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La Société archéologique s’enrichit du don de Claude Leymarios

La Société archéologique s’enrichit du don de Claude Leymarios

Juste avant Noël, la réunion du Conseil d’administration, sous la présidence de Bernard Diry, a pris une tonalité bien particulière. En effet, Claude Leymarios, président honoraire de la société savante, a fait montre de sa légendaire volonté de transmission des savoirs vis-à-vis de la Société archéologique, mais aussi pour tous les chercheurs en matière d’histoire locale.

 

En effet, il a transmis son travail de dépouillement du fonds « sociétés savantes » de la Société archéologique effectué par ses soins entre 1970 et 1975. «La difficulté rencontrée par les chercheurs n’est pas l’absence de documents mais, souvent, l’ignorance de leur existence et, de fait, l’incapacité de les exploiter.» Bien avant l’heure de la numérisation et du travail informatique, Claude Leymarios a réalisé l’inventaire exhaustif des richesses possédées par la société en 1975.

 

«Ce dépouillement a commencé en 1970 dans le cadre de ma préparation à mon diplôme d’archéologie médiévale dans le cadre de l’Ecole des Hautes Etudes, obtenu en mars 1973 avec comme directeurs Jacques Le Goff et Jean-Marie Pesez dont le sujet était le massif forestier de Marchenoir et ses fortifications en terre.

 

Le travail a été poursuivi pour préparer ma thèse de doctorat de 3e cycle sous la conduite d’André Leroi-Gourhan sur le thème des mégalithes du bassin de la Loire, en fonction des bassins versants. Après l’obtention de mon Dilpôme d’études approfondies (DEA) en juin 1974 toujours sous la houlette d’André Leroi-Gourhan, il m’a été impossible de poursuivre avec lui car, au Collège de France, il n’y avait pas de structures nécessaires pour accueillir les doctorats de 3e cycle.»

 

Et c’est donc depuis l’université de Tours, avec comme directeur de thèse Raymond Chevallier et un nouveau sujet, l’inventaire topo-bibliographique archéologique du Loir-et-Cher, que Claude Leymarios a poursuivi son travail et exploité l’important dépouillement qui s’est déroulé entre 1970 et 1978.

 

C’est un chariot qui a été nécessaire pour réaliser ce transfert de données. Ce don a été accueilli comme il se doit par les administrateurs de la société savante. Monseigneur Verrier avait accompagné le généreux donateur dans cette démarche et salué l’ensemble du travail accompli, générosité d’ailleurs largement soulignée par le président, Bernard Diry.

 

A noter : le samedi 3 février à 16h, dans la salle de la Porte Saint-Georges, à Vendôme, conférence Pascal Audoux « L’extraordinaire histoire du chocolat Poulain »

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