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Territoire à venir, Territoire d’avenir

Territoire à venir, Territoire d’avenir

L’essor économique du département dépend de ses élus et de ses habitants…

Le confort des sièges de Cap’Ciné Blois, un peu de chaleur humaine super calorique et le fait que l’invité, l’économiste Laurent Davezies, professeur au CNAM, spécialiste des questions de développement territorial, soit meilleur écrivain qu’orateur, ont rendu difficile la compréhension du premier grand colloque de l’Observatoire de l’économie et des territoires de Loir-et-Cher (OETLEC), structure présidée par Alain Quillout et animée par son directeur, Lionel Henry. Dommage !

Alain Quillout, puis Maurice Leroy, président du Conseil départemental de Loir-et-Cher, avaient dégagé les premières pistes de cette réunion portant sur les nouvelles dynamiques socio-économiques à l’œuvre dans nos territoires, état des lieux de ce qui existe, mais aussi dégagement de certaines pistes destinées à promouvoir le département vers l’horizon 2020, dans le cadre des applications du programme déjà bien mis en place depuis 2 ans, sous le même millésime.

«Il est nécessaire d’effectuer une analyse globale en comparaison avec d’autres départements proches ou de même taille. Nous avons des atouts en pleine maturité et des pépites à faire fructifier. Tout cela passe par l’engagement des élus et des politiques, mais aussi de l’adhésion forte des populations qui composent notre territoire. Il ne faudra surtout pas s’attacher à ce qui ne fonctionne pas, mais, au contraire, s’attaquer à dégager de nouvelles pistes. Beauval doit être l’étalon de la politique à mener en la matière. Il y a des besoins en main-d’œuvre, mais les entreprises ont du mal à recruter. Même si le chômage en Loir-et-Cher est plus faible que la moyenne régionale et nationale, il faut être vigilants et tout entreprendre pour faire, de nos faiblesses, des forces. Il faudra agir ensemble, soudés, pour faire changer les choses car l’envie de réussir ne manque pas ici».

De ce que nous avons pu saisir des propos de Laurent Davezies, retenons que «Après les 30 glorieuses, les profonds bouleversements économiques ont remis les pendules à l’heure, de manière brutale, parfois, avec la découverte de territoires vulnérables, puis sinistrés comme Le Nord, La Lorraine, le tout dans un contexte de dette de plus en plus astronomique qui ne peut aller que grandissant, avec des effets de ciseaux aussi compliqués que meurtriers. Le Loir-et-Cher, dans l’ensemble s’en tire bien. Le secteur de Romorantin-Lanthenay, sinistré par l’affaire Matra, avait, ainsi, anticipé le choc survenu en 2008. Il y a été moins ressenti qu’en Blaisois ou en Vendômois. Le tourisme est l’une des pistes qui sauvera le Loir-et-Cher à condition que l’on trouve de la main-d’œuvre prête à relever le défi, et ce, sur place, sans aller chercher des forces à l’extérieur. Il est regrettable, par ailleurs, que bon nombre d’actifs aillent travailler hors Loir-et-Cher, vers l’Île-de-France, notamment. Alors qu’il y a des richesses qui, sur place, ne demandent qu’à prospérer en agroalimentaire, pharmacie, parfums…Il faudra faire de la résistance sur les parties économiques fortes et porteuses pour les promouvoir encore plus avant de penser à lancer d’autres activités. Toutefois, les pôles de R&D ne doivent pas être abandonnés car porteurs d’avenirs certains».

Avec de forts témoignages de réussites et d’atouts pour le Loir-et-Cher, la table ronde, qui suivit, a permis à Claude Beaufils (président de l’agence de développement touristique) ; Marc Fesneau (maire de Marchenoir et président de la Communauté de communes Beauce et Forêt) ; Éric Lefebvre, fondateur de la société AdÉchoTech, à Naveil, spécialisée dans la fabrication de robots de télé-échographie destinés à travailler à distance, soit une forme de lutte contre la désertification médicale rurale ; Évelyne Sancier, directrice de projets « assistance à l’autonomie, dont le maintien à domicile des personnes âgées avec l’aide de téléassistance (dom@dom 41), en relation avec le réseau des caisses d’épargne ; Bruno Marmiroli, directeur du CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) de Loir-et-Cher, en ce qui concerne la rénovation du bâti ancien, de donner toutes les précisions sur tout ce qu’ils défendent en valeurs, réussites et prospectives pour le Loir-et-Cher.

Regrettons que le bilan-inventaire n’ait pas été suivi de pistes d’avenirs plus concrètes. Mais, cela appartient à chacun des responsables locaux, avec l’appui de la population du cru, tout aussi responsable, qui  doit aussi prendre en main son destin…

Richard MULSANS
Plus d’informations auprès de l’Observatoire de l’économie et des territoires de Loir-et-Cher (www.pilote41.fr/colloque ou colloque@observatoire41.com).

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