Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 29 mai 2020
Source:https://lepetitvendomois.fr/arts-culture/

L’histoire de l’ordre du Temple dévoilée

Depuis son ouverture il y a une vingtaine d’année, l’équipe de la commanderie d’Arville a pu constituer un fond documentaire substantiel sur l’histoire de l’ordre du Temple, les croisades et l’histoire médiévale plus généralement. A l’initiative du Conseil d’administration de l’association et en accord avec la Communauté de communes des Collines du Perche, l’équipe du site met cette collection d’ouvrages à la disposition des lecteurs de la médiathèque Jules Verne à Mondoubleau.

 

Chaque année, une vingtaine d’ouvrages seront disponibles sur les rayonnages de la médiathèque, et relayés dans les différents points lecture du réseau des Collines du Perche (Sargé-sur-Braye, Souday, Saint-Agil). Et si un lecteur souhaitait emprunter un ouvrage conservé sur le site templier, l’équipe du site déposera celui-ci à la médiathèque. Une façon pour le Conseil d’administration et les salariés du site de la commanderie de faire partager aux habitants du territoire cette ressource documentaire afin que tous puissent la découvrir et en profiter. Il s’agit en même temps de mettre en lumière la richesse de cette histoire, la région autour de Mondoubleau entretenant une relation intime avec l’ordre du Temple comme en témoigne la présence de deux commanderies templières à Arville et au Temple, cette dernière ayant malheureusement disparu.

 

Causerie conviviale vendredi 21 février

Et pour inaugurer ce nouveau fonds, une soirée conviviale, vendredi 21 février, sera proposée à la médiathèque de Mondoubleau pour (re)découvrir l’histoire du site templier, le tout suivi d’un verre de l’amitié.

 

Exposition interactive «Lux in Tenebris»

A cette occasion la médiathèque présentera une exposition interactive, «Lux in Tenebris», prêtée par la Direction de la lecture publique. Conçue comme un thriller médiéval, le visiteur est invité à résoudre une enquête en plein coeur du Moyen-Âge. Vous voilà propulsé dans un thriller/BD médiéval dont vous êtes le héros. Muni d’une tablette et d’un casque audio, vous sillonnez le village et déambulez d’un panneau à l’autre à la recherche des indices qui vous permettront de démasquer le coupable en une heure, environ.

 

Renseignements à la médiathèque
de Jules Verne au 02 54 80 75 40


A la Commanderie, pendant les vacances, c’est le Moyen-âge !

Après une brève trêve hivernale, la commanderie templière rouvre ses portes le samedi 8 février, avec un tout nouveau programme d’animations concocté par l’équipe du site pour ce mois de février.

 

Désormais les vacances scolaires sont l’occasion de (re)découvrir la société médiévale à la commanderie d’Arville avec des activités pour occuper les vacances des petits et des plus grands. Les mercredis sont dédiés aux enfants avec des ateliers d’initiation l’après-midi. Le dimanche, coup de projecteur sur les métiers du Moyen-âge, avec la présence de professionnels en démonstration pour la famille; le tout complété par une visite guidée du site templier. Et désormais, à chaque période de vacances scolaires, un catalogue d’activités renouvelé sera proposé autour de la découverte de la société médiévale. Tous ces ateliers se déroulent à l’abri dans une salle chauffée.

 

Samedi 15 février, Les contes de l’Orient perché

Et pour prolonger le rêve, un nouvel évènement est développé à la commanderie d’Arville: les «contes de l’Orient perché». De par son histoire, une relation étroite existe entre la commanderie templière et la Méditerranée, en témoigne le clocher-mur de l’église bâtie par les Templiers sur un modèle rapporté de leurs voyages. Le calendrier d’animations conçu en 2020 sera l’occasion de rappeler ces innombrables contacts qui se déroulèrent entre Orient et Occident, les Templiers participant activement à ces échanges. Pour cette 1ère édition, la conteuse Sophie Kluzeck nous présente des histoires de princesses et de chevaliers voyageant d’Occident en Orient. Accessibles dès l’âge de 3 ans, les contes seront suivis d’un goûter convivial. Les «contes de l’Orient perché» sont proposés dans le cadre du festival «Tout Feu Tout Flammes» organisé à l’initiative de l’écomusée du Perche, à Perche-en-Nocé. Les spectacles se déroulent dans une salle chauffée.

Les Pass annuels

De nombreux événements sont en préparation sur le site templier : comment faire pour en profiter au mieux ? Grâce aux Pass annuels, développés pour les adultes et les enfants ! Un antidote à la morosité actuelle, puisque l’acquisition d’un Pass permet un accès à la commanderie templière toute l’année, manifestations incluses (escape-game, fête médiévale, etc.). Un dispositif qui s’adresse en premier lieu aux habitants du territoire, leur permettant de profiter des activités organisées à la commanderie d’Arville !

 

Rens. et résa. : 02 54 80 75 41
www.commanderie-arville.com


Hist’Orius : un agenda 2020 bien chargé

De nombreuses activités sont encore programmées cette année pour l’association montorienne.

 

«Notre agenda 2020 sera chargé». On ne pourra qu’être d’accord avec cette affirmation de Gino Segrais, président d’Hist’Orius. L’association dont la raison d’être est de préserver le patrimoine archéologique historique et culturel de Montoire et de ses environs sera en effet bien occupée cette année. On serait tenté d’ajouter comme les exercices précédents. De nombreuses activités sont encore au programme. C’est le constat qui a été dressé lors de l’assemblée générale qui se tenait le samedi 1er février à la Salle Marie de Luxembourg à Montoire.

 

Visites de W3, Montoire et Lavardin

Dans le détail, l’entité continuera grâce à Jean-Pierre Gort, Jean-Louis Huet et Jean-Philippe Duval de faire découvrir le site de W3 à Saint-Rimay autrement appelé le quartier général d’Adolf Hitler. La première visite est prévue le samedi 22 février (lire infos pratiques ci-dessous). Quatorze rendez-vous sont au programme de l’année. Des visites de Montoire, assurées par Roland Deguise, et de Lavardin, chapeautées par Jean-Pierre Gort – encore lui ! – et Françoise Duval, sont prévues. Dix dates sont au total gravées dans le marbre pour l’année qui commence. Du boulot en perspective (nous reviendrons dans le détail dans notre édition de mars sur les visites guidées de W3, Montoire et Lavardin).

 

L’association qui compte aujourd’hui 78 adhérents sera également de la foire de la Pentecôte qui aura lieu à Montoire le samedi 30, le dimanche 31 mai et le lundi 1er juin. Elle tiendra un stand au forum des associations à la rentrée 2020. Et bien sûr tous les vendredis, ses bénévoles assurent une permanence de 10h à 12h au premier étage de la gare historique de Montoire.

 

Un voyage et une exposition

Mais ce n’est pas tout. Hist’Orius organisera en septembre un voyage en Alsace pour découvrir la ligne Maginot et le camp du Struthof, de sinistre mémoire, Au menu également, le Haut-Koenigsberg, Riquewihr et Mulhouse. Mais le programme ne serait pas complet sans la traditionnelle exposition annuelle. Celle-ci portera sur la Guerre franco-prussienne de 1870-1871 dans la région de Montoire. Une saine initiative car ce conflit meurtrier en France en général et dans notre région en particulier a été presque complètement oublié.

 

Infos pratiques :
Pour la première visite guidée de l’année de W3 le samedi 22 février, les inscriptions sont à prendre à l’office de tourisme de Territoires vendômois au 02 54 77 05 07.
Adultes : 5 € ; enfants 3 €. Rendez-vous à 14h à Saint-Rimay sur le parking rue du Tunnel côté Montoire. Les personnes intéressées par l’association Hist’Orius peuvent contacter son président au 09 64 34 32 77. Site internet : www.historius-montoire.fr.

 

Calendrier des autres dates W3 : les samedis à 14h : 21 mars, 18 avril, 9 mai, 13 juin, 27 juin, 11 juillet, 25 juillet, 8 août, 22 août, 5 septembre, 26 septembre, 17 octobre, 31 octobre (à 9h).


Des structures poétiques à fonction interprétative

Pierre-Olivier Hébrard, de son nom d’artiste HPO, est un artiste atypique et attachant comme ses dessins, véritable vibration poétique, croqués précisément et nerveusement au feutre noir. Un parcours hors norme, boulimique de travail constamment remis en cause, exigeant avec lui-même, ne laissant rien au hasard, son œuvre est finalement la continuité de sa vie artistique qui ne fait que débuter.

 

En deux ans, HPO s’est fait un nom. Pas par hasard car la vie est faite de rencontres, d’envies, de travail, d’interrogations, de choix… Une vie professionnelle artistique débutée dans l’art de la taille de pierre, formé par les Compagnons, la sculpture puis dans l’art du marbre, un métier de précision dans des ateliers parisiens avec des chantiers prestigieux : au Sénat, à l’Institut du Monde arabe, au Qatar, avant d’intégrer une formation sur la sculpture française du XVIIIe siècle à Tours. Un enseignement qui l’amène à se loger dans le Vendômois, à Saint Agil précisément, parmi le Cheptel Aleïkoum grâce à Matthieu, son ami d’enfance.

 

HPO s’installe donc avec sa caravane, pour un an à la base, le temps de suivre sa formation, mais finalement il y restera quatre années. Quatre ans de réflexion, de travail où il s’enferme avec papiers et crayons, sortant à peine de sa caravane. «Je n’avais pas la vocation d’un artiste maudit, je voulais faire un test, vendre mes dessins qui s’affinaient. J’ai créé l’affiche de la première édition de Poison d’Avril à St Agil en 2017 où je m’installe avec planche à dessin et crayons au milieu des vignerons et me confronte au regard du public en proposant à l’époque des petits dessins en forme de carte postale que je croque en direct. C’est comme cela que l’aventure a débuté» explique l’artiste. L’idée plaît, le public accroche, tout s’enchaîne. Les portes ouvertes de Dominique Norguet au domaine du Four à Chaux, «Gare à la Rochette» pour la fête de la musique, comice agricole… HPO poursuit sans relâche les manifestations en Vendômois, les lieux où on l’accueille avec ses dessins live. «Tous ces événements ont diffusé mes dessins, mon travail. Ce qui a pu être compliqué dans cette période avec ces dessins à 5€, c’est le manque de légitimité. Certains ne comprenaient pas ma démarche et me voyaient gribouiller simplement en ne connaissant pas mon parcours dans l’artisanat d’art. Aujourd’hui, je suis présent en galerie, à Tours régulièrement à la Boîte Noire, accroché également à Paimpol dans la galerie 2A2 où l’on commence à apprécier mon travail à sa juste valeur, je peux proposer des projets dorénavant» détaille Pierre-Olivier.

 

Car le dessin décliné en mug, lampe, carte postale n’est que le côté visible de l’iceberg, une grosse partie de la vie de l’artiste n’est pas visible en dehors des quelques initiés qui ont la chance de rentrer dans son atelier, une grange au charme certain et où les projets se comptent par dizaine. HPO est prolifique et constamment en réflexion. Un travail artistique qu’il porte depuis son enfance, une continuité entre la sculpture et l’ornement, des collages, des peintures à l’huile, des silhouettes découpées… Tous ces concepts originaux et incisifs pour certains, un véritable artiste en somme, le génie en plus.

Les œuvres de HPO seront visibles à la chapelle Saint-Jacques
du 17 février au 1er mars à l’exposition Assemblage.


Assembler tous les arts

Rassembler tous les arts, peinture, dessin, photographie et sculpture bien sûr mais également conte, cinéma, gastronomie, musique… Voici la vocation et la volonté d’une nouvelle association qui vient de se créer en Vendômois, «Assemblage» qui porte formidablement son nom. Une première exposition se tiendra du 17 février au 1er mars à la chapelle Saint-Jacques à Vendôme avec une programmation éclectique qui rassemblera un grand nombre d’univers différents.

 

Réunir tous les arts lors d’expositions, d’abord en Vendômois mais aussi ailleurs, donner la chance à certains artistes de s’exprimer également, de se faire connaître c’est l’idée de base d’«Assemblage». «Promouvoir les artistes et artisans que nous avons la chance de rencontrer, nous souhaitons proposer des formes d’expositions innovantes, qui mélangeront les arts et la gastronomie. Associer à une exposition artistique, concerts, contes, courts métrages et arts de la table» détaille Corinne Cousin, trésorière de l’association et véritable initiatrice du projet.

 

A cette fin, la valeur du patrimoine sera mise à l’honneur, et le choix de la chapelle Saint-Jacques n’est pas dû au hasard, ce lieu magique et qui fait toujours rêver pour un projet artistique. «Nous aimerions collaborer avec d’autres associations afin de s’entraider et partager notre matériel, nos idées et nos valeurs également. Nous sommes attachés au respect de l’environnement, l’entraide est de rigueur et nos budgets permettront aux artistes d’acquérir le matériel nécessaire à l’expression de leur art et également de les mettre en valeur» poursuit Corinne. Ainsi, depuis décembre, date de la création de l’association, 150 membres ont déjà adhéré, le prix d’adhésion restant libre. Le vernissage aura lieu le 21 février avec une fanfare balkanique qui parcourra le centre-ville de Vendôme dès 16h30 pour amener le public à rejoindre la chapelle Saint-Jacques. Et, l’exposition se tenant pendant les vacances scolaires, il y a là une belle occasion de faire participer les enfants aux nombreuses activités que propose l’association, la découverte en plus.

5 artistes en exposition en permanence :
Laure Benoit Carré (Linogravures),
Romain Coudret (fusain graphique hyperréaliste),
Laurent Alvarez (photographe),
Stfg (lettres d’imprimerie-Les Typolictères),

HPO (Dessins de personnages invitant au bonheur)

 

Horaires : 11h-19h en semaine, 10h-19h le week-end.
Contact : assoassemblage@protonmail.com / 06 89 94 76 60 / www.asso-assemblage.fr

 

 


Militaires américains en visite officielle à Rochambeau

Cela faisait plus de 100 ans que le château de Rochambeau à Thoré-La-Rochette n’avait reçu de visites de militaires américains.

 

Profitant de la venue de l’attaché Défense et de l’attaché Air de l’Ambassade des Etats-Unis sur la base aérienne de Romorantin, Jérôme Danard, président de l’association France-Etats-Unis de Loir-et-Cher et également président national de l’association a fait une demande officielle pour que les militaires américains puissent se déplacer dans la maison familiale du Maréchal de Rochambeau, grand vainqueur de la bataille de Yorktown lors de la guerre d’Indépendance américaine. L’occasion pour ces deux représentants de l’Armée de remettre à Nathalie de Gouberville, descendante directe du Maréchal, un drapeau américain ayant flotté sur un bâtiment officiel des Etats-Unis.

 

«A l’école, on nous apprend beaucoup de choses sur notre indépendance. Il y a bien-sûr Washington, La Fayette aussi, mais Rochambeau est un nom qui marque l’histoire de cette bataille et son rôle important. Un grand stratège et qui a commencé à tisser des liens entre la France et les USA qui restent forts encore aujourd’hui» détaillait le colonel Allen Pepper dans un français parfait lors de la remise du drapeau. Et comme le soulignait Nathalie de Gouberville, ces liens Franco-Américains s’ils demeurent, c’est qu’ils sont aussi entretenus par des rencontres et des voyages régulièrement en Amérique. D’ailleurs en 2020, l’inauguration de la future statue de Rochambeau à Yorktown sera l’occasion d’un déplacement officiel. «Nous voudrions également en 2021 pour le 240e anniversaire de la victoire de Yorktown organiser un grand évènement en Vendômois avec une journée d’animation et de conférence autour de ce thème» concluait Nathalie de Gouberville.


«Arts de jeunes» à Vendôme

4e édition de l’exposition « Arts de jeunes» organisée par le service Enfance jeunesse de Territoires vendômois, l’occasion de découvrir les œuvres réalisées par la jeunesse vendômoise.

 

 

A partir du 11 janvier, seront exposées les créations graphiques des jeunes de 3 à 17 ans, confectionnées au sein des structures d’animations du territoire, «montrer que les activités ne se résument pas qu’à la pâte à sel au sein des structures» précise Mickaël Pasturel, pilote du projet.
Sculptures en fil de fer, tableaux 3D, courts métrages, cubes graphiques, pop art, quilling, musique, toutes ces œuvres ou techniques se découvriront à la chapelle St Jacques à Vendôme. Cette exposition valorise les créations réalisées, apporte une éducation à l’image, au numérique en partenariat avec le musée de Vendôme, quelques écoles du territoire et le Transfo.

 

Une invitation pour se retrouver en famille autour d’activités artistiques et découvrir les réalisations des enfants. Le public pourra s’essayer aux pratiques ludiques et artistiques avec les ateliers mis en place au cours de la semaine d’exposition et des surprises sont également prévues. Un concert de l’école de musique, le samedi 18 janvier sera orchestré en clôture de cette semaine.

 

Exposition Arts de Jeunes, chapelle St Jacques,
samedi 11 au samedi 18 janvier, de 10h à 12h et de 14h à 18h30


Sa spécialité, les animaux

Vanessa Varnier aime peindre des animaux, familiers ou exotiques mais peindre leur expression est devenue sa passion. Un amour inconditionnel pour les bêtes, petites ou grandes, de compagnie, de la ferme ou encore de la faune sauvage.

 

Vendômoise depuis peu même si, enfant, elle passait ses vacances très régulièrement chez des membres de sa famille, Vanessa Varnier s’est installée en 2018 à Vendôme. Après une exposition remarquée au sein de l’agence d’assurances Areas, elle sera exposée en janvier au sein de la salle de l’USV-UA, grâce notamment à l’initiative d’élèves de BTS du lycée agricole lors d’une exposition collective sur l’Art animalier. «Autodidacte complète, je dessinais beaucoup étant jeune mais sans être forcément douée, j’aimais cela tout simplement. J’ai même un temps désiré m’inscrire aux Beaux-arts» détaille Vanessa Varnier. D’abord beaucoup dessiner au crayon pour que la main s’affûte puis passer progressivement à la peinture. «J’avais une appréhension, je connaissais bien le dessin, en particulier je m’exerçais beaucoup sur le nu. Puis, sans doute, grâce à des émotions fortes qui ont jailli du jour au lendemain, je suis allée acheter une toile et au fond d’une trousse j’avais de la gouache. C’était en 2006 et je n’ai plus arrêté depuis de peindre malgré mon travail» poursuit l’artiste.

 

Avec une sensibilité certaine, ce qui anime Vanessa Varnier c’est l’espèce animale, notamment ceux qui disparaissent en commençant par les insectes mais également la cause animale comme ceux exploités dans les cirques. «Je n’ai pas peint énormément mais depuis un an, j’avoue que mon rythme a progressé. Aujourd’hui à 45 ans, je travaille à partir de photo et je propose de peindre les animaux préférés de mes clients, un portrait artistique de l’animal de compagnie par exemple mais également les animaux de la ferme ou de la faune sauvage». D’ailleurs elle vient également de sortir un «livret artistique de coloriage du cheval» que l’on retrouve notamment à l’Espace Culturel du Centre Leclerc. Vanessa Varnier a plusieurs cordes à son arc mais deux côtés artistiques, un hyperréaliste pour s’approcher le plus de la commande, traduire le trait, trouver l’expression des yeux pour que le propriétaire retrouve dans la peinture les caractéristiques de son animal. Mais également une façon de peindre plus personnelle, plus artistique où sa fibre intérieure s’exprime, plus créative en somme. «J’ai besoin de cette liberté mais en même temps les contraintes d’un portrait à réaliser sont un défi vis-à-vis de soi, une pression salutaire» conclut Vanessa Varnier.

 

Exposition collective de l’Art animalier où l’on retrouvera plusieurs œuvres de Vanessa Varnier –
Vendredi 10 janvier (15h-21h) et Samedi 11 janvier
(9h à 12h)-Salle de l’USV-UA, place de la Liberté à Vendôme.
Site internet de l’artiste : vanessa-varnier-simplesite.com / vanessa.varnier@wanadoo.fr /06 70 54 96 48


Têtes et jambes exposées

«La tête et les jambes», la nouvelle exposition à la Galerie de Laurent Potier réunit des œuvres de la Danoise Mia Refslung-Jensen, des poteries et céramiques étonnantes.

 

Des têtes et des jambes en terre cuite, émaillées pour certaines mais, à chaque fois différentes, des dizaines de toutes les tailles, petites ou grandes, où l’expression ne se ressemble pas. Certains visages font penser à des caricatures que l’artiste met une semaine à réaliser pour les plus imposantes. «Elle travaille à partir d’une bande d’argile qu’elle enroule en cylindre. Les grands modèles en utilisent trois qu’elle travaille de l’intérieur, poussant la matière pour former menton et la bouche qu’elle fait sécher. Puis, vient placer la deuxième pour le nez et la troisième pour les yeux. Collées les unes aux autres, cet ensemble forme le visage. Une manière de procéder assez unique» détaille Laurent Potier.

 

Certaines têtes sont alors émaillées partiellement relevant des détails, d’autres ont plusieurs couches d’émail de différentes couleurs et les plus petites restent brutes. Jouant sur l’ambiguïté de la fragilité de la vie, Mia Refslung-Jensen est en France depuis une dizaine d’années et vit dans le Cher, son atelier d’artiste dans le célèbre village des potiers de La Borne. S’inspirant de personne pour ses visages, «tout le monde est personne» pour l’artiste, elle les capte tous finalement, toutes les expressions sont représentées. Une exposition étonnante à découvrir jusqu’au 30 décembre.

 

Exposition «La Tête et les Jambes» Galerie joaillerie Laurent Potier-Rue Marie de Luxembourg à Vendôme/jusqu’au 30 décembre/du mardi au samedi


Montoire et l’entre deux-guerres

Après l’exposition très documentée l’année dernière sur la Guerre 1914-1918, l’association Hist’Orius a préparé une exposition sur l’entre-deux-guerres, toujours en rapport avec Montoire-sur-le-Loir et son ancien canton.

 

Une période de calme relative après la boucherie de la 1ère Guerre Mondiale, l’entre-deux-guerres voit se créer une multitude d’associations, notamment sportives avec son club de pigeon-sport dû à la caserne colombophile de la ville ou de football avec son club Le Stade Montoirien créé en 1925. «Deux clubs existaient dans la ville, l’un laïc et l’autre confessionnel. Un seul restera à cause d’un excès de colère du curé qui dissout son club» s’amuse à détailler Gino Segrais, président d’Hist’Orius, association qui s’emploie depuis 2015, date de sa création, à insérer l’histoire locale dans la Grande Histoire.

 

Plusieurs panneaux viendront guider le visiteur à travers cette période, un travail de recherche impressionnant réalisé par les membres de l’association. La reconstitution de l’intérieur d’une maison de l’époque sera le clou de l’exposition avec une cheminée, vaisselle, linge de maison,… «Comme l’année dernière pour la reconstitution d’une tranchée qui avait impressionné les visiteurs, nous nous attachons, avec des objets d’époque, à une mise en scène réaliste» poursuit le président.

 

Une exposition qui reviendra sur les deux comices agricoles organisés dans le canton entre les deux guerres, sur les louées également, avec des photos de ces journaliers qui, deux fois par an, à la Saint Barnabé (11 Juin) et à la Saint Michel (29 septembre) se réunissaient sur la place Clemenceau pour vendre leurs services aux paysans propriétaires. «Cette exposition a été l’occasion de faire le recensement de la ville et des villages grâce auquel on s’aperçoit notamment que Saint-Oustrille était le quartier où était compté le plus de journaliers et donc assez pauvre. D’ailleurs, ils se proclamaient d’une commune libre car pas besoin d’aller dans la ville, ils avaient tous les commerces sur place, boucherie, boulangerie, épicerie, coiffeur,…».

 

Une exposition où l’on retrouve une multitude d’anecdotes sur Montoire et le bas Vendômois. À ne pas manquer pour les passionnés d’histoire ou les curieux tout simplement, un retour sur le passé, pas si loin en somme !

 

Exposition du 2 au 8 décembre – Montoire/Loir – Salle des Fêtes Quartier Marescot
Conférence par Bernard Perraillon «Montoire et L’entre-deux-guerres»
Mardi 3 décembre 18h à la Médiathèque de Montoire – Quartier Marescot

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