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Une Souris Verte… qui courait les scènes

Une Souris Verte… qui courait les scènes

Depuis quatre mois, La Souris Verte, un food truck spécialisé dans la véritable frite belge, écume les routes et les événements de la région. Au volant, un Wallon et une Angevine.
Le Petit Vendômois les a rencontrés au pied du Minotaure, durant le Festival Epos, pour leur toute première à Vendôme.

 

Deux personnages, Paul et Céline, «la cuisinatrice», et un camion «solaire» : RAL1023 pour la couleur de référence, «jaune signalisation» pour les experts en nuancier. «On gère le camion comme un groupe de rock», prévient Paul Carels, éternel adolescent de 56 ans qui ponctue de «youpi !» ses publications sur les réseaux sociaux. Pas de hasard s’il a choisi l’itinérance pour son activité de restaurateur. Originaire du sud de Bruxelles – «le Belfast bruxellois», ironise ce francophone qui a grandi dans une communauté flamande –, il revendique sa propension pour le nomadisme : «J’ai longtemps vécu dans un camping-car !» Grand amateur de surf, passionné de moto, il a d’abord quitté sa Belgique natale pour les plages venteuses de la Gironde, du côté de Saint-Médard, puis pour celles du Morbihan, avant de jeter l’ancre en Touraine.

 

Frites en stock

Souris verte ; Rockomotives ; frite belge ; Food truckCe soir du 28 juillet, La Souris Verte a garé son museau devant le Minotaure. Une guitare folk trône à l’arrière du camion, mais le restaurateur-surfeur-motard-musicien n’aura pas le temps de travailler ses gammes. Entre le catering pour les participants au Festival Epos et les curieux venus tâter de la patate belge, les commandes s’enchaînent. Tout baigne. Au piano, Céline enquille les pelletées de frites, pêle-mêlant cuisine du monde, Bintje et Artémis. Lui s’affaire à la prise de commandes ou au réassort. Au menu, pour accompagner leurs «fabulous belgium fries», essentiellement des produits locaux, issus de l’agriculture bio ou raisonnée, mais déclinés en world food, de l’Inde au Mexique, de la Bretagne à l’Espagne, de l’Asie au «Plat Pays qui est le sien» : nans, curry, tortillas, crêpes, gaspacho… au gré de l’inspiration de la «cuisinatrice», laquelle confie volontiers son penchant pour travailler au corps les légumineux.

 

Ergothérapeute de profession, Céline a quitté ses malades pour nourrir la folie douce de son Wallon. Installés à Amboise, ils ont démarré leur activité il y a quatre mois. «Le côté mobile nous plaisait et nécessitait un investissement moins lourd qu’un restaurant fixe», explique le Bruxellois, volubile et volontiers caustique. Surfant sur l’originalité de leur offre, la frite belge, il se réjouit des bons retours et de l’accueil des clients qui viennent déguster la César ou la Victoria. «Plus tendre et plus farineuse, elle reçoit un premier bain à 100 degrés avant de lui faire subir un second choc thermique à 175 degrés. Bien sûr, l’huile est bannie de la friture et nous utilisons de l’ossewit, du blanc de bœuf, qui donne ce goût si particulier et ce croustillant inimitable prisé des amateurs de frites», s’enorgueillit Paul. «D’un point de vue nutritif, il faut savoir que la frite est bien plus saine que les chips, et nous sommes très attachés à la qualité de ce que nous servons.»

 

Les Rockomotives en ligne de mire

En cette fin juillet, c’était leur premier déplacement dans la ville «d’art et d’histoire» : «Nous sommes ravis de cette première à Vendôme, d’abord sur le marché bio, au parc Ronsard, ensuite dans le cadre de l’Epos. La ville est très belle, et surtout à taille humaine. Ce qui correspond tout à fait à notre philosophie de vie.» Même s’ils sont déjà très présents sur Blois et ses alentours, après leur passage à Rock on the Dock, à Montrichard, le Belge et l’Angevine misent sur ce bel accueil en Vendômois pour investir d’autres événements culturels sur le territoire. Avec en ligne de mire, naturellement, les Rockomotives.

 

Plus d’infos :
lasourisverte.contact@gmail.com
ou 06 19 09 69 32.

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Jean-Michel Véry

Jean-Michel Véry

Journaliste à Politis, à Europe 1, au Petit Vendomois, rédacteur "tourisme" à Néoplanète, pigiste au Figaro et à l'Optimun.


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