Cet article vous est proposé par Le Petit Vendomois
Article écrit par / Publié le 18 avril 2021
Source:https://lepetitvendomois.fr/sorties-loisirs/livre-a-lire/

Souscription «Histoire de Courtanvaux»

Grâce à la solidarité concrète d’un certain nombre de ses lecteurs et amis, l’association des Editions du Cherche-Lune a pu sortir de l’ornière financière où l’avait plongée la période très difficile que nous traversons. Ainsi, Cherche-Lune a le plaisir de vous proposer en souscription l’ouvrage sur le château de Courtanvaux (situé à Bessé-sur-Braye dans la Sarthe) et sa riche histoire.

 

«Histoire de Courtanvaux – Un joyau entre Vendômois et Maine»

 

C’est au coeur d’une vallée verdoyante du département de la Sarthe, aux confins du Vendômois et du Perche, que se cache le château de Courtanvaux, un petit bijou architectural méconnu du grand public, qui est cependant un des hauts-lieux de notre patrimoine. Cette magnifique demeure édifiée à la fin du xve siècle, appartenait à de puissants personnages dont les plus éminents furent Gilles de Souvré, un proche d’Henri III et d’Henri IV, institué gouverneur du futur Louis XIII, le marquis de Louvois, ministre de Guerre de Louis XIV, et Maman Quiou, la gouvernante du roi de Rome.

 

Mais ce livre n’oublie pas la dimension locale, ressuscitant au fil des périodes et des événements tout un peuple d’employés du château, de modestes paysans, de notables de la ville de Bessé-sur-Braye, qui eurent des relations, tantôt souriantes, tantôt tendues, avec les châtelains de Courtanvaux. Franchissons les portes du domaine et découvrons les multiples richesses qui s’offrent au visiteur à travers son histoire et ses légendes.

 

L’auteur : Auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire et le patrimoine, Franck Coudray, descendant du jardinier du château de Courtanvaux au service de Maman Quiou, nous dévoile dans son nouveau livre le cadre intimiste de cette grande demeure, pour le plus grand plaisir du lecteur.

 

Caractéristiques : 224 pages : format 23x26cm, couverture quadrichromie : 175 illustrations. Prix de vente public à partir du 1er janvier 2021 : 35€ (+7€ de frais de port)

En souscription jusqu’au 31 janvier


A l’ombre d’un poète classique

Hervé Ribes écrit d’abord pour le plaisir et l’amour banal des mots, « les mots formés dans l’ombre en lettres de lumière ».

 

Ce Vendômois solitaire et solidaire s’adonne à cette activité comme l’ont fait en d’autres temps Villon, Baudelaire, Nerval, Verlaine et Hugo, ses maîtres à penser. Pourtant, rien ne le prédestinait à l’écriture. « Je n’ai pas appris la poésie à l’école. Je le regrette d’ailleurs. Le besoin, l’envie de composer des poèmes m’est venu comme ça … » Quant à la littérature classique, il l’a découverte sur le tard.

 

Après «Les lueurs de l’oubli», il vient de publier, aux éditions La Bruyère, son second recueil «De parfums et de ronces». À travers cette œuvre, cet «Orphée de la Lyre» mêle, de façon majestueuse, ses influences poétiques et romancières. On y rencontre tour à tour les personnages de Moby Dick, Edmond Dantès, Jean Valjean, Fantine et Gavroche. Leur présence n’est pas un hasard. En effet, s’il est vrai que cet autodidacte a sa propre personnalité, on retrouve tout de même en lui un point commun avec ces protagonistes, qui nourrissent son âme d’artiste : ils sont, tous, seuls face à l’adversité. Au quotidien, il combat «la misère sociale, l’injustice et la bêtise.»

 

Avec ses mots, Hervé témoigne des bouleversements du mode de vie et des conséquences engendrées sur le comportement des individus et dans les rapports humains. Il s’insurge notamment contre le fanatisme, conditionné par «des forces obscures», la folie cruelle, la violence d’un monde brutal «qui écrase le brave et piétine l’intègre.» Au fil des vers, il dénonce l’individualisme. Il met également en exergue une société happée par le matérialisme, illusion selon laquelle la valeur d’un individu se mesure à ce qu’il possède. Mais ce n’est pas tout. Dans sa poésie, il est aussi question de vagabondage de l’esprit, d’errance «sans frein d’une lenteur puissante», «l’errance éternelle», «de la force féconde» et de lutte «dans la forêt profonde où plane un lent silence.»

 

Au-delà des strophes et des rimes enchantées, les écrits de ce passeur de mots invitent les lecteurs à prendre le temps de s’arrêter un instant, observer, écouter autrui, communiquer véritablement, se réjouir des petits bonheurs de la vie quotidienne.

 

En somme, ils nous aident à sortir de «l’allégorie de la caverne» dans laquelle nous enferme parfois l’ultra-connexion.

 

Sa dernière composition poétique n’est ni un plaidoyer, ni un réquisitoire. C’est un souffle de vie rythmé, un compagnon de chevet qui apporte de la lumière en cette période de nuit sans fin dans lequel le monde entier est plongé : «l’éclat de sa couleur révèle la conscience.»

 

Rodolphe NDONG NGOUA

Ce recueil de poèmes est disponible à la Maison de la Presse de Vendôme.


Écrire, aussi vital que de respirer

Professeur au collège Saint-Joseph à Vendôme mais également peintre avec une première exposition en octobre à la résidence Clémenceau, Rodolphe Ndong Ngoua, Vendômois d’origine gabonaise, sort son premier roman « Les âmes se consument en silence » aux Editions L’Harmattan à la mi-décembre.

 

Cette histoire est un mélange de beaucoup d’histoires dans un pays imaginé par l’auteur, une première œuvre publiée qui a demandé près de trois ans de travail avec l’éditeur parisien.

 

Au départ, il a envoyé son roman comme beaucoup d’écrivains à de nombreux éditeurs. Des refus polis bien évidemment mais toujours justifiés. Même L’Harmattan l’a refusé la première fois en précisant cependant à Rodolphe qu’il y avait du potentiel et que cela méritait d’être retravaillé. « Un travail commun alors s’est engagé avec l’éditeur. Ils m’ont donné des pistes pour améliorer mon roman, des propositions enrichissantes que Marc Bye Bekale, directeur de la collection « Etudes afro-diasporiques » m’a suggérées jusqu’à la dernière minute. C’est très intéressant, on en apprend beaucoup et cela permet d’améliorer son écriture » détaille Rodolphe Ndong Ngoua. Même s’il ne cache pas que sa première lectrice est sa femme Nathalie qui a su avoir ce regard détaché de grande lectrice dans la vie.

 

Travailleur acharné, Rodolphe se met quotidiennement à son bureau tôt le matin, lorsque la maison dort encore, une activité quotidienne dont il a besoin. Passant toujours du manuscrit au tapuscrit, s’inspirant également d’un carnet où chaque jour il note ce qu’il voit ou pense. « Dans ces calepins, je prends n’importe quelle note, quel que soit l’endroit où je suis, elles nourrissent mon imaginaire. Ce que j’y écris sont simplement des bribes de choses dans lesquelles je puise régulièrement pour relancer mon texte lorsque l’inspiration vient à manquer » poursuit-il.

 

Rodolphe a déjà sous le coude quinze romans écrits dans son ordinateur et ce premier roman sorti en édition est le premier écrit dès 2009. Car il s’est mis à (ré)écrire lorsque fin 2008, il perd sa grand-mère gabonaise aimée. « J’ai hérité de beaucoup de choses d’elle et de ma mère bien sûr. J’ai eu une enfance très féminine, élevé par des femmes jusqu’à mes 24 ans lorsque je pars poursuivre mes études en France. Ce décès me plongeait dans la nostalgie des histoires que ma grand-mère me racontait. J’étais alors soumis à un fort contraste de sentiments, empli de joie à l’annonce heureuse de l’arrivée de notre première fille. Toute cette dualité donnait naissance à autre chose abandonnée au moment de mes études de professorat puis de vie de famille où l’écriture avait été mise de côté ».

 

« Les âmes se consument en silence » dévoile donc l’histoire d’Ossong-Minfoul qui rebondira de vérités familiales cachées puis dévoilées à la confrontation de la violence quotidienne de l’université de Bouboulango pour la justice sociale. Il se retrouve alors face, comme beaucoup, à un double choix : se consumer sur place ou prendre le chemin de l’exil… A découvrir et offrir en cette fin d’année.

 

« Les âmes se consument en silence » aux Editions L’Harmattan-185 pages – Postface d’Odome Angone- en vente dans toutes les librairies 19€


L’homme qui montait à la cave

Fred Barety du Nord de la France, médecin et écrivain amateur connaissait peu le Vendômois. C’est par hasard qu’il vient passer une semaine de vacances avec sa femme en 2019 chez Régine et Arnaud Bariseel-Porcher à Lunay dans un de leurs trois gîtes troglodytiques.

 

De ce coup de foudre immédiat entre le couple des Hauts de France et cette habitation si particulière creusée dans le tuffeau, il en sort un joli livre illustré en 2020, sorte d’ode aux troglodytes Vendômois.

 

Sûrement sous exploité et pourtant si présent dans notre région, l’habitat troglodytique attire les touristes curieux, une façon originale de découvrir la région. Ce fut le cas de Fred Barety, un heureux hasard qui débouche sur un livre où se mêlent légendes et contes. «Ce livre a été quasiment écrit sur place lors de notre premier séjour pendant l’été 2019. J’avais lu quelques livres sur ces habitations mais je me suis appuyé sur les longues discussions que j’ai pu avoir avec nos charmants hôtes» explique l’auteur. La parole échangée avec ces deux Vendômois passionnés de cet habitat particulier, leurs connaissances sur la rénovation des troglodytes ont amené Fred Barety à écrire ce joli ouvrage au format à l’italienne avec sa charnière en spirale. Marel, une amie artiste de l’écrivain et à la tête de la maison d’édition associative «En Délié(es)» d’où est sorti «L’homme qui montait à la cave» s’est chargée des illustrations en s’inspirant de ce qu’elle a ressenti en lisant le texte. Une interprétation des écrits en somme sous forme d’aquarelles. Fred Barety, poète et romancier (5 romans à son actif) a su transmettre ses émotions dans ce lieu «où lorsque l’on y pénètre on se sent serein et apaisé» comme il aime le souligner.

 

«L’homme qui montait à la cave» –
Edition : En Délié(es) /
disponible sur commande à la maison d’édition associative :
www.endeliees.com / Prix 15€


Une BD et un livre audio bientôt pour Bobo

Alain Lebigot et Bernard Le Reun, créateur et dessinateur de Bobo La terre, petit personnage vendômois écologiste ont renforcé l’équipe, il y a 6 mois, avec l’arrivée de Sylvie et ses poilus. Aujourd’hui, Célia rejoint cette équipe et se dessine déjà une multitude de projets qui verront le jour à partir de l’automne.

 

Bobo la Terre, messager d’initiatives locales pour la protection de la nature agit principalement aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Bobo est apprécié par un grand nombre de lecteurs sur sa page Facebook, Bernard lui donnant vie par son dessin, Sylvie sous sa plume délicate aux mots toujours justes pour écrire ses histoires autour de ses animaux à poils, ce drôle de personnage dans tous les sens du terme s’associera à l’automne dans une bande dessinée avec les poilus de Sylvie. «La BD est quasiment faite, une succession des histoires de Snape le chat, Hermione la fouine et Vicky le chien, les bêtes à poils de Sylvie, déclinées sous forme de planches dessinées. Il va falloir dorénavant l’éditer et l’imprimer pour une sortie en librairie courant novembre probablement» explique Alain.

Bobo la Terre s’enrichit depuis 3 mois d’une nouvelle venue dans sa bande, Célia. Pas facile de cerner cette jeune femme car malgré ses 26 ans, Célia a déjà vécu plusieurs vies en une seule, épicurienne et grande voyageuse, une soif de connaître tout ce que la vie nous apprend en somme. Après avoir vécu deux ans en Australie puis deux ans en Suisse avec une multitude de métiers exercés, des voyages sur quasiment tous les continents, elle revient en Vendômois avec un projet d’épicerie ambulante d’un nouveau genre, mêlant culture et alimentation avec plusieurs notes d’écologie.

 

Célia connait Alain depuis 10 ans, un jour où, à la Fête du Champignon de Naveil il avait publié sur l’almanach de Bobo la Terre sa recette qui avait remporté le premier prix. Musicienne également au piano ou à la guitare, Alain s’amuse à la désigner «multitâche», «une touche à tout» étonnante.
Cuisinière de métier, elle poste chaque semaine sur sa page Facebook «Du jardin à l’assiette» et sur celle de «Bobo la Terre» une recette filmée en 1 mn. Elle sera également la voix qui racontera la nouvelle histoire de Sylvie qui revisite avec ses animaux le célèbre livre de Georges Orwell «La Ferme des animaux» où les animaux se révoltent et prennent le pouvoir. Ce texte que Sylvie finalise en ce moment deviendra un livre illustré de quelques dessins de Bernard et Célia sera la narratrice et la musicienne. Grâce à un QRCode glissé dans le livre à paraître début 2021, on pourra télécharger l’histoire audio du livre. Aucune production de CD, l’écologie qui anime toute l’équipe de Bobo la Terre est respectée. Deux projets que l’on attend avec hâte !

Facebook de Bobo la Terre où vous retrouvez chaque jour un texte de Sylvie ainsi qu’un dessin de Bernard et chaque dimanche la recette filmée en 1 mn de Célia.


La Saga des Rouillac

Pour cette fin d’année, Aymeric et Philippe Rouillac, fils et père commissaires-priseurs à Vendôme, présentent un superbe ouvrage résumant leurs enchères, une invitation au voyage à travers l’histoire de l’art et donc de l’Histoire, avec un grand H, accompagnée de nombreuses et magnifiques photos.

 

A partir de plus de 150 press-books patiemment collectés pendant toutes ces années, les nombreuses coupures de presse, de lettres de clients, photos, toute l’histoire de l’étude se retrouve dans ce magnifique ouvrage. Depuis 1989, Philippe Rouillac édite un catalogue chaque année pour la garden-party de juin, à Cheverny d’abord puis à Artigny désormais, dans lequel chaque objet à vendre est photographié sous tous les angles. «Depuis 10 ans qu’Aymeric nous a rejoints, nous continuons les press-books, sorte de revue de presse en les complétant dorénavant par la salle de Tours» détaille Philippe Rouillac.

 

La couverture du livre est un clin d’œil à ce magnifique coffre de Richelieu qui a fait parler en son temps. «Ce livre est une proposition qui vient directement de Monelle Hayot, éditrice de splendides livres dont le Léonard de Vinci vendu au Louvre. Aymeric s’est alors attelé à la tâche pour raconter l’histoire de notre étude à travers ses enchères. J’ai juste participé à l’avant-propos, tel que je conçois mon métier» poursuit le commissaire-priseur, expert près les tribunaux. Quant à Aymeric, il détaille tous les florilèges de l’antiquité à la période moderne, énorme travail de recherches autour des œuvres vendues en plus de 30 ans d’enchères, égrenant ses souvenirs de jeunesse comme enfant de la balle, plutôt du marteau… Une série d’objets également qui n’ont pas trouvé acquéreur car tout ne se vend pas forcément.

 

C’est un livre qui fait rêver, des objets que l’on peut admirer comme on le ferait dans un musée, un musée éphémère en somme avant qu’ils ne partent dans des collections privées même si bon nombre d’entre eux se retrouve aussi dans les musées. Une sorte d’encyclopédie qui reprend toutes les époques à travers les objets, des petites histoires dans la grande histoire «Nous avons cette chance avec notre métier d’avoir côtoyé ces magnifiques objets et nous les partageons dans cet ouvrage» conclut Philippe Rouillac.

 

« Adjugé ! La saga des Rouillac ». Éditions Monelle Hayot. Prix : 39 €. 


48H BD ; Maison de la Presse ; Vendôme

La BD à l’honneur pendant 48H

Les « 48H BD », c’est la fête de la bande dessinée, du manga et des comics, partout en France et en Belgique les 5 et 6 avril, mais aussi à la Maison de la Presse à Vendôme.

 

Avec 300 000 participants chaque année et un public large, familial et éclectique, c’est une manifestation résolument populaire et festive, avec la même démarche que, par exemple, «Partir en livre» ou encore «la Fête de la musique».

 

Les 48H BD, c’est une mobilisation de toute la chaîne du livre : libraires, bibliothécaires, éditeurs et, bien sûr, les auteurs, qui sont au centre du dispositif. Une sélection d’ouvrages est ainsi proposée dans plus de 1 500 librairies, pour inciter le public à explorer la variété de la bande dessinée, du manga et des comics et à découvrir la librairie. 200 000 albums publiés au prix de vente public de deux euro grâce à l’investissement financier des dix éditeurs.

 

Chaque année, un partenariat est noué entre les 48H BD et une association caritative. Après Bibliothèques Sans Frontières en 2016, Coucou Nous Voilou en 2017, c’est l’association Biblionef qui a été sélectionnée en 2018 et 2019 pour favoriser l’accès des enfants défavorisés aux livres, à travers de nombreuses animations et des rencontres d’auteurs de BD.

 

Les 48H de la BD à Vendôme :

Votre librairie, Maison de la Presse située au 15-21 rue du Général de Gaulle à Vendôme participe aux et propose :

 

 

48H BD ; Maison de la Presse ; Vendôme

 

Samedi : rencontre-signature, dédicaces, avec Jean-Philippe Camus, dessinateur vendômois de la trilogie Bastille 42, avec son scénariste, Olivier Esnault. La rencontre aura lieu au sein du magasin de 14h30 à 18h. L’objectif étant, au-delà de la dédicace, d’échanger avec eux sur la création d’une BD avec présentation et explication des planches originales.

 

Spécialement pour les enfants jusqu’à 12 ans : sur les deux jours, animation autour d’une grande nouveauté, l’album animé Wakatoon. Le principe est simple : chaque enfant participant colorie une page de l’album d’un de ses héros favoris.

 

48H BD ; Maison de la Presse ; Vendôme

 

A la fin du samedi, les pages sont compilées pour en faire un véritable dessin animé grâce à l’application Wakatoon qui est envoyé à chaque enfant participant par mail.

 

5 et 6 avril, 48H BD, à la Maison de la Presse, Vendôme, 15-21 rue du Gal de Gaulle

 

48H BD ; Maison de la Presse ; Vendôme

«La Librairie – Maison de la Presse de Vendôme – bénéficie du soutien de Ciclic Centre-Val de Loire,
de la Région Centre-Val de Loire et de l’Etat (CNL, Drac Centre-Val de Loire)».


Alain Orthlieb

Alain Orthlieb, notre Père Noël en bulles

C’est un cadeau de Noël exceptionnel que l’auteur Alain Orthlieb fait au Petit Vendômois et à ses lecteurs. Désormais, chaque mois, vous pourrez suivre les aventures de Jérémie et Pierre, les héros de Cale sèche pour le Phénix, ou l’histoire poignante de deux gamins ballottés dans les aberrations de la Seconde Guerre mondiale.

 

Alain OrthliebDiplômé de l’Ecole des Arts appliqués, Alain Orthlieb œuvrait au début des années 1970 en qualité de graphiste-illustrateur à Paris, dans le bouillant XIe arrondissement, à deux pas de la rédaction de Charlie Hebdo, le nid de dessinateurs de presse décimés en janvier 2015. Tout près aussi du Bataclan… Avant de se poser, en 1976, à Cellé, pour une respiration, une page blanche, sorte d’échappatoire aux turbulences urbaines.

 

Dans la capitale, il était à la tête d’un studio indépendant, travaillant pour le compte d’agences de communication, lesquelles lui confiaient leurs commandes pour de prestigieuses maisons, comme Air France ou encore Volkswagen. En parallèle, déjà, plus d’une centaine de couvertures à illustrer pour des maisons d’édition, là où il revêtira déjà ses habits d’iilustrateur chez ER Jeunesse.

 

Retour à la préhistoire

En 2006, tombe la retraite. Il saute définitivement le pas pour sa maison de Cellé. Envie de chlorophylle, de campagne, d’horizons, de retour à la terre, de temps pour écrire et se nourrir encore et encore d’histoire et de culture. Avec une appétence certaine pour la BD –le «9e art»–, la Préhistoire et la littérature, il s’attelle à l’écriture de son premier roman, Mémoire de pierre (1). L’ouvrage livre un récit contemporain en alternance avec la période préhistorique.

Alain Orthlieb

Pierre Cassignol, adolescent d’aujourd’hui, retrouve par hasard une flèche de silex. S’ensuit une remontée fulgurante à travers les âges et une rencontre avec Sénoé, un garçon du même âge, celui-là même qui a perdu cet outil il y a 6000 ans. Sorte de témoignage posthume éclairant cette époque charnière où l’homme bascule du statut de cueilleur-chasseur à l’agriculture et à la sédentarité. Mais, au désir d’écriture de l’auteur s’y ajoutent des velléités de dessinateur, un projet qui taraude Alain Orthlieb depuis l’enfance.

 

Des phylactères d’amitiés

C’est une constante chez lui que de donner à voir des pans d’histoire par le prisme de la jeunesse, souvent deux gamins du même âge réunis au fil des couloirs du temps, croisant leur soif de savoir, leurs interrogations. Ou au travers de la filiation, quand père et fils, confrontés au danger, basculent d’abord dans le doute avant de découvrir l’incroyable (Victor et Lucy).
Toujours à la tâche, Alain Orthlieb finalise actuellement un nouvel album : Rudy Boy. Sorte de Roméo et Juliette version western, une histoire d’amour entre deux jeunes adolescents que tout oppose et qui finiront par se retrouver quelque part entre le Rio Grande et El Paso.

 

Cale sèche pour le Phénix, la BD qu’il nous livre ici gracieusement réunira tous les amateurs de beaux dessins et de scénario léché. A lire en famille, tout près de la cheminée et du sapin enguirlandé, pour un temps paisible et de merveilleux. Des phylactères d’amitié en somme.

 

Alain et toute la rédaction du Petit Vendômois vous souhaitent de belles fêtes !

 

Pour contacter Alain Orthlieb : lepetitvendomois@wanadoo.fr
Lire les premières planches de la BD dans le journal de décembre 2018…


Isy Ochoa ; Fritz

«J’ai parlé au nom de Fritz»

Dans son dernier ouvrage, Isy Ochoa déroule l’histoire glaçante de l’éléphant Fritz. Le parcours brutal d’un animal sauvage extirpé de son environnement naturel pour satisfaire à la curiosité morbide de la population et à l’avidité de patrons de cirque. Un sujet d’actualité. Explications de texte par l’auteur.

 

Isy Ochoa ; FritzFritz, c’est une histoire vraie ?

Oui. Cet éléphant né en Inde en 1870 a été capturé jeune par des hommes au service d’un marchand d’animaux sauvages allemand. Fritz est mort étranglé à Tours en 1902 puis naturalisé. Il est exposé au musée des Beaux-Arts de Tours. Il est le parfait emblème du martyre de l’éléphant de cirque.

 

Il doit exister de nombreux autres cas, pourquoi le choix de cet éléphant ?

Je n’ai pas cherché un sujet pour dénoncer un cas de maltraitance animale, c’est plutôt la rencontre fortuite avec Fritz qui a été le déclencheur. J’ai très vite voulu raconter sa vie pour lui rendre hommage. Ce ne sont pas les sujets qui manquent en matière de «maltraitance animale», j’aurais aussi bien pu raconter le parcours de Mévy, une tigresse «évadée» d’un cirque il y a un an à Paris et abattue d’un coup de fusil à pompe par son dresseur. L’association Code Animal fait ces jours-çi une campagne «Mévy» et réclame, à juste titre, une loi pour abolir la présence des animaux dans les cirques.

 

Vous sortez de votre zone de confort habituelle, plutôt florale et légère…

C’est certain ! Je reconnais que le travail de dénonciation exercé par les associations telles que l’ASPAS, la LPO, L214, Code Animal, la Fondation Brigitte Bardot, PETA, One Voice et beaucoup d’autres, a agi sur moi. Je continuerai toutefois à peindre des fleurs, des chats, des natures mortes et des paysages ; c’est mon pansement.

 

Quel accueil avez-vous reçu pour ce livre à l’occasion de vos nombreuses séances de dédicaces, à Vendôme ou à Tours ?

Excellent, à Vendôme comme à Tours. A Tours, l’accueil est très enthousiaste. Beaucoup sont heureux de connaître enfin la véritable histoire de Fritz. Il m’avait semblé que les Tourangeaux étaient très attachés à cet éléphant mais à ce point !

 

 

C’est votre premier album sur un sujet difficile, votre combat contre la maltraitance animale est récent ? De quoi se nourrit-il ?

Le mot «combat» me semble exagéré surtout vis-à-vis de gens qui vouent exclusivement leur vie au bien-être animal. Disons que, dans le cas de l’album Fritz, j’ai apporté ma pierre avec mes moyens. Jusqu’ici, je fermais les yeux sur les images dures par sensiblerie. Cela ne fait que quelques années que je suis prête à affronter la réalité, confortée par les campagnes des associations. En particulier celles qui révèlent l’affreuse existence des animaux dans les cirques, les delphinariums, les zoos, les abattoirs, les élevages de visons, lapins, tigres, les corridas, les laboratoires scientifiques. Le gavage des oies est une torture, la chasse aussi, particulièrement la chasse à la glue, l’extermination des renards ou le déterrage ignoble des blaireaux. La chasse à courre me révulse, elle est à mes yeux d’un autre âge et peu démocratique. La mode des capuches bordées de fourrure est à l’identique. Si les gens voyaient les images des coyotes ou des chiens viverrins – sortes de ratons laveurs – abattus pour agrémenter leur vêtement, je suppose qu’ils renonceraient à les porter. La chasse aux trophées en Afrique m’apparaît comme une hérésie : des gens fortunés qui tuent de splendides animaux, lions, girafes, éléphants, avec un arsenal militaire ! Et j’en oublie. Il y a tant de choses à dénoncer, l’exergue choisi pour «Fritz» résume tout. Il est de Léonard de Vinci : «L’homme est véritablement le roi de tous les animaux, car sa cruauté dépasse celle des animaux.»

 

Isy Ochoa ; Fritz

 

Comment avez vous travaillé pour retracer le parcours de Fritz, fort documenté ?

J’ai rassemblé le maximum d’informations à partir d’ouvrages en français et en anglais sur l’histoire des animaux, des zoos et du commerce des animaux – ceux d’Eric Baratay sont des bijoux –, des autobiographies ou biographies des acteurs de cette histoire, comme Hagenbeck ou Barnum, la presse de l’époque, des thèses, un rapport de Code animal sur les sévices physiques et psychologiques. L’histoire de Fritz est racontée par Fritz lui-même. La nation iroquoise avait l’habitude de demander, avant chaque palabre, qui, dans l’assemblée, allait parler au nom du loup. Eh bien dans ce livre, j’ai parlé au nom de Fritz.

 

D’autres ouvrages sur le sujet en préparation ?

Sans renier mes précédents ouvrages, bien différents de celui-ci, je dirais que Fritz m’a mise sur la voie. J’ai plusieurs projets en tête dont l’un est totalement dans même la veine. Ce ne sont hélas pas les sujets qui manquent. Au cours de mes recherches iconographiques j’ai vu tellement d’images horribles que je suis «blindée» maintenant. Cette citation de Lamartine est plus que jamais présente à mon esprit : «On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a un cœur ou on n’en a pas».

 

«Fritz», Isy Ochoa, 64 p., ed. du Rouergue, à partir de 7 ans, 18,50 euros.
En librairies et sur les plateformes de vente en ligne.
Prochaines dédicaces : Le 16 décembre à 11h chez Récréalivres,
au Mans et le 22 décembre, de 15h à 18h, à la Boîte à livres à Tours.


Bd Boum ; bande dessinée

Quand la BD fait boum !

Fin novembre, Blois fêtera la 35e édition du festival Bd Boum. Rendez-vous incontournable des amateurs de bande dessinée, un des plus importants festivals français du genre.

 

Bd Boum ; bande dessinéeAvec pas moins de 22 auteurs, 70 exposants, 12 expositions et 22000 visiteurs, y en aura pour tout le monde. Cette année, le président devait en être le regretté René Pétillon, disparu en septembre, emporté par le « crabe », une longue maladie comme on dit pudiquement. Le scénariste-dessinateur fera l’objet d’une exposition et d’une rencontre autour de son œuvre. Au programme également, la jeunesse avec de nombreuses expositions : « Les voyages en Egypte », d’Isabelle Dethan, ou encore « Les p’tits diables d’Olivier Dutto. En parallèle, des ateliers de pratiques artistiques à destination des scolaires et de nombreux spectacles : « Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme » ou « Le train cabaret ».

 

Rien à envier au Flore parisien, puisque des cafés littéraires sont également au sommaire de cette 35e édition, mais aussi des concerts et du cinéma pour les déviants du 9e art.

 

Enfin, un soutien aux jeunes auteurs en voie de professionnalisation permettra d’attribuer une bourse et de nombreux prix seront décernés, dont « le Grand Boum », remis à un auteur pour l’ensemble de son œuvre.

 

Amateurs de phylactères et de planches, de belles histoires et de sublimes dessins, ces trois jours de novembre sont pour vous.

© Copyright 2015-2020 Le petit Vendomois. All Rights reserved.

page 1/1