Expositions

Le costume
sous toutes les coutures

A Montoire, le musée des costumes et parures du monde ouvert à l’été 2024 s’enrichit à chaque saison de nouvelles trouvailles. Elles viennent compléter les collections d’un tour du monde du vêtement traditionnel mis en scène par les mains expertes d’une passionnée qui, il y a bientôt trente ans, rêvait de cet éventail insolite. Pour sa première saison en 2025, il a accueilli 2.300 visiteurs en six mois, sans compter les scolaires. Rencontre avec Adeline Proux.

L‘habit, pièce des cultures du monde

Rien ne prédisposait cette petite villageoise réunionnaise des années 50 à vouer au costume une véritable passion. “Peut-être d’être née dans un pays et dans une famille de quatre filles pour qui la couture et la broderie à l’aiguille faisaient partie du mode de vie”, rembobine Adeline Proux.

Souriante et intarissable devant chacun des 110 costumes présentés dans l’écrin du couvent des Augustins, mis gracieusement à disposition par la mairie, pour chaque visiteur, l’alerte septuagénaire s’attache à humaniser le vêtement. Ici, en s’attardant sur l’histoire du pays, là en détaillant la qualité du tissu, la technique et le savoir-faire des broderies d’une jupe, d’une veste, d’un bonnet. S’enchaînent ainsi les étapes d’un tour du monde inespéré.

le costume sous toutes les coutures inlineCette collection, en fait une toute petite partie de ce qui a été réuni à travers voyages et dons, a été constituée avec ténacité pendant trente longues années où la passionnée s’est battue contre vents et marées pour finalement concrétiser son rêve de musée. ” Lors de mon arrivée à Montoire en 1980 lors du 7e festival, j’ai découvert avec enthousiasme tous ces costumes de scène, authentiques témoins des cultures du monde. Loin des tenues d’aujourd’hui souvent recouvertes de beaucoup trop de paillettes!”

Impossible pour Adeline Proux de livrer son costume préféré même si elle avoue une préférence pour les broderies d’Afghanistan, le délicat batik indonésien classé au patrimoine de l’UNESCO ou une tenue de scène de l’extraordinaire ballet russe Moïsseïev.

Aujourd’hui, elle reçoit régulièrement des propositions de dons pour des tenues anciennes rapportées de voyages que d’autres amoureux du costume traditionnel ne veulent pas laisser enfermés dans une penderie.

Adeline, qui veille à faire tourner les pièces de sa collection, a réussi son pari. Toujours en quête de nouveaux mannequins pour exposer au mieux ces trouvailles, elle réfléchit déjà à 2027, année des trente ans de Musikenfête et des 600 ans du couvent des Augustins.

Musée des costumes et parures du monde 
à Montoire, quartier Marescot, 
à deux pas de Musikenfête.
Ouvert tous les jours sauf le lundi 
de 10h à 12h et de 14h à 18h. 
Entrée 7€, enfants 5€.
Rens. : 02.54.85.28.95 et info@musikenfetefr

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