Le Secours populaire à plein régime
Fin décembre, pas de temps mort pour la vingtaine de bénévoles du comité vendômois du Secours populaire, implanté dans le quartier de la Croix blanche à Vendôme. Entre les distributions hebdomadaires, les rendez-vous du colis alimentaire de Noël, les coups de téléphone pour venir gratuitement débarrasser une maison, l’équipe d’Alain Crochard se projette déjà sur les premiers mois de 2026.
“Nos chiffres de fréquentation restent stables. Ainsi, lors du dernier rendez-vous de l’année, nous avons distribué des colis à 84 familles ( 247 personnes ) et le colis de Noël à 65 familles (275 personnes). Il s’agit essentiellement de foyers monoparentaux ou de familles avec quatre à cinq enfants.”
Les distributions des deuxième et quatrième mercredi matin du mois sont en grande partie alimentées par les ramasses des produits invendus des magasins opérées par les bénévoles chaque matin du lundi au samedi. Mais, les opérations anti gaspi généralisées dans ces commerces ont limité les volumes.”Heureusement, nous recevons aussi des denrées issues des fonds européens et des dons de producteurs locaux par exemple pour des noix et des pommes de terre”, précise le président.
Implanté depuis décembre 2022 rue Rabelais
Fidèle au poste depuis 2003, date où il succédait à Colette Suc, Alain Crochard, ancien des Presses universitaires de France ( PUF ), qui fut pendant vingt ans secrétaire de l’union locale CGT, assure que l’activité du Secours populaire de Vendôme a peu changé au fil des ans. Sauf les locaux.
C’est en 1995, dans le sous-sol de la bibliothèque municipale de Saint-Ouen, qu’a commencé son histoire. En 2003, il emménageait dans une partie des anciens locaux du collège Gérard Yvon avant d’être accueilli rue Darreau dans le quartier gare, à côté du silo. Des bâtiments communaux que l’association a dû libérer, la municipalité souhaitant récupérer le site dans le cadre de son projet global d’aménagement du quartier gare, toujours en réflexion.
Après négociation, le 20 décembre 2022, le Secours populaire prenait ses quartiers rue Rabelais dans les anciens locaux de l’entreprise R2P, rachetés et réaménagés par la mairie.
“On est passé de 800 à 450 m² pour les meubles et de 300 m² pour la distribution et la brocante dans des locaux moins grands mais plus fonctionnels. D’ailleurs, nous enregistrons de meilleures ventes pour les meubles qui y sont mieux présentés”
Les recettes du magasin représentent plus de la moitié du budget auxquelles s’ajoutent des subventions d’une dizaine de communes du Vendômois et des dons de particuliers.
Et pour la première fois, un legs qui a permis l’achat d’un camion neuf.
Elise Peps