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L’avenir du commerce en centre ville

L’avenir du commerce en centre ville

Il est encore possible de réanimer une activité qui se «meurt» et de redynamiser la filière.

Face à bon nombre de problèmes liés au commerce en centre-ville de Blois, à la suite ou à cause des travaux entrepris par la municipalité Gricourt, alors qu’ils auraient dû être effectués il y a plus de 30 ans… face au poids de plus en plus grand des grandes surfaces en périphérie blaisoise…, et compte tenu de la demande, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Loir-et-Cher avait organisé une réunion-débat sur ce sujet.
D’entrée, les grands spécialistes invités ont bien précisé que le mal n’était ni blaisois, ni départemental, ni régional, mais national. Partout, le commerce s’essouffle et même les grands centres commerciaux pâtissent de la crise, du manque d’argent et peut-être d’une super consommation, ce qui était, déjà, à moitié rassurant.

 

Vendôme félicitée

Si l’on considère, car comparaison il doit y avoir, le mode de fonctionnement des trois principales villes du département, on se rend compte qu’en matière de vacances commerciales Vendôme (7,5%) s’en sort mieux que Romorantin-Lanthenay (9%)ou Blois (11%), avec des baux commerciaux encore trop élevés, surtout dans la capitale départementale. Mais, même s’il y avait plus de deux millions de commerces dans les années 20, soit trois fois plus qu’aujourd’hui, il faudra compter dans les années à venir sur le tsunami déjà lancé par Internet qui va encore plus faire de vagues avec la nouvelle génération.
Entre constats, conseils ou idées pour relancer la machine commerciale en centre-ville, ou ce qu’il reste en campagne, retenons le rachat par des municipalités, des communautés de communes ou des agglomérations, de fonds de commerce proposés gratuitement, pendant quelque temps, à des jeunes commerçants qui veulent se lancer, sans trop de cagnotte financière, dans une boutique à l’essai. Quitte à revoir un bail «honnête» ensuite. Autres pistes : des loyers divisés par moitié afin d’éviter de voir les fonds immobiliers fermés ; une nouvelle étude du centre-ville – ce qui vient de se concrétiser à Blois – et de plus en plus de places de stationnement gratuit, avec des navettes appropriées.
Des conseils dispensés aussi pour que les commerçants manient de plus en plus, et correctement, la langue anglaise ; aménagent l’amplitude des horaires d’ouverture de leurs magasins, surtout en période touristique ; apprennent à sourire, encore plus s’ils pratiquent déjà la technique du Smile et enfin la création d’une Fédération départementale des Unions commerciales. Mais l’orateur aurait dû se renseigner avant d’intervenir, car il fut un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître : la Fédération des Unions commerciales (FUC) de Loir-et-Cher a été l’une des plus dynamiques de la Région…Malheusement, elle a été «tuée» entre deux présidences de CCI. Va-t-on la faire renaître ?
Retenons tout de même, entre les félicitations adressées à la ville de Vendôme pour son dynamisme, l’appel de Jean-Luc Brault, maire de Contres : «Les commerçants doivent se montrer plus sympas et ne doivent pas fermer leurs boutiques dès les 12 heures sonnées alors que, à Contres, par exemple, l’usine Saint-Michel libère plus de 500 personnes au même moment».
Une prochaine réunion devrait permettre de dresser le constat de la suite à apporter au commerce, certes moribond, mais pas encore mort, même s’il souffre beaucoup.

Richard Mulsans

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