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Elle oeuvre pour le bien de tous

Elle oeuvre pour le bien de tous

Laurine Boussau fait partie de ces personnes qui exercent un métier à la fois méconnu et indispensable. Souvent vêtue de couleurs fluorescentes et de chaussures de sécurité, elle est agent de valorisation des déchets chez ValDem à Vendôme. Elle reçoit, conseille, oriente et aide le public à mieux trier les produits.

 

Travailler dans une déchetterie, ce n’est pas toujours l’endroit auquel on pense lorsqu’on est jeune et que l’on s’apprête à entrer dans la vie active. À tort ou à raison, cet univers de la chaîne écologique pâtit d’une mauvaise presse. Une réputation nourrie par des discours dévalorisants. On a tous déjà entendu, au moins une fois dans notre vie, un adulte dire à un enfant : «si tu ne travailles pas bien à l’école tu finiras éboueur…». Et pourtant, sans les éboueurs et les déchetteries, nos maisons et nos communes ressembleraient à des chaînes de montagnes d’ordures et empesteraient. La période du premier confinement a permis, à juste titre, d’expérimenter un tel scénario.

 

Mais au-delà des représentations de l’imaginaire collectif, des idées préconçues, se cache un monde professionnel avec son histoire, sa culture de l’emploi, des êtres humains qui bravent chaque jour les aléas du temps pour améliorer nos conditions de vie. Laurine l’a bien compris.
Âgée de 21 ans, la jeune femme s’est fait embaucher il y a un an. Un choix qu’elle a fait, non pas par défaut, mais qui s’inscrivait dans la perspective de ses projets. «Après l’obtention du Bac, j’avais envie d’avoir une expérience professionnelle et de préférence dans un secteur qui me permettrait d’être utile aux autres et à la collectivité. Sans grande hésitation, j’ai postulé chez ValDem, structure dans laquelle j’avais déjà travaillé deux semaines pendant la période estivale.»

 

En plus de son jeune âge, elle surprend également par sa capacité à imposer le respect parmi les usagers. En général, certains ont du mal à cacher leur étonnement. Pour cause, beaucoup ne s’attendent pas à être accueillis par une demoiselle.
Ses journées sont denses et ne se ressemblent pas. C’est ce qui lui plaît le plus. «Je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Je ne dis pas non plus que l’ennui est une mauvaise chose. Ce que je veux dire par là est que l’on a toujours quelque chose à faire. Parfois, on ne voit pas le temps passer.» confie-t-elle.

 

Plus tard, Laurine envisage de reprendre ses études, pour une formation dans le domaine de la petite enfance ; mais pour l’instant elle continue d’être dévouée à son emploi actuel.

 

Rodolphe NDONG NGOUA

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