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Un artiste au coin de ma rue

Un artiste au coin de ma rue

A Cloyes-sur-le-Loir a fleuri une fresque murale impressionnante. L’œuvre de l’artiste quiberonnais Thomas Gildas, dépêché par la mairie pour embellir des travaux d’urbanisme.

Thomas GildasOn l’a vu débarquer un jour du Finistère: Thomas Gildas, son fourgon, son échelle, ses grands fûts de peinture et ses pinceaux. Depuis quelque temps déjà, les services municipaux de Cloyes-sur-le-Loir avaient posé un avis de non-stationnement sur le parking concerné et une annonce éditée par la mairie avait prévenu le voisinage: une fresque murale allait recouvrir le grand espace mis à nu par de récents travaux d’urbanisme. Trois semaines durant, chaudement vêtu, bonnet sur la tête, huit heures par jour, l’artiste a tenu le mur. Rompu à l’exercice, il a déjà réalisé plus d’une centaine d’œuvres de ce type.

Comment a-t-on envie de devenir peintre sur d’aussi grandes fresques ?

J’ai commencé par le graffiti. Tracer de grandes courbes en faisant appel à tout le corps, être au cœur de grandes plages de couleurs, j’adore! De près, on plonge dans l’abstraction, on baigne dans la couleur, on surfe sur le mur et, parfois, on rame aussi… Mais, bon, mon autre passion c’est l’apnée. Peut-être y a-t-il un rapport avec le fait d’être immergé? Je ne sais pas, c’est comme ça, c’est tout.

Quelles études pour cela ?

Plus que les études, c’est l’expérience et aussi la curiosité qui conduisent à ce savoir-faire. Pour répondre à la question, j’ai fait des études de design. Depuis plus de quinze ans, mon activité professionnelle est un travail de commande. Je n’ai pas une « façon » de peindre spécifique. Le style graphique dépend de l’idée à mettre en place.

C’est votre première fresque aussi grande ?

En fait, dès le début, fin des années 1990, la ville de Brest disposait d’étendues infinies où peindre était autorisé : le port, des friches, des parkings. Des milliers de mètres carrés pour se faire plaisir.

Comment avez-vous été en contact avec la ville pour ce projet ?

Après avoir peint les logos de la communauté de communes sur les châteaux d’eau, la municipalité m’a parlé de l’idée. En 2016, le maire Philippe Vigier m’a proposé de réfléchir sérieusement à ce projet.
Après un travail de préparation, pour gagner du temps, j’ai utilisé un vidéoprojecteur. Habituellement, je n’utilise aucune technique particulière. Le graffiti m’a permis de développer une très bonne vision de l’espace. J’y vais directement. Mais à bien y regarder, ces poutres ne sont pas si parallèles!
Sur place, le travail s’est étendu sur près de trois semaines. Il faut ajouter beaucoup de temps en amont pour la recherche, la conception, les discussions.

Quelle est la durée de vie moyenne d’une fresque ?

Le vernis que j’utilise en couche finale est très efficace. Les premières fresques qui en ont bénéficié ont environ dix ans. Et elles n’ont pas bougé.

JMV/GL
Photos : Georges Lévêque

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Jean-Michel Véry

Jean-Michel Véry

Journaliste à Politis, à Europe 1, au Petit Vendomois, rédacteur "tourisme" à Néoplanète, pigiste au Figaro et à l'Optimun.


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