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Mille ans d’esthétisme amoureux

Mille ans d’esthétisme amoureux

Depuis deux ans, le Dr Jacques Waynberg, Vendômois d’adoption depuis 2010 anime des cycles de conférences sur l’amour et le couple avec toute la complexité que cela représente.

 

Exerçant à l’hôpital Daniel Chanet de Vendôme après une longue carrière à Paris et à l’international, ce grand spécialiste français de la sexologie, auteur de nombreux livres, docteur en médecine, psychothérapeute et criminologue a cette faculté de nous expliquer les choses complexes de la vie du couple de façon ludique et claire avec cet art de vulgariser la science et les sentiments qui animent les couples à différents stades de leur vie. Au moment de la St Valentin, le Docteur Jacques Waynberg nous donne quelques indications sur «Mille ans d’histoire de la sexologie», le thème qu’il développera le 2 mars prochain lors de sa conférence gratuite à la Porte St Georges.

 

Jacques Waynberg ; Waynberg

Même si le terme de sexologie ne lui plait pas forcément, Jacques Waynberg met des mots sur ce qui serait plutôt une réflexion sur l’intimité. Car ne niant pas que la sexualité existe dés l’apparition de l’homme sur la terre avec cette fonction principale qui est la reproduction pour la survie de l’espèce, c’est l’arrivée de la traduction de la médecine Arabe au XIe siècle qui bouleverse le schéma. « C’est une véritable révolution parce que les Arabes sont à la fois en mesure d’apporter du savoir et une réflexion esthétique de la sexualité, une réflexion humaniste. Ils vont être porteurs de l’enseignement grec et latin qu’ils nous transmettent. Ils donnent à travers leurs écrits les moyens de quitter l’obsession scientifique et anatomique pour entrer dans une véritable analyse de la question de l’amour et du couple» détaille t’il.

 

La manière de penser «le couple» aujourd’hui tiendrait donc de trois courants qui s’entremêlent pour le sexologue-conférencier : le savoir sur le corps, son fonctionnement et la pensée, la dimension esthétique et artistique de l’amour et la religion qui a institutionnalisé et donné du sens. «Le problème du couple depuis toujours a été d’organiser des rituels, un vécu qui puisse s’éloigner de la sexualité du singe. C’est ce que j’appelle «la part du singe» avec mes étudiants» s’amuse Jacques Waynberg. Ce qui est intéressant après avoir codifié pour restreindre les pulsions, c’est d’embellir une fonction biologique qui n’est pas forcément jolie au départ, un peu bestiale. On peut alors comprendre le goût des bijoux ou du maquillage, une volonté de différencier le corps humain du corps animal avec même parfois des dérives qui vont jusqu’à transformer le corps comme les cous «girafe» en Afrique, la chirurgie esthétique en occident ou les tatouages. «Tout cela pour mieux humaniser et mieux démontrer que nous sommes des hommes et non des singes» insiste le docteur. Modifier le vocabulaire peut être également et ne plus parler de sexualité mais d’érotisme, car en ces temps de Saint Valentin, on ne parlerait pas de procréation mais plutôt de sensualité et de volupté.

 

S’intéresser à la vie du couple, à l’amour, à la fête des amoureux, c’est finalement tenir compte de l’extrême complexité de cet alliage incontournable entre le savoir anatomique, l’esthétisme artistique et les codes institutionnels. La fête de la tendresse en somme et non du sexe.

Le 2 mars – Conférence du Dr Jacques Waynberg
«Mille ans d’histoire de la sexologie»
20h – Porte saint Georges à Vendôme

Les autres conférences à venir :

1er avril «Les aphrodisiaques : mythes et réalité».
6 mai «L’invention de la volupté».
3 juin «Les divorces et les ruines du couple»


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