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Article écrit par / Publié le 11 avril 2021
Source:https://lepetitvendomois.fr/actualites/page/3/

Les comices agricoles repoussés à 2022

Après leurs annulations en 2020, la Société Départementale d’Agriculture de Loir-et-Cher (SDA41) reporte sans surprise, vu le contexte sanitaire, les deux comices au printemps 2022. Soulignant l’importance de ces deux manifestations départementales, Jacky Pelletier, président de la SDA41, a pu revenir également sur toutes les actions engagées par l’association envers le Grand Public pour valoriser le travail du milieu agricole du département.

 

« Nous avons attendu la mi-janvier pour connaître la situation afin de prendre les décisions nécessaires. Car l’organisation d’événements qui réunissent jusqu’à 20.000 personnes sur un week-end ne se fait pas sans préparation longtemps en avance » déclare le président. En effet, entre les réunions avec les communes organisatrices, Morée pour le nord du département et Bracieux pour le sud, les commissions, les entrevues et rencontres entre bénévoles pour préparer le côté festif, l’organisation des Comices demande de se rencontrer à plus de six et après 18h, ce qui est impossible en ce moment pour respecter le couvre-feu et les gestes barrières. « En plus de l’engagement des bénévoles, les communes accueillantes doivent s’engager financièrement. Sans visibilité pour cette année, nous restons candidat pour 2022, en espérant que nous pourrons travailler dès l’automne sur l’organisation » souligne Alain Bourgeois, maire de Morée et président de la Communauté de Communes du Perche et Haut Vendômois.


Mais, la SDA41 n’est pas qu’organisatrice de comices. Elle est également l’un des moteurs importants pour la promotion de l’Agriculture sur le département. En plus des concours annuels comme le concours régional de fromages à Selles-sur-Cher ou les concours des vins, la Société travaille depuis deux ans avec le jeune public en organisant une journée «Alimentation» pour les collégiens. « Cette année, nous avons même développé dès la rentrée scolaire, des ateliers pédagogiques pour les classes de Primaire en donnant la priorité aux écoles des communes qui doivent accueillir les comices. Avec le jeune public, on s’aperçoit que, dès le plus jeune âge, les enfants comprennent parfaitement le fonctionnement de leur alimentation. D’où viennent les produits ? Qui les produit ? Comment ? » poursuit Christiane Fouchault, commissaire générale de la SDA41.

 

On voit bien également que les circuits courts sont de plus en plus importants, sollicités par les consommateurs, qui plus est depuis la pandémie. «Nous avons vu lors des derniers comices que l’alimentation prend de plus en plus d’importance avec ces villages au sein même de la manifestation. La SDA41 aide également les nombreuses manifestations agricoles sur le département comme le Marché Bio de Boursay en prêtant le matériel, stands et barrières que nous possédons. Notre volonté, c’est d’être aux côtés du monde agricole du département, aider à promouvoir leur production et qu’ils soient fiers de leur travail » conclut Jacky Pelletier.


#jesuisgorce

Sommes-nous rentrés dans l’aire de la régression démocratique ?

Une fois de plus, une fois de trop peut-être, le droit à l’ironie et à l’humour a été vaincu par les polémiques venant tout droit des réseaux sociaux. Sur fond de fortes critiques, le journal «Le Monde» a publié un communiqué d’excuses après avoir fait paraître dans sa newletter un dessin du caricaturiste Xavier Gorce dans le contexte sensible sur le sujet de l’inceste avec les accusations envers le politiste Olivier Duhamel. En effet, le dessin du caricaturiste avec ces célèbres «Indégivrables» montre un jeune pingouin qui demande à un de ces congénères adultes «Si j’ai été abusé par le demi-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste ?». Face à la pression des réseaux sociaux, la liberté des dessinateurs de presse d’être satirique devient donc compromise. Le journal par sa nouvelle directrice de la rédaction, Caroline Monnot, a parlé d’erreur et a annoncé dès le lendemain de la publication du dessin qu’il n’aurait jamais dû être publié en présentant les excuses du journal à ses lectrices et lecteurs.

 

Rien dans ce dessin était insultant pour qui que ce soit et Xavier Gorce écarte toute transphobie, toute moquerie ou humiliation en soutenant le droit à l’ironie et à l’humour. C’est par cette phrase, «La liberté ne se négocie pas» qu’il a annoncé sa démission du journal Le Monde. On peut ne pas aimer le dessin mais cela ne vaut pas ce torrent d’insultes jusqu’aux menaces de mort. Bien sûr que le dessinateur ne peut se plaindre si les gens expriment un mécontentement, une protestation, dire que tel dessin est xénophobe, misogyne, raciste est un droit mais aujourd’hui très vite ces propos glissent vers de l’intimidation verbale et même physique. Nous ne sommes plus dans un débat mais dans des sentiments de menaces, ce qui est grave.

 

Ces polémiques font dorénavant peur aux journaux qui préfèrent capituler plutôt que de risquer le débat. La censure contre tous ceux qui tiennent des propos problématiques devient doucement la norme comme c’est le cas aux États-Unis, l’importation en France de cette culture puritaine et liberticide remet en question notre conception même de la liberté d’expression. Les réseaux sociaux permettent à chacun de devenir parfois un petit procureur de la vertu, de ce qui est autorisé de dire ou pas au nom de l’ordre moral empêchant le débat public. Ce que l’on nomme «la culture cancel» dans les pays anglo-saxons s’immisce petit à petit dans notre société. Le New York Times en juin 2019 suite à la publication d’un dessin et face à la pression polémiste a décidé d’arrêter de publier des caricatures dans son édition internationale. Certains diront que la liberté d’expression ne doit pas être la liberté de choquer ou de se moquer mais, à les écouter, un auteur comme Molière, aujourd’hui, serait sûrement censuré et non publié avec sa moquerie des puissants, des petits, des femmes, des bourgeois, des médecins… Non, la liberté ne se négocie pas et meurt si elle n’offre plus la possibilité de se moquer, de choquer, de blasphémer ou de heurter.


Vente aux enchères en janvier par la Maison Rouillac

Comme lors des dernières ventes aux enchères début décembre, Philippe et Aymeric Rouillac, commissaires-priseurs Vendômois, poursuivent les ventes en ligne les 24 et 25 janvier prochain.

 

Avec la salle de vente restée fermée et qui ne permet plus d’accueillir le public, les enchères, après la création gratuite d’un compte sur rouillac.com, se font dorénavant en distanciel. Vous pourrez alors enchérir comme si vous y étiez ! Une visite virtuelle en 3D depuis chez vous de la salle d’exposition et des 400 objets mis en vente les 24 et 25 janvier est visible sur le site de la Maison Rouillac, des pages extrêmement bien détaillées quant à l’histoire de ces objets.

Vous pourrez ainsi admirer une série de verrerie d’Art Nouveau, des meubles, sculptures (plâtre, marbre ou bronze) et cabinet de curiosité, des instruments scientifiques qui pour certains datent du XVIIe siècle en vente le 24 janvier. Ce même jour les commissaires-priseurs vendômois mettront en vente également, sorte de clin d’oeil au bicentenaire de la mort de Napoléon 1er, un fauteuil de l’empereur qui avait été conçu pour le Château d’Eu en Normandie et réalisé en 1812 par l’ébéniste Jacob.

Le lendemain, soit le 25 janvier, la vente se fera exclusivement sur tout l’intérieur, riche en oeuvre, d’une Chartreuse sur le bassin d’Arcachon, l’ancienne maison de Jean-Pierre Bernès, homme de lettre, professeur et grand amateur d’art, décédé cet été. Cette vente débutera par une conférence sur “les grands styles du mobilier” le samedi 23 janvier à 15h (renseignement au 02 54 80 24 24)

 

Samedi 23 janvier 15h, Conférence : “les grands styles du mobilier”

Dimanche 24 janvier 14h, Bel ameublement

Lundi 25 janvier, 14h, Une Chartreuse à Arcachon

 

Infos et visite sur les ventes et inscription pour participer gratuitement aux enchères sur www.rouillac.com – Hôtel des Ventes – 2 rue Albert Einstein – Vendôme – 02 54 80 24 24


Edito de janvier 2021 : Vos jours d’après

L’année est déjà (enfin) terminée et nous aura privés de tant de choses. On tourne une page, même si 2021 reste encore dans l’incertitude, des vœux pour que demain un monde meilleur se construise, rêve indispensable pour ne pas devenir fou. Que ferons-nous après le Coronavirus ? Ce satané virus sera un jour derrière nous, un monde rêvé sans masque, des retrouvailles, des embrassades sans entraves, revivre normalement en somme, d’amour, de liberté et de fête. Puis aller à un concert, danser au milieu des gens, serrer un être cher dans ses bras, redevenir insouciant, parler à autre chose que son écran d’ordinateur, boire un verre ou un café à une terrasse, reprendre la vie sociale avec ses imprévus joyeux et modestes à l’heure et au moment que l’on souhaite…

 

Rêver de pouvoir dire à ses enfants qu’ils ont connus la fin de l’ancien monde, celui qui ne réfléchissait plus, qui se fracassait contre un mur. Et qu’aujourd’hui ils connaîtraient un autre monde, bien meilleur où l’humain se serait enfin réveillé et qu’il s’apercevrait qu’il fait partie d’un tout, que la vie est un équilibre et qu’il a pris conscience de ne pas être le centre de l’univers. Un peu comme la Norvège qui est la championne de la morale climatique avec, par exemple, plus de 50% de son parc automobile qui roule à l’électrique, un pays de rêve au demeurant ! En décembre, seule ombre au tableau idyllique des fjords enneigés de cartes postales, la Cour Suprême à Oslo a affiché sa volonté d’attribuer 136 nouvelles licences d’exploration pétrolière dans l’Arctique, contrant ainsi les organisations environnementales. Un double langage, des vertus écologiques et en même temps une politique extrême d’exploitation du pétrole sur laquelle repose en partie son économie, notamment en mer de Barents faisant fi de la justice environnementale et de ses engagements liés à l’accord de Paris sur le climat.

 

Un après covid finalement où il ne faut pas trop compter sur une économie mondiale plus solidaire… Alors cet après sera ponctué de ce que l’on aimera tous faire individuellement et tout de suite : des retrouvailles extrêmes, des embrassades, des concerts lives,  des activités en groupe ou en association, la fête sera reine et le partage et l’amour seront rois. Pour ma part après la Covid-19, je prendrai entre autres plaisir à lire le journal à la table d’un café, à manger au restaurant avant d’aller danser. Après  la Covid-19, je serai sûrement saoul, au sens propre et figuré, soif de la vie et de rire jusqu’à en perdre la tête !


Edito de décembre 2020 : Masque à usage non-médical

Covid-19 oblige, les masques chirurgicaux à usage unique, les bleus qui cachent nos visages, s’accumulent au mieux dans nos poubelles, au pire sur les trottoirs et dans la nature. Chacun désirait un monde meilleur, la pandémie avait suscité des élans de changement à l’heure du «tout jetable» et, finalement, nous nous retrouvons avec un problème qui devient pire que le mal en somme. En conclusion, le mieux pour notre planète restant le masque tissu à usage multiple après un lavage à 60°.

 

Et voilà qu’en novembre, l’association de consommateurs UFC-Que choisir publie sur son site un rapport où elle indique avoir testé au lavage trois modèles de masque à usage unique achetés en grande surface et en parapharmacie. Le verdict après 10 lavages souligne que leur capacité de filtration demeure supérieure à 98% arrêtant les particules d’un diamètre de 3 microns et plus, soit la norme actuellement en vigueur. Une performance qui va même au-delà de la capacité de la plupart des masques en tissu ! Même si quelques médias ont diffusé cette découverte, cette information est restée, il me semble, très confidentielle, la crise sanitaire nous poussant à acheter ces masques jetables par boîte de 50 après que l’Etat nous a certifié au printemps qu’ils n’étaient pas utiles.

 

Pourtant, depuis quelques années, avec l’apparition dans le monde de virus respiratoires tels que le SRAS, des chercheurs ont travaillé sur la réutilisation de ces masques. Mais, la réglementation en vigueur en France ne leur a pas permis de mettre en application leurs résultats. Aucune barrière technique pour la réutilisation des masques après lavage, un blocage réglementaire dû essentiellement au statut légal du masque dit chirurgical, considéré comme un dispositif médical à usage unique. Il est évident que dans le milieu médical pour le personnel bien plus exposé que la population générale, à l’hôpital entre autres avec une véritable filière de recyclage, ce masque doit rester unique. En effet, une charge électrostatique sur le masque neuf augmente donc le pouvoir de filtration du masque et celle-ci disparaît au lavage.

 

Cependant, on pourra noter un paradoxe, celui des masques chirurgicaux pour le grand public qui est à usage non-médical. La direction générale de la santé a même précisé qu’aucun texte réglementaire n’encadre la réutilisation des masques à usage médical pour le grand public, laissant un flou juridique. Prudente, l’association UFC-Que choisir considère également que les conclusions de ces tests ne sont valables que pour les 3 modèles testés, les masques chirurgicaux représentant un marché vaste et changeant. Mais de rajouter que s’ils avaient testé 20 modèles, ils en seraient sûrement au même point.

 

Cette nouvelle de recyclage permet des économies dans les foyers, ce qui avouons-le n’est pas négligeable en ce moment mais surtout, et c’est là son principal bénéfice, permet de réduire la pollution, alors que la crise sanitaire a entraîné l’augmentation d’autres déchets tels que les gants ou les lingettes désinfectantes. Une annonce une fois de plus qui pose la question ou pire qui ébranle la confiance des citoyens…


Edito de novembre 2020 : Vivement 2021

En ce début novembre, nous voilà à nouveau contraints de nous confiner. Sûrement, et nous le voyons bien, différemment du printemps mais, les faits sont là, mercredi dernier, Emmanuel Macron, notre Président de la République, a annoncé la fermeture des commerces non essentiels et interdit tous les rassemblements. Serions-nous des moutons pour suivre les restrictions gouvernementales à la lettre ? Ou complotistes, en nous rebellant et en essayant de crier plus fort pour nous faire entendre ? Il est difficile de se faire une opinion, sûrement trop tôt également. Nous entendons tout et son contraire. Les « spécialistes » défilent dans les médias certains nous demandant de respecter les consignes, d’autres, souvent sur les réseaux sociaux, nous parlent de manipulations. Le Petit Vendômois, en tant que mensuel gratuit d’informations, ne fait pas partie de ces fermetures administratives et peut, preuve à l’appui avec le journal que vous tenez entre les mains, paraître au nom de l’information au contraire des commerçants que l’on connaît tous et dont les volets d’acier sont tirés.

 

C’est une chance et nous en profitons pour éditer ce numéro. Mais, pour donner de l’information, pour continuer à vous communiquer les dates des événements à venir, il suffirait tout simplement qu’ils aient lieu. L’équation est simple, sans manifestations et sans annonceurs, le journal perd totalement de son intérêt et de son équilibre financier fragile. Nous ne sommes pas contraints de fermer par la loi mais, en décembre comme en avril et mai dernier, le journal ne paraîtra pas. C’est assez paradoxale finalement, certains commerces que l’on dit non essentiels vont peut-être fermer définitivement par obligation de rester confinés, type restaurants, cafés, textiles,…  alors qu’ils ont un potentiel qui leur permettrait d’ouvrir et vendre leurs produits ou prestations à leurs clients. Le Petit Vendômois qui lui a la liberté de travailler n’a pas la possibilité de le faire à cause de la fermeture de tout ce qui est l’essentiel à son existence. Nous construisons notre journal tout simplement grâce à l’événementiel,  en étroite collaboration avec les milieux artistiques, les associations, la culture en générale sur notre beau territoire.

 

Ce petit bout de région pour lequel nous nous battons chaque mois depuis 33 ans pour en faire la promotion possède tant de femmes et d’hommes doués, actifs, érudits, capables, talentueux, intelligents que ce soit en entreprises, dans les associations, dans les comités, les administrations… qu’il y a matière à produire des pages et des pages passionnantes. Nous le savons parfaitement et nous le partageons avec vous tous les mois. Quelle perspective pour demain ? Pour vous, pour eux, pour nous tous, économiquement, socialement… Il reste tant de choses à faire et à faire savoir. Comme le disait Pierre Dac, brillant humoriste et comédien : «Les Prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir». Portez-vous bien et prenez soin de vous et des autres, à très vite…


Editorial Janvier 2017

Edito de octobre 2020 : Panthéonisable ou non

Démis de ses fonctions religieuses sous la Révolution Française, le Panthéon devient un temple sous décision de l’Assemblée Nationale en 1791, destiné à accueillir les cendres des grands hommes luttant pour la liberté française. Simone Veil, la dernière inhumée au côté de son époux, a été la cinquième femme à y faire son entrée en 2018, rejoignant 72 hommes.

 

Une pétition lancée en septembre à l’attention du Président de la République fait polémique car elle demande à faire rentrer au Panthéon Arthur Rimbaud et Paul Verlaine. Ces deux poètes majeurs du XIXe siècle ont enrichi par leur génie notre langue et donc notre patrimoine indéniablement. Ne serait-ce justice de célébrer aujourd’hui leur mémoire en les faisant entrer conjointement au Panthéon aux côtés d’autres grandes figures littéraires comme Voltaire, Rousseau, Dumas ou Hugo ?

 

Pour certains l’idée serait ridicule, argumentant que de vouloir confiner dans une institution vouée à la préservation du récit national le corps d’un homme, Arthur Rimbaud, qui a passé sa vie à fuir la France. De plus, l’image des amants débraillés et vagabonds perdure, mais ce lieu n’est-il pas censé recueillir les grandes figures de notre patrimoine national, pourquoi le Panthéon ne pourrait-il pas être également celui des poètes de la Bohème ? Et s’il était interdit que Rimbaud et Verlaine soient célébrés, il faudrait rapidement débaptiser les collèges Verlaine ou les lycées Rimbaud !

 

D’autres contre-pétitionnaires, plus sournois, argumentent la question homosexuelle et la tentation d’en faire un étendard même si les initiateurs de la pétition comparent les amants à des « Oscar Wilde français ». Certains nient cette vérité même si d’innombrables témoignages, documents et lettres ainsi que des poèmes le laissent entendre ou le spécifient. Arthur et Paul n’ont été amants que quatre ans, un concubinage tumultueux et leur histoire a plutôt mal fini, Verlaine blessant en 1873 Rimbaud au bras de deux balles. Et puis, les féministes pourraient dénoncer très justement les violences conjugales commises Verlaine qui battait sa femme. Enfin, les Post-colonialistes ont la possibilité d’accuser le colonialiste ou vendeur d’armes qu’était Rimbaud. Tout cela est vrai et nier cette vérité serait absurde.

 

Mais, toutes les figures illustres qui reposent au Panthéon ont commis des fautes, des excès, des écarts ou des abus. Nul n’est parfait sur la durée entière d’une vie même si ces personnes honorées par la République sont sûrement moins imparfaits que d’autres comme le souligne Frédéric Martel, écrivain et journaliste, pétitionnaire et partisan à l’entrée des deux poètes au Panthéon. Mais, outre qu’entre la Révolution et aujourd’hui, le Panthéon doit changer comme la population française a évolué, l’œuvre extraordinaire d’Arthur Rimbaud et Paul Verlaine est en chacun de nous. Des génies de notre littérature, lesquels ont su, avec quelques mots, accompagner et magnifier nos émotions. Une bonne occasion de les (re)lire en somme.


Rallye Coeur de France

Du 25 au 27 septembre

 

Le virus du rallye plus fort !

 

Même s’il faut redoubler de vigilance dans l’approche sanitaire, le rallye Cœur de France est bien parti pour sauver sa 23e édition, troisième manche du championnat de France. Avec un nombre record d’engagés au départ de Vendôme. Du jamais vu !

 

L’édition 2020 s’annonce particulière à plus d’un titre : d’abord, la pandémie du coronavirus oblige les organisateurs à redoubler de vigilance et à mettre des mesures draconiennes de protection des concurrents et du public. Ensuite, la conséquence de l’arrêt complet des compétitions durant cinq mois est que les pilotes, sevrés de leur passion, se sont rués sur les engagements et que plus de 150 équipages sont attendus sur les routes du Perche-Vendômois. Enfin, l’organisation a continué pendant le confinement à travailler pour être prête à temps. Quant au parcours, il ne change guère vu les circonstances : « En gardant un format condensé autour de Vendôme et de Savigny-sur-Braye, nous restons dans l’ADN du Cœur de France qui fait son succès » confirme Jean-François Dupas, le patron de l’organisation qui mobilise plus de 300 personnes entre les officiels, les commissaires de route et les bénévoles.

 

 

Les temps forts de l’édition 2020

Ce seront les 12 épreuves chronométrées dans lesquelles les concurrents devront donner le meilleur d’eux-mêmes et de leurs voitures sans sortir de la route mais sans trop tirer sur la mécanique car le rallye est long. Elles sont disséminées dans tout le Vendômois (voir lieux et horaires) et même dans la Sarthe avec celle de Bessé-sur-Braye. Elles sont libres d’accès et gratuites via des zones publiques.

 

Deux spéciales-spectacle sont particulièrement intéressantes : celle de Vendôme le samedi 26 après-midi aux Grands-Prés et celle de Savigny-sur Braye au cœur du bourg le dimanche 27 en fin de matinée. De la pure adrénaline avec une bonne visibilité avec dérapages, virages au frein à main et show assurés !

 

Pour ceux qui s’intéressent de près aux voitures de rallye, ils auront l’occasion de voir les mécaniciens en action et les pilotes dans les parcs d’assistance installés à Vendôme place de la Liberté, au Pré-aux-Chats et route de Danzé (ex-Ets Chavigny).

 

Enfin, le départ et l’arrivée se situeront pour la première fois sur le Parvis de l’Hermione. Mais il fort probable que le cérémonial d’arrivée le dimanche après-midi soit écourté et sans public en raison de la crise sanitaire.

 

Demandez le programme !

 

Vendredi 25 septembre
Shakedown (essais libres) 9h30-15h30 Villerable-Naveil
Vérifications techniques 16h-22h Vendôme Le Minotaure

 

Samedi 26 septembre (1e étape)
Le premier horaire correspond à la première voiture VHC (historique), puis après l’ES7 à la première moderne.
Podium départ 8h Parvis de l’Hermione à Vendôme
* ES 1 Sougé-Bonneveau (14,8 km) 9h30
* ES 2 Bessé-sur-Braye (27,2 km) 10h05
* ES 3 Savigny-Marolles (19,6 km) 11h
Assistance Vendôme Place de la Liberté, Pré-aux-Chats et route de Danzé
* ES 4 Sougé-Bonneveau (14,8 km) 14h55
* ES 5 Bessé-sur-Braye (27,2 km) 15h30
* ES 6 Savigny-Marolles (19,6 km) 16h25
—– Fin du rallye VHC ——
* ES 7 Super Vendôme (1,3 km) 17h30
Assistance et parc fermé piscine Vendôme

 

Dimanche 27 septembre (2e étape)
* ES 8 Sargé-sur-Braye (17,8 km) 8h40
* ES 9 Cellé (12,5 km) 9h30
Regroupement Savigny école
* ES 10 Sargé-sur-Braye (17,8 km) 11h25
* ES 11 Super Savigny (1,2 km) 12h
* ES 13 Cellé (12,5 km) 12h15
Arrivée et remise des prix à partir de 13h30 Vendôme Parvis de l’Hermione

 

Retrouvez le détail de toutes les épreuves sur
www.rallyecoeurdefrance.org

 

 

 

Qui peut gagner ?

 

Chaque année, les postulants au titre national sont de plus en plus nombreux. Yoann Bonato, deux fois champion de France (2017 et 2018), a laissé échapper une troisième couronne l’an passé malgré sa victoire au dernier Cœur de France. C’est donc le jeune Yohan Rossel qui défendra son titre. En raison du Covid, une seule manche a été courue (Le Touquet) qui est revenue à Bonato. Le Mont-Blanc début septembre aura permis d’en savoir plus avant le Cœur de France, troisième manche. Bonato (Citroën C3) et Rossel (Citroën C3) vont se retrouver face-à-face mais il faudra compter sur Quentin Gilbert (Citroën C3), Quentin Giordano (VW Polo) et le Tourangeau Pierre Roché (Citroën C3), déjà deux fois vice-champion de France par le passé. Ajoutons un bataillon d’Alpine nouvelle génération aux mains de pilotes talentueux comme Delecour ou Robert.


Porche ouvert, échafaudages disparus

Depuis le 15 août, le quartier Rochambeau à Vendôme est à nouveau accessible par la rue des Poilus. Le quartier autour de l’abbaye de la Trinité arrive quasiment au terme des travaux engagés en 2018 et début 2019.

 

Le porche qui, autrefois permettait en voiture de pouvoir se garer sur le parking du quartier est à nouveau ouvert mais dorénavant uniquement pour les piétons.

 

Quant au parvis devant le Bâtiment Régence, il se trouve dégagé et apparaît enfin dans toute sa grandeur cette façade qui depuis plus d’un an se trouvait cachée par les échafaudages, grue et autres modules des entreprises de restauration du chantier de réhabilitation engagé par le groupe Vuitton, nouveau propriétaire de ce monument emblématique de Vendôme.

 

Reste l’horloge surplombant le cadran solaire au centre du bâtiment qui sera restaurée prochainement. Le groupe LVMH devrait s’installer en septembre et commencer à produire dans ce nouveau pôle de compétence dédié aux cuirs rares et précieux.

 

Quelques aménagements à la charge de la commune pour terminer le pavage le long du bâtiment et le parvis aura son allure définitive. Quant à savoir quand seront organisés les premiers évènements sur cette esplanade, personne ne peut le dire, la Covid-19 ayant retardé l’inauguration et annulé différentes manifestations.

 

Les travaux entamés sur le bâtiment J à gauche transformeront cette bâtisse tout en longueur en différents locaux techniques ainsi que des WC publics et en extérieur un bardage métal l’intégrera totalement dans l’esprit du quartier avec ses jardins à proximité.


Premier salon des artisans d’art au château de Fretay

Ce premier Salon, conçu et organisé par Marie-Hélène Poisson, restauratrice de meubles et objets en marqueterie Boulle et créatrice contemporaine au Château de Fretay sur la commune de Savigny-sur-Braye accueillera 31 artisans d’art les 12 et 13 septembre dans les jardins de sa demeure.

 

Un premier salon qui a la particularité de rassembler des artisans d’art de tout horizon et qui les verra en action sous des tentes individuelles. «J’expose chaque année mon travail au Salon du Patrimoine. Je me suis aperçue depuis très longtemps que les visiteurs apprécient lorsque je m’exécute sur le stand avec ma machine de découpe. C’est une demande forte et hélas tous les artisans ne le font pas. Je désirais organiser ce genre de salon chez moi, le lieu s’y prête parfaitement et la manifestation aura donc cette spécialité et cette obligation de démonstration pour tous les artisans-exposants, des amis pour la plupart» détaille l’organisatrice. Avec des partenaires institutionnels comme le Conseil départemental de Loir-et-Cher, la Chambre des métiers et de l’artisanat du département ainsi que la communauté Territoires vendômois et sa marque Vendôme, le salon se tiendra exclusivement en extérieur ce qui permet de rassurer tout le monde en temps de Covid.

 

Plusieurs animations prévues comme des cours ou conférences (voir programme détaillé ci-dessous) mais également la création en direct d’une sculpture en bois ou l’élaboration d’une fresque sur un mur des communs du château. Le samedi soir, en nocturne, place à l’art musical avec le groupe de jazz Blue d’Aspect, qui jusqu’à 22h, jouera pour les convives en trois sets, réunis autour d’une planche dînatoire avec charcuterie et fromage (réservation plus que recommandée). Côté restauration justement, tout est également prévu pendant le week-end avec à midi des culottes d’agneau et des pommes de terre cuites au feu entre autres. « Nous avons privilégié nos producteurs et distributeurs locaux, nous avons la chance d’avoir tout sur place » insiste Marie-Hélène Poisson.

 

Tout est prêt pour accueillir le public autour des artisans d’art et leur passion, ces ambassadeurs du savoir-faire français. «Quand la main, le geste, le savoir-faire disent aux yeux du public la beauté de notre patrimoine» conclut l’organisatrice de ce premier salon, pas comme les autres.

 

 31 artisans d’art en démonstration 

 

Corinne Tual, fresquiste
Maisons Paysannes de France
Olivier Maupin, restaurateur de livres anciens
Stéphane Sallier, tailleur de pierres, restauration patrimoine ancien
Atelier Laurent Proust, restaurateur de meubles anciens
Atelier Françoise Lagénie, restauratrice de tableaux
Manufacture Langlois, restauration de tapisseries
Atelier La Cerisée, conservation restauration de sculptures
Chimène D, brodeuse au crochet, plumassière
Tzarig, céramique et design textile
Atelier Martinez, joaillier
Morgane Savary et François Moreau, réparation horlogère
Thévenon, tapissier décorateur
Atelier M.H. Poisson, marqueterie Boule
Vendôme, bien plus qu’une place
Leo Capuccio, tailleur et sculpteur sur pierres
Jürgen Katzengruber, couture créative pour homme
Robert Hebrard, luthier sculpteur
Yvan Jolly, sculpteur sur bois
Atelier Lauranne MK, doreuse à la feuille
Cinabre, noeud papillon et cravate
Poussière de pierre, tailleur de pierre
La Sellerie Percheronne, sellier harnacheur
Atelier Métal d’Art, restaurateur de bronzes
Fabrice Gloux et Jeanne Spehar, sculpteur sur marbre – modelage – papier panoramique
Atelier Lorin, maître verrier
Atelier Blois Bleu, marqueteur
Marcel Covello, coutelier-forgeron
Evelyne Gilibert, peintre en décor
Marie Janvier, modiste parurière florale
Atelier Foutu Brin, vannier

 

 Conférences – cours 

 

Jurgen Katzengruber :
Conférence sur les vêtements excentriques à travers les siècles. Samedi et dimanche à 11h30.
Olivier Maupin :
Conférence sur la restauration des livres anciens. Samedi et dimanche à 15h.
Conférence à 4 mains de Jeanne Spehar et Fabrice Gloux complice dans la création et la vie. Fabrice Gloux
Conférence de modelage et de sa passion pour la sculpture française et italienne. Samedi et dimanche à 14h.
Jeanne Spehar
Conférence sur le dessin, peinture et papiers peints panoramiques. Samedi et dimanche à 14h.
Philippe ROUILLAC
Conférence sur la saga des trésors retrouvés dans le Val de Loire suivie d’une dédicaces de l’ouvrage « Adjugé ». Samedi à 16h
Atelier M-H Poisson :
Cours de marqueterie pour les enfants. Dimanche à 10h.
Robert Hebrard
Conférence sur l’acoustique instrumentale. Samedi à 17 H
Une fresque sera réalisée sur un mur des communs du château pendant les 2 jours.

 

Salon des artisans d’art au château de Fretay –
Savigny-sur-Braye – les 12 et 13 septembre,
10h-18h, entrée libre et gratuite
avec nocturne jusqu’à 22h le samedi.
Restauration avec réservation, sur place midi et samedi soir.
Contact : salonfretay@orange.fr
ou sur le compte instagram salonfretay

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