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Les Pagodes au bord du Loir

Découvert par hasard dans un jardin du bord du Loir à Vendôme même, l’ensemble de plusieurs pagodes et constructions de la Belle Époque (fin XIXe-début XXe siècle) suscite un véritable intérêt.

David Georget a présenté devant un public nombreux au Minotaure sa découverte, une pagode décorée d’arêtiers en forme de têtes de dragon et ce jardin extraordinaire. «Je venais de tomber sur un trésor endormi, littéralement sous nos yeux» s’enthousiasme-t-il lors de sa présentation plus que parfaite de son projet de rénovation minutieuse, film, documents, plans et photos à l’appui. En effet avec l’aide de la Fondation du Patrimoine représentée par son délégué départemental, le Vendômois Olivier de Vallois, une campagne de restauration de ce lieu a débuté.

D’un seul tenant, cet espace face au Minotaure, de l’autre côté du Loir, faisait un hectare de pré. A l’origine de ce jardin, un homme, Gustave Chanteaud, pharmacien à Vendôme à la fin du XIXe et début XXe siècle, féru d’histoire (membre de la Société Archéologique) et amoureux des arts et de l’architecture qui fit fortune avec la vente de médicaments dont sa création le Sédlitz. Possédant non loin de là sa maison, rue du Docteur Faton, il décide d’acquérir ce terrain en 1902 et de le transformer en un jardin Belle Époque qu’il nomme Le Jardin des Tamaris, suivant un courant très orientaliste et japonisant, les Français aisés voyageant beaucoup à l’époque et s’intéressant à l’art nouveau avec ce goût pour la nature. « l décide de construire trois pagodes, dont celle que l’on voit bien au bord du Loir, avec en plus un bassin agrémenté d’une rocaille, terme qui désigne ces faux bois reproduits en béton et typiques de l’art de la Belle Époque» poursuit David Georget, aidé dans sa présentation de Laurence Guilbault, ancienne conservatrice du musée de Vendôme.

Aujourd’hui, cet espace est morcelé entre plusieurs propriétaires que David a réuni autour de son projet de restauration. «Notre projet culturel n’a de sens que si on le rend vivant. A l’issue de la restauration du jardin, ce serait de créer un événement autour de la Belle Époque, un week-end par exemple où l’on vivrait et s’habillerait comme si nous étions au tout début du XXe siècle. On y accéderait par le Loir, élément important du jardin» concluait t-il.

Projet soutenu par la Fondation du Patrimoine pour faire vos dons défiscalisés : fondation-patrimoine.org/les-projets/la-pagode-et-le-bassin-rocaille-du-jardin-des-tamaris-a-vendome/103323

Alexandre Fleury

Il est partout ! Assemblées générales, événements sportifs et culturels, reportages, interviews, portraits… à lui seul, il rédige la moitié des articles du journal. C’est la figure tutélaire de la rédaction et il répond toujours avec le sourire aux très nombreuses sollicitations. Une valeur sûre, qui écume le Vendômois par monts et par vaux et connaît le territoire par cœur.

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