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Le déversoir de la Plaine à Trôo : un problème en passe d’être réglé

Le déversoir de la Plaine à Trôo : un problème en passe d’être réglé

Depuis la fin des années 90, le déversoir de la Plaine à Trôo suscitait des inquiétudes auxquelles il paraissait difficile de répondre en raison d’une situation semblant inextricable et des contraintes de la législation sur l’eau.

 

Situé sur le terrain du «Moulin de la Plaine» réputé depuis plusieurs années pour ses chambres d’hôtes, il n’appartenait pas pour autant au même propriétaire ; en son temps un projet avait été envisagé puis abandonné par le SIERALV et la dégradation se poursuivait de façon inexorable. Le 8 mars 2019, le Loir, en crue, a ouvert une brèche de 2 mètres qui n’a cessé de s’élargir depuis, jusqu’à atteindre maintenant 8 mètres. Les conséquences étaient nombreuses : assèchement du bras du Loir à Saint-Jacques-des-Guérets, risque de déstabilisation d’édifices tels que l’église ou le cimetière, des propriétés privées, augmentation de la chute au Moulin de «L’Abord de Dieu», accroissement du risque de crue dans le vieil Artins, modification de l’aspect paysager, disparition de mares et de réserves d’eau alimentant des puits. Tous ces motifs ont conduit les élus à prendre le problème à bras le corps. La commune de Trôo a enfin acheté le déversoir pour l’euro symbolique ; grâce à une entente intercommunale autour de la Communauté des Territoires vendômois, des solutions techniques respectueuses de la tradition ont été acceptées par les services compétents. Les travaux ont été confiés à l’entreprise Minier et ont débuté le 21 octobre. Ils ont fait l’objet de plusieurs réunions de chantier dont la dernière le 18 novembre, en présence de Philippe Chambrier en charge du dossier GEMAPI pour la Communauté d’agglomération, de Jean-Luc Nexon, maire de Trôo et de ses adjoints, de Patrick Huguet, maire d’Artins et de Henri Roullier maire adjoint de Montoire.

 

Des piquets en châtaigner ont été fixés sur une longueur de 71 m de chaque côté du déversoir, 40 m3 de glaise en provenance d’une carrière de Naveil ont été apportés pour le colmatage de la brèche ainsi que 310 t de grès pour l’enrochement en provenance de la carrière d’Artins. Les travaux devaient être terminés le 21 novembre. Leur montant total de l’ordre de 88 300 € TTC est assumé à raison de 80% par les Territoires vendômois, le montant devant diminué de celui d’une subvention accordée par le conseil départemental. Les 20% restant seront répartis entre Trôo, Saint-Jacques, Artins et Montoire.

 

Afin de répondre aux exigences de la loi sur l’eau, une étude devra être menée l’an prochain sur la continuité écologique du site.

 

Ainsi qu’a conclu Philippe Chambrier, c’est grâce à la volonté concordante des Territoires vendômois et des communes concernées qu’une solution a pu être trouvée ; «lorsque tous les élus marchent d’un même pas, tout devient possible.»

 

Xavier Campion

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