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Se mettre au vert au Plessis Sasnières…

Se mettre au vert au Plessis Sasnières…

Cette année, nous fêterons les 22 printemps de ce véritable et vénérable jardin, du Plessis Sasnières… le plus anglais des jardins français.

 

Direction le Vendômois, indissociable des vers du poète Pierre de Ronsard :
« Quand je suis vint ou trente mois
Sans retourner en Vendômois,
Plein de pensées vagabondes.
Plein d’un remord et d’un souci.
Aux rochers je me plains aussi.
Aux bois, aux antres, et aux ondes ».(Odes,IV,10).

 

Voilà ce que l’on peut méditer, assis sur un banc, au jardin du Plessis Sasnières. Un bel exemple, entre végétation et pierre de tuffeau. Le parc a été transformé en jardin depuis 1996. Cette propriété familiale et sa signature du XIXe adossée au coteau n’a jamais collé aux tendances. Une fourmilière avec comme reine des lieux Rosamée Henrion et ses enfants. Leur hymne étant : «Une famille pour l’amour du jardin». Précurseurs, dès l’ouverture au public, le salon de thé et la boutique aménagés dans l’ancien moulin à eau séduisent les visiteurs. Tout s’harmonise à partir de l’étang alimenté par des sources d’eaux vives. Là c’est le «paradis» de Rosamée pour notre plus grand des bonheurs.

 

Les «mixed borders» sont organisées par thème de couleurs, dans la délicatesse. L’impressionnant Gunnera ( planté il y a 20 ans) et ses gigantesques feuilles donnent envie de s’y cacher. Jeux de reflets dans les cascades.

 

Ne se servir du téléphone portable que pour réaliser des photos (ne regrettez rien, on ne capte pas bien).

 

On a eu envie de faire un petit point avec Guillaume Henrion jardinier architecte et depuis peu cuisinier !

Quelles sont les premières fleurs ?

«Cela commence avec l’Hamamélis dont les fleurs sont très discrètes et légèrement parfumées en général, jaune, allant au cuivré. Puis les sarcococcas au feuillage persistant intéressant par le parfum enivrant de leurs petites fleurs blanches. Et ce sont les Cornus mas qui annoncent la fin de l’hiver».

 

Et les odorantes ?

«il faut être patient pour que les vivaces démarrent. Place aux bulbes et leur touches printanières. Eranthis, Perce neige, Jonquilles, Crocus et… tulipes. J’adore les petites jonquilles que l’on nomme « Tête à tête».

 

Rosamée, votre mère, intervient sur tout ?

«Bien évidemment, elle s’intéresse à tout » Elle est plus sensible à telle ou telle chose dans le jardin. Elle aime en particulier les arbres et arbustes, mais intervient aussi sur les vivaces. Il lui faudrait un clone, tellement il y a de travail» .

Ce qui plaît le plus aux visiteurs ?

«Les discussions, l’esprit du lieu, sa composition et son âme.»

 

et le moins ?

«Qu’il n’y ai pas assez de fleurs par moments. Mais cette remarque nous fait sourire, car un jardin ce n’est pas que des fleurs.»

 

Vous avez des arbres très anciens ?

«Oui les platanes, les tilleuls, un cèdre (180 ans).»

 

On aime, les tonnelles de Pommiers, pourquoi cette idée ?

«Crées en 2000, quand on a transformé l’ancien potager, en jardin de fleurs. En Angleterre ce sont souvent des haies. J’avais peur de trop compartimenter le jardin. Les pommiers palissés apportent de l’ombre et structurent l’espace.»

 

Et le potager ? Uniquement pour la famille ? Ou et pour le restaurant ?

«C’est la partie prise en charge par mon frère Denis. Il sème, plante, désherbe, cueille… mais uniquement pour la famille. Nous n’en aurions pas assez pour le restaurant. Alors on se fournit chez Delphine et Vincent Hardy, à Huisseau-en-Beauce.»

 

Et les visiteurs ? Qui sont-ils?

«Les habitants de la région en premier, puis les Franciliens, et d’autres régions. Les Anglais et les Hollandais arrivent en tête des visiteurs étrangers».

 

Déjà 22 années d’ouverture au public ?

«Cela semble incroyable. Pourvu que cela dure encore longtemps. Nous y trouvons beaucoup de plaisir, sinon nous ne le ferions pas. D’autant que comme la majorité des jardins ouverts au public, les droits d’entrées perçus ne couvrent pas les frais».

 

A cette adresse, pas d’attraction, mais uniquement des lieux pour passer d’agréables moments. Une boutique pour y fouiner Une librairie pour se cultiver. Un salon de thé pour alimenter le pêché de gourmandise et un restaurant pour s’octroyer un cadre de rêve, tout en dégustant une cuisine familiale. Un réel partage sans faute.

 

Elégance et discrétion, voilà ce que l’on retient de cette halte.

 

Le Domaine du Plessis Sasnières
fait partie des 36 jardins de la région Centre, labellisé « Jardins Remarquable ».
En savoir plus : www.jardin-plessis-sasnieres.fr
Photos : Marc Broussard

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