Ils adoraient leur mère
Présente le 13 septembre à la 10e édition de La Journée Littéraire au château de Meslay, Beatrix de L’Aulnoit, auteure de nombreux livres historiques et politiques dédicacera son dernier ouvrage surprenant sur la relation des Présidents de la Ve République avec leur mère.

Le Petit Vendômois (LPV) : Comment vous êtes vous intéressée pour votre dernier livre « Ils les ont tant aimées. Les présidents et leurs mères » qui aborde un domaine peu commun de la relation fils-mère ?
Beatrix de L’Aulnoit : Je sortais de mon livre sur le Grand Condé (Ndlr : aux Editions Tallendier). J’aime beaucoup le XVIIe siècle et j’admire Fouquet et sa mère extraordinaire, je désirais écrire sur leur relation. En discutant avec mon éditeur, nous sommes plutôt convenus de faire ce livre avec tous les Présidents de la Ve République en amont des élections présidentielles de 2027.
LPV : Est-ce que leurs mères ont joué un rôle décisif dans leurs engagements ?
Beatrix de l’Aulnoit : Toutes ont eu un rôle. A commencer par De Gaulle qui donne sa réponse dans ses Mémoires de Guerre ; « Ma mère portait à la Patrie, une passion intransigeante à l’égal de sa piété religieuse ». C’est un peu la surprise de mes recherches pour écrire ce livre. Les 8 présidents adoraient leur mère, le titre du livre n’est pas innocent. Pour Valery Giscard d’Estaing, c’est sa mère qui a fait son fils, elle était passionnée de politique et sans elle, il ne serait peut-être jamais devenu Président, ni même député du Puy-de-Dôme. Georges Pompidou c’est une autre histoire et peut-être la plus émouvante, devenue institutrice à l’égal de son mari qui partira à la 1ère Guerre mondiale. Dans une interview, il dira que de 3 à 8 ans, à l’âge de sa première formation, il n’a connu que sa mère qu’il adorait. Pour ce livre, je suis allée de surprise en surprise et toujours dans le même sens.




