Convention pour le Grand Manège
En février, la DRAC et la Ville de Vendôme ont signé un bail de 30 ans pour l’utilisation par la collectivité du Grand Manège.
Cet espace couvert de 1 400 m2, construit au milieu du XIXe siècle situé dans le quartier Rochambeau à Vendôme, était mis à disposition par l’État à la Ville sous forme d’une convention précaire, à renouveler chaque année, ce nouvel accord, basé sur 30 ans, devrait accentuer l’attractivité culturelle de notre territoire en pouvant dorénavant se projeter à long terme des expositions ou manifestations de plus grande envergure. «Quand nous avons commencé à porter les projets au Grand Manège il y a trois ans, à la demande de la Communauté, l’axe demandé était de travailler sur l’excellence. C’est ce que nous avons fait avec des expositions de grands noms.
Mais pour porter certains autres projets de renommée nationale ou internationale, la sélection se fait toujours de façon drastique. Nous travaillons avec les artistes, mais également beaucoup avec les galeristes, et cela prend du temps. Aujourd’hui, avec cette convention signée qui porte sur plusieurs années, nous allons pouvoir bien mieux nous projeter, nous allons pouvoir mieux les organiser», soulignait, lors de la visite du lieu en amont de la signature, Philippe Berthommier, artiste peintre vendômois et assistant territorial d’enseignement artistique à la CATV.
Invité également à la signature de la convention, Philippe Rouillac, président pendant 26 ans de la Société archéologique de Vendôme, a pu reprendre toute la genèse du sauvetage du Grand Manège, voué à la destruction. «Trois associations se sont retrouvées sur ce projet de sauvetage : Perche Nature, Résurgence et la Société archéologique. Ce fut un combat très âpre et dur, mais nous avons tenu tous ensemble, sans faiblir, face à la Ville qui avait, dès 1993, un projet d’habitat et de halle commerçante à la place de ce manège, témoin du passé militaire du quartier. À notre grande satisfaction, et après un bras de fer avec le maire de l’époque, le manège et les écuries furent inscrits en 2002 à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Ils ne pouvaient plus être démolis», se félicitait Philippe Rouillac.
Aujourd’hui, pour la plus grande satisfaction de tous, ce Grand Manège, espace unique par sa surface d’exposition d’un seul tenant dans notre région, poursuit sa vocation culturelle.