Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 12 mai 2021
Source:https://lepetitvendomois.fr/author/richard-mulsans/

La CCI 41 lance sa Nuit de l’Orientation 100% digital

S’adapter à toutes les circonstances et naviguer quel que soit le temps pour accomplir sa mission. Tels les marins vendéens, ceux du Loir-et-Cher Globe, à savoir les membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Loir-et-Cher (CCI 41) ont maintenu la tenue de la Nuit de l’Orientation qui avait fait, avant 2021, les beaux jours des échanges entre professionnels et jeunes en quête d’emplois ou de tuyaux y rattachés.

Coronavirus oblige, la CCI 41 a perpétué cette manifestation en la rendant DIGITALE, alors que d’autres collectivités consulaires ont jeté l’éponge.
En souhaitant que cette nuit de l’orientation 2021 puisse se tenir, physiquement parlant, aussi, à la rentrée scolaire prochaine, cette initiative digitale se déroulera, vendredi 12 mars, de 17h à 21 heures, avec préinscription souhaitée*.

 

Si l’an dernier, plus de 3.200 visiteurs avaient participé à la Nuit de l’Orientation, les responsables de la CCI placent la barre entre 800 et 1.000 pour cette grande première 100% Digital, par chat, téléphone, visio,…
70 professionnels présenteront leurs métiers et répondront aux questions des jeunes dans bon nombre de secteurs, dont, cette année, l’arrivée d’un(e) vétérinaire et/ou d’un(e) architecte. Il y aura des ateliers, des échanges, des mini-conférences d’une trentaine de minutes (alternance dans les métiers du commerce, nucléaire, hôtellerie-restauration, santé…) et le visiteur aura le choix entre deux espaces (Orient’Express, animé par le service public régional de l’orientation, en relation avec La Mission locale, la CMA 41 et la CCI 41 ainsi que le Speed Dating des Métiers sur 17 secteurs professionnels).

 

Les organisateurs sont tous confiants de la réussite de ce rendez-vous exceptionnel, pour les jeunes et leurs parents, d’autant plus important que la crise sanitaire a presque bloqué tous les stages-découvertes en entreprises pour les collégiens.

 

Samedi 12 mars, de 17h à 21h, uniquement sur le Net,
Nuit de l’Orientation, org. par la CCI de Loir-et-Cher, avec le soutien de la Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale.
* Les pré-inscriptions sont ouvertes à l’adresse suivante : https://12mars.nuitdelorientation.fr


Le préfet, François Pesneau, heureux de rencontrer le département

Sauf si c’est un excellent comédien, mais son comportement est bien trop franc de collier, le nouveau préfet de Loir-et-Cher, François Pesneau, est très heureux d’avoir été nommé dans cette vallée de la Loire, qu’il connaît bien puisque ses parents vivent à Tours, et où il arrive avec sa compagne et leurs deux garçons adolescents, qui avaient été autorisés à sécher les cours pour l’installation officielle parentale…

 

Né à Nantes (il y a 53 ans ce dernier dimanche de janvier…), François Pesneau a remonté le fleuve royal après une carrière qui l’a notamment mené en Lettonie et en Guadeloupe. Il était déjà venu, à Blois, rencontrer le préfet Philippe Galli quand avait été évoquée la transformation éventuelle et possible de l’ancienne caserne Maurice-de-Saxe en cité administrative… «J’ai constaté, avec plaisir que l’immeuble qui l’a remplacée est de belle facture».

 

Le nouveau préfet avoue un esprit cartésien et «un peu maniaque», une parole libre et le sens des valeurs, une passion pour le rugby, les marathons de bridge, surtout en nocturne, la cueillette des champignons, le billard et le respect de la nature et de l’environnement. Sans être chasseur pratiquant, il comprend le message transmis par les passionnés de l’art cynégétique et va prendre le temps de connaître le département, en allant à la rencontre de sa population et des élus, dès que possible dans le cadre des restrictions sanitaires. Outre la solidarité, la sécurité routière, les relations avec les départements voisins, qui ont retenu son attention, le préfet Pesneau a évoqué l’avenir des abattoirs de Vendôme. Il s’est longuement entretenu avec son prédécesseur avant d’arriver ici. Mathématicien de formation, François Pesneau, titulaire d’un DEA de topologie algébrique, se destinait à l’enseignement et la recherche quand il a rejoint l’inspection des Impôts, puis l’école du cadastre et le service des Domaines…avec des ventes publiques aux enchères comme la succession Coluche, la vente du chêne de l’époque de Marie-Antoinette ou du porte-avions Clemenceau.

 

COVID démocratique

 

Passant par la direction de l’administration fiscale (réforme de la TVA, études des lois entre gouvernement et parlementaires, dispositifs fiscaux à lancer), François Pesneau a suivi, par voie interne, les cours de l’École nationale d’administration (2004-2006 promotion Romain-Gary), puis Dijon, Niort, la Guadeloupe, la Vendée (au lendemain de la tempête Xynthia) «où j’ai beaucoup appris sur le plan humain et technologique aussi», le service immobilier de l’administration centrale, d’où son passage à Blois…, précéderont son dernier poste à la direction de la modernisation et de l’administration territoriale. Il y a rencontré quelques élus de Loir-et-Cher, dont Jacqueline Gourault, alors vice-présidente du Sénat, et la loi NOTRE a été l’un des sujets sur lesquels il a travaillé avant d’animer la mission consacrée aux élections tant nationales ou en Nouvelle-Calédonie, que locales, avec notamment le report des élections départementales et régionales, le référendum.

 

Comme il lui tardait de revenir sur le terrain, François Pesneau se montre très satisfait de cette arrivée à Blois et en Loir-et-Cher «où il semble faire bon et bien vivre, avec une certaine sérénité fort appréciable».
Le dossier de la COVID retiendra, dans les premiers jours, toute l’attention du nouveau préfet, «Il faudra aussi assurer les conséquences d’une COVID démocratique qu’il ne faut pas négliger», qui a animé une réunion du Centre opérationnel départemental, avant de rencontrer le maire de Blois, Marc Gricourt, et de rendre hommage aux morts du Département, en déposant une gerbe, place de la République, devant le monument qui leur est dédié.
Face aux deux jeunes porte-drapeaux du lycée Notre-Dame-des-Aydes de Blois, il était entouré de Pascal Brindeau et Stéphane Baudu, députés ; Jean-Marie Janssens et Jean-Paul Prince, sénateurs ; Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental et Marc Gricourt précité. Plusieurs élus et hauts responsables du département, en comité restreint, ont pu s’entretenir brièvement avec François Pesneau à qui nous souhaitons la bienvenue.


Protéger les sapeurs-pompiers en intervention, in situ

Outre les insultes verbales de haut vol, les sapeurs-pompiers, lors de leurs interventions, peuvent subir bon nombre d’agressions plus physiques ou plus agressives. Cela peut passer par des projectiles divers, allant de pommes de terre (!) à des boulons ou autres objets volants non identifiés. Les véhicules, le matériel de secours qu’ils abritent, et, surtout, les hommes et femmes qui portent secours aux autres ne veulent pas devenir des cibles et des victimes. Trop, c’est trop !

 

Avant son départ, le préfet Yves Rousset a tenu à renouveler la confiance de l’État et de ses représentants envers les chevaliers du feu, des sinistres et des secours.
Une première mise en place d’un protocole de sécurisation des interventions des sapeurs-pompiers dans le cadre de leurs missions, signée, en 2015, a été reconduite, à la mi-décembre, avec plusieurs nouveaux aménagements et concerne toutes les forces de sécurité puisque les policiers et les gendarmes se trouvent aux côtés des acteurs de premiers secours. Par conséquence, policiers et gendarmes souffrent, aussi, parfois, des comportements inadmissibles de la part de citoyens qui ne sont pas, tous, au-dessus de tous soupçons. Les mouvements de foule peuvent soulever des pressions agressives incompréhensibles, car elles n’ont aucune base d’existence, au départ au moins.
Il semble que, dans les grandes villes si les situations délicates ont été parfaitement maîtrisées, à ce jour, à Blois et Romorantin-Lanthenay, il y aurait encore des efforts de coordination sécuritaire à perfectionner dans le secteur vendômois.

 

Dans les mesures nouvelles de coordination parfaite annoncées, il convient de programmer, en les anticipant, au plus près, les toutes premières protections nécessaires pour accompagner les pompiers, et de réduire, de suite, les velléités de certains provocateurs ou excités en les isolant, aussitôt, du périmètre d’intervention.
Parmi les recettes possibles, en dialogue, les liens entre pompiers et populations doivent être encouragés, avec la formation, quand c’est possible, de jeunes sapeurs-pompiers à qui seraient inculqués certaines notions et des préceptes de bonne conduite citoyenne. La géolocalisation des sinistres doit, aussi être prise en compte, de suite, pour savoir dans quel quartier, plus ou moins sensible, devront s’orienter les secours en urgence, puis les forces de sécurité.

 

Plusieurs opérations d’informations, en relation avec les forces de justice, la police municipale, également, et certains éducateurs sociaux ou sportifs, devraient servir à mieux informer les populations des risques pénaux encourus en cas de manifestations intempestives, musclées ou/et agressives.
Un travail en commun qui devrait, également, porter ses fruits, avec la formation continue des trois forces (pompiers, policiers et gendarmes), car la situation évolue au fil des mois. La méfiance de tous les intervenants doit être en éveil permanent sur les lieux de secours, dès leur arrivée, de suite !

 

Toute agression identifiée, in situ, grâce notamment aux caméras des policiers, devrait être aussitôt sanctionnée juridiquement, si la conciliation n’a plus de valeur persuasive et pédagogique. Le chantier semble positif et la convention, avec ses nouveaux avenants, a été avalisée pour une nouvelle application annuelle. Au nouveau préfet qui vient, juste, d’arriver de reprendre la main pour le suivi…L’acte officiel du protocole de sécurisation, cru 2021, porte donc les signatures d’Yves Rousset, encore préfet ; du colonel Samuel Joguet, commandant du groupement de gendarmerie de Loir-et-Cher ; du commissaire divisionnaire de police Yves Gallot, directeur départemental de la sécurité publique ; du colonel Christophe Magny, directeur départemental du SDIS 41, pour les sapeurs-pompiers et de François-Michel Gest, vice-président du SDIS 41.


Un 22e anniversaire riche en nouveautés

Outre les consignes propres à la pandémie Covid19, qui y seront strictement appliquées, ce qui causera certaines frustrations dans ce temple où la manipulation avec les mains et la palpation sont primordiales, La Maison de la Magie de Blois, «site de ce type unique en Europe», attaque sa 22e saison. Située face au château royal de Blois, elle compose avec celui-ci un rendez-vous incontournable pour les touristes, mais aussi les Loir-et-Chériens qui privilégieront leurs vacances sur le territoire…

 

Fortement sécurisée, la visite laissera place à la découverte de nouvelles structures aménagées pour cette saison placée sous le signe des esprits, des fantômes, du spiritisme, et du surnaturel. De quoi épater et surprendre les plus blasés, qui, une fois franchi le Passage des Mystères relooké, partiront à la découverte de la salle Jean-Eugène Robert-Houdin enrichie et transformée avec un foisonnement de pièces de collections authentiques, dont son unique baguette de magie et plusieurs des accessoires ou automates qu’il inventa, sans oublier la dernière acquisition de cette année. L’horloge de table signée Émile Robert-Houdin, horloger et fils aîné du magicien local, représentant «La Mort du Christ», ajoute son poids historique indéniable aux autres trésors abrités à La Maison de la Magie.

 

Cette année, les fantômes seront les vedettes de l’exposition thématique inédite autour des influences entre le spiritisme et l’illusionnisme, des années 1850 à nos jours. Expositions, ateliers, animations, photomatons… apporteront un accompagnement ludique et pédagogique à ce thème qui ne laissera personne indifférent.

 

Par divers documents, tableaux, articles de presse, photos, livres, programmes et autres précisions, la vie du chasseur de faux spirites, Paul-Alfred De Saint-Génois-de-Grand-Breucq, dit Professeur Dicksonn (1857-1939), magicien saltimbanque de La Belle Époque, n’aura plus de secrets pour les visiteurs.

 

Le spectacle quotidien, avec application stricte des règles sanitaires Covid 19 dont le port du masque, demeurera, en final de la visite, avec au programme des illusions plus magiques les unes que les autres réglées par Bertran Lotth, grand metteur en scène en ce domaine, et La Maison de la Magie accueillera pour les vacances de la Toussaint l’équipe de France et ses maîtres magiciens en résidence et en spectacles…

 

Deux grandes soirées-spectacles auront lieu les samedis 14 novembre et 12 décembre et diverses animations, projections, ateliers sont d’ores et déjà calés pour cette 22ème saison qui en appelle d’autres, sauf si une nouvelle pandémie vient contrarier les esprits sereins de La Maison de la Magie.


Hélène De Kergariou s’en va, Charlotte Bouzat arrive…

Sans attendre le troisième tour final des scrutins municipaux avec élections des maires récemment choisis au second tour ou le remaniement dont toute la France bruisse de mille rumeurs, la valse des chaises musicales a commencé dans les préfectures.

 

Directrice du cabinet du préfet de Loir-et-Cher, poste regagné à la mi-février 2019, après divers autres, notamment comme architecte, mais aussi comme sous-préfète à Vitry-le-François, Hélène De Kergariou rejoint le ministère de la Culture en attendant une nomination à des fonctions et une destination qu’elle n’a pas voulu dévoiler. «Pour l’instant, je pars en vacances, et j’en ai bien besoin…».

 

Il est vrai que son séjour, même trop bref en Loir-et-Cher, où bon nombre la regretteront, sincèrement, a été assez agité en moins de 17 mois… En effet, elle aura connu deux préfets, une réunion internationale à Chambord avec les présidents des Républiques française et italienne, une bonne vingtaine de visites ministérielles, la gestion de la présence privée de deux ministres (Jacqueline Gourault et Marc Fesneau) en Loir-et-Cher ; les festivités de La Renaissance, diverses grandes manifestations, la gestion du Coronavirus, tout en couvrant les points de sécurité avec policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers, 24 heures/24.

 

Carrée, sûre d’elle malgré sa taille fluette, elle sut s’imposer, par son travail inlassable, toujours avec le sourire lié au tact. Elle a retrouvé, dès la fin juin, ses trois enfants et son époux… «bien trop souvent délaissés, mais ce fut un choix».

 

Nous lui souhaitons longue route et bon vent puisque la Bretagne semblerait constituer pour elle un port d’attache plus que souhaité.

 

Charlotte Bouzat, à qui nous souhaitons la bienvenue, a pris ses fonctions au même poste avec le même préfet Yves Rousset, qui a salué les qualités d’Hélène De Kergariou, son organisation parfaite et sa maîtrise des événements et/ou des visites ministérielles, avant de lui remettre la médaille de la Préfecture, au cours d’une cérémonie suivie par le Tout Loir-et-Cher dans les jardins de La Maison de l’État de Blois.


Planer en toute sécurité, entre les arbres à Chouzy-sur-Cisse

Comme il est fortement conseillé de rester en France pendant ces vacances qui pointent le bout de leur nez, et en Loir-et-Cher, en particulier, une nouvelle attraction s’offre aux touristes à Chouzy-sur-Cisse.

 

Déjà fort bien pourvue en activités diverses de plein air, avec des baptêmes en ULM, un sentier sensoriel pieds nus sur près d’un km, des quads, du tir à l’arc, du laser game extérieur, du bubble foot, de la chasse au trésor et même une balade gourmande au bord de l’eau, à savoir La Loire, à bord d’une barque qui abordera la majorité des îles du dernier fleuve sauvage d’Europe, la base de détente «Loisirs Loire Valley», entre Blois et Amboise, ouvre une dernière attraction exceptionnelle en de nombreux points.

 

La sécurité a primé avant tout pour ce parcours en filet à travers les arbres pour tout public de 1 à 99 ans, …comme l’assure la publicité.
Sans casques, sans baudriers, sans attaches, les quelque 180 mètres linéaires de filets extra-solides et sécuritaires autorisent toutes acrobaties au-dessus du sol entre 6 et 8 mètres selon les passages. On peut quasiment tout y faire comme sur terre et s’il n’y a pas trop de monde, il paraît que le must des musts consiste à s’allonger, se laisser bercer et regarder le ciel pendant que la nature reprend ses droits tout autour de vous. C’est un terrain de jeux aérien où tout est autorisé, en solitaire, en famille ou en groupe.

 

Les enterrements de vie de garçon ou de jeune fille y trouvent là un cadre bien plus ludique et amusant que d’autres rencontres plus assourdissantes ou arrosées.

 

Le parc La Pépinière, «Les Sables», à Chouzy-sur-Cisse est ouvert tous les jours de 10 à 19 heures en juillet et août, et de 10h à 17h30, du mercredi au dimanche, en septembre et octobre.
Il est prudemment conseillé de réserver (09 75 60 67 64 ou loisirs-loirevalley.com).


Le Vendômois, centre névralgique du SNU

Le Service National Universel ou SNU va, après treize autres départements en France l’an dernier, être lancé en Loir-et-Cher, à la fin juin, avec en centre névralgique le lycée agricole d’Areines-Vendôme…

 

Le préfet de Loir-et-Cher, Yves Rousset, entouré de Léa Poplin, sous-préfète de Vendôme, nommée responsable du SNU dans notre département ; Sandrine Lair, inspectrice d’académie, et Jean-Marie Lapierre, chef de service jeunesse, sports, vie associative et citoyenneté à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), a précisé que 200 filles et garçons, de 15-16 ans, seront encadrés dans chaque département de France et d’Outremer, pour réfléchir sur un engagement humain, citoyen, altruiste et général. 

 

Quatre objectifs animeront ce SNU, à savoir transmettre aux jeunes un socle républicain ; renforcer la cohésion  nationale ; développer une culture de l’engagement et accompagner une insertion sociale et professionnelle possible, et ce, dès la 3ème. 

 

La vie en collectivité, bien que moins dure que le service national supprimé par Jacques Chirac dans les années 70-80, débutera chaque matin par le lever des couleurs et La Marseillaise, et ce, sur deux semaines de cohésion collective.  L’année suivante, une mission d’intérêt général complétera cette première immersion citoyenne et il sera alors possible, pour les volontaires, d’effectuer un engagement volontaire d’un trimestre dans le département de son choix et selon les possibilités.

 

200 jeunes de Loir-et-Cher partiront hors de nos frontières pour cette première édition du SNU.

 

Du 22 juin au 3 juillet, le lycée agricole d’Areines accueillera les 200 jeunes sélectionnés pour le Loir-et-Cher où ils pourront se frotter aux qualités de la ruralité, de l’agriculture, du développement durable, de la protection de l’environnement tant naturel que patrimonial et architectural, avec visite de Chambord, notamment, son parc, ses jardins, son vignoble, …sans oublier la Loire et ses richesses.

 

34 personnes placées sous la responsabilité de Sandrine Lair et Jean-Marc Lapierre, précités, avec un jeune retraité de l’Éducation nationale en directeur, veilleront au bon encadrement de cette troupe citoyenne qui aura beaucoup d’autres sujets à méditer que les visites simplement touristiques, à savoir l’engagement citoyen avec les sapeurs-pompiers, l’accueil des handicapés, et bien d’autres thèmes citoyens qui ne manqueront pas de fleurir au fil des jours et de l’avancement du «casernement»…

 

Il sera possible, ensuite, de voir, comme le souhaitent certains, le retour d’un vrai service national équivalent à une année scolaire. Mais, demain sera un autre jour! Rompez les rangs.


La coordination rurale engagée dans la sauvegarde de l’agriculture

La Coordination rurale de Loir-et-Cher (CR 41), forte de 89 adhérents dans notre département, avec deux élus à la Chambre d’agriculture se veut une force de propositions concrètes plus que de contestations.

 

Son président, Philippe Motheron, par ailleurs président régional, céréalier à Prunay-Cassereau, a animé, à Blois, l’assemblée générale de son syndicat au cours de laquelle il a renouvelé les souhaits pour une agriculture permettant aux paysans de vivre en harmonie avec la nature et de leur métier avant tout.

 

La dernière manifestation avec tracteurs à Orléans pour faire entendre les revendications de la profession pourrait être suivie d’autres si les pouvoirs publics continuent à être frappés de surdité.

 

La CR 41 continuera à se mobiliser contre le système des zones de non-traitement (ZNT) à proximité des habitations et autres lieux de vie. «Au rythme où vont les choses, il n’y aura bientôt plus de terres à cultiver et cette disposition ne change rien car les produits utilisés et réglementés en France sont aux normes de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l‘alimentation, de l’environnement et du travail, alors que d’autres pouvant être acquis dans la zone européenne, cent ou mille fois plus dangereux que nos produits phytosanitaires nationaux, ne le sont pas. La France est clean ! Une certaine presse a pollué le cerveau des Français»

 

Les dégâts causés par les grands gibiers sont de plus en plus lourds à supporter financièrement et comme les maux ne font que s’aggraver, il faudra bien trouver une solution. Il en est de même du traitement «radical» des blaireaux qui transmettent bon nombre de maladies préjudiciables aux élevages.

 

Le président, en parfaite harmonie avec la salle composée d’une cinquantaine de membres, a stigmatisé l’agribashing avec des opérations de commandos venant perturber le fonctionnement des exploitations, ce qui est un viol de propriétés ; l’importation de soja sud-américain alors que le prix des cours est en baisse en France tout comme l’arrivée probable des produits importés du Canada, à la suite de l’accord donné par l’Europe dans le cadre du CETA ; l’interdiction du glyphosate. «Les paroles de Macron ont dépassé sa pensée», et, enfin, toutes les normes notamment agricoles qui freinent la vie des agriculteurs, les contraignent à des tâches complémentaires, mais prenantes, en plus de leur présence sur le terrain et découragent les jeunes qui veulent s’installer.

 

Le président encouragea, tant que cela était possible, les agriculteurs d’être présents sur les listes aux élections municipales car «nous devons être représentés et représentatifs» avant que Vincent Guilhem, directeur de Comparateuragricole.com ne donne des précisions sur la puissance du levier numérique dans la profession agricole, l’une des plus connectées économiquement parlant.


La COP régionale prend ses marques pour un destin national

«Tous engagés et tous mobilisés» ont été les bases de travail de la COP régionale, mise en place par les élus de la région Centre-Val de Loire, la seule région de France par ailleurs!, pour tenter de changer les choses et éviter une catastrophe avant qu’il ne soit trop tard. Même si, hélas, le compte à rebours a déjà commencé, inexorablement…

 

Le tour de la Région a été effectué, en recueillant le maximum de pistes pour des actions et des initiatives, par l’équipe d’élus chargés de ce dossier à la région, afin de lutter efficacement et concrètement, notamment, contre le dérèglement climatique et en faveur de l’environnement. Plus de mille personnes, ambassadeurs de la COP dans leur département respectif, se sont inscrites dans les cercles de réflexion, en relation avec des chercheurs, des membres de conseils scientifiques, des responsables d’associations «vertes» et bon nombre de concitoyens devenus des relais dans leurs communes. La société bouge et ne veut pas regarder passer le train des mesures à prendre sans y monter pour développer leurs idées et demander l’application d’actions concrètes car la maison brûle, comme disait un certain Jacques Chirac, et nous regardons trop ailleurs ou fermons yeux et oreilles.

 

Diverses réflexions ont porté sur les cadences des trains, le chauffage et des techniques à développer pour réduire les frais de fonctionnement. «Les CFA devront former au plus vite des spécialistes de ces questions», en relation avec le climat qui joue au yoyo…L’épargne citoyenne a été évoquée à Vendôme et la possibilité d’un emprunt citoyen, à taux dit normal, a été souhaité…Des panelistes ont demandé un axe plus positif en matière d’éducation et de formation des jeunes, citoyens de demain, en informant, mobilisant et sensibilisant le plus de citoyens possible, mais en parlant vrai…

 

L’alimentation, l’implication citoyenne des chefs de cuisine contre le gaspillage et pour la défense des circuits courts, l’éducation gustative des rationnaires dans les cantines scolaires, sont autant de pistes à lancer pour l’éducation des jeunes générations trop habituées à vivre dans l’opulence, sans jamais avoir connu de manques comme certains de leurs aînés.

 

François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, se montre confiant et enthousiaste, avec passion, sans vouloir refaire l’histoire, mais en la vivant en acteur engagé et non en spectateur naïf…«Il faudra déplacer certains égoïsmes, agir ici rapidement, et porter la bonne parole, ailleurs, hors des frontières de la Région, vers les hautes instances nationales ou même internationales. Le message du Centre-Val de Loire doit devenir international» et cela passera, selon le président régional, par les jeunes.

 

Le premier rapport d’une quinzaine de pages sur ce qu’il est urgent d’entreprendre a été présenté aux élus régionaux dans le cadre du bilan de cette coconstruction citoyenne exemplaire qui représente un enjeu vital humain, social, sociétal et économique, avec une consommation raisonnée et responsable, en matière de recyclage, développement durable, circuits courts, réduction de la consommation carnée…, le tout en relation avec des mesures draconiennes en matière de constructions, aides adaptées pour les transports, réduction de consommations d’énergies trop souvent mal domptées dès l’étude et le démarrage des chantiers immobiliers…etc.

 

Le livre blanc de toutes ces réflexions sensées sera édité au cours de ce mois de février. Reste à savoir ce qui sera, ou non, pris en compte, avec fermeté et suivi, par la région Centre-Val de Loire ou si cette idée sera reprise par d’autres régions en France, via un dossier qui pourrait être remis aux deux ministres habitant le Centre-Val de Loire et, encore bien placés ou écoutés au sein du gouvernement actuel…


Au pré de la ferme, le bonheur est dans l’assiette…

Les slogans se disputent la vedette de l’information par leur punch : Manger mieux, manger bien, manger local ou du local plein l’assiette dans les cantines, ou favoriser le circuit court en restauration collective, ou fait maison de saison…

 

Jamais, une telle campagne n’aura été développée en Loir-et-Cher pour lancer, via le Conseil départemental de Loir-et-Cher, la plate-forme Internet «AGRILOCAL41», qui facilitera la mise en relation entre les acheteurs de la restauration collective du département et les agriculteurs locaux, en vue de favoriser et de développer, au maximum, les circuits courts.

 

Née en 2013 et expérimentée déjà dans 37 départements, AGRILOCAL s’implante, donc, en Loir-et-Cher, en relation avec La Chambre d’Agriculture et les professionnels des filières agricoles, afin de proposer des produits de proximité et de qualité aux collégiens, mais également de les guider et les sensibiliser aux circuits courts, à la saisonnalité des produits du terroir et du territoire, en limitant, au mieux, l’impact environnemental, tout en soutenant l’agriculture du Loir-et-Cher.

 

L’opération commerciale est la même que celle existant sur les sites internet à la seule restriction du respect strict des règles s’appliquant à une commande publique, avec un cahier des charges bien précis.

 

L’opération «Au pré de la Ferme» permettra de faire visiter des exploitations les mercredis 4 et 11 mars, au cours d’opérations «portes ouvertes», en relation avec La Chambre d’Agriculture, avant une autre sur le thème «Connectez-vous local», entre le mardi 2 et le vendredi 5 juin. Et du lundi 12 au vendredi 16 octobre, la semaine «Au pré de l’assiette» proposera un repas 100% local avec la promotion d’un produit local par jour, afin de promouvoir le patrimoine culinaire local ainsi que les savoir-faire des cuisiniers de la restauration collective.

 

Ainsi, tout sera prêt pour l’an 2022 qui verra l’application de la loi EGALIM qui imposera aux restaurants collectifs de s’approvisionner au minimum à 50% de produits sous certification de qualité (Haute Valeur Environnementale ou HVE, par exemple) dont au moins 20% en bio.

 

Le Département aidera, cette année, une cinquantaine d’agriculteurs en vue d’obtenir la certification HVE. La politique Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) sera également encouragée afin que les agriculteurs valorisent leurs exploitations agricoles dans une démarche responsable. Cela permettra, entre autres, de dégager un meilleur bénéfice économique pour les agriculteurs et développer une image positive de la profession auprès des citoyens qui méconnaissent, souvent, les contraintes des professionnels de la terre.

 

Nicolas Perruchot, président du Conseil départemental de Loir-et-Cher a présenté, officiellement, cette plate-forme, en présence de conseillers départementaux, dont Pascal Bioulac, chargé des questions agricoles, et de plusieurs responsables de la filière agricole, à savoir, Benoît Lonqueu, vice-président de la Chambre d’Agriculture ; Louis Sagot, directeur de la FNSEA41 ; Alexis Descamps, exploitant laitier à Savigny-sur-Braye et défenseur de la méthanisation ; Jacques Launay, directeur de l’aménagement rural au CD41 ; Lucile, du service environnement à Agrilocal…

 

La première sortie officielle d’Agrilocal41 se fera, en fin de ce mois, au Salon de l’agriculture à Paris, sauf grèves revenues…

 

Contacts : Agrilocal est sis dans les locaux de l’Hôtel du Département,
place de la République à Blois (02 54 58 42 38 ou agrilocal41@departement41.fr ou www.agrilocal41.fr).

© Copyright 2015-2020 Le petit Vendomois. All Rights reserved.

page 1/1