Économie et sociétéÉconomie en Vendômois

Le Trèfle du Perche

Ce petit fromage de chèvre en forme de trèfle à quatre feuilles est bien connu des consommateurs et bien au-delà du territoire vendômois.

Imaginé il y a plus de vingt ans, le Trèfle du Perche a convaincu les amateurs et les gastronomes. Élaboré selon un cahier des charges strict allant des conditions de vie et d’alimentation des chèvres jusqu’au temps d’affinage, le Trèfle du Perche tarde à obtenir une IGP (indication géographique protégée). Les onze producteurs sont mobilisés pour cette reconnaissance d’un terroir qui leur tient à cœur et pour lequel ils œuvrent chaque jour.
Parmi eux, une jeune éleveuse, Cindy Montaru, installée à Lancé, dans la ferme du Petit Bout.

La semaine dernière, elle a ouvert les portes de son exploitation pour une visite conjointe de Magali Chapey, encore sous-préfète de Vendôme pour quelques jours, et Laurent Brillard, président de la communauté d’agglomération Territoires Vendômois et détenteur du label de qualité de la marque Vendôme.

L’occasion pour la jeune femme de présenter l’évolution de l’exploitation depuis trois ans avec la construction d’une chèvrerie adaptée au bien-être de ses cent dix alpines qui ont accès direct à un parc de pâturage de cinq hectares. Parallèlement, les autres surfaces sont cultivées de sorte à leur fournir l’alimentation complémentaire. Lorsqu’elles restent dans le bâtiment, de l’herbe coupée fraîche leur est accessible en permanence.

La salle de traite a été repensée pour une meilleure ergonomie et le lactoduc conduit directement le lait vers l’espace de stockage. Enfin, la fromagerie permet la transformation dans les meilleures conditions sanitaires. Annuellement, quelque 65,000 litres de lait sont transformés en fromages (selon la forme et la taille, il faut entre un et deux litres de lait pour un fromage), le tout commercialisé en vente directe. À l’ère du locavore, que demander de mieux ?

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