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Etienne Beaudoux, invité d’honneur

Étienne Beaudoux sera l’invité de la Société Archéologique le 24 mai pour présenter Maurice Hallé, sujet de son dernier ouvrage aux Éditions du Cherche Lune. Il s’attachera à faire connaître et mettre en valeur l’homme de Petite Beauce, peu connu en somme, qui fut poète, chansonnier, rédacteur en chef engagé intellectuellement dans la mouvance libertaire du début du XXe siècle mais également une partie de ses poèmes qui décrivent la vie quotidienne du côté de Oucques, son village natal.

 

Étienne Beaudoux ; Maurice Hallé ; Société ArchéologiqueAprès une vie active au sein d’un bureau d’étude qui l’a conduit dans la plupart des pays d’Afrique, Étienne Beaudoux s’est intéressé en premier lieu à l’histoire de son village natal, Moisy, en créant avec quelques amis l’Association Culturelle de Moisy (ACM) au moment de la réfection du retable de l’église. « Par la suite, des archives municipales oubliées ont été retrouvées sur la période du milieu du XIXe jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale. Je m’y suis plongé avec délice en publiant d’abord un livre sur l’histoire de mon village entre Dunois et Vendômois. Puis, nous avons pu organiser depuis 2015 plusieurs expositions sur l’histoire de Moisy » explique l’historien local. En s’intéressant particulièrement à la mésaventure d’une miraculée à Moisy, non reconnue par les autorités ecclésiastiques, Étienne Beaudoux est tombé en explorant dans les archives de la Bibliothèque Nationale sur quelques auteurs connus à l’époque en Petite Beauce, Gaston Couté bien sûr, mais également Maurice Hallé. «C’était un nom qui ne m’était pas inconnu pour en avoir discuté avec André Prudhomme, topographe et historien local à Mer. C’est un homme que j’appréciais, je lui dois beaucoup, il m’a accompagné dans ma volonté de travailler sur l’histoire locale» souligne t’il.

 

Il ne lui en fallait pas plus pour se lancer alors dans la rédaction de la biographie de Maurice Hallé, un homme un peu oublié de ses semblables avec pourtant une rue qui porte son nom à Oucques. Peu d’écrits sur lui. Seuls deux recueils de ses poèmes ont été publiés en 1921 et 1944 illustrés l’un par Germain Delatousche et l’autre par Edmond Rocher. Une vie d’abord à Oucques puis à Montmartre où il s’engagera dans les milieux libertaires et socialistes de Paris. Chansonnier, «diseur» de poèmes sur sa Beauce natale dans les cabarets parisiens, il relancera «La Vache enragée», un quotidien qui paraissait épisodiquement, quand l’argent nécessaire ne manquait pas ! Un choix de poèmes délibéré même si Etienne Beaudoux aurait aimé en présenter davantage ayant pris le parti de les publier dans leur état naturel, avec le vocabulaire et l’orthographe d’origine. Le seul regret de l’auteur qui a fait de longues recherches sur cette figure locale haute en couleur, est de ne pas avoir retrouvé d’écrit de Maurice Hallé sur le Paris de l’époque. Mais, ce que l’on ne regrettera pas, c’est qu’Étienne Beaudoux, passionné et donc passionnant, ait redonné vie à travers ce livre à un personnage attachant, un «poét’ de Biauce, chansognier à Montmartre».

Alexandre Fleury

Il est partout ! Assemblées générales, événements sportifs et culturels, reportages, interviews, portraits… à lui seul, il rédige la moitié des articles du journal. C’est la figure tutélaire de la rédaction et il répond toujours avec le sourire aux très nombreuses sollicitations. Une valeur sûre, qui écume le Vendômois par monts et par vaux et connaît le territoire par cœur.

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