Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 9 août 2020
Source:https://lepetitvendomois.fr/economie-societe/regard-en-vendomois/page/27/

vignoble

Forte gelée fin avril, le vignoble du département a trinqué dur!

La récolte va être difficile à assurer presque partout.

Les années se suivent et se ressemblent, hélas, en matières de calamités agricoles et après les inondations de 2016 qui avaient commis de gros dégâts irréversibles, 2017 a frappé fort, aussi, mais avec le gel, tant en viticulture qu’arboriculture.

 

Au cours d’un point d’informations à La Chambre d’Agriculture, Philippe Noyau, président, et Dominique Girault, référent élu de la filière viticulture au sein de la même chambre ont expliqué que le gel printanier a commis de gros dégâts dans les vignobles du sud du Loir-et-Cher dans le secteur de Cheverny, mais aussi en Vendômois et en Touraine-Mesland, avec des pointes à -4, puis -6°, vers la fin avril. Les jeunes bourgeons ont trinqué en premier sur plus de 30% du territoire du département, puis sur plus de 50%/ Prés de 150 viticulteurs (450  exploitations recensées en 41) ont alerté, de suite, la Chambre sur leurs situations.

 

« Ils ont été écoutés et leurs cas pris en considération, avec un accompagnement psychologique d’abord, puis une étude de leurs sinistres et des retombées négatives pour cette saison qui vont perturber leurs trésoreries déjà fragilisées. Plusieurs mesures ont été demandées, à savoir une évaluation des zones gelées de la part de l’administration, une reconnaissance par arrêté des communes sinistrées, la mise en place de chômage partiel pour les salariés sur les exploitations touchées dans l’attente du redémarrage, ou non, de la vigne, l’exonération  des cotisations MSA, ainsi que de la taxe foncière sur le foncier bâti, la réforme du système assurantiel en viticulture en l’adaptant à la crise qui s’ensuivra. De plus, il a été souhaité un développement des moyens de protection contre le gel par un taux plus attractif d’aide pour les investissements dans les dispositifs subventionnés. Enfin, il a été demandé une baisse des franchises, pour ceux qui sont assurés (25% de la profession…), en fonction des années de récoltes pour une évaluation équitable en fonction des années de production ».

 

La région Centre-Val de Loire s’est penchée sur les aides à apporter aux systèmes existants contre le gel comme des tours antigel (40 installées seulement en Loir-et-Cher) ou d’autres moyens comme les bougies, les vols d’hélicoptères au-dessus des vignobles…Malgré ces coups durs, la vie a repris son cours car les travaux ne peuvent attendre. Cela a permis, malheureusement, de pouvoir mieux dresser l’inventaire des dégâts au fur et à mesure des soins apportés à la vigne comme s’il ne s’était rien passé…

 

Par ailleurs, l’arboriculture fruitière a été touchée tout comme les légumes (asperges vertes) et, dans ces domaines, il faudra prévoir aussi de la casse. La Chambre d’Agriculture a programmé, avec des experts et des responsables de l’Administration, des visites sur tout le secteur touché afin de pouvoir suivre tous les dossiers, avec tous les responsables impliqués dans la filière agricole que ce soit le Conseil départemental, les syndicats agricoles, les fonctionnaires chargés de ces dossiers dans les diverses instances…

 

Rappelons que le Loir-et-Cher, avec 6.700 ha de production, pour dix AOC et une IGP, vend environ 60 millions de bouteilles, dont 75% en appellation. Avec 450 exploitations viticoles, environ, la filière est le deuxième employeur de main-d’œuvre du département, avec 2.600 emplois directs et indirects.

 

Enfin, terminons, en précisant que bonne ou mauvaise récolte, l’abus d’alcool reste très mauvais pour la santé…d’où conseil d’une consommation avec modération !

 

Richard MULSANS


Bernadac

Hommage à Jean Bernadac, homme de passions

«Artiste aux multiples facettes, inspiré des bords du Loir ou des paysages andalous, tu t’es fait, cher Jean, tout à la fois peintre, dessinateur, sculpteur, mosaïste, écrivain, poète, conférencier, féru d’histoire locale et acteur du  patrimoine. Bref un passionné débordant d’énergie, de curiosité, de projets et de talent. 

 

Bernadac

Né le 24 juin 1925 à Asnières sur Seine, tu profiteras, le plus souvent possible durant les  vacances d’abord puis pendant la période de l’occupation, de ta terre ariègeoise paternelle de Tarascon, au point de nous laisser croire que tu y étais né, avec ton naturel joyeux et cet accent que tu te plaisais à emprunter pour nous conter ou chanter tes souvenirs pyrénéens! Heureusement les ours ne t’ont pas dévoré et t’ont laissé fréquenter les beaux-arts de Toulouse… Rentré à Paris, tu rejoindras le scoutisme qui  te permettra durant deux décennies aux côtés de Pierre Joubert de perfectionner ton art et, avec  la finesse de ton trait, de participer à l’illustration de la plupart des revues et publications des scouts de France. Cette passion pour le scoutisme te conduira à publier quelques années plus tard plusieurs romans pour la jeunesse.

 

Aspirant à quitter la région parisienne, Jean tombe sous le charme de la vallée du Loir. Et  en 1962 il plie son chevalet et s’installe d’abord à Villeprovert aux abords de Lunay puis plus tard à Saint-Martin des Bois, en face de l’Abbaye de Saint-Georges. Poursuivant en terre vendômoise ses travaux parisiens, Jean obtient localement quelques commandes. Il devient ainsi illustrateur de la revue Effort des Chambres de commerce  de Loir et Cher, d’Eure et Loir et de la Vienne et  y ajoute chaque mois  une chronique touristique.

 

Lorsqu’en 1965 M Perrot, le Maire de Lavardin lui proposait d’installer une galerie permanente dans l’ancienne école, Jean a commencé à construire un succès  qui peu à peu ne se démentira pas. Sa production de toiles,  de dessins à la plume, de gravures sur bois accrochées aux murs de sa galerie -atelier trouvaient leur inspiration dans cette vallée du Loir,  le Vendômois et Pierre de Ronsard pour lequel Jean  avait une affection profonde. La présence du poète de la Pléiade a aussi fortement marqué ses oeuvres écrites  comme «Le Loir, Rivière des Muses» ou «le Jardin de Ronsard». Si profondément attaché au Loir, Jean a aimé  aussi avec passion l’Espagne , ses placettes, les fêtes de l’Estrémadure et les chemins de Compostelle qu’il a parcourus avec Suzanne, à un âge déjà avancé, et dont il évoqua l’épopée dans Les «Raisins de Compostelle». 

 

Tirant sur sa bouffarde, l’œil empli de malice, Jean cultivait aussi l’humour dans ses œuvres, peintures et sculptures et spécialement dans ses livres tels «les Contes du Loir» et leurs dessins drolatiques. Jean avait l’art de la conversation et aimait en faire profiter le plus grand nombre à travers plus de 140 passionnantes conférences devant de nombreux publics dans toute la région. Président des Amis de Lavardin, il initia aussi des rencontres culturelles sous formes de soirées poétiques  et de conférences. 

 

Ta passion pour le patrimoine sous toute ses formes (monumental, naturel, artistique, poétique, littéraire…), sa sauvegarde et sa  mise en valeur fut  certainement le fil conducteur de toute ton oeuvre, cher Jean. Aussi, quelle chance de t’avoir rencontré avec François de l’Eprevier et d’avoir pu participer à la concrétisation  de ton idée un peu folle du sauvetage de la chapelle romane Saint Pierre la Motte à Vendôme, menacée de ruines. Ton enthousiasme communicatif fut à l’origine de la création en 1970 de L’association Résurgence qui depuis ne s’est pas arrêtée de restaurer bénévolement,  comme tu le fis toi-même sur la Tour de l’Islette ou dans les Greniers de l’Abbaye, et de se battre, comme tu aimais à le répéter avec ton air courroucé, pour «faire cesser la destruction et le pillage de notre patrimoine».Grâce te soit rendue pour ta riche contribution à la connaissance de l’histoire du Vendômois et à la protection de son patrimoine.

 

Merci chère Suzanne d’avoir suivi et encouragé Jean dans toutes ses entreprises et Résurgence en particulier. A vous-même, à vos enfants et petits enfants nous adressons nos vives condoléances et nos affectueuses pensées. Bernadac

 

Jamais en retard d’idée, Jean, il en est une dont tu répétais le souhait de la voir se réaliser : La création de la route des roses entre Vendôme et Couture-sur-Loir. Certes des plantations ont été réalisées. Mais en attendant que ce projet se concrétise pleinement un jour, il est une marque bien visible de ton attachement au poète que l’on pourra voir longtemps : la stèle de Ternay que tu ornas d’une mosaïque de son portrait.

 

Merci Jean, tu rejoins désormais ton inspirateur et ami Pierre de Ronsard. Emporte lui ces quelques roses… 

 

Dors en paix , Jean »

 

André Fleury, président de Résurgence en Vendômois
En l’église de Saint Martin des Bois le 31 mai 1017


nyne

L’anniversaire en couleurs de Nyne

Déjà un an que l’artiste Nyne, peintre sur meubles et décor, est installée à Villiers-sur-Loirosée idéalement dans son atelier troglodytique en sortie du village.

 

Diplômée en qualité de peintre en décor de l’Ecole de Paris (faux marbre, trompe l’œil…), Nyne devient en début d’année comme artisan d’art, inscrite à la Chambre des métiers. «Je n’ai pas pu participer aux Journées européennes des artisans d’art cette année mais je compte bien être présente en avril 2018», déclare-t-elle. Avec une clientèle fidèle, elle pérennise son entreprise de décoration sur meuble, des commandes de clients ou ses propres créations qu’elle expose dans une salle qui jouxte l’atelier. «J’ai une cliente qui m’a appelée un an après lui avoir donné ma carte de visite, notamment grâce à ma voiture, la fameuse Twingo peinte en faux bois. Une cuisine en chêne à repeindre intégralement au goût du jour, souvent une solution simple pour avoir un décor unique».

 

Pour ses chantiers, Nyne se déplace directement chez le client avec son camion acquis depuis l’ouverture de l’atelier pour s’inspirer du décor de la maison afin de réaliser des meubles uniques. «Compte tenu de la situation géographique de mon atelier, l’été, j’ai aussi facilement une dizaine de personnes par jour qui s’arrête. J’aime partager ma passion du décor. Je raconte avec plaisir l’histoire du meuble repeint, des anecdotes que je partage avec mes visiteurs», explique l’artiste. Des coups de cœur pour des meubles singuliers, mais aussi pour cette «artiste-artisan», et sa customisation qui signe votre décoration.

 

Nyne, peintre en décor sur meuble
102, avenue Armand-Colin – Villiers sur Loir – 06 62 88 10 28 –
page facebook pour voir toutes ses réalisations : Nyne


très haut débit

Le satellite ou très haut débit (vraiment) pour tous !

A Mazangé, deux conventions signées entre le Syndicat mixte ouvert (SMO) Loir-et-Cher Numérique et Enedis (ex-ERDF) pour la mutualisation de certains équipements, ont été l’occasion de présenter un nouveau dispositif satellite haut débit pour les habitations trop isolées.

 

D’ici à 2021, le Loir-et-Cher sera entièrement branché et en haut débit. Chaque foyer pourra ainsi se connecter dans des conditions optimales. Si, dans les communes les plus importantes, le SMO et l’opérateur Orange devraient déployer la fibre optique, les zones isolées ont dorénavant une solution pour elles aussi recevoir le haut débit. «Pour les habitations trop écartées pour être connectées via le réseau filaire, une solution technique complémentaire, dite d’inclusion numérique, est désormais proposée. Grâce à la technologie satellite, elle permet à toutes personnes ne disposant pas d’une connexion à 10Mbits/seconde de pouvoir disposer d’un débit de qualité», explique Bernard Pillefer, président du SMO, en charge du déploiement du très haut débit sur l’ensemble du département. Un investissement de 194 millions d’euros, cofinancé par le Département, les communes, les intercommunalités, l’Etat, la Région et l’Union européenne.

 

Le Syndicat accorde une subvention pour l’équipement et l’installation d’un kit satellite aux Loirs-et-Chériens qui souhaitent bénéficier d’une connexion internet avec un débit de 10Mbit/seconde (1), hors zones couvertes par la fibre. «Le montant de l’aide du SMO est au maximum de 400 euros pour l’achat du kit et de 200 euros pour son installation. Cette aide financière est la plus importante proposée en France pour le déploiement de ce type de dispositif. Les usagers devront se rapprocher d’un opérateur satellite et d’un antenniste avant de remplir le formulaire de demande de subvention», précise Bernard Pillefer. Le très haut débit pour tous, Maurice Leroy, Président du Conseil départemental de Loir-et-Cher en a fait la promesse, en démontrant encore sa détermination sur le sujet lors de cette présentation dans la salle des fêtes de Mazangé.

 

(1) Le débit moyen en France est de 8,9Mbits/seconde (2016).

Renseignements et contact : passeport@numerique41.fr – 02 54 58 44 39.  


Fleurd’O

Fleurd’O, de New York à Vendôme

Carole Boy, architecte d’intérieur a vécu une vingtaine d’années à New York et 7 ans à Bangkok. Elle a depuis remisé son passeport et posé ses valises à Vendôme, dans une charmante maison d’hôtes en bord de Loir qui sera mise à l’honneur sur le petit écran.

Ouverte depuis un an, c’est l’unique maison d’hôtes à Vendôme intramuros. Une belle demeure en pierre de tuffeau, du côté du Faubourg Saint-Bienheuré, que Carole Boy a restaurée récemment avec son compagnon. Trois chambres d’hôtes de charme, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, à la décoration soignée où la pierre est mise en valeur avec de beaux objets, un choix judicieux des couleurs et une terrasse en escalier donnant sur le Loir où le petit déjeuner bio est servi l’été. Le fruit de plus de deux décennies d’expérience en décoration. Et une vie trépidante pour cette binationale franco-américaine, d’origine parisienne :

«Vingt-cinq ans à l’étranger en qualité d’architecte d’intérieur, ça marque un CV», s’amuse t’elle.

D’abord à New York, pendant 18 ans, à la tête d’un magasin spécialisé dans la pierre dans le quartier de Soho, au sud de Manhattan, là où ses filles sont nées et ont grandi, puis durant sept ans à Bangkok, dans la décoration d’appartements de luxe. Carole Boy appartient assurément à cette catégorie de femme battante que rien n’arrête. Aujourd’hui, avec CUTCH design, son cabinet d’architecte d’intérieur, qu’elle dirige avec Brigitte Nouette Delorme, elle partage entre Paris et Vendôme une double activité d’architecte et de maison d’hôtes en complète synergie avec le cœur de son métier.

Pas de hasard donc si sa belle maison a retenu l’attention de France 3. Une équipe de télévision est venue filmer la bâtisse pour «Vues sur Loir», une spéciale consacrée à Vendôme, diffusée le 12 mars à 12h50. Ses chambres d’hôtes seront ensuite mises en concurrence lors de la semaine du 20 au 24 mars dans l’émission «Bienvenue chez nous» sur TF1. Deux temps forts à ne pas manquer pour une visite de cette pittoresque et adorable maison, où design et beauté vont de pair.

CUTCH design, architecture d’intérieur, décoration, conseils
06 75 59 42 24 ou cb@cutch.site
Fleurd’O, chambres d’hôtes à Vendôme
06 75 59 42 24 ou www.fleurdo.net


Une rencontre sous le signe du partage…

Vive la vie à la campagne, dans le Perche Vendomois ! «Je me sens à ma place, dans mon élément». Confirmé et appliqué par Estelle Mulowski.

Un trésor régional avec zéro gaz à effet de serre : Mais qu’est ce donc ?
Il a l’œil vif, une grande résistance, belle allure… Son poids ? Une petite tonne. Son esthétisme ? Incontestable. Idéal pour l’agriculture et l’attelage.
On en voyait partout avant, pendant et après guerre, dans les villes, dans les champs. On en rencontre à nouveau dans les campagnes. Il fait la «Une», il  est en tête d’affiche comme un artiste. On les magnifie de la terre à la scène. Ils font le show dans des spectacles. Quelques indices : on peut le monter, il galope, et n’est pas du tout lourdaud.

«C’est le retour du Percheron», le cheval de trait au top du top !

Le déclic, Estelle Mulowski le doit certainement à ses parents qui dans les années 90 ont acheté deux juments percheronnes avec dans l’idée de lancer une activité attelage et d’accueil à la ferme. Un retour aux sources pour son père qui dans son enfance a connu les chevaux en activité. Du haut de sa dizaine d’années Estelle est bien impressionnée par ces nouveaux arrivants. Et voici comment une histoire débute entre elle et  ces solides bêtes.

Après le bac, il fallait choisir une direction. Elle pense «les chevaux». Mais les parents déconseillent vivement. Alors, après une formation d’ébénisterie l’idée de travailler avec les percherons revient au galop.
Elle se forme et obtient un bac agricole plus un certificat de spécialisation en traction animale.

«Je veux passer mes journées dehors, je veux travailler avec les chevaux et participer à la sauvegarde de l’inestimable patrimoine qu’ils représentent… C’est une race en voie de disparition

Il faut donc apprendre. Elle le fait avec une équipe de formateurs en traction animale au lycée viticole de la ville d’Amboise. Ainsi elle découvre le domaine de la vigne.

«Il n’est pas question de remplacer les engins motorisés mais plutôt de répondre à certaines problématiques. A une époque où on parle d’énergie renouvelable, de mobilité douce et d’un besoin de vecteur social, l’intérêt de l’utilisation du cheval semble évidente.»

Comme les percherons représentent pour Estelle un réel trait d’union entre les différentes générations de sa famille, la jolie tradition se perpétue. Elle est jeune, volontaire, douée pour ce qu’elle entreprend, fait partie du monde actuel, de ces jeunes qui s’inscrivent dans l’avenir positif de vivre à la campagne sans être pour cela en retrait de tout et en manque de quoi que ce soit. Estelle aime sa vie, elle l’a choisie. Les projets se concrétisent. Comme celui de mettre en place des cultures en agriculture biologique, de faire travailler ses chevaux pour le sol, recentrer ses activités autour de la ferme, continuer de parcourir avec bonheur les 600 mètres qui séparent son domicile de  son lieu de travail.

Elle aime le silence, mais aussi les concerts des reinettes… «quand on dort  les fenêtres ouvertes».
Betty et Amourette (ses deux juments) font partie de la saga. On peut tout faire avec un percheron, le monter, sauter des obstacles, travailler dans les vignes, en désherbage chez des pépiniéristes, en promenade en attelage, pour des transports de personnes… En projet, un hippobus. Nous y reviendrons plus tard.

Pour en savoir plus :
La ferme des haies – 41170 Saint Agil
www.agil-percherons.fr

Reportage : Catherine Taralon
Photos : Marc Broussard


Un artiste vendômois à Mayotte

Olivier Durand, Vendômois, artiste peintre, sculpteur, ayant souvent exposé dans notre région est parti depuis quelques mois sous d’autres cieux, bien lointains, l’île aux parfums, Mayotte.

Professeur d’EPS en poste sur place, il continue aussi de se consacrer à sa passion en se nourrissant des odeurs, des couleurs, des saveurs de la vie mahoraise.

Faute de trouver aisément du matériel adéquat, sa façon de travailler s’épure et se diversifie car les supports  et le matériel utilisés sont plus sobres et très variés. Utilisant les matériaux locaux, il s’initie à la sculpture avec la terre de Mayotte ou aux tableaux de sable avec le magnifique nuancier de sable de Mayotte, mais aussi le pastel, le brou de noix, l’encre de Chine sur du papier kraft ou de la toile.

Mayotte, c’est aussi de magnifiques rencontres avec les artistes mahorais comme Conflit, le «sculpteur de rêves», qui partage son savoir, ses techniques, son atelier et ses expos avec Olivier Durand.

Et comme tout peut arriver à Mayotte, Thierry Boulay le président de VALDEM, en vacances là-bas, était présent lors de la remise des prix d’un concours d’artistes basé sur les matériaux recyclés et auquel a participé Olivier Durand en y présentant une œuvre en bois flotté intitulé «le Minotaure», un clin d’œil à son Vendômois natal.

De retour dans le Vendômois, quelques semaines cet été, Olivier Durand est disponible pour exposer quelques-unes de ses créations. Avis aux amateurs !

Contact : odarts.durand@gmail.com


Hugo Couturier présente : «Garçon, l’interview !»

Fini le journalisme à la «papa», adieu stylos, bloc-notes et caméra. Les nouvelles technologies bousculent les métiers, y compris dans les rédactions de presse. Le jeune Hugo Couturier s’est téléporté à Paris pour se former au nouveau journalisme.

Portrait d’un jeune confrère en devenir.

Bouille tout en rondeur, l’œil allumé, béret vissé sur la tête, mais surtout la langue bien pendue. Un «bon client» pour une interview, comme on dit dans le jargon. Originaire de Thoré-la-Rochette, à 18 ans, après un Bac ES avec mention, Hugo Couturier a quitté le lycée Ronsard pour intégrer en octobre dernier un premier cycle dans une école de presse à Levallois-Perret (92). Des allers-retours Vendôme-Paris et le début d’un parcours du combattant qui s’étirera sur trois années, ponctuées de stages en immersion et d’examens de contrôle. Mais une école de journalisme, ça se mérite. D’abord avec un concours d’entrée, première marche où les aspirants se doivent de briller et de convaincre le jury : culture générale, anglais, rédactionnel, entretien oral… Haut la main pour le jeune Hugo, admis avec une moyenne de 17/20. Ça, c’est fait… Reste à tenir sur la longueur pour accéder au Graal de la grande presse, des radios et des chaînes de télé.

Et le gamin a déjà pris de l’avance. D’abord en choisissant l’EFJ, un établissement de formation qui affiche comme devise «L’école du nouveau journalisme». Où on apprend aux futures cartes de presse à réaliser et à monter leurs reportages avec juste un téléphone portable, le concept du «mojo», pour mobile journalism. Où on décrypte en parallèle les dessous de l’économie des médias ou encore le travail sur le Data, les données numériques. Des matières jusque-là très peu enseignées dans les grandes écoles traditionnelles, comme l’ESJ de Lille ou le CSJ Paris. Mais le virage est bien là, et Jacques Rosselin, directeur de l’EFJ et co-fondateur de l’hebdo Courrier International, l’a amorcé pour livrer sur le marché compliqué de l’emploi des apprentis rompus à ces technologies grandissantes et désormais incontournables.

De Cauet à Yann Barthès…

Le bon choix en termes d’école, certes, mais aussi la constitution d’un véritable réseau, indispensable pour multiplier ses chances de se faire repérer et d’accéder aux opportunités qui transitent essentiellement dans la profession par le bouche à oreille. Et ça, Hugo sait faire aussi. Une offre de stage en discussion à La Nouvelle Edition (LNE), de Daphné Bürki, des contacts avec l’animateur Cauet ou Thomas Thouroude, pour l’émission AcTualiTy, et même chez le cultissime Yann Barthès, Hugo est sur tous les plateaux. Même si son appétence pour la presse écrite a commencé dès 2013, en seconde, par la création du journal papier du lycée, dont il a été l’initiateur, pointent en filigrane des velléités de présentateur télé. Et une réactivité avérée à l’information. Pour preuve, ses «Breaking News», à l’américaine, qu’il publie en flux continu sur sa page Facebook. Ou encore sa chaîne YouTube, «Garçon l’interview», très bon titre par ailleurs… Malgré ses penchants marqués pour l’audiovisuel, le jeune Hugo confie «aimer la presse papier», archiver les unes historiques des journaux, avoir été abonné au Petit Quotidien, le magazine d’infos pour enfants et adolescents. Il avoue cependant avoir eu la révélation pour cette orientation tardivement, à la défaveur des attentats de Charlie Hebdo, où devant le désarroi de sa maman, fan du regretté Wolinski, assassiné dans les locaux du journal le 7 janvier 2015, il s’est mis à relayer frénétiquement la triste pluie de dépêches qui inondait les médias.

Un jeune journaliste à qui l’on souhaite de faire ses premières armes loin de cette actualité éprouvante. Et dont on espère mirer la bouille sympathique très vite sur les grands médias de divertissement. Bon vent cher confrère, et bienvenue au club.


Le Plessis

Le Plessis, un restaurant dans un jardin. «Un sans faute !»

On l’attendait… On en rêvait. Et voilà c’est fait ! Pas facile de se positionner en tant que chef, de se mettre aux fourneaux et de parier sur l’avenir d’un restaurant ! Décidément chez les Henrion, on ne chôme pas. En vingt ans la propriété familiale, le charmant petit écrin de verdure a pris des allures de «jardin remarquable» grâce à la ténacité et le savoir-faire de Rosamée Henrion relayée par son fils Guillaume.

1996, ouverture au public avec en partage, la passion des plantes. Il n’y avait rien sur place pour charmer les visiteurs amoureux de découvertes. Alors on ouvre une boutique dans le «Moulin», histoire une fois de plus de coller à ce qui se passe ailleurs, dans les jardins anglais par exemple. Comme il faut toujours avancer, un salon de thé ne servant que des gâteaux faits maison (par Guillaume) sera créé suivi par l’ouverture d’un restaurant  il y a  de cela une poignée de semaines. La boucle est bouclée !

Mais entretemps, pour les travaux d’aménagement, Guillaume devient chef de chantier, souvent à la pelle et au tracteur… il apprend, il est dans l’action. Il ose le déraisonnable en pariant que le temps était venu d’ouvrir un restaurant dans le jardin classé «Jardin Remarquable». Résultat ? L’accueil personnel, la décoration, pas de recette, pas de chichi, pas de design à outrance mais des accents classiques saupoudrés de contemporain… Petit rappel : Guillaume a exercé le métier d’architecte intérieur durant des décennies. Stop aux nappages, place à de jolies tables en bois dessinées par Guillaume, carrées, idéales pour placer quatre couverts sans heurter le verre du voisin. On se pose dans un fauteuil où l’on se sent bien. On apprécie la douceur des couleurs, dans les beiges sable, autant pour les tomettes, les murs en tuffeau… De chaque table ou presque on a la vue sur le jardin et la pièce d’eau, un tableau vivant. D’imposants lustres en fer forgé rythment l’espace.

On a aimé l’œuf poché sur une purée de céleri, savoureux, généreux, que les amateurs de bons plats dignes de cuisine de bistrot soient rassurés, en cuisine Guillaume joue la carte de la sincérité et des recettes familiales… Il ne veut pas être «gastro». Il aime cuisiner, manger, partager ! Le magret de canard et ses pommes de terre rissolées sur oignons confits répond parfaitement à nos espérances. Et si les petits détails signent les bonnes adresses, vous n’attendrez pas ici pendant des lustres, la carafe d’eau, le pain sorti du four encore tiède et craquant prêt à être tartiné avec le petit ravier de beurre frais et la serviette en textile blanc. On craque pour les desserts… Allez, ce n’est pas tous les jours que l’on se fait un petit resto, et là c’est un vrai restaurant gourmand. Osez tester le «gâteau maison» une tuerie, peut-être que Guillaume vous donnera la recette !

Ne pas perdre de vue la carte des vins, pas une tripotée, du sélectif de bonnes maisons… Tout ce que l’on souhaite, la Loire et le Loir dignement représentés.
Au Plessis on se délecte d’un cuisine de brasserie avec en cadeau la vue sur le sublime jardin changeant suivant le rythme des saisons.
Comme on débute l’année et que les vœux sont de coutume : « Que tout fonctionne pour le mieux à cette nouvelle adresse !».
Formule déjeuner à prix raisonnable sauf samedi, dimanche et jours fériés.

Texte : Catherine Taralon
Photos : Marc Broussard


Guy Vasseur

Guy Vasseur tourne sa page professionnelle agricole…

L’ancien président de l’APCA et de la CA 41, redevient simple citoyen

En bon paysan, Guy Vasseur, arrivé au bout du très long sillon de sa vie personnelle, professionnelle et publique, peut se retourner et constater qu’ils (sillon et vie) ont été tracés bien droits. Il en est très fier,

«mais avec le regret de ne pas avoir pu en faire encore beaucoup plus pour la profession, surtout, aujourd’hui, car elle est en pleine crise grave. J’avais décidé de quitter mon poste de président de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) où j’ai été élu en janvier 2010 et réélu en mars 2013, après celui de président de la Chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher (CA41), dorénavant occupé par Philippe Noyau. C’est toujours aussi palpitant, mais ça devient de plus en plus difficile, avec toutes les réformes qui arrivent, la fusion des régions n’ayant rien apporté de positif pour la ruralité. Car, si les départements ne peuvent plus intervenir pour notre profession, les régions ne sont pas encore prêtes à tout prendre en charge…Et ça va mal, surtout après la ponction opérée par l’État sur les fonds de réserve des chambres (55 millions sur les 130 demandés initialement !), en plus de la baisse des revenus agricoles».

Guy Vasseur ne regrette rien de l’exercice de ses fonctions, tant locales, comme élu «politique» (région Centre, Conseil général, conseil municipal de sa commune de Sambin où il vit le jour un…24 décembre de l’an 1949…, dans la pièce même qui est son bureau aujourd’hui…) que départementales, régionales, puis nationales, au sein de la et des Chambre(s) d’agriculture.
L’homme a, parfois, le regret de ne pas avoir été entendu ou écouté,

«J’ai eu le sentiment que la profession n’était soutenue par personne quelles qu’aient été les couleurs politiques», même s’il avait pu murmurer à l’oreille du président Hollande, «notamment lors de l’exposition universelle de Milan, puis à l’entreprise Saint-Michel à Contres», qui a dit le comprendre, après celle de Chirac, qu’il classe aussi comme  son meilleur ministre de l’agriculture devant Philippe Vasseur (un homonyme) et Michel Barnier, duquel on le dit très proche, par ailleurs…

«De plus, en bon paysan, dans les transactions et échanges, j’ai, toujours, eu l’habitude de demander, avec  constance, bien plus que ce que j’espérais obtenir, partout où je suis intervenu pour défendre la ruralité, dans le respect de la démocratie, en travaillant avec tous les élus et gouvernements, tout en gardant, par ailleurs, ma liberté, mes convictions et mon engagement personnels, en tant que citoyen, sans honte aucune. Personne ne m’en a voulu, car ce fut toujours en rapport avec mon éthique de vie. La fidélité est la notion la plus forte que j’ai défendue, toujours».
Européen, très jeune, dans les pas de son père qui, «bien que prisonnier de guerre, n’en voulait pas aux Allemands», il a joué la carte du Centre «avant que Chirac ne me fasse devenir gaulliste, ce que je n’avais même pas prévu en me rasant puisque je porte la barbe…» ajoute-t-il en riant. «J’avais envie de faire quelque chose pour mon métier, mon département, mon pays et il vaut mieux se lancer dans l’action que de râler, seul, dans son coin contre la terre entière».

Une dernière pirouette humoristique en concluant cette rencontre «Je n’ai rien sous la main pour l’instant, contrairement à certaines supputations. Celles et ceux qui voudront me rencontrer pourront le faire au fil des comices, foires au vin, dégustations, découvertes du terroir et de ses produits…etc. Là, je ne m’arrêterai pas, jusqu’au bout, car la convivialité permet, aussi, de transmettre des messages».

Richard MULSANS

Guy Vasseur

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