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Quand l’impératrice Marie-Louise et le roi de Rome… (partie 2)

1814, la Campagne de France allait s’achever sur une défaite. Napoléon ordonne à l’Impératrice Marie-Louise, un repli sur Blois avec le Roi de Rome, son fils et une partie de sa cour. Parti de Paris le 29 mars 1814, c’est le 1er avril, en fin d’après-midi que le cortège composé d’une dizaine de Berlines vertes aux armes de l’Empire s’arrêta à Vendôme.
L’Impératrice et l’Aiglon furent logés chez Madame de Soisy dans son hôtel particulier, l’Hôtel de Prunelé, Sous-Préfecture actuelle. Une nuit à Vendôme et le départ dés le lendemain pour Blois…

En route pour Blois

« Sur le matin (du 2 avril), ordre fut donné de seller une partie des chevaux, l’archichancelier étant obligé de partir pour Blois un peu avant l’impératrice Le reste du convoi partit vers 10 heures »
M le comte Christiani chargé d’accueillir Marie-Louise à la limite du département, fut soudain prié, par un courrier, de regagner sa préfecture afin d’y préparer le logement de l’impératrice ; ce qu’il fit aussitôt. Par la suite, les dignitaires qui suivaient la cour furent répartis chez les principaux habitants de la ville.
La route inachevée de Vendôme à Blois rendit le voyage si lent et si pénible, que le comte de Ravazan pût aisément trouver le temps de tout préparer avant l’arrivée du cortège qui fit ainsi son entrée le 2 au soir. «C’était un spectacle étrange que de voir passer ces magnifiques carrosses de la cour, même celui du sacre, crotté jusqu’à l’impériale ; les harnais tissés d’or et de boue ; les habits brodés des chambellans couverts d’ignobles éclaboussures ; enfin, tout le désordre d’une déroute, tranchant sur la splendeur souveraine, attristait l’âme par le sentiment du désastre que cet aspect révélait »
« Marie-Louise, ayant dans sa voiture le roi de Rome, traversa Blois au milieu d’une foule immense et silencieuse : pas un cri ne s’en éleva C’est au milieu de ce morne cortège qu’elle parvint à l’hôtel de la préfecture (l’évêché) »

Hôtel de Ville de Vendôme

Selon l’histoire

Le 1er avril 1814, pour combler ce départ de tous les plus hauts responsables, le sénat désigna un gouvernement provisoire présidé par Talleyrand.
Le 2 avril, le sénat proclama la déchéance de l’empereur.
Le 6 avril, Napoléon abdiqua; le 11, le traité de fontainebleau institua Napoléon souverain de l’île d’Elbe
Marie-Louise de Habsbourg, archiduchesse d’Autriche, fille de François II, empereur d’Autriche, avait épousé Napoléon 1er en 1810 comme l’avait stipulé le traité de paix entre la France et son pays et donna naissance, en 1811, à un fils. Après son départ que nous venons d’évoquer et l’abdication de l’empereur qu’elle ne revit jamais plus, elle rejoignit sa patrie d’origine, mais fut tenue à l’écart de la diplomatie autrichienne par Metternich. Après la mort de Napoléon, elle épousa, en 1821, en secondes noces, le feld-maréchal autrichien von Neipperg et en troisièmes noces, le comte de Bombelles, chambellan de la cour de Vienne, en 1834. Elle mourut en 1847.

Marie_Louise

Son fils, François-Charles-Joseph-Napoléon Bonaparte, prince français, plus connu sous le nom de Napoléon II, ou l’Aiglon, avait été proclamé, dès sa naissance, roi de Rome. Emmené par sa mère à la cour d’Autriche, il vécut alors auprès de son grand-père, l’empereur François II, sous le nom de duc de Reichstadt. Bien que son père abdiquât en sa faveur, en 1815, après la bataille de Waterloo, les vainqueurs refusèrent de reconnaître sa légitimité. Isolé de ses partisans, il mourut de la tuberculose au château de Schünbrunn en 1832, à l’âge de 21 ans.

Références : Histoire de France – Robert Milliat, vers l’exil – Touchard-Lafosse, histoire de Blois et de son territoire – Dossier personnel.
Iconographie : collection particulière – catalogue Joconde, Marie-Louise, impératrice et le Roi de Rome, François Gérard (1770-1837), château de Versailles.

Article paru dans Le Petit Vendômois de octobre 2012

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