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François de L’Eprevier nous a quittés

François de L’Eprevier nous a quittés

Il y a 48 ans en mars dernier, Résurgence voyait le jour…La conviction de la valeur humaine du patrimoine qu’elle annonçait alors, était celle de son fondateur, François de l’Eprevier qui vient de nous quitter le 5 avril dernier.

 

François de l’EprevierIssu d’une famille établie à Vendôme vers 1820, François de l’Eprevier, né à Paris en 1929, débutera sa carrière professionnelle dans l’industrie, chez Alsthom, avant de rejoindre Vendôme et s’installer en 1966 dans la maison familiale au centre de la ville avec son épouse Béatrice et ses enfants. Après avoir travaillé dans l’entreprise vendômoise FMB, il poursuivra sa vie professionnelle au sein de la Chambre de commerce et d’industrie à Blois.

 

Sa connaissance du Vendômois et son goût prononcé pour l’histoire, la généalogie et le patrimoine le conduisent tout naturellement à rejoindre la Société Archéologique. Il participera aussi en 1980 à l’organisation de la quinzaine Balzac, et surtout en 1985 à celle de l’année Ronsard dont il avait été l’un des initiateurs et organisateurs. Auteur d’un recensement des sites ronsardiens en France, sa passion pour le prince des poètes le mena, jusqu’à ses derniers instants, à s’intéresser au lancement d’une année Ronsard en 2024, pour marquer le 500ème anniversaire de la naissance du poète.

 

De notre rencontre en 1969 avec Jean Bernadac, artiste-peintre et chantre de la Vallée du Loir, lui-même passionné par la richesse architecturale du Vendômois et animé de la même volonté d’œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine si menacé à l’époque, va naître en mars 1970, sous la présidence de François de l’Eprevier, l’association au nom si évocateur de «Résurgence». Pour relever le pari de sauver de la ruine la Chapelle romane Saint-Pierre la Mothe à Vendôme dont ni la ville, ni l’évêché ne voulaient se soucier. S’enchaîneront alors jusqu’à aujourd’hui, sous sa présidence jusqu’en 2003, puis sous celle d’Yves Roignan jusqu’en 2008, plus de 30 chantiers de sauvegarde du patrimoine bâti, 160 restaurations et créations de vitraux, de multiples interventions et conseils, ainsi que l’organisation de près de 50 concerts… Un bilan dont François de l’Eprevier pouvait être fier, ne manquant jamais de remercier les bénévoles «oeuvriers» de leur fidèle implication comme les centaines d’adhérents et de sympathisants de leur soutien.

 

Mais «tout ne fut pas une entière réussite» comme le répétait souvent François. Il fut des circonstances, heureusement peu nombreuses, où sa seule bonne volonté et ses qualités d’habile négociateur n’ont pas suffi. Ainsi ne s’est jamais adoucie son amertume à l’égard de la décision négative signifiée à quelques jours de lancer le chantier, finalisé dans tous ses aspects, pour la sauvegarde de la Tour de Poitiers du château de Vendôme. Par contre, François de l’Eprevier, entouré de ses compagnons d’armes Paul Dujardin et Gilbert Guimont, a initié en 1987 un gros dossier auprès du maire de Vendôme, soulignant l’intérêt du Grand Manège du Quartier Rochambeau de Vendôme et demandant sa conservation. S’ensuivirent douze années d’engagement conjoint avec la Société Archéologique et Perche Nature. L’issue positive de ces démarches, aboutissant à la conservation du Manège et des écuries, restera à jamais attachée à vous cher François.

 

Merci, d’avoir œuvré dans l’ombre le plus souvent, sans bruit, sans moyens, sans dossiers inutiles, sans honneurs officiels mais avec des résultats qui contribuent au charme de cette ville et du Vendômois.

 

André Fleury
Président de Résurgence en Vendômois

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