plus agressives. Cela peut passer par des projectiles divers, allant de pommes de terre (!) à des boulons ou autres objets volants non identifiés. Les véhicules, le matériel de secours qu’ils abritent, et, surtout, les hommes et femmes qui portent secours aux autres ne veulent pas devenir des cibles et des victimes. Trop, c’est trop !

 

Avant son départ, le préfet Yves Rousset a tenu à renouveler la confiance de l’État et de ses représentants envers les chevaliers du feu, des sinistres et des secours.
Une première mise en place d’un protocole de sécurisation des interventions des sapeurs-pompiers dans le cadre de leurs missions, signée, en 2015, a été reconduite, à la mi-décembre, avec plusieurs nouveaux aménagements et concerne toutes les forces de sécurité puisque les policiers et les gendarmes se trouvent aux côtés des acteurs de premiers secours. Par conséquence, policiers et gendarmes souffrent, aussi, parfois, des comportements inadmissibles de la part de citoyens qui ne sont pas, tous, au-dessus de tous soupçons. Les mouvements de foule peuvent soulever des pressions agressives incompréhensibles, car elles n’ont aucune base d’existence, au départ au moins.
Il semble que, dans les grandes villes si les situations délicates ont été parfaitement maîtrisées, à ce jour, à Blois et Romorantin-Lanthenay, il y aurait encore des efforts de coordination sécuritaire à perfectionner dans le secteur vendômois.

 

Dans les mesures nouvelles de coordination parfaite annoncées, il convient de programmer, en les anticipant, au plus près, les toutes premières protections nécessaires pour accompagner les pompiers, et de réduire, de suite, les velléités de certains provocateurs ou excités en les isolant, aussitôt, du périmètre d’intervention.
Parmi les recettes possibles, en dialogue, les liens entre pompiers et populations doivent être encouragés, avec la formation, quand c’est possible, de jeunes sapeurs-pompiers à qui seraient inculqués certaines notions et des préceptes de bonne conduite citoyenne. La géolocalisation des sinistres doit, aussi être prise en compte, de suite, pour savoir dans quel quartier, plus ou moins sensible, devront s’orienter les secours en urgence, puis les forces de sécurité.

 

Plusieurs opérations d’informations, en relation avec les forces de justice, la police municipale, également, et certains éducateurs sociaux ou sportifs, devraient servir à mieux informer les populations des risques pénaux encourus en cas de manifestations intempestives, musclées ou/et agressives.
Un travail en commun qui devrait, également, porter ses fruits, avec la formation continue des trois forces (pompiers, policiers et gendarmes), car la situation évolue au fil des mois. La méfiance de tous les intervenants doit être en éveil permanent sur les lieux de secours, dès leur arrivée, de suite !

 

Toute agression identifiée, in situ, grâce notamment aux caméras des policiers, devrait être aussitôt sanctionnée juridiquement, si la conciliation n’a plus de valeur persuasive et pédagogique. Le chantier semble positif et la convention, avec ses nouveaux avenants, a été avalisée pour une nouvelle application annuelle. Au nouveau préfet qui vient, juste, d’arriver de reprendre la main pour le suivi…L’acte officiel du protocole de sécurisation, cru 2021, porte donc les signatures d’Yves Rousset, encore préfet ; du colonel Samuel Joguet, commandant du groupement de gendarmerie de Loir-et-Cher ; du commissaire divisionnaire de police Yves Gallot, directeur départemental de la sécurité publique ; du colonel Christophe Magny, directeur départemental du SDIS 41, pour les sapeurs-pompiers et de François-Michel Gest, vice-président du SDIS 41.


Le Département de Loir et Cher au chevet du monde associatif

En 2020, le constat est amer : la crise sanitaire a contraint 65% des associations à cesser ou réduire considérablement leurs activités et 90% d’entre elles ont été obligées d’annuler ou de reporter un ou plusieurs événements.

 

Certaines sont fragilisées et dans des situations financières difficiles. Dans ce contexte, le Département de Loir-et-Cher a réagi et a décidé, pour 2021, de mettre en place une aide exceptionnelle en direction des associations avec le Fonds d’appui et de relance pour la vie associative (FAREVA) doté d’un montant de 200.000 €.

 

Ce nouveau dispositif est ouvert en priorité aux associations déjà accompagnées par le Département pour compenser un déficit lié à l’impact de la crise sanitaire et maintenir les emplois au sein des structures. Le FAREVA peut être octroyé pour compenser partiellement un déficit, soit parce que l’association a une perte de recettes sur son dernier exercice pouvant mettre en péril son équilibre financier ; soit elle possède un niveau de trésorerie ne lui permettant pas d’absorber le déficit sur le dernier exercice. Des aides accordées qui s’échelonnent jusqu’à 20.000 € pour les associations ayant des salariés et jusqu’à 10.000 € pour celles sans salarié.

 

Seules les associations «Loi 1901» sont éligibles et doivent avoir leur siège social dans le département et justifier d’une existence d’au moins deux ans. Cette aide FAREVA au titre de 2021 est une subvention exceptionnelle de fonctionnement pouvant concerner le fonctionnement général de l’association dont elle ne peut cependant bénéficier qu’une fois dans l’année.

 

Les demandes se font en ligne sur https://services.departement41.fr/
Tous les dossiers complets au 15 février 2021 seront soumis, après instruction, à la commission permanente du 15 mars 2021. Les dossiers reçus après cette date seront examinés à la commission d’octobre 2021 en fonction des crédits disponibles.


Révélez le Sapeur-pompier volontaire qui est en vous !

En février commence la nouvelle campagne de recrutement des jeunes sapeurs-pompiers volontaires.

 

Grâce à des encadrants impliqués et motivés, les jeunes recrues, âgées de 12-13 ans filles ou garçons, peuvent s’engager au centre de Vendôme après l’envoi au préalable d’une lettre de motivation qui découlera sur un entretien individuel.
Au programme des quatre ans de formation, du sport évidemment mais également des modules à suivre pour se former aux gestes du pompier qui deviendront réflexes avec l’entraînement. Ces modules mis en place tout au long du parcours du jeune sont spécifiques à chaque âge avec, à la clé, à l’issue de la formation, un brevet national de Sapeurs-pompiers.
Les inscriptions sont ouvertes !

 

Renseignements et Contact : Caserne de Pompiers-
1 rue du tertre-41100 Vendôme

jspvendome@hotmail.fr


Guitares au gré du Loir vers de nouveaux projets

Une année 2020 compliquée pour l’association «Guitares au gré du Loir» qui sait cependant rebondir avec des projets plein la tête.

 

Anne Soret, présidente de «Guitares au gré du Loir», association organisatrice, entre autres, du Festival international de guitare, passe la main en ce début d’année à Cristobal Pazmino, fondateur de l’association en 1997, tout en restant membre actif de l’association. «Notre dernière manifestation publique fut le concert de Noël du 8 décembre 2019. Notre Festival prévu cet été a été reporté en avril mais, aujourd’hui, nous sommes dans l’incertitude d’une date, comme pour le concert de Pierre Perret qui est lui reporté en fin d’année» déclare la présidente.

 

L’année 2021 démarre avec une trésorerie positive grâce notamment à la billetterie du concert de Pierre Perret reporté au dimanche 14 novembre à 17 heures et grâce également aux subventions versées pour le festival. «Nous ne savons s’il faudra rembourser une partie des subventions, elles sont chiffrées à l’issue de la clôture de l’exercice 2020. Nous déplorons aussi un soutien non poursuivi de la part de Monceau Assurances et de la SACEM» poursuit Anne Soret. Une stratégie financière depuis fin septembre 2020 qui se construit sur le terme au bail de location de la billetterie rue du Change, arrêt du contrat de travail avec Cristobal Pazmino, unique salarié de l’association. «Cristobal poursuit maintenant toujours son activité bénévole en qualité de pièce maîtresse au sein de l’association et je profite de ce moment pour souligner qu’il exerce depuis 25 ans l’activité de direction artistique sans aucune rémunération à ce titre».

 

Les projets ne manquent pas pour l’association. «Vu le contexte, nous jugeons préférable d’opter pour un repli salvateur, en nous concentrant sur l’essence de notre activité, à savoir l’enrichissement de notre terreau créateur, à la seule promotion de la guitare. Notre festival se fera autrement, peut être sous forme de concerts dans la ville pendant l’été, nous sommes en ce moment même en pourparlers avec la ville à ce sujet-là ou en lien avec d’autres associations comme L’association du château de Vendôme, berceau des Bourbons» souligne le nouveau président, Cristobal Pazmino. Le poste de trésorier est assuré dorénavant par Jérôme Dubois mais Christelle Petitjean reste la vice-présidente et Alison Morchipont la secrétaire.
«Sachez que nous avons la chance de bénéficier depuis plus de 20 ans à Vendôme d’une pédagogie et d’un savoir-faire d’exception, insufflés par Cristobal Pazmino» concluait la présidente, lors de sa dernière AG en visio-conférence.

 

Page facebook : Guitares au gré du Loir / contact association : 06 71 50 83 55
Concert de Pierre Perret reporté au dimanche 14 novembre à 17 heures au Minotaure (les places déjà achetées restent valables pour cette nouvelle date)


En préparation des «Promenades Photographiques» édition 2021

L’association Promenades Photographiques, organisatrice depuis 2005 de la manifestation estivale du même nom, était en assemblée générale en cette fin janvier. L’occasion de revenir sur le succès de l’édition de l’année dernière, seule manifestation photographique en France en ces temps de pandémie qui s’est maintenue dans son intégralité et aujourd’hui en préparation de l’édition 2021 qui se tiendra du 4 juillet au 30 août prochain.

 

Les Promenades Photographiques viennent chaque année rythmer l’été et promouvoir l’art photographique dans toute la ville de Vendôme à travers des expositions gratuites, soit en extérieur dans les parcs et jardins de la ville, soit en intérieur dans des lieux emblématiques de la cité. « Il fallait une véritable prémonition pour choisir quelques mois auparavant, le thème de l’Asie et en particulier de la Chine pour l’édition 2020, ce continent d’où est venu ce qui a imposé in fine nos conditions de vie exceptionnelle » explique d’emblée Frédéric Pasco, Président de l’association lors de son rapport moral. Trente expositions à Vendôme et dans le Vendômois avec une nouveauté en 2020, «Convergence», des expositions photographiques qui se sont exportées dans des lieux extérieurs de Vendôme, au château de Meslay, au château de Sasnières et à Blois à la Fondation du Doute. « L’expérience de Convergence ne sera pas reconduite dans notre prochaine édition par manque de moyens malgré le succès de l’été dernier. Sans soutien financier des collectivités territoriales locales pour poursuivre ce projet, nous ne pouvons prendre les risques seul. Je tenais à remercier, Corinne Gontier et Christian Hallouin de l’Office de Tourisme de Vendôme et leur travail extraordinaire dans cette édition 2020 » se désole Odile Andrieu, directrice artistique de l’association.

 

D’ailleurs, l’édition prochaine s’étendra vers Tours et Châteaudun. « Ce n’est pas encore totalement signé mais à la demande de la ville de Tours, nous organiserons pour eux une exposition autour du thème du sport. Des discussions très avancées également avec la ville de Châteaudun pour une exposition avec un artiste photographe autour de l’éventail et à Blois avec la Fondation du Doute » poursuit Odile Andrieu. Pour les journées festives, elles seront reconduites fin juillet avec un événement dans chaque ville accueillant une exposition. Avec une baisse du nombre d’expositions prévues dans la prochaine édition, soit 21, l’association a acté lors de son AG, que certaines d’entre elles deviendraient payantes pour mieux rémunérer les photographes et également pérenniser la manifestation dans le temps, concluait son président. A suivre…


L’union fait la force

En décembre, la Régie de Quartier a revendu dans son magasin Frip’Art des jouets apportés par les salariés de l’entreprise Bosch de Vendôme. Une partie de l’argent récolté s’est transformée en don aux Restos du Cœur.

 

L’histoire généreuse commence en octobre dernier. «L’entreprise Bosch à Vendôme, dans la zone industrielle Sud de la ville, souhaitait organiser une action solidaire. L’idée retenue était de collecter des jouets auprès des salariés. Après une rencontre avec le comité d’entreprise Bosch, j’avais pu lire dans la Presse que les Restos du Cœur étaient en difficulté, moins de dons et plus de bénéficiaires. En commun accord avec l’entreprise, nous avons décidé que la Régie revendrait les jouets collectés et que 50% des recettes seraient reversés à l’association» détaille Tural Keskiner, conseiller municipal et président de la Régie de Quartier. En effet, depuis la pandémie, la distribution de denrées par les Restos du Cœur est devenue compliquée. «Plus d’écoute comme nous le faisions auparavant en entretien individuel, nous donnons simplement des sacs pré-remplis, nous assurons la distribution en respectant les 2 m entre chaque bénéficiaire. Il a fallu revoir également toute l’organisation administrative de l’association» explique Michèle Jigorel, responsable du pôle à Vendôme pour les Restos du Cœur lors de la remise officielle du don.

 

N’ayant pas sa propre trésorerie, l’association des Restos du Cœur, section de Vendôme est gérée uniquement au niveau départemental avec son centre à Blois. L’entreprise Bosch et la Régie souhaitaient que ce don de 591,20€ revienne exclusivement au pôle vendômois. «Deux solutions nous étaient alors offertes. Soit d’acheter nous-mêmes des produits et en faire le don, soit d’ouvrir un compte dans un supermarché au nom des Restos du Cœur de Vendôme. C’est cette option que nous avons choisie» poursuit le président de la Régie. Puis, de terminer son allocution par le fait que la Régie a joué pleinement son rôle en donnant une seconde vie aux jouets déposés et a pu faire bénéficier de petits prix aux familles les plus modestes. Ce bon récolté sera immédiatement transformé en poulet frais car, comme le précisait Michèle Jigorel, le poulet convient aux bénéficiaires de toute confession. L’entreprise Bosch, satisfaite de ces échanges, ne pensait pas qu’il y aurait un tel engouement et est déjà prête à renouveler l’opération en fin d’année avec peut-être d’autres sociétés ce qu’espèrent Les restos du Cœur.

Les 05/06/07 mars 2021 – collecte nationale des Restos du Coeur auprès des consommateurs dans les supermarchés avec le Lion’s Club qui assurera le 6 mars une collecte spéciale nourriture et matériel Bébé.


Les comices agricoles repoussés à 2022

Après leurs annulations en 2020, la Société Départementale d’Agriculture de Loir-et-Cher (SDA41) reporte sans surprise, vu le contexte sanitaire, les deux comices au printemps 2022. Soulignant l’importance de ces deux manifestations départementales, Jacky Pelletier, président de la SDA41, a pu revenir également sur toutes les actions engagées par l’association envers le Grand Public pour valoriser le travail du milieu agricole du département.

 

« Nous avons attendu la mi-janvier pour connaître la situation afin de prendre les décisions nécessaires. Car l’organisation d’événements qui réunissent jusqu’à 20.000 personnes sur un week-end ne se fait pas sans préparation longtemps en avance » déclare le président. En effet, entre les réunions avec les communes organisatrices, Morée pour le nord du département et Bracieux pour le sud, les commissions, les entrevues et rencontres entre bénévoles pour préparer le côté festif, l’organisation des Comices demande de se rencontrer à plus de six et après 18h, ce qui est impossible en ce moment pour respecter le couvre-feu et les gestes barrières. « En plus de l’engagement des bénévoles, les communes accueillantes doivent s’engager financièrement. Sans visibilité pour cette année, nous restons candidat pour 2022, en espérant que nous pourrons travailler dès l’automne sur l’organisation » souligne Alain Bourgeois, maire de Morée et président de la Communauté de Communes du Perche et Haut Vendômois.


Mais, la SDA41 n’est pas qu’organisatrice de comices. Elle est également l’un des moteurs importants pour la promotion de l’Agriculture sur le département. En plus des concours annuels comme le concours régional de fromages à Selles-sur-Cher ou les concours des vins, la Société travaille depuis deux ans avec le jeune public en organisant une journée «Alimentation» pour les collégiens. « Cette année, nous avons même développé dès la rentrée scolaire, des ateliers pédagogiques pour les classes de Primaire en donnant la priorité aux écoles des communes qui doivent accueillir les comices. Avec le jeune public, on s’aperçoit que, dès le plus jeune âge, les enfants comprennent parfaitement le fonctionnement de leur alimentation. D’où viennent les produits ? Qui les produit ? Comment ? » poursuit Christiane Fouchault, commissaire générale de la SDA41.

 

On voit bien également que les circuits courts sont de plus en plus importants, sollicités par les consommateurs, qui plus est depuis la pandémie. «Nous avons vu lors des derniers comices que l’alimentation prend de plus en plus d’importance avec ces villages au sein même de la manifestation. La SDA41 aide également les nombreuses manifestations agricoles sur le département comme le Marché Bio de Boursay en prêtant le matériel, stands et barrières que nous possédons. Notre volonté, c’est d’être aux côtés du monde agricole du département, aider à promouvoir leur production et qu’ils soient fiers de leur travail » conclut Jacky Pelletier.


#jesuisgorce

Sommes-nous rentrés dans l’aire de la régression démocratique ?

Une fois de plus, une fois de trop peut-être, le droit à l’ironie et à l’humour a été vaincu par les polémiques venant tout droit des réseaux sociaux. Sur fond de fortes critiques, le journal «Le Monde» a publié un communiqué d’excuses après avoir fait paraître dans sa newletter un dessin du caricaturiste Xavier Gorce dans le contexte sensible sur le sujet de l’inceste avec les accusations envers le politiste Olivier Duhamel. En effet, le dessin du caricaturiste avec ces célèbres «Indégivrables» montre un jeune pingouin qui demande à un de ces congénères adultes «Si j’ai été abusé par le demi-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste ?». Face à la pression des réseaux sociaux, la liberté des dessinateurs de presse d’être satirique devient donc compromise. Le journal par sa nouvelle directrice de la rédaction, Caroline Monnot, a parlé d’erreur et a annoncé dès le lendemain de la publication du dessin qu’il n’aurait jamais dû être publié en présentant les excuses du journal à ses lectrices et lecteurs.

 

Rien dans ce dessin était insultant pour qui que ce soit et Xavier Gorce écarte toute transphobie, toute moquerie ou humiliation en soutenant le droit à l’ironie et à l’humour. C’est par cette phrase, «La liberté ne se négocie pas» qu’il a annoncé sa démission du journal Le Monde. On peut ne pas aimer le dessin mais cela ne vaut pas ce torrent d’insultes jusqu’aux menaces de mort. Bien sûr que le dessinateur ne peut se plaindre si les gens expriment un mécontentement, une protestation, dire que tel dessin est xénophobe, misogyne, raciste est un droit mais aujourd’hui très vite ces propos glissent vers de l’intimidation verbale et même physique. Nous ne sommes plus dans un débat mais dans des sentiments de menaces, ce qui est grave.

 

Ces polémiques font dorénavant peur aux journaux qui préfèrent capituler plutôt que de risquer le débat. La censure contre tous ceux qui tiennent des propos problématiques devient doucement la norme comme c’est le cas aux États-Unis, l’importation en France de cette culture puritaine et liberticide remet en question notre conception même de la liberté d’expression. Les réseaux sociaux permettent à chacun de devenir parfois un petit procureur de la vertu, de ce qui est autorisé de dire ou pas au nom de l’ordre moral empêchant le débat public. Ce que l’on nomme «la culture cancel» dans les pays anglo-saxons s’immisce petit à petit dans notre société. Le New York Times en juin 2019 suite à la publication d’un dessin et face à la pression polémiste a décidé d’arrêter de publier des caricatures dans son édition internationale. Certains diront que la liberté d’expression ne doit pas être la liberté de choquer ou de se moquer mais, à les écouter, un auteur comme Molière, aujourd’hui, serait sûrement censuré et non publié avec sa moquerie des puissants, des petits, des femmes, des bourgeois, des médecins… Non, la liberté ne se négocie pas et meurt si elle n’offre plus la possibilité de se moquer, de choquer, de blasphémer ou de heurter.


Vente aux enchères en janvier par la Maison Rouillac

Comme lors des dernières ventes aux enchères début décembre, Philippe et Aymeric Rouillac, commissaires-priseurs Vendômois, poursuivent les ventes en ligne les 24 et 25 janvier prochain.

 

Avec la salle de vente restée fermée et qui ne permet plus d’accueillir le public, les enchères, après la création gratuite d’un compte sur rouillac.com, se font dorénavant en distanciel. Vous pourrez alors enchérir comme si vous y étiez ! Une visite virtuelle en 3D depuis chez vous de la salle d’exposition et des 400 objets mis en vente les 24 et 25 janvier est visible sur le site de la Maison Rouillac, des pages extrêmement bien détaillées quant à l’histoire de ces objets.

Vous pourrez ainsi admirer une série de verrerie d’Art Nouveau, des meubles, sculptures (plâtre, marbre ou bronze) et cabinet de curiosité, des instruments scientifiques qui pour certains datent du XVIIe siècle en vente le 24 janvier. Ce même jour les commissaires-priseurs vendômois mettront en vente également, sorte de clin d’oeil au bicentenaire de la mort de Napoléon 1er, un fauteuil de l’empereur qui avait été conçu pour le Château d’Eu en Normandie et réalisé en 1812 par l’ébéniste Jacob.

Le lendemain, soit le 25 janvier, la vente se fera exclusivement sur tout l’intérieur, riche en oeuvre, d’une Chartreuse sur le bassin d’Arcachon, l’ancienne maison de Jean-Pierre Bernès, homme de lettre, professeur et grand amateur d’art, décédé cet été. Cette vente débutera par une conférence sur « les grands styles du mobilier » le samedi 23 janvier à 15h (renseignement au 02 54 80 24 24)

 

Samedi 23 janvier 15h, Conférence : « les grands styles du mobilier »

Dimanche 24 janvier 14h, Bel ameublement

Lundi 25 janvier, 14h, Une Chartreuse à Arcachon

 

Infos et visite sur les ventes et inscription pour participer gratuitement aux enchères sur www.rouillac.com – Hôtel des Ventes – 2 rue Albert Einstein – Vendôme – 02 54 80 24 24


Edito de janvier 2021 : Vos jours d’après

L’année est déjà (enfin) terminée et nous aura privés de tant de choses. On tourne une page, même si 2021 reste encore dans l’incertitude, des vœux pour que demain un monde meilleur se construise, rêve indispensable pour ne pas devenir fou. Que ferons-nous après le Coronavirus ? Ce satané virus sera un jour derrière nous, un monde rêvé sans masque, des retrouvailles, des embrassades sans entraves, revivre normalement en somme, d’amour, de liberté et de fête. Puis aller à un concert, danser au milieu des gens, serrer un être cher dans ses bras, redevenir insouciant, parler à autre chose que son écran d’ordinateur, boire un verre ou un café à une terrasse, reprendre la vie sociale avec ses imprévus joyeux et modestes à l’heure et au moment que l’on souhaite…

 

Rêver de pouvoir dire à ses enfants qu’ils ont connus la fin de l’ancien monde, celui qui ne réfléchissait plus, qui se fracassait contre un mur. Et qu’aujourd’hui ils connaîtraient un autre monde, bien meilleur où l’humain se serait enfin réveillé et qu’il s’apercevrait qu’il fait partie d’un tout, que la vie est un équilibre et qu’il a pris conscience de ne pas être le centre de l’univers. Un peu comme la Norvège qui est la championne de la morale climatique avec, par exemple, plus de 50% de son parc automobile qui roule à l’électrique, un pays de rêve au demeurant ! En décembre, seule ombre au tableau idyllique des fjords enneigés de cartes postales, la Cour Suprême à Oslo a affiché sa volonté d’attribuer 136 nouvelles licences d’exploration pétrolière dans l’Arctique, contrant ainsi les organisations environnementales. Un double langage, des vertus écologiques et en même temps une politique extrême d’exploitation du pétrole sur laquelle repose en partie son économie, notamment en mer de Barents faisant fi de la justice environnementale et de ses engagements liés à l’accord de Paris sur le climat.

 

Un après covid finalement où il ne faut pas trop compter sur une économie mondiale plus solidaire… Alors cet après sera ponctué de ce que l’on aimera tous faire individuellement et tout de suite : des retrouvailles extrêmes, des embrassades, des concerts lives,  des activités en groupe ou en association, la fête sera reine et le partage et l’amour seront rois. Pour ma part après la Covid-19, je prendrai entre autres plaisir à lire le journal à la table d’un café, à manger au restaurant avant d’aller danser. Après  la Covid-19, je serai sûrement saoul, au sens propre et figuré, soif de la vie et de rire jusqu’à en perdre la tête !

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