Bientôt Badaboum à Vendôme

Elles sont trois, mère et filles pour ouvrir prochainement « Badaboum » une Maison d’Assistantes Maternelles (MAM) à Vendôme.

 

En pleine préparation, les pinceaux à la main dans leur local du 29 rue du XXe Chasseurs, Nadège, Chloé et Clara s’affairent aux derniers préparatifs. «Nous avons une pré-autorisation, un accord de principe de la PPMI (Protection et Prévention Maternelle Infantile) du service du Conseil départemental qui attend l’accord de la ville de Vendôme. Nous avons reçu au local tous ces services et l’agrément devrait arriver prochainement pour une ouverture en début d’année 2020» détaille Nadège Couvreur, assistante maternelle.

 

Une histoire de famille également, car Chloé et Clara, ses deux filles, la rejoignent pour créer l’association. «Aucune MAM n’existe actuellement à Vendôme, l’histoire des MAM en France est récente. Nous avons de plus une approche du projet totalement différente des autres maisons car c’est en famille que nous la créons. L’avantage c’est que nous nous connaissons bien et nous sommes une famille soudée» poursuit Chloé.

 

Une manière de rompre l’isolement des assistantes maternelles, d’offrir également une semi-collectivité même si elles se défendent d’être une crèche. Le fonctionnement reste comme leur statut le stipule, 4 enfants maximum, âgés de 3 mois à 3 ans, dédiés par assistante qui reste la référente de l’enfant. Douze au maximum donc dans une maison totalement adaptée à cette utilisation et sécurisée : trois chambres, un grand salon, une cuisine, deux salles de bains, deux WC et deux autres pièces pour en faire un bureau et une réserve. «Nous nous sommes projetées directement quand nous l’avons visité. Nous sommes parties pour une ouverture de 7h à 19h mais au contraire d’une crèche, nous fonctionnons par contrat et nous avons une souplesse des horaires. On s’adapte à la demande, ouvert du lundi au vendredi» explique Nadège. En travaux actuellement de peinture et d’agencement, ce lieu devrait à terme accueillir un assistant maternel supplémentaire.

 

Contacts pour tous renseignements et inscription :
Nadège 0631 86 97 06 / Chloé 06 78 86 90 51 / Clara 06 74 44 18 80




KRYS, un 2e magasin d’optique à Saint-Ouen

Depuis fin octobre, Jérôme et Melinda Savornin avec leur équipe ouvrent un deuxième magasin d’optique KRYS à Saint-Ouen à côté du Carrefour Market.

 

Nicolas et Emilien accueillent les clients du lundi après-midi au samedi soir dans un magasin totalement rénové. «En tant qu’indépendant, on continue notre travail de qualité avec des produits haut de gamme mais nous pouvons également répondre aux appels d’offre des mutuelles» détaille Nicolas Chevrard, gérant opticien de cette nouvelle boutique et riche de 13 ans d’expérience chez KRYS.

 

Le gros avantage de cet emplacement reste le parking, pas de places à chercher et pas d’attente. Une belle surface de 120 m2 de vente, totalement rénovée avec une salle d’examen à l’ergonomie idéale et l’atelier toujours au centre du magasin. Un matériel performant pour concevoir chaque paire de lunettes, une qualité égale au magasin du centre-ville, comme par exemple une colonne de centrage numérique. «Nous avons développé également un rayon avec de nouvelles marques comme Superdry ou Monboussin avec sa gamme d’optique» poursuit Nicolas.

 

Un magasin donc totalement neuf et climatisé, avec un service optimum et qui accepte la Clé Vendômoise ! Qui dit mieux ?

 

KRYS – Parking de Carrefour Market –
Ouvert du Lundi 14h 30- 19h au Samedi 10h-18h
(19h les autres jours de la semaine)
Journée Continue les vendredi et
samedi 10h-19h (18h le samedi)




Chauffeur chez Val Dem

Le Syndicat mixte de collecte, de traitement et de valorisation des déchets ménagers du Vendômois (Val Dem) accueille en son sein plusieurs métiers comme ceux de chauffeurs et rippers, ces hommes que l’on aperçoit chaque jour ramasser les containers d’ordures ménagères dans les rues.

 

Depuis 10 ans chez Val Dem, Romain Dollet a débuté sa carrière comme gardien de déchetterie. Devenu ripper, l’homme à l’arrière du camion qui ramasse nos poubelles, il passe son permis poids lourd grâce à une formation et devient dorénavant chauffeur de camion pour la collecte. «Ce sont des changements de poste et non de grades. En fonction du besoin des services, je peux très bien être rattaché à un autre poste. Il faut être polyvalent même si maintenant mon travail est principalement de conduire les camions, il faut accepter d’être ripper également» explique Romain.

 

La journée du chauffeur débute à l’entreprise à 6h15. «On commence toujours notre journée par la mise en route du camion, vérifier si tout fonctionne pour un départ de la tournée à 6h30 et qui se termine à 13h30-14h avec une pause obligatoire de 20 mn» détaille t’il. Connaissant parfaitement le métier, qu’il soit à l’avant ou à l’arrière du véhicule, Romain aime le contact et par le questionnement devient parfois l’interlocuteur entre le syndicat et ses usagers, répondant aux interrogations, les horaires des déchetteries par exemple ou comment remplacer sa poubelle si elle est cassée.

 

Etre sur la route, dans les rues, demande à ses agents d’être vigilants quant à la circulation. «Cela nous arrive régulièrement de faire la police, les automobilistes doublent parfois dangereusement». Au retour chez Val Dem il faut vider le camion dans des semi-remorques qui sont régulièrement en liaison avec l’usine d’incinération à Blois (2 rotations par jour en moyenne) ou à Mur de Sologne au Centre de tri pour les déchets recyclables (poubelle jaune). Puis laver son camion aussi, cela fait partie du job avec de l’eau de pluie récoltée des toits de l’entreprise et contenue dans des citernes.

 

Reste que Romain aimerait passer quelques messages aux usagers comme ne pas sortir sa poubelle si elle ne contient quasiment rien ou, bien tailler ses haies pour faciliter le passage du camion et pourquoi pas regrouper ses poubelles entre voisins afin de ne faire qu’un arrêt. Des petits gestes qui ne coûtent rien et facilitent le travail de ces hommes.




L’Italie à Vendôme

La ville de Vendôme a accueilli une délégation Italienne de Butera (Sicile) en octobre, poursuivant une démarche d’éventuel jumelage futur.

 

C’est la première fois que Filippo Balbo, maire de Butera, venait à Vendôme. En août dernier, c’était Laurent Brillard, maire de Vendôme qui s’était rendu en Italie, découvrir Butera, ville sicilienne. «Les Rendez-vous de l’histoire avec cette année le thème de l’Italie, était le prétexte tout trouver pour inviter cette délégation italienne à découvrir notre ville et la région avec un programme de cinq jours» détaille le maire.

 

Les premiers contacts avec Butera ont eu lieu lorsque les Vendômois qui s’étaient déplacés en Allemagne pour fêter, en 2018, les 45 ans du jumelage Vendôme-Gevelsberg, ont rencontré les émissaires de la cité Sicilienne, jumelée avec Gevelsberg depuis 15 ans.
«Un lien se noue alors car nous sommes très attachés à notre jumelage avec Gevelsberg. Ce court séjour pour nous rapprocher, se mettre au point sur les échanges futurs et peut-être concrétiser un jumelage en 2020 ou 2021» poursuivait Laurent Brillard.
Ce qui se prépare aujourd’hui ce sont les fondations, tout est à élaborer et comme le précise Michèle Corvasier, maire-adjointe en charge des échanges internationaux, Vendôme prendra le temps de construire cet échange.

 

Même si Butera est plus petit que Vendôme, elle est une des communes les plus grandes de Sicile, très étendue avec une production vinicole très importante, des agrumes, oranges et citrons et la fameuse huile d’olive, tant appréciée.
Début octobre, la délégation italienne a visité Vendôme bien sûr pour en comprendre son patrimoine et son histoire mais ces 4 représentants ont pu également apprécier le Vendômois dans son ensemble avec ses entreprises, son artisanat et ses producteurs agriculteurs locaux.
« Un bon mariage se fait quand les mariés se connaissent » concluait Laurent Brillard.




Sportifs et bénévoles à l’honneur

La grande salle du Minotaure était bien remplie pour accueillir la cérémonie annuelle des récompenses individuelles et collectives des clubs sportifs de la ville et de ses bénévoles.

 

Une cérémonie qui commence traditionnellement par les félicitations du maire, Laurent Brillard entouré de toute l’équipe municipale et de Sam Ba, adjoint en charge du sport. «Sportifs, bénévoles et partenaires, une synergie positive et Vendôme est fier de ses clubs» soulignait le maire. Une manifestation qui permet également aux élus de rappeler l’action publique et l’argent engagé pour que ces clubs puissent s’entraîner. «Une politique sportive menée en collaboration avec le service des sports pour l’entretien du matériel sportif mais également pour les diverses activités comme le péri-scolaire ou le soutien aux clubs par la mise à disposition ponctuelle ou régulière du personnel communal» détaillait Sam Ba.

 

L’occasion aussi de remercier les clubs sportifs pour les valeurs véhiculées, si importantes, peut-être encore plus aujourd’hui. «Mettre l’accent sur les valeurs comme le respect de l’adversaire, le dépassement de soi, le courage, la persévérance et la patience. Ce sont des valeurs qui ne sont pas uniquement dans les enceintes sportives bien sûr, elles se retrouvent aussi dans la société et à tous les âges de notre existence, mais elles prennent tout leur sens dans un club sportif» poursuivait l’adjoint. Car, au-delà des exploits sportifs mis en avant ce soir-là, le sport apporte le lien social indispensable. Et récompenser dans la même cérémonie les bénévoles c’est aussi insister et proclamer face aux jeunes qui seront les adultes de demain, que sans leur bonne volonté, aucun club ou association ne pourrait survivre.




Et le curé sauva Chambord

Alors que Chambord fête ses 500 ans cette année, Gilbert Bourdoiseau, maire pendant 25 ans de la commune de Busloup, en rendant visite à son fils à Guebwiller, tombe nez à nez avec une plaque de rue qui l’interloque : «Rue Marie-Joseph Gilg (1868-1960) Sauveteur du Château de Chambord en 1944».

 

La rencontre avec ce panneau, appuyée par le dernier film Chambord du réalisateur solognot, Laurent Charbonnier, a intrigué Gibert Bourdoiseau ; «J’ai acheté alors d’occasion le livre écrit par l’ancien curé, sorti après-guerre et qui détaille le sauvetage 5 jours durant des habitants du village et du château Chambord en août 1944. Marie-Joseph Gilg en devient le sauveteur pour une raison toute simple en somme, originaire d’Alsace, il parle parfaitement l’allemand !» détaille t-il.

 

En effet, sous le joug des Allemands, tendus et irrités par l’avancée des troupes américaines, Chambord, par ses nombreuses forêts, est un lieu extrêmement fréquenté par le maquis très actif en cet été 1944. Nous sommes le 21 août, suite à la mort d’un soldat allemand, les hommes et femmes du village sont réunis dans le château où se discute leur sort entre officiers. Plusieurs incendies sont à déplorer dans le village dont celui de l’hôtel ainsi que des fermes qui ont été la proie des flammes en représailles par les occupants. Le curé du village, par discussion et dialogue, arrive à raisonner les Allemands et à faire libérer les otages, même si l’on déplore des morts. «Ce qui m’intéressait dans cette histoire c’était de la faire connaître au maximum. Je suis étonné que l’on en parle peu. C’est un homme qui mérite en tant qu’homme d’être reconnu». D’ailleurs, ce fut chose faite en son temps car, le 14 juillet 1949 dans la cour du château de Chambord, le curé fut décoré de la croix de chevalier de la Légion d’Honneur par le député de Loir-et-Cher de l’époque, Robert Bruyneel. Depuis, il est vrai que son histoire héroïque a été peu rapportée.




Editorial Janvier 2017

Copie de Edito de novembre 2019 : Fatigué

En novembre, le Congrès International sur le Temps* se tiendra à Paris, l’occasion de revenir sur un phénomène inquiétant. Je ne vous parlerai pas du temps qui passe, ni de l’homme qui a de moins en moins le temps malgré toutes les technologies qui nous en font gagner, mais plutôt du temps de sommeil. D’après les scientifiques les plus aguerris comme Claude Gronfier, neurobiologiste à l’Inserm, spécialiste du sommeil, ce temps de sommeil s’est réduit considérablement en 100 ans, une perte de deux heures par jour, soit moins vingt à moins vingt-cinq pour-cent en moyenne pour un dormeur lambda comme moi. C’est énorme pour notre régulation biologique…

 

Ce n’est pas un scoop, le temps passé devant les écrans que sont les smartphones, téléviseurs ou ordinateurs perturbe notre cycle de sommeil. Nos modes de vie se sont peu à peu opposés au sommeil, c’est devenu normal de moins dormir mais chez tout être vivant, il existe une horloge biologique interne et son rythme est circadien, c’est-à-dire basé sur le cycle des 24 heures, régulant le système veille/sommeil. En cette rentrée automnale et bientôt hivernale, la baisse de la lumière la journée et surtout le trop plein d’écran le soir vont avoir de grandes conséquences sur notre sommeil. Le médecin neurologue encourage aujourd’hui le «couvre-feu numérique» en suspendant toute utilisation technologique comme les portables, tv,… une heure avant de se coucher, sinon l’endormissement sera retardé. Claude Gronfier préconise donc de respecter une hygiène lumière et une hygiène sommeil afin d’éviter un grand nombre de troubles.

 

On sait dorénavant que dormir moins de 6 h réduit la vigilance dans la journée, augmente l’irritabilité et perturbe les relations familiales et donc directement la qualité de vie et le travail. On pourrait, toujours d’après les spécialistes, rajouter un risque élevé d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de problèmes cardiaques et donc d’accidents. Une envie soudaine de plus dormir nous prend, vu la liste effrayante de pathologies développées par le manque de sommeil.

 

Comment alors améliorer son sommeil ? Moins d’écrans le soir, on l’a vu, encore moins dans la chambre (bon courage aux parents d’ados !) sans sonnerie de portable non plus (le mode «avion» existe, si, si), dans le noir complet, avec une température idéale de 18° ni plus ni moins, pas de café, ni de thé le soir. On peut également faire la promotion de la sieste, personnellement je l’adore mais jamais plus de 30 mn.

 

Même s’il y a 100 ans, nous devions vivre bien plus au rythme d’une journée, c’est-à-dire jour/nuit, nous avons du mal à pouvoir imaginer la vie de nos arrières-arrières-grands-parents qui, à la nuit tombée, n’avaient plus que la flamme pour s’éclairer. L’heure du coucher et lever du soleil n’a vraiment plus d’importance depuis peu finalement à l’échelle de l’humanité et même si la plupart d’entre nous continuons à nous coucher le soir, la contrainte des horaires de bureau et d’écoles y est pour beaucoup. Et demain ? Grâce notamment au télétravail, au rythme d’internet, certains feront leurs courses à 2h du matin, pendant que d’autres se lèveront, on le voit déjà des temps chamboulés dans les grandes villes. Une vie 24/24, 7/7, chacun à son rythme où rien ne s’arrête. Mais au contraire des machines, nous avons besoin d’un sommeil réparateur, nos cernes nous remercieront ! C’est quand qu’on dort ?

 

* Congrès International du Temps du 21 au 23 novembre à la Cité des Sciences à Paris




USV Natation impatiente

Malgré l’attente insoutenable de l’ouverture du centre aquatique de Vendôme, l’USV Natation garde le moral, notamment grâce à une subvention exceptionnelle.

 

Beaucoup de monde pour cette 2e assemblée générale des deux coprésidentes, Marie-Pierre Augier et Sophie Pires. Une saison 2018-2019 qui devait voir l’ouverture du nouveau centre aquatique. «Les multiples dates annoncées puis reportées, nous ont fait passer par bien des sentiments : espoir, déception, impatience, agacement mais surtout ont occasionné un nombre d’heures colossale de travail, de concertations, de recherches de solutions et de nuits blanches» soulignait Marie-Pierre Augier. L’USV natation avait même envisagé le licenciement de William Guilloteau, nouveau salarié depuis un an au Club. Alors s’engageait la constitution d’un dossier de préjudices demandé par Pascal Brindeau dès décembre 2018 avec un budget prévisionnel modifié afin d’anticiper les difficultés financières qui se profilaient et la mise en place d’actions pour trouver des recettes supplémentaires. «Les économies et les manifestations supplémentaires nous ont dégagé environ 15.000€ auxquelles il faut ajouter une subvention exceptionnelle de 26.473€ accordée le 5 mars par Territoires Vendômois» poursuivait Sophie Pires. Une somme qui permet au club de démarrer la saison 2019-2020 en aidant à couvrir les dépenses de début de saison.

 

Côté vie de club, Wilfried Gruel a complété sa formation «Nagez Forme Santé» auprès de la Fédération, ce qui permet d’accueillir un public présentant des pathologies nécessitant la pratique de la natation. L’école de natation marche fort pour les jeunes licenciés. Le club compte également un nombre important de jeunes bénévoles pour la natation de course comme pour la natation artistique. «Cet engagement montre que les valeurs que nous transmettons et défendons au sein du club perdurent». Le Sport adapté s’est également développé où, là encore, Wilfried Gruel entouré de deux services civiques de l’USV – Union d’Associations, Fabien et Alexandre, a constaté les progrès et l’épanouissement des enfants en situation de handicap mental, intellectuel et psychique.

 

De nouveaux projets comme une section Water-polo, une école aquatique pour les enfants à partir de 4 ans devraient enfin voir le jour avec l’annonce pour décembre de l’ouverture du centre aquatique qui attend début octobre la mise en place de son nouveau filtre. «A l’arrivée dans la nouvelle piscine, nous rouvrirons les inscriptions afin d’atteindre l’objectif des 450 adhérents, nécessaire au maintien de nos salariés» détaillait marie-Pierre Augier. L’assemblée Générale se terminait par les remerciements faits à la mairie pour avoir choisi de garder en régie le fonctionnement du nouveau centre aquatique, le service public plutôt que le privé afin d’être davantage à l’écoute des besoins du club.




Pas d’âge pour le billard

Louis Génot reçu à la mairie avec honneur pour confirmer qu’il n’y a pas d’âge pour jouer au billard.

 

Né à Vendôme le 25 septembre 1925, soit 94 ans jour pour jour, Louis Génot reçoit un trophée pour son engagement toujours actif au sein de l’USV Billard. «Inscrit au Club de billard depuis ma retraite en 1986 comme cadre chez De Dietrich, je désirais une occupation et ne pas rester seul à la maison. Je m’y rends en moyenne 2 fois par semaine et je m’aperçois bien que la vieillesse est là lorsque je ne peux plus faire certains coups comme monter sur le billard pour des billes bien précises» s’amuse le nonagénaire lors de ses remerciements aux élus, aux membres du club et à sa famille venus saluer ce licencié hors du commun.

 

Organiste en l’église de la Madeleine jusqu’en 1990, Louis Génot a toujours aimé le piano, ayant vécu chez sa grand-mère vendômoise et professeur de piano. Parcourant la campagne, il a aussi, avec son groupe, introduit le gospel dans les paroisses vendômoises. Pour le billard, il se souvient avoir joué avec son père mais c’est réellement à la retraite qu’il le découvre. Il affiche aujourd’hui 33 ans de pratique ! « Lorsque je viens au club, parfois je ne joue pas mais par contre j’y rencontre toujours des amis » conclut Louis Génot.




Calque et transparence, peinture et mot

Jusqu’au 31 octobre, la Galerie Laurent Potier accueille Bérénice Constans, artiste bordelaise et ses œuvres méditatives. Un voyage à travers ses mots et encres, une artiste et écrivain nous fait découvrir son monde mystique.

 

Bérénice Constans écrivait à la fin des années 80 dans les Cahiers de Schibboleth, petit tirage où beaucoup d’auteurs se sont exprimés. Les éditions ont cessé mais Bérénice a continué à écrire et illustrer des livres, notamment ceux de Claude Louis Combet, philosophe-écrivain. Grâce à son réseau dans le monde de l’art et ses connaissances, Laurent Potier a pu persuader cette artiste reconnue de venir exposer à Vendôme au sein de sa joaillerie-galerie, chose rare car Bérénice expose peu et surtout s’expose peu.

 

Ainsi, à Vendôme, ses nouvelles œuvres, des encres sur papier calque polyester, matière indéchirable que les architectes utilisent pour leurs plans, s’affichent sur les murs blancs de la galerie. Un monde de méditation et de spiritualité, des encres aux couleurs douces, jouant avec la transparence du papier et toujours rehaussées par une phrase illustrant son tableau, Bérénice Constans aime que l’on imagine ce qu’il y a derrière son œuvre. Certaines ont un interrupteur afin d’alimenter une petite Led et qui alors transforme le tableau par sa transparence avec un point lumineux à un endroit précis comme le point de méditation que l’artiste a matérialisé.

 

Avec ses œuvres, pour certaines référencées à la Bibliothèque de France, qu’elles soient écrites comme son dernier livre «L’œil de tous les yeux», ses illustrations, ses carnets intimes qui sont tous des œuvres originales que l’on découvre en vitrine chez Laurent Potier, l’observateur plonge dans sa propre interprétation et qui ne sera pas celle des autres. La phrase qui émane de son imagination en dessous de ses encres peut diriger le regard mais finalement même ses mots restent mystiques. La complexité entre art et littérature est en perpétuelle relation, un univers qui a peu d’égal, intime sans l’être, vision de l’inconscient, des œuvres très féminines. En relation totale avec le thème qui en 2019 a animé Laurent Potier et son hommage, tout le long de l’année, aux artistes féminines.

 

Jusqu’au 31 octobre – Galerie Laurent Potier
rue Marie de Luxembourg à Vendôme- tous les jours aux heures d’ouverture de la joaillerie – fermeture le dimanche et Lundi
Pour finir l’année 2019, en Novembre et décembre, la galerie exposera la sculptrice Danoise, Mia Refslund – Jensen.