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Un deuxième échangeur autoroutier à Blois profiterait au Vendômois

Un deuxième échangeur autoroutier à Blois profiterait au Vendômois

Avant toute étude la faisabilité d’un éventuel nouvel échangeur autoroutier à Blois, il conviendrait que la Chambre de Commerce et d’Industrie de Loir-et-Cher, en relation avec ses partenaires les plus directs (Mairie de Blois, Conseil Départemental, Société Cofiroute et État) s’entendent bien sur le terme à employer. Car, en pur français, si l’on annonce second, cela suppose que, dans le futur, il n’y ait pas un autre ouvrage. Si l’on claironne deuxième, la porte est ouverte pour que, plus tard, quand celui-ci aura été construit, en plus de l’existant, et en fonction de la circulation routière, il puisse y en avoir un troisième… etc.

Au cours d’une après-midi complète consacrée audit sujet, les deux termes ont été employés…D’où un certain malaise. Pour l’instant, celui qui existe sature vite et de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer cet état de fait qui fait fuir les autocaristes, souffler les patrons routiers qui voient plus d’heures de cul à cul s’accumuler sur les compteurs que d’heures de route pure, et, enfin, les particuliers qui passent bientôt plus de temps au rond-point des châteaux ou à celui de Cap’Ciné que s’ils étaient à Paris, sur le périphérique, ou à Bordeaux, sur la rocade.

Le livre blanc de la CCI à horizon 2025 a inscrit, parmi ses priorités, pour un développement économique renforcé, cet échangeur comme très important. Une étude, qui remonte tout de même à 4 ans, a prouvé qu’il fallait en étudier un à l’ouest, pour drainer les flux vers la zone industrielle et d’activités de Villebarou et Fossé (où il avait été promis lors de l’installation des transports Catroux, il y a plus de 15 ans…), avec une circulation bien plus fluide vers Le Breuil et Vendôme ensuite. Car, outre l’agglomération de Blois, avec ou sans les communes d’Agglopolys, il s’agit bien de vitaliser encore plus la région de Vendôme riche de plusieurs activités et principal axe routier vers La Sarthe, Nantes…, Tours, Angers ou même Chartres et l’Eure-et-Loir. L’exemple de Mer, sans, puis avec une sortie, a été cité comme une réussite sur laquelle il faudra se baser pour les études à effectuer sur Le Blaisois. Outre la fluidité de circulation, la sécurité est souvent revenue dans les discussions, avec les coûts…(plus de 40 millions aujourd’hui…, plus des frais ( ?) à prévoir) et les possibilités de booster l’emploi, la construction de nouveaux habitats et le tourisme, aussi, en évitant, si possible, les erreurs du passé en urbanisation, tout en respectant l’environnement, ce qui ne fut pas toujours le cas il y a des décennies…

Politique et économie…

On a évoqué, aussi, l’obligation de remplir les friches actuellement vidées avant de penser à un second ou deuxième échangeur car si extension des zones d’activités il y a, il faudra, une nouvelle fois, rogner sur les terres agricoles…, d’où augmentation des investissements. Et face à ce que libèrerait un nouvel échangeur, on en est venu à parler d’un hypothétique quatrième pont à Blois…

Une nouvelle idée a jailli dans ce flot d’échanges avec la possibilité de doubler la sortie et l’entrée  actuelles de l’autoroute à Blois, de l’autre côté  du pont, vers la route de Châteaudun, via Villebarou, puis vers Vendôme.

Les avis furent assez partagés, certains demandant la poursuite d’études fiables, et d’autres souhaitant que ça aille bien vite car plus de 15 ans ont déjà été perdus. «Le temps n’est pas le même en économie et en politique. Les deux mondes ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Il va falloir accorder nos violons car il y a eu trop de temps perdu, ici, alors que dans d’autres régions pour ne pas évoquer l’Europe, ça bouge bien plus vite».
Une chose est sûre. Même si l’État ne mettra pas beaucoup d’euros dans tout projet nouveau d’échangeur, il aura un droit de regard sur le dossier et cela ne le fera pas avancer plus vite…

Richard Mulsans

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