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Fabrice Angleraud

Fabrice Angleraud

Vendômois depuis onze ans, Fabrice Angleraud, le Limousin, travaille chez lui, sur un bureau calé entre salon, salle à manger et cuisine. Alors que les gens courent dehors, emmitouflés, fuyant le froid, lui est au chaud, à ses crayons, ses encres, ses feuilles et ses personnages qu’il côtoie tels des amis retrouvés au café chaque matin. Il est illustrateur de métier, dessinateur depuis toujours, «depuis la maternelle».

livre-lune-noireAprès avoir été formé aux Beaux Arts d’Angoulême, option BD, il a prolongé cette formation aux Gobelins par celle du storyboard appliquée au dessin animé. Très vite, Fabrice pénètre le monde de la bande dessinée, aux éditions Glénat, avec  «Atlantis», en quatre tomes, de François Froideval, scénariste, puis «Magika», encore en quatre tomes, avec Franck Tacito. Il reprend ensuite avec Froideval la série «Harkanger», en deux tomes, avant de devenir le dessinateur de la «Lune Noire», en 2007. C’est une saga fantastique, un univers à la fois féérique et diabolique, à la fois humain et monstrueux, à la fois contemporain et intemporel. Les personnages, au destin improbable, se mêlent, s’entrechoquent, dans des rapports de conquérants, de sectes ou de groupes aux ambitions communes.
La création d’un album est d’abord affaire de scénariste. Si l’aventure est dans la tête de celui qui écrit, elle prend forme par la main de l’illustrateur.

« Le scénariste tire vers le sens, l’illustrateur tire vers l’image » explique Fabrice pour résumer.

De la narration au visuel, les deux artistes se doivent de collaborer intimement, en partageant initialement un univers commun. Complice, le duo se comprend pour faire vivre des personnages créés de toutes pièces, d’un accord commun. La matière première de l’écriture sera façonnée en un découpage de séquences puis de planches et de dessins. Il s’agit en fait d’un travail de mise en scène. De l’écrit au jeu des comédiens, personnages fictifs que Fabrice va créer et faire vivre.

Son crayon laisse des traces très légères sur la planche de papier épais de grand format. Sorte d’esquisses, ce sont les premières propositions visuelles qui investissent progressivement l’espace. Les dessins sont très fournis et très riches en détails. Perspectives, paysages extraordinaires, détails d’un visage ou d’un costume, le dessin reste dans le cadre ou envahit la page, déborde sur l’autre, selon l’intensité de l’action. Puis, les traits plus appuyés affirment le dessin, le valident. Pas forcément dans l’ordre, les pages s’élaborent une à une, modulables.

Le scénariste et le dessinateur se rencontrent régulièrement, échangent, rectifient, valident, partagent leurs impressions et s’accordent à avancer. C’est une aventure partagée.
Le tome 17, nouvel album des «Chroniques de la lune noire», intitulé «Guerres ophidiennes», vient de paraître  aux Editions Dargaud.


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