Le 52e festival de Montoire sur les rails
Onze pays sur la scène de Montoire du 11 au 16 août pour un rendez-vous en terres inconnues qui n’a toujours rien d’une sinécure pour son comité organisateur présidé par l’infatigable Philippe Proust.
Après l’assemblée générale du 20 février qui a vu une nouvelle fois l’entrée dans le bureau et dans le conseil d’administration de plusieurs jeunes recrues, le secret de l’affiche de cette 52e édition a été levé.
Onze pays invités

«Chaque année, nous veillons à inviter des nations qui ne sont jamais venues. C’est le cas pour le Sulawesi, l’Azerbaïdjan et la Nouvelle Zélande. Ou des pays représentés sous le chapiteau de toile une seule fois et qui ne sont pas revenus depuis quarante ans», confie Philippe Proust.
Ainsi on retrouve sur l’affiche, les danses et musiques d’Uruguay, de la Slovaquie, de la Slovénie (venue du temps de la Yougoslavie), des Etats-Unis (cette année avec un groupe d’adolescents). S’ajoutent Tahiti invitée pour la deuxième fois, la Corée du sud et le Mexique avec un groupe de la province d’Oaxaca et un groupe de musiciens et danseurs de l’Inde.
Une organisation de plus en plus difficile
Pour ces onze groupes, il faut prévoir les billets d’avion ainsi que les incontournables visas autorisant le séjour.
«Les démarches sont de plus en plus complexes et d’autres contraintes administratives s’ajoutent d’année en année. Les mesures de sécurité n’en finissent pas de se multiplier ce qui explique que nous arrêtons le petit train alors qu’ il avait trouvé son public. L’organisation s’apparente de plus en plus à une course de haies au point que plusieurs festival ont déjà mis la clef sous la porte», constate à regrets Philippe Proust.
«Nous déciderons d’ici la mi-avril si nous maintenons ou non le traditionnel défilé de clôture puisqu’on nous assure que nous devrions payer la présence des gendarmes.»
Coût augmenté encore pour les finances du festival avec l’obligation de faire appel à deux secouristes qualifiés Croix Rouge ou Sécurité civile. «Pourtant, nous avons la chance de compter dans nos rangs onze bénévoles formés au secourisme, une infirmière et un médecin mais ce n’est pas ce que prévoit la loi!».
Et de conclure en rappelant que le festival s’autofinance en grande partie avec ses propres recettes dont la billetterie, les subventions ne représentant que 9% du budget du festival de l’an passé qui a enregistré 18.000 entrées payantes.
Elise Peps