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L’auberge du bonheur… pour nos papilles

L’auberge du bonheur… pour nos papilles

Après plus de 36 ans à la tête de leur restaurant l’Auberge de la Vallée, Marc et Marie Georget rangent casseroles et couverts à la fin du mois.

 

Une histoire de passion pour la cuisine et de plaisir pour nos papilles se tourne à Saint-Ouen.

 

Un tour de France des meilleurs restaurants

 

La cuisine a toujours été une évidence pour Marc Georget. Un apprentissage commencé en 1974 dans sa ville natale, Saumur, au sein du plus grand hôtel-restaurant de la ville. Son CAP en poche, Marc décide d’acquérir de l’expérience à la capitale et trouve rapidement une place dans le XIVe à l’hôtel-restaurant le Sheraton. Puis, il poursuivra sa carrière en Suisse au restaurant Le Léman, où il apprendra à cuisiner le poisson qui deviendra sa spécialité, un petit tour en Espagne où il formera trois commis à la pâtisserie, une autre de ses spécialités avec une coupure, en 1978, dû à son service militaire. A la sortie, il connaîtra sa femme Marie et auront deux enfants. «J’avais la volonté de me former à plein de techniques, travailler les produits de façons différentes et faire un tour de France. Je m’ennuie vite et j’aime que cela change, une ou deux saisons dans un établissement et me voilà reparti» s’amuse t’il. Dès 1979, il enchaînera les brigades au sein d’établissements une étoile au Guide Michelin, d’abord au Domaine de Beauvois en Indre-et-Loire, puis en Alsace au Relais Château d’Isembourg où il passe Chef de partie, responsable du poste poisson dans la brigade avant de trouver le poste de second de cuisine. Direction la Normandie à Caudebec-en-Caux, une de ses plus mauvaises expériences à cause d’une ambiance détestable et enfin au Mans, à l’hôtel restaurant Le Moderne. Nous sommes en 1983, Marc et Marie désirent dorénavant leur propre affaire !

 

L’Auberge naissait

 

Le 9 janvier 1984, Marc et Marie Georget s’en souviennent comme si c’était hier, ils reprennent le café-épicerie-banquet tenu par Mme Langard, devenue veuve un an auparavant. «Nous n’étions pas emballés au premier abord lorsque nous l’avons visité pour la première fois mais le carnet de commande en traiteur était impressionnant avec un an de travail d’avance. Nous nous sommes alors lancés dans l’aventure avec une gérance-libre et un loyer en continuant le café et l’épicerie jusqu’en 1987 pour ne pas changer l’habitude des clients» détaille Marc Georget. L’année suivante, l’Auberge de la Vallée ouvrait uniquement en restaurant. Acquisition des murs en 1994 et agrandissement en 1996, Marc et Marie s’investissent dans leur affaire. «Nous avons employé jusqu’à dix salariés dans le restaurant, cinq en cuisine, quatre en salle et un plongeur. Tout était fait maison, du pain au sorbet, nous n’achetions que la matière première qui était transformée sur place» se souvient Marc. Avec l’obligation des 35 h, l’Auberge de la Vallée doit se restructurer et trouve enfin sa vitesse de croisière avec ses clients fidèles. «Il y a sept ans, le 21 juin précisément, notre fidèle serveur Eric Vauboin, 17 ans de maison, quitte l’établissement à 16h30 après son service. Ce sera la dernière fois que nous le verrons, Eric a mis fin à ses jours, je crois que l’on ne s’en est jamais vraiment remis» s’attristent Marc et Marie, encore émus de ce geste incompréhensible.

 

Une page se tourne

 

Depuis un an que l’établissement, murs et fonds, est en vente, aucun repreneur à l’horizon. «Les jeunes travaillent autrement aujourd’hui. Peut-être que l’établissement est trop grand mais nous serions prêts à le diviser. Notre salle à l’arrière permet d’organiser des fêtes familiales également, tout est fait pour travailler correctement» se désole Marc. La décision est prise, Marc et Marie fermeront leur restaurant le 29 mars, après 46 ans de métier. «Nous allons enfin pouvoir être invités le vendredi ou samedi soir par nos clients qui sont devenus au fil des ans nos amis. Sortir le week-end, chose que nous n’avons jamais pu faire» se réjouissent Marc et Marie, jeunes retraités à la fin du mois.

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