Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 6 décembre 2020
Source:https://lepetitvendomois.fr/economie-societe/regard-en-vendomois/

Du design chez Rouillac à la portée d’un seul click

Chez les Commissaires-priseurs Aymeric et Philippe Rouillac, la quatrième édition de la vente «arts+design » se passera exclusivement en virtuel le samedi 5 décembre. Grâce à la technologie 3D, l’étude Vendômoise propose gratuitement sur son site rouillac.com depuis la mi-novembre une visite virtuelle ludique de l’exposition avec une multitude d’articles et vidéos de présentation des objets. A découvrir sans modération !

 

« Si le public ne peut venir à nous, comme cela se fait traditionnellement, c’est à nous de les rencontrer autrement » souligne Philippe Rouillac. A côté du traditionnel catalogue papier, l’art et le design du XXe siècle se voit à travers une caméra 3D comme si vous vous baladiez physiquement au milieu de l’exposition. C’est totalement bluffant et l’Etude Rouillac est en avance sur son temps avec une présentation totalement nouvelle, totalement inédit chez les Commissaires-priseurs. Même l’institution mythique Drouot n’a pas son pareil, l’Etude parisienne ayant fermé totalement pendant le confinement. Les musées se sont intéressés fortement à cette technologie qui permet avec une tablette ou son smartphone de voyager à travers les objets. « Une qualité parfaite, des couleurs totalement respectées, déjà lors de la vente d’Artigny en octobre, dans un espace de 500m2, nous avions expérimenté cette visite d’avant-vente aux enchères » poursuit le commissaire-priseur.

 

Quant à la vente aux enchères ce samedi 5 décembre, elle se déroulera également par écran. « Le jour J, vous assisterez sur le site à cette vente comme vous n’en n’avez jamais vue, retransmise par une batterie de caméras, mettant en scène de façon spectaculaire le feu des enchères, le jeu du commissaire-priseur et le ballet des objets en créant tout simplement un compte sur rouillac.com » explique Aymeric Rouillac. La vente intitulée « Hors les murs » car elle devait se dérouler au Centre de Création Contemporaine Olivier Débré de Tours (CCC-OD) qui reste fermé au public, présente une œuvre de Fabien Verschaere, une aquarelle de plus de 18m de long, vendue sans aucun frais au profit des activités pédagogiques du CCC-OD. Comme à chaque vente, l’Etude Rouillac vous transporte comme dans un musée à admirer des œuvres uniques, des dessins de Picasso, de Jean Cocteau ou de Fernand Léger mis en vente, une œuvre de Marc Chagall, une autre de Gustave Loiseau, des bronzes, du mobilier des designers les plus reconnus du XXe siècle comme Charlotte Pierrand ou Jules Leleu… Toutes ces créations uniques à la portée d’un click, c’est unique !

 

Rouillac.com


Hacker un village

Couëtron-au-Perche vient de postuler à l’appel à projets « Petite ville de demain », une opération menée par le Ministère de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les collectivités territoriales pour 1.000 communes en France afin de redynamiser le village par des aides financières de l’État et d’attirer de nouveaux arrivants.

 

Jacques Granger, maire de Couëtron-au-Perche, nouvelle commune qui regroupe cinq villages depuis 2018 (Souday, Arville, Saint Agil, Oigny et Saint Avit), constate bien que sa commune se désertifie. «Plusieurs constatations à notre actif. D’abord, toutes ces maisons aux volets tirés, nous désirions les rouvrir. Avec le confinement du printemps dernier, nous nous sommes bien aperçus qu’il y avait un regain pour la campagne. Puis, l’exemple d’Arnaud Poissonnier, cet ancien parisien nouvel habitant avec sa petite famille avant la pandémie, nous avait déjà fait la remarque que nos maisons étaient vides alors que nous avions tous les commerces, de magnifiques paysages vallonnés, de multiples associations, une offre culturelle éclectique avec l’Echalier et des lieux touristiques comme la commanderie d’Arville. Partant de ce constat il nous fallait nous retrousser les manches» détaille le maire.

 

Le conseil municipal décide donc d’embaucher, 28 h par semaine dès mai dernier et pour un an, Alexis Vannier afin de travailler sur le dossier «Petite ville de demain». «Cette candidature rentre dans la démarche de revitalisation de notre territoire à travers la mission «Hacker un village» que nous avons lancée depuis plus d’un an, associant des élus et des responsables locaux comme les chefs d’entreprise ou les agriculteurs mais également médecins, acteurs culturels… sous forme de commissions» poursuit l’élu. De tous ces échanges est née une ambition, celle de revitaliser le village grâce à une importante campagne de communication. A savoir que plus de 10 000 Parisiens quittent la capitale chaque année et avec cette nouvelle prise de conscience, Couëtron-au-Perche a sûrement une carte à jouer. Le télétravail 3 jours par semaine et l’accès rapide au TGV donnent des perspectives intéressantes à nos territoires ruraux.

 

L’ambition est grande pour cette commune du nord du Loir-et-Cher : séduire 100 nouveaux habitants sur une courte période. Une communication qui a déjà débuté en juillet par cette vidéo présentant la commune et postée grâce à l’initiative d’Arnaud Poissonnier sur les réseaux sociaux. «Depuis nous avons très régulièrement des appels téléphoniques pour avoir un maximum de renseignements, sur la vie associative, les écoles ou notre réseau 4G» insiste le maire. Le Perche vendômois devrait accueillir prochainement la fibre et aujourd’hui à Saint Agil, un espace de coworking est déjà mis en place. Le dossier «petite ville de demain, hacker un village» sera déposé en ce début novembre à la préfecture. La désertification n’est pas une fatalité, Couëtron-au Perche en est la preuve en se donnant les moyens d’agir.


Pour une monnaie locale complémentaire, éthique et citoyenne

Depuis cette année, La Gabare, le nom de la monnaie locale citoyenne circule dans le Loir-et-Cher et plus particulièrement sur notre territoire. A l’initiative de l’APMLC41, Association Pour une Monnaie Locale Complémentaire de Loir-et-Cher, un groupe de citoyens Vendômois s’est associé à l’association tourangelle «Les Planches à Gabare».

 

Du nom de ces bateaux à fond plat qui circulaient sur la Loire, la Gabare est déjà en circulation dans le Vendômois. De façon plutôt discrète pour l’instant, elle devrait s’étendre dans les prochains mois grâce à la multiplication des prestataires, commerces et entreprises qui accepteront cette monnaie d’échange. «Cette monnaie locale est partie d’une réflexion d’adhérents de l’association Dos d’Ane à Vendôme. L’idée était retombée mais elle fut relancée lorsque Brigitte Mélay en devient présidente sous la forme d’un groupe collectif de travail après avoir projeté le film «Demain» en 2017» se souvient Serge Baudin, cheville ouvrière de l’APMLC41. 

 

Rassemblé au niveau national dans un réseau de monnaies locales complémentaires et citoyennes mais également au niveau régional à l’initiative du Conseil Régional du Centre Val-de-Loire, le groupe de Vendômois se rapproche de la monnaie qui circule déjà à Tours, La Gabare. «Nous avons trouvé une entente pour avoir la même monnaie que dans l’Indre-et-Loire. Le côté technique était déjà mis en place, cela simplifiait beaucoup de choses» poursuit Brigitte Mélay. Au niveau de l’APMLC41, sous une présidence collégiale qui gère la vie associative et les liens avec l’Indre-et-Loire, il se forme actuellement dans notre département plusieurs groupes locaux sur des micro-territoires «Pour que cela fonctionne, ces petits groupes sont importants, pour déjà trouver des prestataires qui acceptent à côté de chez vous La Gabare et pouvoir gérer également les comptoirs d’échange» détaille Serge Baudin.

 

Comment La Gabare fonctionne et quel est son intérêt ? Une monnaie locale complémentaire sert avant tout à dynamiser et relocaliser l’économie dans le respect d’une charte de bonnes pratiques éthiques et environnementales que signe chaque prestataire qui acceptera cette monnaie. Associée à l’euro (1 Gabare = 1 euro), La Gabare crée du lien et les nombreuses études sur d’autres monnaies qui circulent en France comme dans le monde (l’Eusko dans le Pays Basque ou le Chiemgauer en Allemagne) démontrent que la monnaie circule trois fois plus vite que l’euro. Aujourd’hui 6 prestataires acceptent La Gabare dans le Vendômois. La Ferme du Petit Pont à Azé, le magasin bio «Saveurs de la Terre», le magasin «Les Bio du Coin», le «102» à Vendôme, l’entreprise ISOSCOP et la Librairie des Maths. Ce petit groupe devrait s’étoffer très prochainement.

 

Pour vous renseigner, acheter la Gabare,
adhérer à l’association, devenir prestataire…:
APMLC41 – 7, avenue Georges Clemenceau à Vendôme –
site internet : lagabare.apmlc41.fr – lagabare41@gmail.com
Compte facebook : mlcc.vendomois


Restauration d’une fresque à Areines

En octobre, l’Atelier Moulinier, conservateur et restaurateur de patrimoine protégé, intervenait à l’initiative de la mairie dans l’église d’Areines, l’un des superbes petits édifices de la vallée du Loir, connu pour ses peintures murales.

 

Conserver, restaurer et mettre en valeur ces peintures, telle est la mission de l’Atelier Moulinier, associé au groupe Minier. «Les peintures du chœur de l’église d’Areines du XIIe siècle avaient été découvertes par Suzanne Trocmé dans les années 1930. Aujourd’hui, nous intervenons sur la représentation du Mariage de la Vierge datant du XVIIe siècle, une œuvre endommagée par l’humidité» détaille Frédéric Quily, directeur de l’Atelier Moulinier.

 

Une intervention qui durera 15 jours et qui consiste à un nettoyage en premier lieu puis un fixage des petites écailles qui menaçaient de s’effriter par un système d’injection sous cutané de résine, et en dernier la retouche en harmonie avec l’œuvre. «La première étape est réellement la consolidation, aller le plus loin possible sans altérer ni abîmer l’œuvre originale, cette patine historique. Nous voyons bien dans cette peinture des choses évidentes comme les aplats de fond, des tons monochromes sur ces plâtres enduits. Par contre dans le visage de Joseph, l’œil manquant ne peut être repeint sans tomber dans l’interprétation du restaurateur. Notre rôle est de conserver, de rendre lisible, redonner de la lecture au décor sans tromper le visiteur» poursuit le restaurateur.

 

Initialement, cette restauration est une décision de la mairie, propriétaire de l’édifice et qui a en charge son entretien. «Cette représentation se dégradait, nous le savions et avions inscrit sa restauration dans le budget 2020 avec une toile de la Vierge à l’enfant actuellement dans les Ateliers de l’entreprise à Blois» explique Nicole Jeantheau, maire d’Areines. Une restauration qui a pu se faire également après l’intervention du charpentier qui a réparé la fuite, sûrement à l’origine de la dégradation de la fresque et de ses boiseries qui l’entouraient, elles aussi en rénovation à Blois.

 

L’église d’Areines est assez exceptionnelle, riche d’un patrimoine pas encore totalement dévoilé, les ¾ de l’édifice sont en plâtre blanc qui recouvre une multitude de peintures datant du XIe au XVIIe siècle. On le sait grâce à une campagne de sondages, effectuée dans les années 2000 par Brice Moulinier, qui promet encore pour quelques années des découvertes merveilleuses.


Vendome-eshopping.com plateforme digitale

 

Le maire de Vendôme, Laurent Brillard s’est engagé auprès des commerçants à leur offrir une visibilité digitale pour éviter en ces temps de ralentissement économique des fermetures définitives et soutenir leur activité.

 

Labellisée par le ministère de l’économie, l’entreprise française Wishibam a été choisie par la municipalité afin de développer une plateforme commerciale en ligne en un temps record, entre la prise de contact et la mise en ligne effective le 24 novembre. « Entièrement gratuite pour les commerçants vendômois pour ces mois de fêtes, sans commissions sur les ventes jusqu’en mai, cette technologie déployée par Wishibam permet à une boutique de digitaliser automatiquement son offre commerciale et ses stocks pour les proposer aux clients à distance, une sorte de miroir digital du centre-ville et de ses magasins » souligne Michelle Corvasier, adjointe à la mairie de Vendôme en charge de la politique événementielle et des établissements recevant du public.

 

Avec la Covid-19 et au regard du premier confinement au printemps, l’offre digitale et le « Click and collect » se sont développés, accélérant le changement de consommer et sont devenus quasiment indispensables aujourd’hui pour que les commerçants restent au contact de leurs clients. « Nous voyons bien qu’équiper massivement les commerces avec des outils numériques va leur permettre de vendre mieux et plus. Accompagner la transition numérique de tous avec des équipes qui viennent directement sur le terrain. Les circuits courts de ventes, c’est effectivement stimuler la consommation locale en déclenchant une prise de conscience autour de l’importante de soutenir les commerçants de proximité » poursuit Monsieur le maire Laurent Brillard.

 

Car à travers vendome-eshopping.com, le lien peut se recréer entre client et commerçant en proposant une expérience client de qualité et créer une marque territoriale forte et une communauté de commerçants unis. La Fédération du Commerce Vendômois a évidemment fait partie de cette aventure qui commence à peine mais qui remporte déjà un grand succès auprès des commerçants inscrits. Avec un réseau social dédié sur facebook, une campagne publicitaire à venir, vendome-eshopping.com restera même après le confinement comme un nouveau moyen de consommer local avec la technologie d’aujourd’hui. Plus rien à envier aux géants américains…

 

vendome-eshopping.com


Une tragédie pour nos valeurs

Le 16 octobre, Samuel Paty, professeur d’histoire a été décapité en pleine rue pour avoir fait son travail d’enseignant, instruire ses élèves sur la laïcité et le droit de blasphémer, une valeur essentielle de notre pays. Un hommage ému a été rendu au professeur sur le Parvis de la Laïcité au Collège Robert Lasneau de Vendôme en présence des élus et des représentants de toutes les confessions œcuméniques.

 

«Ce parvis ne marque pas seulement l’entrée des élèves dans un établissement scolaire public, au-delà, ce parvis de la laïcité marque l’entrée de tous les élèves dans leur vie de futurs citoyens libres» dit Laurent Brillard, maire de Vendôme lors de son discours. Car, c’est bien à travers cet acte de barbarie que notre liberté d’expression et nos principes ont été remis en cause par ce fanatique et avec une extrême violence. «C’est pour avoir exercé scrupuleusement son métier que ce professeur d’histoire-géographie a été décapité. A travers l’exercice de l’esprit critique, la liberté de pensée et la liberté d’expression, aucun blasphème n’existe dans la loi française. Comme le disait Dominique Schnapper, Présidente du Conseil des sages de la laïcité «ces caricatures sont des documents historiques sur lesquels on peut réfléchir à l’école» explique Maryse Haslé, ancienne professeure de français et secrétaire du Comité Vendômois de Défense de la Laïcité (CVDL).

 

Une chronologie qui commence crescendo depuis 31 ans par l’intrusion de signes religieux ostentatoires et finit aujourd’hui par le meurtre d’un professeur. «Pendant 15 ans, rien n’a été fait pour soutenir les établissements attaqués. 15 ans de déni, 15 ans de contorsions, 15 ans de lâcheté, 15 ans d’omerta vis-à-vis des lanceurs d’alerte dans les médias avant que les politiques prennent la mesure du danger et promulguent la loi de 2004 pour protéger l’école de l’entrisme islamique» poursuit l’association CVDL. Car comme le souligne Elisabeth Badinter dans l’Express du 22 octobre dernier «à l’époque de l’affaire de Creil, il a suffi de 3 jeunes filles voilées pour faire reculer l’école publique et laïque. C’était le signal envoyé aux islamistes, à qui l’on disait tout simplement que la voie est ouverte».  

 

Pour preuve, dans un numéro de la revue de Daech datant de 2015 «Délaisser l’éducation des mécréants», on peut relever que les valeurs de la République, dont la charte de la Laïcité enseignée à nos enfants dans nos écoles, ne sont, pour les Musulmans intégristes, qu’un tissu de mensonges et de mécréance qu’Allah leur aurait ordonné de combattre et de rejeter. Et ainsi de conclure par la parole de Richard Malka sur RTL le 19 octobre vis-à-vis du meurtre de Samuel Paty «On ne veut pas de l’émotion, on veut du courage». Depuis, la France est devenue à nouveau une cible et les attentats se multiplient, souvent à l’arme blanche, dans des lieux de culte comme le 29 octobre à Nice. Traitons les causes et pas seulement les conséquences, tâche immense que doit entamer la France.


Meilleurs Apprentis de France à Vendôme

Au lycée professionnel Ampère à Vendôme, deux élèves de 1ère dans la section menuisier-agenceur, ont obtenu, en octobre, la médaille d’or départementale et régionale leur ouvrant le concours national. Côté section mécanique, plusieurs médaillés également dont l’un en or au plan départemental et régional.

 

Bruno Cavat, proviseur du lycée Ampère, peut être fier de ses élèves qui ont relevé le défi en se mesurant nationalement aux épreuves départementales et régionales du concours «Meilleur Apprenti de France» (MAF), un titre qui leur restera à vie. «Ces très bons résultats soulignent une fois de plus le niveau d’excellence que nos formations peuvent atteindre, encadrées par nos enseignants, Victorien Le Dantec section mécanique, Yvan Jolly et Pierre-Yves Prudhomme dans la section menuisier-agenceur», détaillait le proviseur.

 

Ce concours prestigieux est accessible uniquement aux élèves de 1ère et, depuis 3 ans, au lycée Ampère, Yvan Jolly, professeur à la section menuisier-agenceur y présente deux de ses élèves. «Nous procédons à une sélection qui se fait entre ceux qui désirent concourir d’abord et ensuite ceux qui sont capables d’accepter ce travail  supplémentaire en plus de leurs différents cours. Nous recevons les dossiers en décembre et présentons les œuvres au jury courant mai. Mais, le planning 2020 a été totalement bousculé à cause du confinement et nous nous sommes adaptés avec la présentation des œuvres repoussée au 15 octobre» précise-t-il.

 

Un travail individuel en menuiserie, un portillon extérieur en bois massif avec des complexités comme une traverse haute cintrée que Florian Sibilleau et Zoélien Bethuleau ont exécuté en trois étapes. D’abord tracer une épure à l’échelle 1 puis monter un dossier technique à rendre au jury avec photos et chronologies de leur fabrication et, en dernier palier la réalisation, de leur œuvre. «La première étape était totalement réalisée avec le débit du bois nécessaire à la fabrication quand nous sommes rentrés en phase de confinement en mars» se souvient Yvan Jolly. Résultat plus de 200 heures de travail et le 15 octobre, Florian et Zoélien reçoivent les prestigieuses médailles d’or départementales et régionales des meilleurs apprentis de France.


Un bon équilibre pour l’AOC Coteau du Vendômois 2020

Avec peu voire pas de gel printanier, cette année présageait une récolte foisonnante comme en 2018. La canicule estivale a eu raison de la quantité même si elle reste correcte. L’accent est mis sur la qualité de l’AOC Coteau du Vendômois.

 

En 2016, 2017 puis en 2019, le gel printanier avait rendu les récoltes catastrophiques pour de nombreux viticulteurs dont la Cave Coopérative de Villiers-sur-Loir. 

 

«Cette année jusqu’au 15 juillet nous étions très optimistes et puis le grand coup de «sèche-cheveux» nous a rendus pessimistes» souligne Nicolas Parmentier, directeur de la Cave Coopérative du Vendômois. Les cépages précoces comme le Pinot noir, Chardonnay et Gamay ont eu des rendements plus faibles que la moyenne au contraire des cépages plus tardifs comme le Pineau d’Aunis  ou le Cabernet franc qui ont bénéficié de la rosée du matin en fin de maturation. «On avait des craintes sur l’homogénéité de la récolte. En période de sécheresse, ce stress hydride bloque l’avancée de la maturité. Cette rosée du matin a été absorbée par les feuilles, les baies et les pellicules et on se retrouve finalement avec de bons équilibres, moins alcoolisé qu’en 2018 mais plus riche et concentré, avec de l’acidité malgré les températures excessives» détaille le directeur.

 

Même si les vinifications sont toujours en cours, le millésime sera généreux nous assure-t’on. C’est en 2022 que l’on y goûtera car le vin c’est une question de temps, du temps pour que la vigne pousse comme du temps pour que le vin se bonifie. Une patience qui nous fait saliver.

 

L’abus d’alcool est mauvais pour la santé


A Montoire, faire ses courses en un seul click

Depuis une semaine, les commerçants et producteurs de Montoire-sur-le-Loir ont une page sur le site national et bénévole « fairemescourses.fr » afin de créer de la visibilité et des commandes pour ces magasins fermés en période de confinement.

 

A l’initiative de la mairie qui désirait rapidement trouver une solution pour les commerces « non essentiels » fermés par arrêté gouvernemental depuis le 30 octobre, chaque commerçant a dorénavant la possibilité d’avoir une vitrine sur le site « fairemescourses.fr » à la rubrique « Bienvenue à Montoire sur le Loir ». Facile d’utilisation pour les clients comme pour les commerçants, la commune de Montoire avait dans sa recherche établie des critères pour  sélectionner une plateforme. «Nous ne pouvions pas passer par le Click and collect car peu de commerçants  a un site internet et que créer un site en 8 jours n’est pas une chose évidente. Nous avons donc entamé des recherches avec des critères précis comme la gratuité qui était essentielle en ces temps compliqués ainsi que la facilité d’utilisation et sans intermédiaire c’est-à-dire que le commerçant gère lui-même avec la plateforme ce qui  est faisable ou non » explique Frédéric Crosnier en charge à la mairie de la communication et initiateur de ce projet.

 

En effet, chaque commerçant en ouvrant une page sur le site inclut des produits qu’il désire vendre et gère lui-même les retraits dans sa boutique à des heures données. « Une liberté de choisir dans son organisation qui lui est propre » insiste le maire de Montoire, Arnaud Tafilet. Avec cette plateforme à l’initiative citoyenne, 100% bénévole et 100% gratuite, «fairemescoures.fr» permet donc à chaque client de pouvoir faire son marché et venir retirer et payer ses achats dans la boutique directement. « Gratuité et simplicité de fonctionnement, les commerçants et l’Union des commerçants et artisans de Montoire ont accepté immédiatement. A travers cette plateforme, il y a un élément fédérateur, pratiquement tous les commerces de la commune et quelques-uns du canton ou d’ailleurs y sont représentés car le site internet nous permet de rayonner jusqu’à 35 km aux alentours… » poursuit le maire.

 

La digitalisation des commerces est enclenchée, un fait aujourd’hui indispensable et qui demain restera un complément de revenu pour les commerçants. Les petits commerces sont vitaux pour les communes rurales et Arnaud Tafilet et toute son équipe ont recherché par tous les moyens à les aider. « C’est peut-être une goutte d’eau mais il fallait la générer, les commerçants doivent continuer à créer le lien avec leur clientèle » conclut le maire.  Pour faire connaître cette plateforme, la mairie a pu compter sur sa page Facebook et sur les pancartes « fairemescourses.fr » qui dorénavant se trouvent sur chaque vitrine.

 

https://fairemescourses.fr/montoire-sur-le-loir


Les amis de Monplaisir

Émile Auté, cultivateur de thé en Vendômois, agrandit ses plantations. Il vient de louer, au lieu-dit Monplaisir sur la commune de Sargé-sur-Braye, une parcelle de terrain et un bâtiment pour y implanter tout un univers autour de thés en créant l’association des «Amis de Monplaisir».

 

Un lieu où l’on peut apercevoir des serres magnifiques et disposées suivant un axe parfait. «Le grand-père qui a conçu ces serres produisait et collectionnait des légumes anciens. Il valorisait ses plantes et donnait ses graines pour que les gens puissent eux-aussi produire ces espèces. Il a passé sa vie à concevoir et façonner cet endroit, cet espace totalement dédié à la culture» détaille le cultivateur de thé qui se forme régulièrement en Asie du sud-est dans des plantations théières. Dans ces serres et sur le terrain, Émile Auté et son frère Nicolas veulent pouvoir lancer une production de plants à ceux qui vont commencer à cultiver du thé professionnellement. Avec un groupe de jeunes, en formation «découverte de la culture de thé» pendant 3 jours, ils ont planté en octobre sous forme de chantier participatif sur de nouvelles parcelles non loin de Monplaisir 500 nouveaux pieds de thé. «Autour de la plantation, ce sont également tous ces moments que l’on partage ensemble, des techniques apprises lors de mes voyages» poursuit Émile Auté.

 

Avec la création de cette structure agricole, Émile lance l’association des «Amis de Monplaisir», un lieu de vie, avec dans l’idée la mise en place de marchés locaux, un bar associatif, des concerts également, atelier créatif et bien sûr un salon de dégustation de thé avec une ambiance traditionnelle, tapis au sol et table basse. «Un atelier qui peut rapidement se transformer en boutique lors de marchés événementiels. Également, un bureau partagé avec un laboratoire. Dans cet espace extérieur, je peux facilement y mettre jusqu’à 50 exposants et à l’un des angles du terrain, y glisser un parc d’animaux de ferme sous forme de camembert» détaille Émile Auté.

 

Sur sa première parcelle où il a pu récolter cette année ses premières feuilles de thé, il a découvert une veine d’argile. «Lors du creusement de tranchées, nous avons eu la bonne surprise d’y trouver de l’argile. Lavée, filtrée et confiée à Martin Colo, potier à Naveil pour en réaliser théières et petites tasses, une production de thé et de ses récipients pour le déguster 100% local, c’est génial» conclut enthousiaste Émile Auté, toujours foisonnant d’idées pour faire vivre notre belle région.

 

Facebook Emile Auté / https://www.emileaute.com/

Ouverture de la maison tous les week-end de décembre

 

 

 

Médaille de bronze pour le thé français présenté au concours thés du monde organisé par l’Agence de Valorisation des Productions Agricoles. Dans la catégorie thé blanc, primés sur 20 participants venus du monde entier: Chine, Inde, Vietnam… Au total 97 médailles ont été décernées pour 213 participants.

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