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Un Jardin «Renaissance» pour la Possonnière

Un Jardin «Renaissance» pour la Possonnière

La Communauté de communes du Pays de Ronsard avait acquis la maison natale du poète à Couture, il y a une vingtaine d’années, sans disposer réellement des moyens financiers d’imposer sa présence et de conférer au lieu une notoriété justifiant cet achat. Il faut savoir gré à la Communauté d’agglomération d’avoir pris le problème à bras le corps, ce qui a consisté d’abord à y affecter les ressources nécessaires.

 

Puisque, d’une part, la nature et les jardins sont à la mode et que, d’autre part, Couture («Vallée de Ronsard») a su construire sa réputation sur l’existence de nombreux jardins privés de grande qualité et sur l’animation créée autour de ceux-ci, il était naturel que les premiers aménagements soient consacrés à ces espaces verts emblématiques. Une réunion de chantier a eu lieu début novembre à laquelle ont participé, Laurent Brillard, président de la Communauté accompagné de Claire Granger et Philippe Mercier, vice-présidents, ainsi que de Hugues Aufranc, ingénieur paysagiste, responsable du projet, et Christophe Candat, directeur des Espaces verts de Vendôme.

 

Le jardin, d’une superficie d’un hectare, a été doté par André Eve d’une roseraie, au début des années 2000. L’endroit a évolué au fil des ans, d’une manière plus ou moins anarchique. Aux termes d’un dialogue entre l’ingénieur paysagiste et l’Architecte des bâtiments de France, le parti adopté a été de recréer un jardin s’inspirant de la Renaissance, la liberté provenant de ce qu’il n’existe plus de lieux semblables de cette époque en France ; alors que les restitutions de jardins médiévaux sont légion, les reconstitutions de la Renaissance sont beaucoup plus rares ; des éléments du XIXe siècle ont été intégrés dans la mesure où le manoir a été largement remanié à ce moment. Les travaux ont commencé le 21 octobre par un arasage complet du site, à l’exception d’une allée de tilleuls centenaires et de quelques arbres. Le jardin doit suivre une trame orthogonale composée par des pièces communicantes ainsi que cela existait au XVIe siècle.

 

173 essences de rosiers différentes

 

Les nouveaux végétaux correspondent pour la plupart à ceux cités dans les textes de Ronsard. Parmi ces plantes, certaines sont inattendues dans notre région, comme la myrte, l‘abricotier ou encore le laurier ou le grenadier… 173 essences de rosiers différentes, pour la plupart d’origine britannique, qui fleuriront tout l’été, seront implantées dans les premiers carrés du jardin. Cette roseraie sera suivie d’une grande chambre de verdure, d’un «bosco» semi-sauvage (propre à la Renaissance), parcouru par des rigoles d’eau courante. On trouvera ensuite des abricotiers, une autre petite chambre de verdure et un bassin ; plus avant on découvrira un labyrinthe d’ifs, un carré de plantes médicinales et une vigne. Le potager jouxtera un verger de pommiers taillés en gobelet et l’allée de tilleuls ; du côté du mur, un alignement d’arbres sur plate-bande de pivoines officinales fera son apparition. L’extrémité du terrain sera marquée par une pergola supportant des plantes grimpantes. Les allées du pourtour permettront l’accès des personnes à mobilité réduite.

 

Le coût total de l’opération doit s’élever à 400 000 € HT dont 160 000 seront pris en charge par l’Etat (DETR) et environ 98 000 par la Région (via «Le Pays vendômois»). Une opération de mécénat a été lancée à hauteur d’environ 35 000€, la Communauté finançant pour sa part un peu moins de 100 000€. Il faut rappeler que cet aménagement faisait partie du projet «Viva Leonardo da Vinci , 500 ans de Renaissance en Centre-Val de Loire».

 

L’animation du lieu sera principalement réservée aux associations qui proposeront les projets pertinents. Les ateliers pédagogiques reprendront en mars. Une première exposition consacrée à la jeunesse de Ronsard ouvrira ses portes au printemps 2020.

 

Le nouveau jardin sera prêt pour l’ouverture du manoir, c’est-à-dire à Pâques.

 

Xavier Campion

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