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Un équipement de pointe : le drone !

Un équipement de pointe : le drone !

Nous avons rencontré le responsable d’une société spécialisée dans «la captation par drone» qui avait pris position devant l’«Espace Outremer», non loin de la gare TGV de Villiers-Vendôme ; il y formait des élèves au pilotage et à l’utilisation d’un drone, appareil performant et polyvalent mais, pour cette raison même, soumis à quantité de contraintes réglementaires.

 

Tout le monde parait maintenant familiarisé avec les drones, ces petits aéronefs sans pilote, télécommandés qui, s’ils peuvent être utilisés à des fins ludiques, jouent aussi le rôle d’auxiliaires précieux dans des domaines d’une grande diversité : cartographie, architecture, archéologie, ingénierie, défense, sécurité, etc.

 

Ce jour-là, l’objectif était de former les élèves à la photogrammétrie (application à la topographie et au relevé des formes et dimensions des objets) avec l’utilisation éventuelle d’appareils à haute résolution ainsi qu’à la conception de «jumeaux numériques» ; ces derniers sont des représentations virtuelles d’un produit, utilisées pour la conception, la simulation, la surveillance, l’optimisation ou l’entretien de celui-ci. Le drone est équipé d’un appareil photo qui prend des vues, à grande vitesse, en parcourant un champ ou un ouvrage, au préalable balisé. Si 50% du travail se fait sur le terrain, l’autre moitié est utilisée à la préparation du vol, et notamment à l’obtention des autorisations administratives qui peuvent être nombreuses, les drones obéissant en effet aux règles de l’espace aérien. Les images captées sont traitées à l’aide d’un logiciel spécial qui assure la lecture des données. Il est possible de produire une modélisation en images 3D, utilisable pour vérifier l’état d’un bâtiment.

 

Quelques exemples concrets de l’emploi de l’aéronef permettront de comprendre son intérêt. Ainsi, le drone peut servir à l’inspection minutieuse d’ouvrages d’art tels que des ponts, des barrages, d’autres immeubles… Il convient donc à des architectes ou à des ingénieurs ; muni d’un équipement approprié, il est capable de repérer les déperditions de chaleur et de mettre en évidence les défauts d’isolation. En agriculture, avec un capteur «multispectral», il est possible de déceler des lacunes en matière d’irrigation ou d’anticiper l’arrivée d’une maladie. Pour les gestionnaires des télécommunications, le drone permet aussi de mettre en relation les antennes-relais ; il peut être utilisé également par le service de maintenance d’un parc éolien afin de détecter des dysfonctionnements.

 

Lors de la démonstration faite devant le bâtiment «Outremer», c’est un drone de 6 kg qui a été employé. Pour travailler en ville, le poids de ce type d’appareil doit être inférieur à 8 kg. La redondance est un principe : l’appareil est muni de deux capteurs, de deux parachutes pyrotechniques, de deux batteries…

 

Xavier Campion

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