Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 9 décembre 2019
Source:https://lepetitvendomois.fr/auteur/alexandre-fleury/page/73/

Babel, exposition éphémère, symbolique

Une exposition de peintres d’un seul soir à l’Orangerie du Château à Vendôme lance en avril un nouveau projet. Le début d’un ovni qui part du Vendômois pour parcourir le monde, aventure artistique mais pas uniquement, au milieu de bien d’autres canevas esthétiques catapultés  par Philippe R Berthommier et son complice Jean-Philippe Mauchien

La visite du peintre américain Thomas Master, en résidence une semaine à Savigny sur Braye chez son ami David Gista, peintre également, a permis cette mise en scène momentanée. Le projet Babel, projet de coopération entre artistes internationaux commence donc à Vendôme avec cette exposition évolutive qui réunissait les peintures de Philippe R Berthommier, Jean-Gilles Badaire, Joe Andrew, David Gista, Michel St Lambert, et Thomas Master.

«L’aventure Babel est née autour d’une table comme naissent souvent les plus belles idées, les plus simples comme les plus folles» raconte Philippe R Berthommier  lors de la présentation du projet.

Le tout début d’une aventure qui accueille l’artiste galiériste de Chicago au milieu d’amis Vendômois et autres.

«Ce projet est amené à évoluer à travers le monde. L’idée est de partager avec des artistes de différentes nationalités, qui eux même feront évoluer le projet» poursuit l’artiste Vendômois. Car il est bien difficile de résumer en quelques mots ce qui est une histoire indéfinissable, l’ébauche d’un travail artistique « parce cette usine à gaz va déboucher sur des livres, des productions d’estampes avec l’émission limitée d’un planisphère et bien d’autres projets qui se grefferont au fur et à mesure du temps».

La réalisation d’un planisphère en projet

Le mot Babel va être écrit avec des points sur une carte du monde, ces points seront représentés par des cubes de 5 cm sur 5 cm découpés dans une planche de chène de 5 cm d’épaisseur. Ces petits cubes envoyés dans les 4 coins du monde comme des référents, des éléments symboliques,

«chaque points deviendra le retour d’oeuvres ou d’écrits qu’on espère compiler dans un gros ouvrage de 5 cm d’épaisseur justement avec des pages percées d’un trou de 5 cm sur 5 cm incarnant l’absence des cubes qui eux seront à travers le monde» précise Jean-Philippe Mauchien, l’architecte de la page comme le dit son ami Philippe R Berthommier.

Chaque point relié ensemble tracera sur la planisphère le mot BABEL. D’ailleurs cet artiste graphiste utilise également associé à Babel, le point d’Ironie, ce signe typographique né au XIX e siècle.

Même s’ils avouent que cela va sûrement leur échapper, ils espèrent justement que tout le monde puisse prendre sa place dans ce projet, une coopération d’artistes avec l’ambition de pouvoir créer des liens. «Les grands moments de l’histoire des arts plastiques, de la peinture en général, ce sont des rencontres» renchérit Philippe. «Ensemble on peut donner du sens à ce que l’on fait, c’est une possibilité positive d’échanger». Certains contacts sont déjà pris entre autres en Amérique du sud et avec une exposition en août qui se précise. Ce projet peut aussi être présenter à l’UNESCO avec les valeurs de partage véhiculées par tous ces artistes à travers le monde.

Cette exposition est plutôt un évènement car aussitôt accrochée elle n’est déjà plus visible, Babel ne serait elle donc qu’une aventure évolutive qui ne s’arrêterait jamais ? Selon la bible, la Tour de Babel est l’expérience à l’origine de la multiplication des langues, Dieu divisant les hommes et annihilant chez eux toute ambition de dépassement. Mais à la lecture de ce nouveau projet, on peut également, plutôt qu’un châtiment, voir la multiplication des langues comme une chance pour l’humanité : la diversité est plus riche que l’uniformité selon René Girard, philosophe et académicien,  signe évident de la Babel qui se lance aujourd’hui à Vendôme pour voyager à travers le monde.


Les Mystères du Loir et Cher

livre-Mystère-du-Loir-et-CherPascal Audoux, journaliste à l’hebdomadaire La Renaissance, historien de métier se plaît à décrire les histoires extraordinaires et mystérieuses du Loir et Cher.

L’histoire locale, c’est un peu son cheval de bataille. Pascal Audoux a d’abord suivi un cursus d’historien avant de devenir journaliste d’abord en Dordogne dans le Courrier français de Périgueux puis à La Renaissance pour lequel il collabore depuis quelques années. Dans Les Mystères du Loir et Cher, il dévoile quelques perles mais pour d’autres, toujours avec une multitude de détails, il sait réécrire sur des faits peu connus apportant des nouveautés par des découvertes détaillées dans des archives. Son livre est divisé en 4 gros chapitres : Histoires insolites, Histoires extraordinaires, destins à part et Affaires criminelles.

Une écriture plaisante, avec souvent le soucis du détail, des recherches approfondies que sa formation d’historien a surement aidé, Pascal Audoux nous livre un livre fourni, qui en 360 pages voit défiler 25 histoires toutes plus extraordinaires que les autres. Avec une préface pleine d’esprit de Gilles Lagarde, ancien préfet de Loir et Cher jusqu’à l’année dernière, ce dernier manie parfaitement la plume comme son auteur,  Les Mystères du Loir et Cher nous plonge dans la petite histoire qui souvent fait la grande.


100 ans d’André Bouyer

Le 20 avril 1915, André, Aimé, Julien Bouyer naissait à Blois. C’est à St Martin des Bois que le village, les amis et la famille s’étaient réunis autour de ce centenaire pour fêter son anniversaire.

Le jour de sa naissance, Reims commençait à se faire bombarder par les Allemands, c’était la première guerre mondiale, son père Julien Bouyer, ouvrier à la fabrique de chaussures Rousset à Blois était déjà parti à la guerre dont il reviendra blessé.  La famille déménage à Paris en 1928 pour aller travailler à la manufacture Lageyre et Cie, opportunité dans cette usine nouvellement créée.

Entré en apprentissage en 1930 comme talonneur et colleur, André Bouyer trouvera finalement en 1933 un emploi de chauffeur au consulat du Nicaragua à Paris, et en 1936 il est incorporé dans le groupement de cavalerie du 3e Régiment de Hussards en garnison à Strasbourg. Chauffeur des Officiers, le soldat de 1ère classe Bouyer part au régiment de Sarreguemines jusqu’en 1938 mais reviendra sous les drapeaux dés le 21 mars 1939.

A partir de la déclaration de guerre, et durant 7 mois jusqu’au 22 juin 1940, le régiment se déplace et finit par rendre les armes à St Dié. Lors du transfert des prisonniers vers Colmar,

«André et un copain faussent compagnie au convoi au péril de leur vie et parviendront à se sauver pour retourner après maintes péripéties, chacun dans leur famille» précise sa fille Catherine.

Embauché le 30 janvier 1940 chez Mather et Platt en tant que monteur tuyauteur jusqu’en 1944, échappant de peu au Service du Travail Obligatoire grâce à une crise d’appendicite ! Recruté par l’administration en manque de personnel à la fin de la guerre, André Bouyer se présente aux PTT (Poste Télégraphe Téléphone) pour lesquels il exercera différents métiers,  agent des lignes, chauffeur du directeur, et finira responsable de la station-service de la direction des Télécommunications, en charge de l’entretien des véhicules de l’administation. Installé d’abord à Montreuil sous Bois, puis à Eaubonne dans le Val d’Oise, il revient à la retraite en 1971 dans le Loir et Cher à St Martin des Bois dans une longère qu’il rénove avec sa femme Lucie. De 1971 à 1977, il assurera la ramassage scolaire à Montoire, aimant toujours rendre service.

Sa femme décède en 1986, malade du coeur, et malgré le chagrin et la solitude, André se partage entre des escapades à Paris et Bordeaux où il aime rejoindre sa fille unique et ses petits enfants. En 2009, il devient arrière-grand-père d’une petite fille et pour ce mois-ci, un tout petit garçon devrait voir le jour !
Le maire de St Martin des Bois David Corbeau et des représentants de la Mutuelle Générale dont il est adhérent depuis 68 ans lui font un honneur particulier. Car en effet, André Bouyer est effectivement centenaire mais l’un des rares à être encore chez lui. Même si ses oreilles et sa vue sont un peu altérées, il reste un personnage hors du commun, sachant dialoguer avec chacun et ayant une mémoire toujours aussi présente. Se déplaçant avec une canne, il est cependant encore bien debout, donnant à tous l’exemple d’une vie bien remplie.


Edito du mois de mai

En mai fait ce qu’il te plait.
Voici pour la sortie de mai du Petit Vendômois quelques rendez-vous à ne pas manquer pour ce mois-ci, filmé à bord d’un aéronef au Breuil.


Les sapeurs-pompiers de Villiers sur Loir fêtent les 150 ans de leur Centre d’intervention

1865, la date est d’importance : des documents officiels attestent en effet la naissance de la subdivision des pompiers de Villiers. Trente hommes volontaires la composent, tous âgés de 25 à 40 ans, soumis aux modalités d’équipement et d’armement des sapeurs pompiers français  édictées la même année par Louis Napoléon alors président de la République. Alphonse Coupa, instituteur, sera le premier sous-lieutenant et chef du Centre de Villiers. A l’époque, le pompier est également garde national et le ministre de la guerre dote le corps de pompiers volontaires de 29 fusils à silex et de 29 sabres, même si leur principale mission est la lutte des incendies. il faut préciser en effet qu’à l’époque, l’éclairage des maisons, des étables  et des granges se faisant à la bougie ou à la lampe à pétrole,

«les feux des bâtiments prenaient rapidement de l’ampleur avec de graves conséquences» souligne Sébastien Sandré, 39 ans, l’actuel lieutenant et chef du Centre des Pompiers de Villiers sur Loir.

Alertés le plus souvent par le glas des cloches de l’église, les pompiers se rendaient sur les lieux des incendies équipés d’une  pompe à bras qui, servie par 4 hommes, devait se trouver à proximité d’un point d’eau. Les grandes guerres faillirent éteindre ,à plusieurs reprises, la subdivision de Villiers par le manque de recrues pour la composer. La caserne occupait alors une partie de la mairie qui verra installer la sirène en 1957 sur son toit. Une moto pompe remorquable acquise par la commune  puis un véhicule 4X4 acheté d’occasion dans les années 1970 et remis en état par les pompiers eux-mêmes leur permettront  de combattre plus efficacement les incendies et les feux de récoltes pendant l’été avec une  citerne de 1000 litres.

Dans les années 80, Guy Sandré, père de Sébastien (les pompiers de Villiers sont souvent une affaire de famille !) entouré d’ une équipe jeune et dynamique fait évoluer le  Centre de secours avec notamment la construction  d’une caserne neuve, rue du Lavoir. Chaque pompier y a travaillé, ne cherchant pas à s’épargner, week-end et jours fériés compris. L’achat d’un nouveau véhicule, financé par l’amicale des sapeurs pompiers, viendra compléter ce centre moderne avec en complément,  grâce notamment à la vente des calendriers chaque année,  de nouveaux habillements et de petits matériels comme un groupe électrogène ou des lances neuves.
En 1992,

les services d’incendie et de secours français sont désormais organisés au plan départemental.  Le centre de Villiers devient un des 39 centres de première intervention existant dans la zone nord du Loir et Cher.
«Toutes ces générations de pompiers qui se sont succédé, ont pu avec les moyens dont ils disposaient, toujours apporter à notre commune un service de proximité pour la sécurité des biens et des personnes» souligne le chef du Centre de Villiers. Aujourd’hui on compte 13 pompiers volontaires dont 2 femmes, tous âgés de 16 à 52 ans apportant le secours aux personnes (malaise, blessé, accident de la route) sans oublier les incendies (en moyenne 15 par an) ainsi que les inondations. L’intervention en premier appel se fait sur la commune de Villiers sur Loir bien sûr mais également sur la commune de Mazangé. «Notre effectif doit rester stable même si aujourd’hui le recrutement de personnes volontaires est relativement difficile» précise Sébastien Sandré. Un souhait qui,  en cette fin de semaine de festivité du cent cinquantenaire , sera associé à la commémoration de l’abnégation de ces hommes et de ces femmes, respectueux de leur engagement. Des exemples pour l’avenir. Qui n’a pas rêvé un jour d’être pompier ?

Les sapeurs pompiers de Villiers-sur-Loir fêtent leur 150 ans (1865-2015)

• Vendredi 8 mai :
Célébration de l’Armistice jumelée avec l’anniversaire :à 11h30 Défilé  de la Place Fortier au monument aux morts dans le  cimetière, cérémonie et retour  à l’ancien Lavoir , remerciements et inauguration de l’exposition de photos  et de documents d’époque collectés par Michel Renvoizé, historien local, et  résultats du concours de dessins des écoliers de l’école primaire L. Gatien de Villiers sur Loir.(4 dessins seront récompensés et édités en cartes postales )

• Samedi 9 mai :
à partir de 10h, défilé de véhicules anciens  de pompiers appartenant au musée des pompiers de Vendôme, d’anciens tracteurs et d’automobiles de collection à travers le village, de la Mairie  jusqu’à la rue de la Fuye. A 11h30 Inauguration d’une plaque commémorative à la caserne, rue du lavoir. De 15h-18h animations diverses (secourisme, manoeuvre de la pompe à bras à la caserne, …).19h Apéritif-concert et repas champêtre co-organisés par les pompiers, le comité des fêtes et la Société musicale de Villiers sur Loir. Sur réservation.

08maiToute la journée09Les 150 ans des pompiers de VilliersVilliers sur LoirType d'événement:Repas, Repas dansants, Bals…,Manifestations diverses,Enfants et familles,Manifestations,Sorties et RestautantsVilles:Villiers sur Loir


Un singe en glisse

Antoine Crosnier, jeune Vendômois de 26 ans, est un passionné de sport mécanique. Pas n’importe quel sport, un sport méconnu, le side car et en tant que passager.

Licencié à la Fédération Française de Moto, Antoine Crosnier s’est dés l’âge de 16 ans pris de passion pour le side car. Il fut même très rapidement champion de France en 2008 dans la catégorie Side Car Post Classic (championnat qui maintenant se nomme Classic) avec Michel Bizzarri, le pilote. La nouvelle saison redémarre ce mois-ci, le week-end de Pâques, au circuit Paul Ricard dans un nouveau championnat réservé exclusivement à la catégorie Side car : le championnat Racing Side Car Mania (RSCM).

Dans les courses Classic, il y a de nombreuses catégories qui sont divisées en une multitude de classifications. Pour les non-initiés, cela ne falicite pas la compréhension mais ce qu’il faut retenir c’est que

«les sides cars sont des engins extrêmement spectaculaires» souligne Antoine. «Le passager, dit le singe, doit grâce à ses positions, maintenir l’engin au sol. Tout est qu’une question de technique car lorsque le side est à 150km/h et que l’on aborde un virage, il faut compenser la force centrifuge et éviter que le side car se soulève et se retourne ! Ce n’est pas la force qui prime, mais le placement dans le panier, tout doit passer en glisse.»

Dans le championnat de France des Classics, 2 catégories sortent les mêmes week-ends, le Classic et l’Open.

«On retrouve les motos et sides cars des années 70 et 80, les BMW, flats ou Triumphs» précise le singe.

Dès mars, ce sont les roulages, c’est-à-dire les entrainements qui débutent. Antoine avoue que ce n’est pas évident pour s’entrainer lorsqu’il roule avec 2 pilotes, l’un au sud de la France, l’autre en région parisienne.

«Les entrainements nous les pratiquons finalement lorsque nous faisons les essais libres du vendredi ou du samedi matin. C’est toujours difficile de jongler avec les calendriers professionnels et familiaux mais pour le championnat, je pose des jours de congés.»

Un vrai passionné qui finalement pratique pour le plaisir plus que pour le classement dans le championnat. C’est un état d’esprit ! Loin des caméras, peu de sponsors et quasiment pas d’argent à la clef, le public reste néanmoins nombreux lors des courses. Une ambiance décontractée, mais studieuse quand même, l’esprit des courses de sides cars est très familiales.

«Les pilotes inscrits au Championnat roulent pratiquement tous avec leurs femmes et atteignent l’âge de la maturité entre 50 et 70 ans. Ces anciens champions ont le bonheur de pouvoir encore pratiquer leur sport aujourd’hui. certains sont aussi des passionnés qui à l’époque des années 70 ou 80 n’avaient pas l’argent pour courir. Quelques-uns ont franchi le pas et possèdent leur side.» nous explique Antoine Crosnier.

Aucune grosse écurie, la plus part du temps, le pilote est le mécano, aidé bien-sûr par son singe. A l’issu de chaque course qui dure en moyenne 20 minutes, le moteur est totalement démonté et les pièces d’usure changées systématiquement. Antoine participe également aux épreuves Européennes dans le championnat Camathias Cup, challenge de sides cars créé en 2013 par un pilote de renom Dick Hawes. Des déplacements aux Pays Bas et en Angleterre sont prévus pour cette nouvelle saison.

«Pour le championnat français, après le circuit Paul Ricard, les dates s’enchainent, La Croix Ternois dans le Pas de Calais, puis Pau, Nogaro, des courses qui s’étalent jusqu’en Octobre» conclut il.

Une nouvelle saison qui débute et enchante déjà le champion.


Une médaille d’or pour Alex Verny

Décidément le Vendômois regorge de talent.

Anthony Da Costa vient de décrocher la médaille d’or des Olympiades des Métiers dans la catégorie Plâtrerie (voir article édition de mars), le même week-end à Strasbourg, Alex Verny, originaire de Villers-sur-Loir et en alternance dans l’entreprise Project à Vendôme a été lui aussi sur la plus haute marche du podium dans la catégorie Industrie, épreuve de tournage.

En formation technicien au CFA d’Amboise, Alex Verny, 20 ans, partira lui aussi au Brésil en août prochain aux finales internationales des Olympiades à Sao Paulo.

A l’issue d’une semaine de stage chez Project, il choisit de rentrer en formation Industrie tant le parc de machines l’impressionne dans cette entreprise. Il se prépare à intégrer un BTS, toujours en alternance toujours au sein de cet établissement vendômois.
Mais aujourd’hui, il se doit de s’entrainer afin de préparer les mondiaux brésiliens. Différents stages sont prévus, entre autres un séjour en Allemagne afin de se perfectionner dans le maniement d’une machine à tourner bien spécifique et qui sera présente au Brésil.

Bien sûr Alex est totalement satisfait et ses parents Benjamin et Aleth sont également fiers de sa réussite.
Seul hic au tableau, si Alex aura bien son voyage en août réservé, ses parents ne pourront pas, quant à eux, l’accompagner. En effet, un voyage en Amérique du Sud a un coût très élevé, l’aller-retour en avion est inabordable pour ce jeune couple.

Une collecte pour accompagner leur fils

Un groupement d’amis et de collègues ont ouvert un compte sur le site leetchi.com, un site pour collecter une cagnotte et récolter ainsi les dons qui permettront à Benjamin et Aleth d’applaudir leur fils à Sao Paulo et le voir, qui sait, remporter la médaille d’or internationale de tournage.

Pour participer à cette cagnotte :
www.leetchi.com


Fêter un siècle entre voisins

Ce jour-là, la bataille de Neuve-Chapelle se termine, première offensive britannique engageant un corps d’armée entier composé de troupes issues de son empire, des Indiens. En ce 224e jour de conflit avec l’empire allemand, le 14 mars 1915, naissait Roger Job.
Le samedi 14 mars 2015, toute la Résidence de la Cloche Rouge était présente au rez-de-chaussée dans l’appartement de Roger, pour fêter les cents premières années du premier locataire de cette immeuble.

«Quelques centenaires vivent en Loir-et-Cher mais peu encore chez eux»  souligne Monique Gibotteau, conseillère municipale et vice Présidente du Conseil Général venue fêter avec Pascal Brindeau, maire de Vendôme, l’anniversaire de cet administré un peu particulier.

En effet, les 100 ans d’une vie sont compliqués à résumer en quelques mots mais le discours préparé par les voisins était emprunt d’un certain humour.
Né à Chinon, en Indre-et-Loire, un père décédé en 1918 à la première guerre mondiale, Roger décroche le Certificat d’Etude Primaire à l’âge de 13 ans et devient apprenti à l’hôtel-restaurant La Boule d’Or à Chinon l’année suivante, pendant 3 ans. Puis ce seront différents établissements, Chartres, Vannes, Tours et son service militaire au Maroc à Casablanca pendant 24 mois dans un régiment de zouaves. Retour à Chinon avant de devenir chef-cuisinier à Meaux et appellé sous les drapeaux  en 1938 à Angers, il rejoint la Tunisie dans le 4e régiment.

Prisonnier à Freiber (Saxe) il sera dépêché dans une mine de charbon d’où il décide, avec quelques compagnons, de s’évader en entendant les bruits des canons alliés se rapprocher. Glissant au milieu des ennemis, couchant dans des hangars ou des granges, marchant de longues distances, ils aperçoivent un char américain, la liberté est retrouvée !
Retour à la vraie vie, il travaille à la brasserie St Lazard où il dirige une brigade de 25 cuisiniers et rencontre sa future femme.
Retraité en 1978, Roger Job et son épouse se retirent sur Vendôme au lieu-dit «Champlet» où le jardin occupe son temps libre.

«La bêche devient lourde et le sécateur dangereux, la fatigue se fait beaucoup moins sentir au 22 de la Résidence de la Cloche Rouge» dixit le discours des locataires.

D’ailleurs les voisins de Roger sont souvent tentés de s’arrêter dans l’appartement, une odeur alléchante s’en dégage quand il se met aux fourneaux. Passionné de sport, foot et rugby, sa télévision est régulièrement en marche.

«Né le 14 mars 1915, ce qui nous permet aujourd’hui de vous souhaiter un très sincère et magnifique anniversaire exceptionnel, vous voir ainsi ce jour, ne peut que donner de l’espoir…» conclut le discours.

Tout est dit…


Le côté zen de La Poste

En mars, pendant une semaine dédiée à la santé, la Poste, sous une initiative de Karine Bourrée, directrice depuis 2 ans des services courrier nord du département, a mis en place des ateliers de bien-être au travail.

«La Poste s’est engagée dans des actions concrètes depuis 2013 en matière de santé et de sécurité au travail»commente la directrice.

Cette nouvelle politique a été dirigée plus particulièrement auprès des facteurs qui plus que d’autres sont sujets aux risques routiers par exemple (vélo, voiture ou scooter). Il a été constaté également beaucoup de Troubles Muscolo-Squelettique (TMS) car ce que nous savons peu, c’est qu’avant de distribuer notre courrier, le facteur doit le trier en plus de monter et descendre parfois plus de 200 fois dans la matinée lors de sa tournée.

«Depuis quelques années, La Poste s’est penchée sur la qualité de vie au travail et que même si des pistes ont été développées, ce n’est jamais terminé avec des améliorations permanentes en collaboration avec la médecine du travail et les Ressources Humaines du groupe.»souligne Karine Bourrée.

Un budget bien-être au travail
En effet, La Poste octroie au niveau national un budget pour mettre en place des actions dans le cadre du bien-être au travail.
Une commission avec des agents volontaires a été installée sur la plate-forme de Vendôme pour débattre autour d’idées exposées pour une semaine de bien-être.

«L’implication des salariés a permis à cette semaine de bien fonctionner et de voir le planning des 60 ateliers proposés se noircir de la totalité des 80 agents présents sur Vendôme» affirme la directrice.

Les activités de ces professionnels locaux telles que le Reiki, la reflexologie, la nutrition, la sophrologie… se sont pratiquées en dehors du temps de travail dans l’après-midi.

«Bien-sûr le sport fait partie intégrante de ce bien-être au travail. La Poste est présente dans les épreuves inter-entreprises à Vendôme de l’association Sport pour Tous en engageant des équipes en sport collectif tout le long de l’année. Pour le dernier Ekiden en mars, 6 postiers avaient même constitué une équipe. Cette semaine du bien-être a vu aussi un atelier de découverte de la Zumba et de la danse africaine se monter.» précise Karine Bourrée.

Une pièce zen pour se ressourcer
Mais, au-delà de ces temps éphémères du bien-être, sur la plate-forme vendômoise, une pièce a été transformée en bulle zen.

«L’été dernier, nous avions commencé une réflexion sur l’ergonomie de nos bureaux. à midi, nous travaillons avec l’ESAT de Mondoubleau qui nous livre des repas que nous mangeons dans notre salle de repos. Aucun lieu pour nous ressourcer, nous reposer puisque la salle de repos est devenue avec les nouveaux horaires des tournées de La Poste, un réfectoire».

D’où l’idée qui a germé d’un lieu spécifique, une petite pièce borgne qui servait de pièce d’archives et d’en faire une bulle de repos avec fauteuils, tapis, lampes indirectes diffusant une lumière tamisée.

la-poste-la-bulle-zen

«Chacun a pu apporter des objets de récupération, une table basse inutilisée, un plaid dont on n’a plus l’usage, seuls quelques cadres au mur ont été achetés avec notre budget Vie au Travail restreint» affirme Karine Bourée. Ainsi les salariés peuvent intégrer cette pièce afin de se recentrer 10 mn, «mais ce n’est pas une pièce où l’on prend le café le matin, c’est vraiment une salle de repos, avec une interdiction de parler fort et d’y manger»  assure t’elle.

La Poste s’est depuis quelques années transformée, due en grande partie à la baisse de l’activité «distribution de courrier». En effet, le volume aujourd’hui se réduit considérablement mais La Poste, présente sur tout le territoire, a enclenché de nouveaux services en plus de la distribution des courriers et colis. Elle développe des services de proximité comme la livraison de courses, le portage de médicaments ou récemment une distribution des colis entre 17h et 20h pour que les clients puissent réceptionner leur paquet eux-mêmes.

Cette semaine de bien-être et cette bulle zen créée sur la plate-forme de Vendôme s’intègrent parfaitement dans cet aspect de changement, un moment que chacun a pu partager, apportant ainsi en plus une cohésion d’équipe encore plus forte.


Édito vidéo Avril 2015

En avril ne te découvre pas d’un fil.
Voici pour la sortie d’avril du Petit Vendômois quelques rendez-vous à ne pas manquer pour ce mois-ci, filmé à bord d’un magnifique taxi de 1911.

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