Économie et sociétéÉconomie en Vendômois

La Chambre d’Agriculture et le Conseil départemental, main dans la main pour construire un grand PAD

Plutôt que de travailler en solitaires, le Conseil départemental de Loir-et-Cher et la Chambre d’Agriculture de ce même département ont décidé d’unir leurs forces et leurs idées en faveur de l’agriculture et de l’alimentation de demain.

La première collectivité, en application de son agenda 2030, lance une trentaine d’actions sur les 132 identifiées, en faveur de l’agriculture et la forêt, tandis que la seconde travaille avec les organisations professionnelles agricoles sur un grand Projet Agricole Départemental, ou PAD, qui a pour objectifs, à l’horizon 2025, de déterminer les priorités d’orientation des productions et d’aménagement des structures d’exploitation au niveau départemental en engageant et en orientant l’agriculture du département pour les années à venir. Pour lutter contre tous les maux, favoriser l’installation des jeunes et donc la transmission des entreprises, fournir une alimentation de haute qualité, sûre et transparente, en préservant l’équilibre écologique et la santé. La protection des ressources naturelles engagera l’avenir de la profession, en réduisant l’usage des pesticides, en optimisant la gestion de l’eau et en accordant une attention accrue au bien-être animal, a souligné Philippe Gouet, président du Conseil départemental, devant une vingtaine de professionnels et responsables au sein de la Chambre d’Agriculture réunis au Domaine de La Fouardière, à Mulsans.

Deux grandes réunions…

Une cellule fonctionnera avec huit élus de chaque structure pour étudier les bases d’un cahier des charges qui porte, tout de même, sur 284.700 hectares, soit 44% du territoire départemental. L’agriculture occupe une place aussi importante sur l’échiquier économique que le tourisme ou l’industrie, avec un rôle de protecteur de l’environnement et du cadre de vie, atouts principaux de survie de ce XXIe siècle !

Pour Arnaud Bessé, président de la Chambre d’Agriculture, le métier est en perpétuelles mutation et adaptation pour répondre aux défis sociétaux, économiques et environnementaux qui se présentent. La Chambre doit être accompagnatrice, mais également actrice, de ces mutations et transitions, avec des innovations technologiques, des réflexions stratégiques et des politiques favorables. Les agriculteurs doivent être acteurs de ces changements et continuer à pouvoir vivre de leur métier, sans en rougir.

Dès septembre, la commission Agenda 41-Agri 2030 s’est réuni pour travailler sur trois grands axes (attractivité, transition des systèmes et énergie) avant d’animer une grande conférence sur l’attractivité, en relation avec l’Observatoire de l’Économie et des Territoires 41 et l’agence d’attractivité Be L&C, pour définir une politique commune de relance.

Puis un séminaire sur l’agriculture, le changement climatique et les énergies se tiendra vendredi 20 octobre, en matinée à la Chambre d’Agriculture, en relation avec le cabinet de conseils Carbone 4.

Enfin, les bases de l’Agenda 41-Agri 2030 seront concrétisées autour de six sujets-phares, à savoir l’alimentation de proximité et la qualité des produits  ; la problématique de l’eau pour la souveraineté alimentaire ; le maintien de l’élevage, de plus en plus en perte de dynamisme ; l’autonomie protéique ; l’innovation et l’accompagnement des exploitations vers de nouvelles pratiques et, enfin, la formation et l’accueil des nouveaux agriculteurs et des salariés.

Le tout sera présenté aux élus des deux structures et signé officiellement en séance publique. Sans fumée, ni écran… en souhaitant que ça fonctionne d’équerre !

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