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Sécurité : la vidéo-surveillance en question

Sécurité : la vidéo-surveillance en question

cameras-dans-les-ruesDix-sept caméras de vidéo-protection vont débarquer prochainement à Vendôme, suscitant des avis très partagés, au café du coin comme sur les réseaux sociaux. Le Petit Vendômois est allé à la rencontre des habitants sur le sujet (1).

Jonathan M., 35 ans, cariste.

«Moi, ça ne me choque pas ! Nous sommes déjà en état d’urgence et quand on voit ce qui s’est passé en 2015 avec les attentats à Paris… On voit aussi traîner en centre-ville une faune, en particulier l’été, venue de banlieues diverses, la vidéo peut être dissuasive. Quand on a rien à cacher, on n’a pas à avoir peur des caméras de surveillance. Entre la menace terroriste et la délinquance ordinaire, on doit se prémunir. C’est pour le bien de tous, Vendômois, touristes, commerçants…»

Sylvie D., 58 ans, retraitée.

«Contre-productif… La ville véhicule une image paisible et sa réputation en matière de sécurité n’est plus à faire. J’ai bien peur que ce genre de dispositif envoie un signal négatif, installe un climat malsain et déprécie l’image de Vendôme. Nous avions là une particularité que nous allons perdre et qui faisait notre force et notre différence. Alors, pourquoi anticiper sur un problème qui n’existe pas ? J’habite Vendôme depuis près de 60 ans, et je ne me suis jamais sentie en danger. Ça pose aussi la question de la vie privée, nous n’avons pas besoin d’être sous surveillance, nous ne sommes ni à Nice ni à Paris !»

Hamid C., 22 ans, artisan.

«C’est normal. C’est une évolution technologique qui n’existait pas il y a quelques années. Pourquoi se priver d’outils pour prévenir les mauvaises actions ou retrouver leurs auteurs ? La police et les victimes de vol ou d’agression doivent pouvoir s’appuyer sur ces nouveaux moyens. Je pense à ma compagne qui rentre tard de son travail à l’hôpital, et qui parfois se trouve isolée le soir dans les rues désertes de Vendôme. Pour ma part, je trouve ça rassurant.»

Marie-Hélène, 47 ans, en recherche d’emploi.

«Pas la priorité ! 200 000 euros, c’est l’estimation du budget alloué à ces caméras. Je pense qu’à Vendôme, ce n’est pas la priorité. Au moment où les collectivités locales subissent de plein fouet la baisse des dotations de l’État, il y a des postes plus importants où mettre cet argent. Le social, l’éducation et la culture, par exemple, participent aussi à la sécurité des habitants d’une commune. On ne construit pas sur le sable ! Encore une fois, on tombe dans le travers facile du tout-sécuritaire. C’est une initiative plus démagogique que protectrice.»

Propos recueillis par Jean-Michel Véry

(1) Certains participants n’ont pas souhaité apparaître en photo dans ce questionnaire, nous avons donc opté pour un anonymat pour tous.

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Jean-Michel Véry

Jean-Michel Véry

Journaliste à Politis, à Europe 1, au Petit Vendomois, rédacteur "tourisme" à Néoplanète, pigiste au Figaro et à l'Optimun.


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