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Moissons 2017, rien ne va plus

Moissons 2017, rien ne va plus

La Chambre d’agriculture de Loir-et-Cher dresse le bilan de la saison 2017, pas excellente, mais fait preuve malgré tout d’un optimisme serein…

 

On peut conclure, à l’issue du point-presse donné par Philippe Noyau, président de la Chambre d’agriculture de Loir-et-Cher (CA41) et de son premier vice-président, Arnaud Besse, quant au bilan des moissons, campagne 2018, que rien ne va plus comme avant dans le monde agricole.

 

Par la voix de Dominique Descoureaux, cheffe du service Grandes cultures à la CA41, l’inventaire, un peu à la Prévert, laisse quelque peu pantois (lire encadré).

 

En rendement par quintaux/hectare, entre 2002 et 2017, l’année 2016 ayant été «annulée» car elle était hyper-catastrophique, on note aussi quelques dents de scie assez surprenants, avec dans nos chiffres le maximum enregistré, en troisième position.

 

Blé tendre (78-72, 78 en 2002) ; blé dur (72-62, 72 en 2002) ; orge d’hiver (75-67, 80 en 2008) ; orge de printemps (63-68, 78 en 2008) ; maïs grain (87-103, 106 en 2011) ; colza (33-40, 40 en 2005) ; Pois (48-40, 50 en 2008) ; Tournesol (23-37, 37 en 2017).

 

Dans l’ensemble, l’année a été contrastée entre un mois de février froid (un mois d’arrêt végétatif), de la pluviométrie entre février et mars à plus de 50%, ce qui a entraîné des enracinements difficiles. Avril et mai, avec un regain de chaleur, ont rattrapé un peu ce retard, malgré la crainte de gel dans la première décade de mai. La chaleur de juin a, enfin, déclenché des moissons précoces et rapides, comme à l’issue de la sécheresse de 2003, avec un mois de juillet chaud et sec.

 

Le dépatement meilleur producteur français de millet

Ce premier semestre 2018 se solde, aussi, par des moissons vite démarrées, comme en 2003. On espère un gain de 25% en céréales et colza pour ce cru, mais ce sera décevant en orge d’hiver et en colza. Le manque d’eau a joué dans Le Perche, mais Beauce et Gâtine sont au top.

 

On a appris, au cours de ce point-presse, que la production de blé dur pour la semoule et les pâtes, en Loir-et-Cher, permettait de nourrir plus de 19 millions de Français, malgré la concurrence du Canada, autre pays producteur au top.

 

Le Loir-et-Cher va se pencher sur la culture du soja, du lin, du pavot, du millet (le département est le plus fort producteur de France -cocorico! Hourrah!-), tout en continuant de développer la culture des pommes de terre et des betteraves, et aussi de l’orge pour les malteries, en regrettant qu’il n’y en ait qu’une ou deux en région Centre-Val de Loire… la bière locale prenant de l’extension, avec, ne serait-ce qu’en Loir-et-Cher, trois brasseries en pointe. Les semences en porte-graines se développent, sur certains secteurs, sur plus de 7.000 ha.

 

La CA41 se veut, malgré les nuages, optimiste quant à l’avenir. Avec à l’esprit que, malgré les conditions économiques, météorologiques et/ou politiques, locales ou européennes, le métier de paysan reste le plus beau métier du monde. Malgré ses aléas, ses coups de déprime, de froid et de chaud, et les caprices de Dame Nature…

 

 

Le bilan chiffré

Entre 2010 et l’an dernier, les chiffres sont, presque partout à la baisse, le troisième donné portant sur l’estimation 2018.
Ainsi le blé tendre, en surfaces cultivées (ha) est passée de 80500 à 86990 (79000 en 2018), et le reste suit : blé dur (34500, 21530, 19600) ; orge d’hiver (17500, 27330, 21500) ; avoine (1500, 965, 1020) ; seigle (1800, 940, 800) ; triticale (4300, 2585, 2600) ; orge de printemps (3000, 3700, 5100) ; maïs grain (16000, 14300, 14100) ; maïs fourrage (5000, 5400, 5500) ; millet, sorgho (6500, 6170, 6250) ; colza (41500, 43505, 48000) ; pois (6200, 3250, 3200) ; tournesol (10500, 4685, 4300) ; lin (700 en 2014 et 1600 en 2017, 1700) ; soja (90 en 2014 et 290 en 2017, 250) ; betteraves (775 en 2014 et 1000 en 2017 & 2018) ; pommes de terre (1260 en 2014 et 1050 en 2017, 1350). Les terres en jachères restent stables (15500, 16200 et 16000) alors que les surfaces agricoles utiles (SAU) passent de 293060 à 283000 en 2017 & 2018).

 

Ceci représente une moyenne sur 70% environ des cultures de récoltes estivales.

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