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La chronique de Camille : D’ivoire et de sang

d ivoire et de sangSurnommé «le Fossoyeur» parce qu’il recouvre ses victimes de feuilles et de branchages, un éléphant terrorise des villageois, au Sud de l’Inde. Son histoire défile, depuis l’assassinat de sa mère par des braconniers, jusqu’à sa capture et son exploitation par un propriétaire d’éléphants, qui le loue pour des mariages, des meetings politiques, des processions religieuses.

En parallèle, Manu, fils d’un riziculteur pauvre, décrit la plongée de son frère Jayan dans le milieu du trafic d’ivoire pour échapper à la misère et au dur labeur de la vie de paysan. Emma, jeune américaine, est venue en Inde pour réaliser un film documentaire sur Ravi Varma, un vétérinaire qui soigne et recueille les animaux sauvages au sein d’une réserve naturelle.

A travers le destin croisé de ces personnages, l’auteur dépeint la difficulté de préserver la nature tout en protégeant les hommes. «D’ivoire et de sang» dénonce, sans tomber dans le manichéisme, le commerce de l’ivoire et l’exploitation des éléphants tout en montrant la complexité des problématiques liées à la conservation des espaces naturels, notamment la pauvreté des habitants et l’interdiction d’accès aux ressources de la forêt.
Porté par une belle écriture, original et bouleversant, ce roman engagé tient en haleine jusqu’au bout !

«D’ivoire et de sang» de Tania James, Editions Rue de l’échiquier, 2021, 22 €.

Camille Coursault

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