Sasnières et la Mission Patrimoine
Le jardin du Plessis Sasnières a été retenu par la Mission Patrimoine portée par Stéphane Bern et la Fondation du Patrimoine pour la restauration totale du mur de son enclos fleuri d’une longueur de 195 mètres.

En 2026, le jardin du Plessis Sasnières fêtait les 30 ans du début de son histoire. Initié par Rosamée Henrion, sa créatrice, labellisé en 2004 comme « Jardin Remarquable » par le Ministère de la Culture, le jardin est une histoire familiale avec son fils aujourd’hui, Guillaume Henrion qui a repris la gestion quotidienne de ce magnifique lieu. « Le mur de tuffeau qui date du milieu du XIXe siècle, bien dégradé à certains endroits entourait à l’origine le potager de 4 000m2 du domaine pour nourrir à la fois la famille et le nombreux personnel du château » souligne l’actuel gestionnaire qui est également le cuisinier du restaurant Le Plessis créé dans l’orangerie. Avec le terrain en pente à l’origine qui se termine par l’étang face au château, de lourds travaux de terrassement ont dû être entrepris à la main à l’époque pour aménager ce potager sur un sol plat. «Côté coteau, on retrouve un mètre de dénivelé, le mur de soutènement assurant le maintien, une grande quantité de terre penche et l’humidité a attaqué la solidité de la pierre » poursuit Guillaume Henrion. Il fallait intervenir rapidement, le mur pouvant très vite s’effondrer d’où l’appel à la Fondation du Patrimoine.
Il est décidé de détruire la partie du mur enterré tout en gardant les fondations, un mariage entre des techniques modernes de béton armé qui va retenir le talus et une apparence en plaquette de tuffeau agrafée et collée. Le reste du mur sera rejointé avec sûrement quelques pierres remplacées. « Grâce à la Mission Patrimoine de Stéphane Bern qui nous soutient, nous pouvons commencer ces travaux de restauration cet hiver notamment avec l’entreprise de maçonnerie Gueble. Pour accéder au mur, nous allons sûrement toucher aux plantations, peut-être en détruire mais l’on n’a rien sans rien » conclut, philosophiquement, Guillaume Henrion.



