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Focus sur la production de solution hydroalcoolique

Focus sur la production de solution hydroalcoolique

À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles et nombre d’entreprises vendômoises a fait sienne cette célèbre maxime. Adaptabilité et solidarité sont devenues les maîtres mots dans de nombreux secteurs d’activité.

 

Ainsi, dès la mi-mars, le laboratoire moréen Diabelle, façonnier cosmétique implanté à Morée, a réorienté sa production vers la fabrication et le conditionnement du produit qui faisait cruellement défaut, la solution hydroalcoolique. Rapidement, quelque 3.000 flacons ont été produits chaque jour.

 

Vincent Gazal, fondateur de l’entreprise explique la genèse de cette adaptation à la situation «Une quantité modeste par rapport aux grandes industries, mais une contribution pour l’approvisionnement local à destination des hôpitaux, Ehpad et pharmacies. Nous avons répondu à l’appel de la Febea (Fédération des entreprises de la beauté), après l’homologation par arrêté ministériel de la fabrication de solution hydroalcoolique par l’industrie cosmétique. Quotidiennement, nous nous sommes adaptés aux différents besoins des acteurs de santé en concertation avec les autres fabricants de gel ou de solution.»

 

Compte-tenu de la pénurie au commencement du confinement, chaque lot produit, après le délai de 72 heures de maturation, était immédiatement absorbé par la demande. Avec la moitié de son effectif habituel, Diabelle a été confrontée à une situation de flux tendu y compris pour son approvisionnement.

 

«Nous avons d’abord utilisé l’alcool bio à 96° dont nous nous servons habituellement (trois fois plus cher) avant de chercher la matière première qui était en rupture partout. Avec des prix encadrés pour la vente du produit fini mais pas pour les éléments nécessaires à sa fabrication et à son conditionnement, l’effet ciseau était à son comble car les prix ont flambé. Et plus encore pour les petites structures comme la nôtre. Exemple pour le flaconnage dont le prix a augmenté de 50 % en quelques jours.»
Des aléas qui n’ont pas arrêté la véritable chaîne de solidarité initiée par la filière cosmétique, donnant la complète priorité à cette production comme Cogetiq à La Chaussée-Saint-Victor, qui imprime les étiquettes d’identification de la solution avant toute autre commande. «Nous avons également fait appel à la société Alizéa à Blois pour la conception des étiquettes, et leur réactivité a été extrêmement efficace».

 

«Nous avons vendu la production à prix coûtant. Contrairement aux grandes entreprises du luxe, nous n’avons pas les moyens de faire davantage sans obérer l’avenir de notre entreprise même si cela n’a été toujours bien compris au début de la crise. Mais, nous avons travaillé en concertation avec les collectivités territoriales, ce qui a permis une distribution aux habitants avant la levée des mesures strictes», prêche Vincent Gazal.

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