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«Est riche celui qui a assez à manger»

«Est riche celui qui a assez à manger»

C’est le titre du livre écrit par Monsieur Günter Kahlmann qui a été traduit en français par Giuseppe Marti à Vendôme à l’occasion du 70e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne.
Ce n’est pas un roman, rien n’est inventé mais, il se lit comme un roman ; il s’agit d’un poignant témoignage sur les trois ans de captivité de l’auteur en France (1945-1948). Certes, la faim est le thème dominant, mais il y traite aussi bien d’autres aspects comme l’absence d’hygiène, le non respect de la Convention de Genève, ou encore la traque aux S.S., ou l’enrôlement des prisonniers Allemands dans la Légion Etrangère.

En 1945 lorsqu’il est enrôlé dans la Wehrmacht, il n’a que 17 ans ! Il a déjà subi la faim en Allemagne, puis davantage encore dans le camp des Américains et enfin la famine chez les Français ; il ne pesait plus que 39 kilos pour 1.68 m. Dans un chapitre on lit que certains prisonniers allemands arrivés d’Angleterre dans le camp où était l’auteur, «semblaient sortir d’un sanatorium». Leurs regards incrédules «détaillaient les corps décharnés de ceux qui étaient déjà là, s’étonnant qu’en leur état ils puissent encore marcher, à plus forte raison travailler.»

A travers ce livre passionnant, on peut se faire une idée de la vie dans les camps, derrière les barbelés français, que certains ont pu comparer avec le vécu des Français dans les camps allemands. L’auteur constate que l’année 1945 fut terrible, plusieurs milliers de prisonniers moururent de faim, mais qu’une sensible amélioration s’amorça, avec le travail hors des barbelés aussi bien en commandos de travail pour les villes et villages (surtout ponts et chaussées) qu’auprès des particuliers. L’auteur ennemi forcé de la France, change lentement d’attitude, et devient un ami de la France. Si les prisonniers ont subi la famine, la situation catastrophique que traversait la France avec son agriculture délabrée, faute de main-d’œuvre due à la guerre, y était pour beaucoup.

Les relations avec la population française dans le village où il travaille pendant deux ans s’améliorent pour aboutir enfin à des relations presque amicales.
Après la libération, en tant que directeur du collège de Gevelsberg, Monsieur Kahlmann participe activement au jumelage des deux villes, encourageant les échanges scolaires avec le collège Jean Emond de Vendôme.

Fabien Théofilakis a soutenu une thèse de doctorat le 7 décembre 2010 à Paris ayant pour titre : Les prisonniers de guerre allemands en mains françaises (1944-1949). Il dit : « la captivité fut une étape capitale sur la longue route menant du statut de “Boche” à celui de compatriote européen. Un premier pas vers la réconciliation».

On peut se procurer ce livre édité par «La Société des Ecrivains» dans les librairies à Vendôme ou dans l’Espace Culturel à Leclerc.
Prix : 20,95 €  –  350 pages  –  ISBN : 9782342021479  –  Témoignage

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