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Musikenfête s’habillera-t-il d’une salle des costumes ?

 musikenfete couple proux1Le fonds exceptionnel des costumes du monde du musée-spectacle ne demande qu’à se faire voir. Le budget soutenu par les collectivités territoriales n’attend qu’un geste de la ville de Montoire-sur-le-Loir, première concernée.

 

«Tout est dans les cartons, c’est une question de volonté des élus, maintenant !» explique Adeline Proux. La fondatrice de Musikenfête avec son mari Jean-François en 1997 ne rêve que d’une chose pour 2022 : le lancement du chantier d’une extension de 280 m² de plain-pied pour le musée des costumes du monde. «C’est essentiel pour Montoire, ce musée, on reçoit jusqu’à 14000 visiteurs les bonnes années, il faut se développer et valoriser les collections pour continuer d’exister…»

 

Et la collection de costumes en est une, qui dort encore dans les remises. Une centaine de tous les continents, généralement offerts par les groupes venus au Festival depuis ses débuts en 1973. S’y ajoutent des coiffes, des parures, des bijoux, pour certains exposés il y a trois ans dans Musikenfête. Les Proux promettent même de verser au fonds leurs tentures personnelles de Kasakhstan ou de Chine.

 

Un budget qui n’attend que Montoire

 

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Mais la place manque et, surtout, il faut une scénographie digne de ce nom. «Un parcours cloisonné, des éclairages spécifiques et des vidéos, des plateaux tournants, des mannequins.» détaille Adeline Proux qui parle aussi d’acquérir les costumes de régions françaises qui manquent à l’appel. «Un musée des costumes, c’est visuel avant tout et il faut que ça vive, par exemple avec des stages, des démonstrations de tissage ou de fabrication, des défilés… Nous avons visité le Centre national du costume de scène à Moulins, je vous assure qu’on n’a pas à rougir de nos collections !»
L’actualité de ce mois de février est la réunion très attendue que souhaite organiser Claire Foucher-Maupetit, présidente actuelle du Syndicat mixte, avec tous les élus concernés, dont ceux de Montoire. Il faut trouver 400 000 euros, un investissement raisonnable au vu des retombées locale du projet. Sur le papier, trois collectivités sont déjà engagées : la Région à hauteur de 100 000 euros, le Département qui pourrait abonder à 25 % deux années de suite (*), L’agglo Territoires vendômois qui financerait 50 % de ce qui reste après l’engagement attendu de la Ville de Montoire. «Elle est éligible au fonds des Petites villes de demain, il doit y avoir un chef de projet, cela ne coûterait pratiquement rien à la collectivité !» précise Jean-François Proux.

 

Cadeau d’anniversaire du 50e Festival ?

 

A Musikenfête, cette nouvelle salle des costumes tomberait à pic pour marquer les vingt-cinq ans d’un musée spectacle, né lui-même d’un Festival qui frise la cinquantaine. «Il ne faut pas baisser les bras, il faut que Montoire se rende compte de la chance d’avoir un tel lieu, de l’intérêt qu’il suscite à l’extérieur» conclut Adeline Proux, «notre souhait c’est de transmettre cet outil et qu’une équipe plus jeune le fasse vivre avec passion comme on l’a fait depuis le début… Il y a des emplois à maintenir et à créer, on y pense déjà.»
Une ambition raisonnable pour Montoire serait que le nouveau «Musée spectacle des musiques et des costumes du monde» ouvre ses portes pour la 50e édition du Festival, en 2023. Quel beau cadeau d’anniversaire ce serait !

 

Henri Boillot

(*) par l’intermédiaire du Syndicat mixte du Pays Vendômois

Le Petit Vendômois

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