Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 25 février 2020
Source:https://lepetitvendomois.fr/auteur/alexandre-fleury/

Judo Club de Vendôme à l’heure des bilans

L’USV Judo est un club dynamique depuis 1956, date de sa création par le Dr Pierre Chevallier. Il le prouve encore malgré la baisse du nombre de ses licenciés, comme tous les clubs de France, et des résultats sportifs indéniables.

 

En présence de Séverine Durin, présidente de l’USV-UA, de Laurent Brillard, maire de Vendôme, de Sam Ba, adjoint en charge du sport et de Jean-Claude Mercier, conseiller municipal, Muguette Saillard, présidente de l’USV Judo dressait le bilan de la dernière saison 2018-2019 du club. Une saison marquée par le départ de Laurent Esnault, entraîneur salarié, déclaré inapte suite à sa longue maladie, au club depuis 30 ans. «Nous avons fait face à sa longue absence grâce à Bruno, Georges, Roger, Éric et Romain, nos enseignants salariés et bénévoles qui nous ont permis de passer ce cap difficile en associant Pascal et Guillaume pour leur aide précieuse» remerciait la présidente.

 

Ayant repris les rênes du club pour venir en aide à Philippe Maillard, Muguette Saillard a commencé à mettre en place des commissions (sponsors, animations,…) pour soulager le travail du bureau. Le club, c’est bien sûr du judo mais également du taïso (pratique douce du judo), des cours de jujitsu et un cours ludique en Ehpad dont la doyenne a tout de même 95 ans.

 

Quant aux résultats sportifs, ils sont plutôt bons. Eric Jouanneau, qui a repris la direction technique et qui accompagne les compétiteurs jeunes et moins jeunes, en dresse le bilan en fin d’assemblée. Johanna Ménard qui bat tous les records du club en ce moment avec sa participation au championnat d’Europe Universitaire à Zagreb en Croatie ainsi que l’équipe féminine qui a participé au championnat de France par équipe 2e division le 14 décembre pour la 2e année consécutive en se classant 7e de la compétition. «Tout le monde est un peu déçu par ce classement mais le résultat est plutôt encourageant et sera meilleur l’année prochaine» concluait-il.

Toute l’actualité de l’USV Judo : www.judovendome.com


Victime, plus jamais seule

La journée européenne des victimes le 22 février est l’occasion de souligner l’action de France Victimes 41, une déclinaison départementale du réseau national. Avec plusieurs antennes en Loir-et-Cher, cette association qui vient en aide à toutes les victimes à caractère pénal tient une permanence à Vendôme au Point d’accès au droit tous les vendredis sur rendez-vous.

 

Pour le Loir-et-Cher, l’association compte deux juristes et une psychologue. «Notre action pourrait se résumer en 4 points : L’accueil, l’écoute, l’information et l’accompagnement. Un service gratuit évidemment et confidentiel pour toutes les personnes victimes ou qui s’estiment victimes avec un soutien psychologique si nécessaire» détaille Edith Delion, juriste et coordinatrice pour le département. France Victimes est un service parajudiciaire (interventions autour de la justice) principalement subventionné par le ministère de la justice. Son action est large et s’étend de l’aide au dépôt de plainte jusqu’à l’accompagnement devant le tribunal en se constituant partie civile. L’information sur les droits afin d’obtenir réparation, l’association assure tout ce qui peut être mis en œuvre pour que les personnes victimes puissent faire valoir leur droit dans le processus judiciaire.

 

«Nous ne sommes pas ou peu en prévention, plutôt après coup, en prise en charge et accompagnement pour tout ce qui, par exemple, peut être les violences intrafamiliales mais également les violences de la route ou le cyber-harcèlement. Bien sûr les prises en charge ne sont pas forcément les mêmes pour tous les faits» poursuit la juriste. France Victimes 41 par son maillage territorial, sa connaissance du terrain sur le plan de la justice, peut vous accompagner dans le difficile chemin judiciaire.

 

France Victimes 41 – Sur rdv au 02 54 33 39 63 – Point d’Accès au Droit (PAD)
37 avenue Georges Clemenceau à Vendôme – Vendredi 9h/12h et 14h/16h – francevictimes41@orange.fr


Alexis, son combat

Le 20 mars 2019, Alexis perdait l’usage total de sa jambe lors d’un grave accident de moto. Boulanger à La Chapelle Vendômoise et passionné par son métier, Alexis se bat aujourd’hui, avec le plein soutien de David son patron, pour réintégrer la boulangerie du Dolmen, dans un fournil adapté à son handicap.

 

Exercer son métier de boulanger dans un fauteuil roulant, ou debout avec une prothèse n’est pas chose facile. La volonté chevillée au corps, Alexis Rousseau est un jeune homme tenace. Avec ses parents et David Herbault son patron, ils ont constitué une association «Alexis, son combat» pour organiser des manifestations afin de récolter les fonds nécessaires à la réorganisation du fournil. «Le local actuel n’est pas adapté, trop petit. Et même si tout est aux normes, le four trop vieux par exemple pour recevoir des éléments qui pourraient adapter le poste de travail. La possibilité de créer un nouveau fournil est envisageable dans une grange attenante à la boulangerie mais les frais sont bien trop élevés. Nous avons frappé à toutes les portes pour obtenir des aides mais elles sont bien trop faibles pour la transformation de l’atelier de fabrication» se désespère Béatrice, sa mère.

 

Ne voulant pas céder au désespoir, ils décident, par le biais de cette association et de la mise en ligne d’une cagnotte Leetchi, de se lancer afin de récolter des fonds pour qu’Alexis vive de sa passion et n’abandonne pas le rêve qu’il a depuis sa plus jeune enfance, ayant obtenu son Cap de pâtisserie puis celui de boulangerie dans la foulée. Ainsi, le 22 février, le groupe CAPS donnera un concert à la Chapelle Vendômoise où l’intégralité de la recette sera reversée à l’association. Et, le 13 mars, un one man show de l’humoriste Ange Oliver à Lunay sera également au profit de ce combat juste.

 

Samedi 22 février / CAPS en concert au gymnase de la Chapelle Vendômoise /entrée à partir de 5€
Vendredi 13 mars /Ange Oliver humoriste déjanté à l’Espace culturel de Lunay / 12€ /
réservation 02 54 72 17 49 – 06 80 84 71 22
Pour vos dons :
www.leetchi.com/c/aidez-alexis-a-vivre-de-sa-passion


Une cage salutaire

L’USV Musculation l’avait annoncé lors de sa précédente assemblée générale en novembre et c’est désormais chose faite, une zone d’entraînement fonctionnel est désormais intégrée à la salle du Dojo à Vendôme et a été inaugurée par les élus en janvier.

 

«Entraîner le mouvement et non le muscle», une citation de Paul Check qu’aime citer Lilian Possamai, moniteur breveté depuis 20 ans, salarié du club. Car, effectivement, ce nouveau matériel vient en remplacement de certaines machines devenues obsolètes. «Il nous fallait nous renouveler et casser l’image de la musculation. Bien sûr, nous avons toujours des entraînements spécifiques mais ce nouvel espace matérialisé par une cage apporte de la clarté dans la salle et répond à une vraie demande de nos adhérents» déclare Gilles Touboulic, président de l’USV Musculation.

 

L’entraînement fonctionnel se fonde donc sur deux principes : se référer en permanence aux gestes de notre quotidien pour éviter les blessures et travailler les chaînes musculaires dans leur globalité. Les séances sont faites d’exercices courts durant lesquels on utilise principalement le poids de son corps, sans accessoire ou peu. «Plus on travaille avec son propre poids moins on a de risque, de traumatisme. Les muscles profonds sont sollicités, des exercices où l’on est beaucoup plus actif. C’est ludique, on s’entretient à souhait, sportif ou pas, car l’objectif est d’améliorer et de garder sa mobilité. Sans s’en rendre compte, finalement on travaille toutes les qualités physiques comme l’agilité, la vitesse, la force et l’endurance, c’est vraiment complet» souligne Lilian. La cage où l’on peut mettre plusieurs accessoires comme des élastiques, présente tout un circuit d’entraînement pour travailler toutes les postures. Ainsi, chacun peut s’y retrouver, sédentaires comme sportifs aguerris. «L’entraînement fonctionnel convient à tout le monde, quel que soit l’âge ou la condition physique».

 

https://vendome-musculation.jimdofree.com/


La Ferme des 4 Vents

Les initiatives pour des circuits courts, que ce soit pour les collectivités comme pour les particuliers, se multiplient. «Les Bio du coin» à Naveil, seul magasin dans le département à développer uniquement des produits bio et locaux en direct, fait partie de cette grande mouvance qui n’est pas pour nous déplaire. La Ferme des 4 Vents, à La Chapelle Saint Martin en Plaine, exploitation bio familiale, y vend ses produits, huiles et légumes secs.

 

Entre Maves et Mer, la Ferme des 4 Vents porte bien son nom. Une exploitation agricole battue par les vents, nous sommes en plaine, des champs à perte de vue. Producteur bio, David Peschard a repris la ferme céréalière familiale, seul au départ puis avec sa femme Marie-Pierre par la suite. «Après des études d’ingénieur agronomique, j’ai concrétisé, il y a 12 ans, mon rêve d’enfance de reprendre l’exploitation lorsque mon père a pris sa retraite. Petit à petit nous avons glissé vers le bio, par choix, d’abord en agriculture intégrée puis parcelle après parcelle pour être depuis l’année dernière en 100% bio sur l’ensemble de notre production, soit 215 hectares» déclare l’exploitant. Un choix raisonné pour des grandes cultures même si les céréales produites (1/3 des surfaces cultivées) ne sont pas valorisées en direct, les oléagineux pour l’huile (un autre 1/3) et les légumes secs (le dernier 1/3), ils en ont la maîtrise, du champ à l’assiette. Au fil des années, ils élargissent la gamme progressivement avec des lentilles vertes et corails, pois chiches, pois cassés, haricots blancs et rouges,…

 

En 2012 ils décident avec sa femme de lancer leur propre laboratoire pour fabriquer leur huile bio, 1ère pression à froid. D’abord des huiles classiques, colza et tournesol puis plus originales des huiles de chanvre et de cameline, une crucifère 5 fois plus concentrée en oméga 3 et abandonnée après la seconde guerre mondiale car peu rentable. «Il a fallu nous diversifier, venant travailler sur l’exploitation, la vente directe de notre huile nous le permettait. L’esprit bio, c’est produire et transformer finalement, aller au bout de la démarche et du consommateur. C’est également créateur d’emploi car cela demande plus d’heures de travail, des emplois relocalisés sur place» détaille Marie-Pierre.

 

David se lance également assez vite dès la reprise de l’exploitation dans la production de chanvre. Avant sa propre ferme, il avait eu une première expérience en Picardie avec cette plante très écologique car elle ne demande quasiment pas d’entretien et peu d’eau. Associé aux Chanvriers Blésois qui exploitent la paille pour l’isolation, le chanvre permet à la Ferme des 4 Vents une diversification alimentaire avec son huile. Avec des projets plein la tête, pourtant bien sur les épaules, ce jeune couple se lance prochainement, en 2020, dans la plantation de haies, quatre kilomètres prévus au final pour le gîte et couvert des oiseaux et insectes. «Vingt et une espèces de végétaux sont exploitées aujourd’hui chez nous. Un plaisir et un épanouissement, on teste des choses, parfois on abandonne» conclut David. Et tout cela en bio…

 

Retrouver toute la gamme des produits (Huiles et légumes secs)
de La Ferme des 4 Vents au magasin «Les Bio du Coin» –
Centre commercial de la Papèterie à Montrieux,
ouvert du mercredi au samedi –
Vente directe à la ferme le mercredi de 16h30 à 19h – www.fermedes4vents41.fr


Des structures poétiques à fonction interprétative

Pierre-Olivier Hébrard, de son nom d’artiste HPO, est un artiste atypique et attachant comme ses dessins, véritable vibration poétique, croqués précisément et nerveusement au feutre noir. Un parcours hors norme, boulimique de travail constamment remis en cause, exigeant avec lui-même, ne laissant rien au hasard, son œuvre est finalement la continuité de sa vie artistique qui ne fait que débuter.

 

En deux ans, HPO s’est fait un nom. Pas par hasard car la vie est faite de rencontres, d’envies, de travail, d’interrogations, de choix… Une vie professionnelle artistique débutée dans l’art de la taille de pierre, formé par les Compagnons, la sculpture puis dans l’art du marbre, un métier de précision dans des ateliers parisiens avec des chantiers prestigieux : au Sénat, à l’Institut du Monde arabe, au Qatar, avant d’intégrer une formation sur la sculpture française du XVIIIe siècle à Tours. Un enseignement qui l’amène à se loger dans le Vendômois, à Saint Agil précisément, parmi le Cheptel Aleïkoum grâce à Matthieu, son ami d’enfance.

 

HPO s’installe donc avec sa caravane, pour un an à la base, le temps de suivre sa formation, mais finalement il y restera quatre années. Quatre ans de réflexion, de travail où il s’enferme avec papiers et crayons, sortant à peine de sa caravane. «Je n’avais pas la vocation d’un artiste maudit, je voulais faire un test, vendre mes dessins qui s’affinaient. J’ai créé l’affiche de la première édition de Poison d’Avril à St Agil en 2017 où je m’installe avec planche à dessin et crayons au milieu des vignerons et me confronte au regard du public en proposant à l’époque des petits dessins en forme de carte postale que je croque en direct. C’est comme cela que l’aventure a débuté» explique l’artiste. L’idée plaît, le public accroche, tout s’enchaîne. Les portes ouvertes de Dominique Norguet au domaine du Four à Chaux, «Gare à la Rochette» pour la fête de la musique, comice agricole… HPO poursuit sans relâche les manifestations en Vendômois, les lieux où on l’accueille avec ses dessins live. «Tous ces événements ont diffusé mes dessins, mon travail. Ce qui a pu être compliqué dans cette période avec ces dessins à 5€, c’est le manque de légitimité. Certains ne comprenaient pas ma démarche et me voyaient gribouiller simplement en ne connaissant pas mon parcours dans l’artisanat d’art. Aujourd’hui, je suis présent en galerie, à Tours régulièrement à la Boîte Noire, accroché également à Paimpol dans la galerie 2A2 où l’on commence à apprécier mon travail à sa juste valeur, je peux proposer des projets dorénavant» détaille Pierre-Olivier.

 

Car le dessin décliné en mug, lampe, carte postale n’est que le côté visible de l’iceberg, une grosse partie de la vie de l’artiste n’est pas visible en dehors des quelques initiés qui ont la chance de rentrer dans son atelier, une grange au charme certain et où les projets se comptent par dizaine. HPO est prolifique et constamment en réflexion. Un travail artistique qu’il porte depuis son enfance, une continuité entre la sculpture et l’ornement, des collages, des peintures à l’huile, des silhouettes découpées… Tous ces concepts originaux et incisifs pour certains, un véritable artiste en somme, le génie en plus.

Les œuvres de HPO seront visibles à la chapelle Saint-Jacques
du 17 février au 1er mars à l’exposition Assemblage.


Assembler tous les arts

Rassembler tous les arts, peinture, dessin, photographie et sculpture bien sûr mais également conte, cinéma, gastronomie, musique… Voici la vocation et la volonté d’une nouvelle association qui vient de se créer en Vendômois, «Assemblage» qui porte formidablement son nom. Une première exposition se tiendra du 17 février au 1er mars à la chapelle Saint-Jacques à Vendôme avec une programmation éclectique qui rassemblera un grand nombre d’univers différents.

 

Réunir tous les arts lors d’expositions, d’abord en Vendômois mais aussi ailleurs, donner la chance à certains artistes de s’exprimer également, de se faire connaître c’est l’idée de base d’«Assemblage». «Promouvoir les artistes et artisans que nous avons la chance de rencontrer, nous souhaitons proposer des formes d’expositions innovantes, qui mélangeront les arts et la gastronomie. Associer à une exposition artistique, concerts, contes, courts métrages et arts de la table» détaille Corinne Cousin, trésorière de l’association et véritable initiatrice du projet.

 

A cette fin, la valeur du patrimoine sera mise à l’honneur, et le choix de la chapelle Saint-Jacques n’est pas dû au hasard, ce lieu magique et qui fait toujours rêver pour un projet artistique. «Nous aimerions collaborer avec d’autres associations afin de s’entraider et partager notre matériel, nos idées et nos valeurs également. Nous sommes attachés au respect de l’environnement, l’entraide est de rigueur et nos budgets permettront aux artistes d’acquérir le matériel nécessaire à l’expression de leur art et également de les mettre en valeur» poursuit Corinne. Ainsi, depuis décembre, date de la création de l’association, 150 membres ont déjà adhéré, le prix d’adhésion restant libre. Le vernissage aura lieu le 21 février avec une fanfare balkanique qui parcourra le centre-ville de Vendôme dès 16h30 pour amener le public à rejoindre la chapelle Saint-Jacques. Et, l’exposition se tenant pendant les vacances scolaires, il y a là une belle occasion de faire participer les enfants aux nombreuses activités que propose l’association, la découverte en plus.

5 artistes en exposition en permanence :
Laure Benoit Carré (Linogravures),
Romain Coudret (fusain graphique hyperréaliste),
Laurent Alvarez (photographe),
Stfg (lettres d’imprimerie-Les Typolictères),

HPO (Dessins de personnages invitant au bonheur)

 

Horaires : 11h-19h en semaine, 10h-19h le week-end.
Contact : assoassemblage@protonmail.com / 06 89 94 76 60 / www.asso-assemblage.fr

 

 


Militaires américains en visite officielle à Rochambeau

Cela faisait plus de 100 ans que le château de Rochambeau à Thoré-La-Rochette n’avait reçu de visites de militaires américains.

 

Profitant de la venue de l’attaché Défense et de l’attaché Air de l’Ambassade des Etats-Unis sur la base aérienne de Romorantin, Jérôme Danard, président de l’association France-Etats-Unis de Loir-et-Cher et également président national de l’association a fait une demande officielle pour que les militaires américains puissent se déplacer dans la maison familiale du Maréchal de Rochambeau, grand vainqueur de la bataille de Yorktown lors de la guerre d’Indépendance américaine. L’occasion pour ces deux représentants de l’Armée de remettre à Nathalie de Gouberville, descendante directe du Maréchal, un drapeau américain ayant flotté sur un bâtiment officiel des Etats-Unis.

 

«A l’école, on nous apprend beaucoup de choses sur notre indépendance. Il y a bien-sûr Washington, La Fayette aussi, mais Rochambeau est un nom qui marque l’histoire de cette bataille et son rôle important. Un grand stratège et qui a commencé à tisser des liens entre la France et les USA qui restent forts encore aujourd’hui» détaillait le colonel Allen Pepper dans un français parfait lors de la remise du drapeau. Et comme le soulignait Nathalie de Gouberville, ces liens Franco-Américains s’ils demeurent, c’est qu’ils sont aussi entretenus par des rencontres et des voyages régulièrement en Amérique. D’ailleurs en 2020, l’inauguration de la future statue de Rochambeau à Yorktown sera l’occasion d’un déplacement officiel. «Nous voudrions également en 2021 pour le 240e anniversaire de la victoire de Yorktown organiser un grand évènement en Vendômois avec une journée d’animation et de conférence autour de ce thème» concluait Nathalie de Gouberville.


Editorial Janvier 2017

Edito de février 2020 : Démocratie en danger

Il y a 70 ans, l’intellectuel britannique, Georges Orwell disparaissait. Des livres devenus des classiques qui décryptent aussi bien le totalitarisme et sa mécanique que la surveillance numérique mondialisée et les «fake news», un écho finalement aux conditions de la démocratie d’aujourd’hui. On croit à ce grand concept politique hérité de la Grèce antique en le définissant comme sacré, presque intouchable. Car, si étymologiquement, la démocratie c’est le pouvoir par le peuple (demos : peuple, kratos : pouvoir), on peut s’inquiéter de certains courants qui nous en éloignent de plus en plus comme les GAFA, hors de contrôle, qui siphonnent la souveraineté des États. Le nombre d’utilisateurs les met en effet à la dimension de véritables nations, puissances économiques sans redistribution. L’utilisation sans contrôle réel des données privées, l’enfermement dans des réseaux où tout le monde pense pareil et la capacité de ces monstres économiques à s’exempter de la contribution par l’impôt fait de ses entreprises surpuissantes le Big Brother d’aujourd’hui.

 

Il suffirait de se couper de tout cela mais, à titre individuel, il est quasi impossible de s’en passer, une absence d’alternatives en somme. Ils se sont rendus indispensables et accentuent les dérives. Dernier exemple en date, il y a un an, pour les «Gilets Jaunes» les pages facebook où ils retrouvent leurs amis grâce à des algorithmes qui favorisent les échanges amicaux est le seul instrument crédible d’information à leurs yeux par rapport à l’information fournie par les médias professionnels. Ainsi, chaque jour, des flots de messages de haine et d’images truquées circulent sur les plates-formes numériques, le débat démocratique est pris au piège des GAFA en somme. Autre technologie qui se développe à grande échelle et qui demanderait également un encadrement : la reconnaissance faciale. La généralisation de ces technologies pourrait être préjudiciable à nos libertés, quels usages acceptables ou non pour demain ? Plaidons là aussi pour un large débat public…

 

Car la politique et plus particulièrement la démocratie, est un acte de parole, le temps du débat puis de la décision qui s’ensuit. Elle est cet ordre politique qui n’est fondé sur aucun ordre naturel, ni religieux, ni idéologique, ni philosophique, elle n’est qu’une réflexion ouverte pour vivre en commun et pour le bien de tous. Et pour avoir cette concertation, ce discernement, cette observation, ces avancées technologiques et économiques pour tous, il faut un peuple éclairé, éduqué, formé. Il y a dans la démocratie une exigence : le peuple doit être instruit. C’est bien là le nœud du problème. La domination économique des GAFA en contournant les règles fiscales habituelles à toutes les entreprises, privent les différents pays démocratiques de recettes. Des sommes qui manquent pour mettre en œuvre des projets d’intérêt collectif, l’enseignement entre autres. Le citoyen démocrate s’opposerait alors, à tout ce qui pourrait fragiliser la possibilité de continuer la vie commune. Car, finalement, la démocratie c’est le pouvoir de vivre ensemble, tout simplement en donnant les moyens à tous de débattre.


Conférence : Un lieu oublié mais une histoire redécouverte

Depuis plus de 100 ans, en forêt domaniale de Blois, côté vallée de la Cisse, existe un lieu unique en France par sa conservation : Les Sablonnières. En conférence, le 8 février, à la Porte St Georges à Vendôme, ce bout d’histoire militaire local est lié directement à la première guerre mondiale qui pourtant se déroulait bien loin du Loir-et-Cher : des tranchées d’entraînement, site historique méconnu pour l’instruction militaire du 113e et du 313e Régiment d’Infanterie de Blois et de Romorantin.

 

 

Une découverte un peu par hasard pour Alain Gauthier, ce lieu se trouve pourtant à 300 mètres de chez lui sur la commune de Chambon-sur-Cisse. Plus intéressé par le Gallo-Romain et la période médiévale, cet historien local, géomètre du cadastre de métier a plongé dans cette aventure qui débute dès 1974 lorsqu’il s’installe dans sa maison nouvellement achetée dans la vallée de la Cisse. «A l’observation d’abord, il n’a pas été très compliqué de reconnaître cette cartographie particulière. Instructeur pendant 16 mois lors de mon service militaire, nous faisions des exercices à l’époque avec les jeunes appelés pour nous protéger, les tranchées faisaient partie de l’instruction. Cela ne ressemblait pas à un ruisseau comme l’avait cartographié l’IGN mais à un réseau de tranchées» explique Alain Gauthier. A partir de cette découverte, il s’y intéresse fortement, militant à l’époque en parallèle pour la création du Comité Départemental du Patrimoine et de l’Archéologie et secrétaire, depuis de nombreuses années de l’association culturelle «Vallée de la Cisse».

 

Un camp d’entraînement militaire unique en France

«A l’époque j’avais bien perçu l’importance de ce lieu mais je ne comprenais pas le fonctionnement global de la zone. J’avais pris des clichés, fait un plan à main levée mais le site fait 600 m de long sur 250 m de large. C’est à partir de 1999 jusqu’en 2010 que j’ai pu en faire un plan plus détaillé et j’ai présenté ce travail aux Rendez-Vous de l’Histoire à Blois à Nicolas Offenstadt, historien qui avait travaillé sur les fusillés de 1917» poursuit-il. Cet érudit le pousse à valoriser le site car si des camps d’entraînement comme celui des Sablonnières, existaient partout dans l’hexagone à partir de 1915, seul celui du Loir-et-Cher est resté dans sa totalité, sans bouleversement majeur, unique en France.

 

Inscription à l’Inventaire des Monuments historiques

Un temps en conflit avec l’Office Nationale des Forêts qui désirait tout simplement reboucher les tranchées et qui ne voyait pas l’intérêt d’un patrimoine historique à sauver, Alain Gauthier attaquait le côté économique de l’ONF. «Coupé un arbre ce n’est pas grave en soi, c’est surtout les engins forestiers qui détruisent le sol et donc les vestiges» souligne-t-il. Avec l’Inscription à l’Inventaire général des Monuments Historiques en avril 2015 pour le centenaire de sa création, grâce notamment à l’intervention de Gilles Lagarde, préfet à l’époque du département, le site est dorénavant protégé, même si comme le souligne l’historien, il faut rester attentif. Une pancarte prône devant le site permettant ainsi à chaque visiteur d’avoir un minimum d’historique sur ce lieu unique. Depuis 2018, la communauté Blésoise Agglopolys avec, à sa tête, Christophe Degruelle accompagne les acteurs du site vers une réflexion de mise en valeur du lieu. Hélas, peu d’éléments écrits sur les Sablonnières, les archives du 113e régiment ne sont pas fichées aux Archives départementales ou pire, auraient disparu. «Cela pourrait être un futur travail de maîtrise en intéressant un étudiant pour peut-être creuser davantage l’histoire de ce camp au ministère des Armées» détaille Alain Gauthier qui viendra, fortement documenté, en février, expliquer cette histoire extraordinaire à l’invitation de la Société Archéologique de Vendôme.

 

Conférence par Alain Gauthier «Histoire d’une redécouverte : les tranchées d’entraînement des Sablonnières»
organisée par la Société archéologique,
scientifique et littéraire

 

Samedi 8 Février à 16h /
Porte Saint-Georges à Vendôme /
entrée libre

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