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Une doyenne si bien chez elle

Une doyenne si bien chez elle

En juillet prochain, Suzanne Gobillot sera notre doyenne du département, elle fêtera ses 107 ans.

 

Née en 1911, à la Ville-aux-Clercs, elle y a vécu son enfance, travaillant au magasin d’alimentation et de vêtement de ses parents jusqu’à son mariage avec Charles, en 1945. Les époux se sont installés à Mondoubleau, qu’ils n’ont plus quitté. Charles allait de ferme en ferme, pour collecter les produits fermiers, qu’il revendait ensuite dans les restaurants huppés de Paris. Suzanne l’aidait en plumant les poulets et en préparant les commandes des restaurateurs, tout en élevant ses deux enfants.

 

Aujourd’hui, elle est en bonne santé, jamais malade, et son médecin ne passe que pour une visite… de courtoisie. Elle se lève tous les matins, fait sa toilette et prend son petit-déjeuner assise à sa table, dans sa cuisine, face à la fenêtre. Elle observe son jardin fleuri où pousse un grand sapin qu’elle avait planté elle-même en s’installant ici.

 

Si elle semble indifférente au temps qui passe, Suzanne n’en pratique pas moins l’humour, affichant un large sourire. «Le ciel m’a oublié ! dit-elle, soit il ne veut pas de moi ou alors peut-être qu’il n’y a plus de place là-haut ! Et puis, que faire d’une vieille comme moi». La doyenne semble n’avoir que des bons souvenirs. C’est sans doute là son secret de longévité. «Le jour de mon mariage fut la plus belle journée de ma vie. J’aimais beaucoup mon mari. Il est parti trop tôt. Chaque matin, je pense à lui, j’ai hâte de le retrouver». Et puis elle se souvient avec bonheur de la naissance de ses deux enfants qui habitent trop loin mais qui viennent la voir.

 

La journée s’écoule doucement, avec Dominique Trotereau, qui prépare ses repas et s’occupe d’elle quotidiennement avec l’amitié et la tendresse qui rendent sa vie plus agréable. Lorsqu’elle s’assoupit légèrement, elle s’évade, comme pour dire à son visiteur, « laissez-moi maintenant. Je retourne dans mes souvenirs de jeunesse où je dansais la valse et jouais de la mandoline avec mon mari».

 

Gabriel Turpin

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