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Vent de discorde face aux nombreux projets éoliens dans le Vendômois

Vent de discorde face aux nombreux projets éoliens dans le Vendômois

Plusieurs nouvelles associations se sont constituées en quelques mois dans tout le Vendômois, rejoignant les plus anciennes, toutes hostiles aux nombreux projets de parcs éoliens industriels prévus dans notre région. Avec moults arguments contre, le temps presse pour la mobilisation citoyenne qui, dans chaque village, que ce soit à Savigny-sur-Braye comme à Lunay, prend de l’ampleur au fur et à mesure des découvertes d’un dossier pas si écologique que ça.

 

 

«Ce n’est qu’une histoire d’argent mais surtout pas écologique. Un business financier et une biodiversité qui meurt sans parler des paysages et du peu de rentabilité des éoliennes dans la Vallée du Loir» soulignent d’emblée ces associations. En effet, les sociétés qui commercialisent ces grands tourniquets qui brassent du vent sont sur tous les fronts en ce moment, démarchant à tout va et généralement venant de l’ouest de la France, Nantes précisément. Ces promoteurs d’un nouveau genre vendent du vent, disons plutôt font miroiter des milliers d’euros de gain, que ce soit pour les propriétaires des terrains où seront implantés les mâts comme les communes ou les collectivités mais, pour les voisins de ces structures, rien n’est prévu sauf les nuisances et les désagréments. En effet, cherchant les vents dominants, ils essayent de positionner leurs mâts, souvent d’une hauteur entre 150 et 200 mètres et, comme la loi les y oblige, à plus de 500 mètres des maisons voisines. Mais, même à cette distance, les palmes géantes d’une quarantaine de mètres sont visibles à des kilomètres à la ronde, défigurant ainsi tout sur son passage sans compter le bruit.

 

Peu de publicité bien sûr ni d’information, les associations comme «Vent debout 41» à Savigny ou «Lunay dans l’vent ?» regrettent le silence des élus lorsqu’ils tentent de les interpeller sur ces projets. Pour la commune de Lunay, c’est donc un parc de 6 à 8 éoliennes qui est prévu et dont l’étude a été votée par le Conseil municipal. «Des éoliennes qui seront visibles jusqu’à Villiers, Vendôme, Lavardin, des lieux touristiques qui seront désertés car les touristes ne viennent pas là où s’installent ces moulins» déclarent les membres désespérés de «Lunay dans l’vent ?» riverains de ces géants de carbone qui voient déjà leurs biens immobiliers totalement dévalués sans oublier l’atteinte à la biodiversité ou à la santé comme le démontrent des études actuelles.

 

«Un projet de trois éoliennes et sûrement plus que je découvre par un voisin qui lui-même avait entendu des rumeurs. On nous rassure, ce n’est qu’un projet, ce n’est pas fait, c’est à l’étude. Je me suis bien sûr documentée sur le sujet depuis cette information, lu beaucoup d’articles, regardé des reportages et l’on s’aperçoit que c’est toujours le même processus, les promoteurs d’éoliennes industrielles procèdent toujours de la même façon. Un peu sournoisement, ces sociétés vont d’abord contacter les agriculteurs, les mairies en promettant monts et merveilles et nous citoyens, nous sommes devant le fait accompli lorsque l’on voit la mise en place d’un panneau du futur projet» souligne Marie Hélène Poisson, présidente de l’association «Vent debout 41» de Savigny-sur-Braye. Au-delà des communes impactées, c’est tout le Vendômois qui est concerné. On ne parle pas non plus de la mise en place de ces mastodontes, des tonnes de béton au pied, des matériaux qui ne sont pas recyclables et qui se retrouvent en fin de vie dans de grands cimetières éoliens ou enterrés sous les autoroutes en construction.

 

Décidées, ces associations vont multiplier les actions pour informer chaque citoyen de leur commune de l’impact négatif des éoliennes. Comme la lettre envoyée récemment aux élus par Arnaud Soulié président de l’association «SOS Evade, environnement Vendôme» au nom de neuf autres associations, courrier qui les met en garde face aux divers impacts de l’éolien sur l’environnement. Un désagrément encouragé par l’État et donc nos impôts à hauteur aujourd’hui de 73 à 90 milliards d’euros au profit de la filière pour 8 000 éoliennes industrielles qui n’assurent que 7,9% de la consommation d’électricité nationale* (ou 2 % de la consommation énergétique nationale). «Des sociétés sans foi ni loi, chargées de fourguer du plastique et du béton subventionnés pour fournir de l’électricité verte aux bobos écolos citadins» conclut Marie-Hélène Poisson. Dossier à suivre…

 

* https://bilan-electrique-2020.rte-france.com

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