L’Audax des grandes distances
A la nage, à la rame, en ski de fond, à vélo ou en marchant, chacune de ces disciplines peut se décliner sur de longues, voire très longues distances encadrées par l’Union des Audax Français (UAF). A l’exemple de l’Audax Blésois qui se prépare en avril pour un 25, 50, 75 et 100 km en une seule fois, soit environ 20 h de marche pour la plus grande distance au départ de Blois en passant par Chambord ou le château de Mesnars, cette épreuve réunira, comme les autres années, 120 à 150 participants.
Le sport c’est effectivement se maintenir en forme mais certains aiment l’extrême même s’ils se défendent d’une quelconque compétition, comme Christian Gousseau de Lignières, organisateur de l’Audax Blésois au sein de l’association Blois Bégon Randonnée avec un grand nombre de bénévoles et lui-même à l’échelon Aigle d’Or par ces nombreux audax effectués. «Il y a une éthique importante dans ce sport : Partir ensemble, revenir ensemble. La compétition est bannie car le groupe de marcheurs à 6km/h qui fera des haltes régulières réparties tout au long du parcours de 8mn, 30mn et 50mn pour les plus longues, est encadré par le capitaine de route qui ouvre la voie et le serre-fil qui ferme le groupe» détaille celui qui sera justement le capitaine en avril à Blois. Et de préciser également que les premiers attendent les derniers pour passer la ligne d’arrivée après près de 20h de marche.
Certains disent que «50km c’est physique, au-delà c’est mental» ce qui peut être vrai pour tous les sports mais dans l’audax et particulièrement dans la marche, le défi à soi-même est constant. Des marcheurs peuvent s’endormir également pendant la marche, l’entraide intervient alors pour qu’ils puissent être encadrés par deux autres et ainsi prendre le temps de se reposer tout en marchant. «Le corps humain est ainsi fait. Au bout de 5 ou 6h de marche, les jambes fonctionnent même si l’on s’endort. L’encadrement du dormeur, c’est surtout pour qu’il reste sur la route sans dévier de l’axe» conclut Christian Gousseau.