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Pas de voyage à Rio et encore plus de com., mais autrement…

Pas de voyage à Rio et encore plus de com., mais autrement…

Le Conseil départemental taxe pour poursuivre les travaux.

Un an, à huit jours près, après son installation sous sa nouvelle appellation, le Conseil départemental de Loir-et-Cher a trouvé ses marques. Un an avant la grande réforme du non-cumul des mandats «ce qui coûtera très cher», dixit Maurice Leroy, qui a bien annoncé qu’il ne serait plus aux manettes, on devine, aussi, un scénario qui s’annonce pour la nouvelle configuration de la collectivité. Sans être devin, on verrait bien Nicolas Perruchot, président, avec une vice-présidente brune du côté du Cher, Christina Brown, et non plus du Loir, et une minorité, en face, qui pousserait un duo de jeunes composé de Benjamin Vételé et Lionella Gallard. Sauf si, et les élections présidentielles y seront pour beaucoup, le trio du MoDem veut jouer l’harmonie entre les deux camps forts de la gauche et de la droite… ou participer en solistes.

Maurice Leroy, président, l’a martelé «Je ne veux pas d’un budget insincère, à laisser en héritage, même si le gouvernement nous pousse à le présenter. Nous ne verrons, sûrement pas, les 280 millions et des poussières (d’étoiles ?) qui nous sont dus au titre du transfert du RSA, de la part de l’État. Nous sommes forcés, après 9 ans de non-augmentation, à faire grimper le taux d’imposition du foncier bâti de 19,52% à 24,40% (plus 5% environ), soit environ 58 euros par an pour les propriétaires. Sinon, pas de routes à restaurer, pas de déviations, pas de ronds-points, pas de collèges, pas de travaux, pas de rénovations d’ÉHPAD…Il restera la culture».

La minorité, reconnaissant qu’il y avait crise, sans feu au lac toutefois, a fait accepter certains points qui lui tenaient à cœur, sur le social notamment, avant de se décider à s’abstenir plutôt que de voter contre, en argumentant sa position basée sur +2,5% d’augmentation et non 5. Mais, dorénavant, la bonne entente républicaine règne entre Geneviève et Maurice et cela se ressent dans les échanges…

Parmi les dépenses à réduire, ou à ne pas effectuer, il a été décidé de ne pas envoyer de délégation à Rio pour soutenir Marie-Amélie Le Fur et, peut-être, une autre athlète de Loir-et-Cher. Plus symbolique que cher, mais plus marquant aussi envers les nouveaux futurs taxés. Et comme il n’y a plus rien à gratter sur l’os…Même si la «nouvelle» minorité a demandé «Encore plus de com. sur nos actions, mais autrement» alors que l’ancienne décriait ce poste trop gourmand en dépenses, tout comme le garage départemental. Il est vrai que, depuis un an, l’avion de «l’opposition» ayant changé de pilote, les échanges sont moins brouillés entre la tour de contrôle et la cabine.

Ce sera donc un budget responsable, offensif, réaliste, citoyen, équilibré, sans plomber l’avenir, qui passe avec 403.798.353 euros, hors opérations de gestion de dette possible, pour construire le Loir-et-Cher de 2020 et répondre aux attentes. En 2016, 42 millions d’euros seront consacrés aux investissements et, ensuite, 8 de plus par an, à partir de 2017. La grande année, celle des grands changements. En attendant celle qui arrive, de mai 16 à mai 17, sera celle de l’immobilisme ce qui fit «lapsuser» le président Leroy qui la qualifia de post (au lieu de pré) électorale… Comme pour prouver qu’il se voit déjà n’occuper qu’un seul mandat, l’an prochain. Devinez lequel ?

Il faut vraiment qu’il y ait crise guerrière pour se rendre compte de la fragilité des choses : la minute de silence, observée, en hommage aux victimes des attentats en Belgique, en ouverture de session, relativisait l’importance des travaux et des décisions qui allaient suivre. Que sont donc 5% d’impôts en plus face à une ou des vie(s)…

Richard MULSANS

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